Quarante-neuf

par elane

Mi-Temps

Etats-Unis/Japon

45-47





Tribunes


Monsieur Akashi regarde sans y croire son fils sourire sur le terrain.


Ce sourire.


C'était celui qu'il offrait sans réserve à sa mère lorsqu'il avait réalisé sur le terrain quelques prouesses qui la rendaient fière. Simple, sincère et chaleureux.


Un sourire qu'il n'avait pas vu depuis si longtemps.


Banc du Japon


Kuroko observe Akashi sans y croire.


Ce sourire.


Pour être honnête, la différence qu'il perçoit est si minime que personne ne doit la voir. Mais pour lui qui a l'habitude d'observer, elle est si flagrante qu'elle lui coupe le souffle.


-Akashi-kun ?


Une aura sereine et franche et une assurance un brin arrogante émanent de son ami qui lui retourne ce genre de regard magnétique qui vous pousse à montrer le meilleur de soi-même, à mériter cette attention vibrante, à vous dépasser.



Kuroko comprend sans peine ce qu'il vient de se passer. Les deux Akashi viennent définitivement de fusionner et dans le processus, l'autre avait pris avec lui la plus grande partie de la culpabilité et de la tristesse qui assombrissaient son regard en permanence.


Akashi s'assoit sur le banc à ses côtés pour reprendre son souffle et passe un bras autour des épaules de Kuroko pour le rapprocher de lui.


-Ils forment un incroyable duo, ces deux Américains, dit-il en fixant le banc adverse avec admiration. Kuroko, nous allons avoir grand besoin de tes talents de magicien, si on veut gagner cette partie.



Banc des Etats-Unis


Nate jette un regard en coin à Marcus, qui est encore sous le choc.


-Tu as compris, n'est-ce pas ?


Marcus soupire en levant les yeux au ciel.


-Y a pas une minute, je trouvais ce mec aussi arrogant qu'insupportable. Et là, en un panier, je me dis que c'est non seulement un excellent joueur mais aussi un mec sympa avec qui j'aimerais bien jouer.


Marcus se prend la tête à deux mains en marmonnant quelques mots en créole :


-La magie de Grand-mère est vraiment trop forte.



NBA.TV


Face à la caméra, la présentatrice sourit de toutes ses dents :


-Alors que la première mi-temps s'achève sur un panier incroyable du capitaine japonais qui donne un tout petit avantage à son équipe, nous avons le plaisir d'accueillir deux illustres spectateurs pour commenter la première moitié de cette finale bien tendue.


En face d'elle, sur le plateau improvisé qui se trouve dans une salle attenante au gymnase, LeBron James et Stephen Curry prennent place en face de la jeune femme.


-Alors, que pensez-vous de ce début de match ? Demande la journaliste.

-Les deux équipes, commence Stephen Curry, ont été incroyables.

-C'est un duel intense qui se joue sur le parquet, continue LeBron James.

-Vous avez un pronostic ? Demande la journaliste.

-Difficile de faire un choix, dit Curry. D'un côté, on a une équipe très physique et de l'autre, une équipe qui se base sur des joueurs habiles et techniques. Deux styles très différents, deux profils complètement opposés …


Le sourire de la journaliste s'agrandit de plus en plus car cette comparaison, c'est exactement celle qu'elle aurait pu faire entre les Cavaliers de LeBron James et les Warriors de Stephen Curry.


-Je soutiens mon équipe, dit Curry. Mais je pense que le Japon a toutes ses chances.

-Et moi, dit LeBron James, je pense que le score sera très serré mais que Miller ne peut pas perdre.


La journaliste sourit. Curry avait pris parti pour l'équipe qui ressemble le plus aux Warriors alors que James avait opté pour celle qui ressemble le plus aux Cavaliers, un choix tellement prévisible.


Le temps tourne vite et les deux stars prennent rapidement congé, le match allait recommencer et ils n'ont pas envie d'en louper une miette.


Banc du Japon


Louise réfléchit à la situation.


Ils sont en mauvaise posture. En très mauvaise posture.

Davis avait anéanti méthodiquement chacun de leurs atouts. Et si Kuroko n'a pas encore joué, son endurance limitée associée au fait qu'il est loin d'avoir récupéré de son match contre l'Argentine ne la rend pas des plus confiantes.


-Coach, dit Akashi ...


Sortant de ses réflexions, Louise se retourne vers lui, surprise. Cette aura trouble, un peu intimidante, qu'Akashi avait toujours insufflée dans chacun de ses mots, avait disparu. Complètement disparu.


Et vu les regards qui se tournent vers lui, tout le monde l'avait perçu.


- ...même si ça me peine de l'admettre, je crois que le plus gros problème de l'équipe vient de moi.


Les yeux des Japonais s’écarquillent et à cet instant, ils se demandent tous dans quel monde parallèle ils viennent de sombrer soudainement.


- Je ne sais pas ni pourquoi, ni comment, continue Akashi sans se soucier des regards étonnés posés sur lui, mais Davis devine absolument tout ce que je tente de faire avant même que je ne le fasse.


Louise réfléchit un instant. Oui, elle avait remarqué que ce qui leur avait permis de garder l'avantage contre l'Argentine, la vision du jeu de son capitaine, avait été contré beaucoup trop facilement par Davis.


Mais elle connaît la valeur d'Akashi sur le terrain et sa dernière action qui avait enfin permis à son équipe de marquer lui revient en mémoire.


-On va mettre en place une combinaison que nous n'avons encore jamais testée à l'entraînement, dit-elle.


A cet instant, tous se demandent bien quelle combinaison ils n’avaient jamais testée parce qu'ils en avaient essayé un sacré paquet à l'entraînement ...


-Hyuga, vous prenez le rôle de meneur, Murasakibara, je compte sur toi pour faire ce que tu fais de mieux, Kuroko, je te charge d'apporter un peu de chaos dans notre jeu, Kagami et Akashi, je vous laisse l'attaque.


Autrement dit, Akashi au poste d'ailier, devant suivre les indications d'un autre meneur. Oui, ça, c'est définitivement une première !


Salle commune de l'Argentine


Ginobili fronce les sourcils en observant le jeu qui reprend.


Avoir mis le meilleur meneur qu'il ait jamais vu au poste d'ailier. Au début, il avait cru que la coach du Japon avait eu un moment de folie, mais …


-Coach, dit Vitoria, vous pensez qu'ils gardaient ça en réserve pour la finale ?

-Non, répond-il dans un souffle. Je ne pense pas ...


Non, car quelque chose a définitivement changé dans le jeu du capitaine japonais.


Il est plus rapide et incisif que jamais, il marque dans la raquette et réussit même à trouver quelques opportunités pour leur arrière. Les passes de Kuroko apportent le chaos nécessaire à l'attaque pour leur redonner un tout petit avantage.


Banc du Japon


Louise n'en revient pas.


Cela fait un mois qu'elle voit jouer Akashi tous les jours, et pourtant, elle a l'impression que c'est la première fois qu'elle le voit évoluer sur un terrain.


Alors qu'il ne mène plus l'équipe, déléguant ce rôle à Hyuga, qui assure un bon travail sur le terrain, il utilise sa puissance de calcul et sa vision non pas sur l'équipe mais sur son action. Il met son incroyable capacité à anticiper les actions sur le moment présent et cette fois, l'attaque fonctionne de nouveau.


Mais il y a définitivement quelque chose de différent dans son jeu...


Etats-Unis/Japon

02 : 21

56-58


Akashi reprend son souffle alors qu'il vient de faire une passe décisive à Kagami, qui vient de mettre un alley-oop impressionnant, qui déchaîne le public et leur permet de maintenir une minuscule avance.


Jouer à ce poste avec Kagami est plus facile qu'il ne l'aurait cru. Avec un de ses anciens équipiers, cela aurait peut-être été difficile de jouer aussi sereinement. Mais Kagami n'a aucune rancune ni aucun a priori contre lui. C'est un être simple et franc qui ne s'encombre pas du poids du passé. L'ailier de Seirin n'a qu'un seul but, gagner avec son équipe, quelle qu'elle soit. Et il met toute son énergie et sa volonté dans le présent et dans son but, sans vraiment rien calculer. Et Hyuga qui le connaît mieux que personne le dirige avec la plus grande précision.


La petite appréhension que Hyuga avait à diriger Akashi s'est vite fondue dans l'intensité du match.


Alors que les Américains relancent l'attaque, Akashi regarde son équipe se remettre en défense sous la direction de Hyuga.


Libéré de son rôle de meneur, il prend le temps d'observer le terrain.


Ces adversaires sont incroyables. Il n'a pas honte d'avouer que Davis fait un bien meilleur meneur que lui et que son duo avec leur pivot est plus qu'impressionnant. Les deux ailiers partagent une connexion sur le terrain qui paraîtrait surhumaine s'ils n'étaient pas de vrais jumeaux et l'arrière est au moins aussi bon que Midorima.


Davis s'avance, balle en main, vers leur raquette et voit une ouverture pour leur arrière. C'est sans compter Kuroko qui surgit des ombres et détourne le ballon sur Hyuga.


C'est la première fois que Kuroko réussit à tromper Davis.


Il avait observé et attendu patiemment le bon moment pour leur donner une chance de prendre l'avantage. Akashi ne perd pas une seconde mais la surprise de Davis face à l'imprévisibilité de Kuroko, il ne la connaît que trop bien. Il le plaindrait presque s'il n'était pas de l'autre côté du terrain.


Son rival est dangereux, pense-t-il avec un petit sourire fier.


Mais les Américains se reprennent vite. Et il voit Lasalle à deux doigts d'intercepter la passe entre Hyuga et Kagami. Akashi n'a pas le temps de s'affoler car une nouvelle fois la magie opère.


Kuroko dévie la passe sur lui et il est parfaitement placé pour tirer.


Et au moment où il reçoit la balle, il se rend compte qu'il avait oublié quelque chose d'essentiel.


Quelque chose qu'il avait enfoui en lui depuis trop longtemps.


Des adversaires terribles, un public déchaîné, des équipiers incroyables, un enjeu délirant, un match incertain.


Les passes magiques de Kuroko qu'il a l'impression de recevoir pour la première fois.


Il prend une longue inspiration avant de tirer comme s'il sortait enfin d'un univers sombre qui le rattachait à une réalité dont il ne veut plus.


Il vise et tire alors que ces adversaires arrivent un quart de seconde trop tard.


Quand le ballon passe dans les mailles du filet, il se demande depuis quand il avait oublié quelque chose d'aussi fondamental ?


Alors qu'il répond en souriant au poing tendu de Kagami et Kuroko, il sait.


Il n'y a rien qu'il aime plus au monde que le basket.


Jouer au basket avec ses amis en y mettant tout son cœur, tout son talent et-pourquoi pas ?- gagner avec eux contre les rois du basket qui se dressent entre eux et cette coupe inaccessible dont le Japon n'avait encore jamais osé rêver.


Alors qu'il a encore le poing tendu vers ses amis, Akashi plonge profondément dans la zone.


Banc du Japon


Kise et Aomine se penchent instinctivement vers le terrain comme si cela pouvait leur permettre de mieux comprendre ce qu'il s’y passe.


Depuis deux minutes, Akashi est totalement synchronisé sur Kagami et Kuroko. Et non seulement, il crée des opportunités incroyables pour Kagami qui multiplie les dunks puissants sous les applaudissements d'un public qui commence à y croire mais il joue à la perfection son rôle d'ailier.


A la perfection …


-Ils sont vraiment forts en face parce que face à ça, dit Aomine, je ne suis pas sûr que j'y arriverai...

-Moi non plus, acquiesce Kise qui ne perd pas une seconde du spectacle.


Mais Aomine a raison, les Américains font face et l'écart entre les deux équipes ne se creuse pas.


05 : 41

66-68


Temps mort demandé par les Etats-Unis


Banc des Etats-Unis



Miller n'est pas content. Mais alors, pas du tout. Tous ses joueurs le savent et baissent la tête, pas très fiers d'eux. Certes, l'écart entre les deux équipes ne s'est pas creusé mais ils n'ont pas réussi à un seul moment à devancer les Japonais.


Et ça, c'est une première, pense Miller.


Contre l'Argentine, ils avaient eu vingt points d'avance à la mi-temps et les Argentins, grâce à leur petit passeur, avaient lentement remonté leur retard, panier après panier.


Mais là, la situation est inédite.


Son équipe est la plus forte sur le terrain. C'est indéniable... Mais galvanisés par la foule, l'enjeu et une envie folle de gagner, les Japonais leur tiennent tête avec une énergie incroyable.


Davis lui retourne un petit sourire étonnant, alors que ses deux ailiers relèvent la tête ...


Banc du Japon


Louise est surprise de voir à quel point Kuroko, Hyuga et Kagami qui viennent juste de rejoindre le terrain sont fatigués après seulement cinq minutes de jeu. Et lorsqu'elle se tourne vers le banc américain, ses yeux s'agrandissent de stupeur et quelques mots en français lui échappent, des mots que tous ne peuvent peut-être pas décrypter mais que tous comprennent.


Sur le banc adverse, la lueur qui transperce les regards clairs des frères Wright ne trompe personne. Les jumeaux qui sont capables de jouer contre Aomine et Kise à leur meilleur niveau sans même se dépasser viennent de plonger dans la zone.


N'importe qui tremblerait devant cette nouvelle ...


-Hyuga, dit-elle sans quitter le banc adverse des yeux, Davis est presque déjà synchronisé sur ton jeu. Himuro, tu le remplaces.


Hyuga aurait aimé rester plus longtemps dans la partie mais il avait lui aussi remarqué que le meneur américain commençait à anticiper, de mieux en mieux, ses attaques et passe le relais à Himuro avec un petit sourire encourageant.


-Murasakibara, Himuro, dit-elle, pendant le match d'entraînement, vous avez réussi à tenir tête à Baptiste alors qu'il était à son maximum. Vous allez devoir montrer la même détermination dès la première seconde de jeu car, n'en doutez pas une seule seconde, c'est une tempête qui s'annonce.


Alors que les joueurs s'avancent sur le terrain, Louise murmure :


- Si nous survivons aux cinq prochaines minutes, nous avons encore une chance.



Salle commune de l'Argentine


Campana n'en revient pas.


Dès la première reprise du jeu, les frères Wright, qu'il avait déjà affrontés, se sont métamorphosés. Ils sont profondément plongés dans la zone mais ils restent synchronisés l'un sur l'autre et continuent à obéir aux indications précises de leur meneur.


Ils sont monstrueux. Terrifiants. Et curieusement très différents l'un de l'autre, comme si la zone avait révélé, au-delà de leur apparence, tous les méandres de leur personnalité. Plus personne ne peut les confondre sur le parquet, l'un d'eux privilégie sa rapidité et son agilité à dribbler ses adversaires alors que le second est surtout un monstre de puissance qui fonce dans le tas.


Ils sont tellement différents qu'il se demande bien comment il avait pu un jour les confondre.


-C'est un peu vexant, dit Matias à sa droite. Ils n'ont pas fait ça contre nous.


Campana esquisse un petit sourire. Il fallait être un peu fou pour espérer se retrouver face à ça. Un peu fou ou un membre de l'équipe d'Argentine, se reprend-il en voyant que l'opinion de Matias est visiblement partagée par tous ses équipiers...


Mais ce qui étonne encore plus Campana, c'est la réaction des Japonais face à ces deux monstres. Non, pas des Japonais, du duo formé par Murasakibara et Himuro.


Plongés dans la zone, le pivot, qui est aussi le plus grand joueur sur le parquet, est d'une rapidité étonnante et les feintes d'Himuro, qui dirige toute l'équipe brillamment, font mouche à chaque fois. Ils n'arrivent pas à arrêter le duo d'ailiers américains et qui le leur reprocherait ? Mais ils rendent coup pour coup, sous l'ovation d'un public qui applaudit frénétiquement le spectacle offert des deux côtés du terrain.


Le public a beau avoir pris partie pour son équipe avant même le début du match, c'est aussi un public qui aime le basket et cette démonstration lui plaît.


Le score évolue encore plus rapidement mais l'écart reste constant.


-Oui, répond pensivement Campana, ils n'ont pas fait ça contre nous …


Et il sourit en pensant qu'il ne parle pas que du duo américain.


Banc du Japon


Louise hoche la tête avec soulagement : ce qu'elle pensait impossible vient de se reproduire sous ses yeux une nouvelle fois. Et surtout, cela ne surprend personne.


Akashi est capable de faire rentrer n'importe lequel de ses joueurs dans la zone.


Himuro aurait certainement pu y accéder seul, il l'avait déjà fait. Mais il n'aurait pas pu se permettre de perdre une seule seconde sur le terrain.


Tribunes


Baptiste observe le jeu d'Himuro et Murasakibara en hochant la tête avec satisfaction. Sur sa droite, Stéphane passe une main sur l'épaule de son ami.


-Ils sont encore meilleurs que lorsqu'ils ont joué contre toi.

-Ils m'auraient sûrement battu à mon propre jeu avec une telle démonstration, dit-il calmement.


Stéphane sourit mais nie de la tête. Non, cela n'aurait pas suffi. Mais c'est pas loin, vraiment pas loin.


09 : 40

78-78


Égalité.


Himuro intègre la donnée sans vraiment s'en inquiéter. Alors qu'il plonge un peu plus profondément dans la zone, il se rend compte que, contrairement à la première fois, il arrive à voir et interagir avec tous ses coéquipiers.


Enfin, presque tous, puisque Kuroko est invisible pour tout le monde. Même pour lui. Alors que la zone lui donne une vision si claire de son jeu et de celui des autres joueurs qu'ils soient dans son propre camp ou dans celui des adversaires, que le temps semble s'être figé à chacun de ses gestes, son propre équipier se dérobe à son regard, disparaissant dans les ombres du terrain. Et oui, il est toujours aussi efficace. C'est grâce à lui, Atsushi et Akashi qu'ils arrivent à tenir tête face aux frères Wright. Ils doivent faire front commun pour arriver à déjouer leur défense. Espérer les contrer, ce n'est même pas envisageable.


Alors même qu'Atsushi et Akashi sont dans la zone.


Ils sont incroyables, ces deux ailiers américains.


Un bref instant, il se demande comment il avait pu un jour les confondre tous les deux. Celui qui est sur sa droite est une force de la nature, impossible à arrêter une fois le ballon à la main mais qui se laisse facilement avoir par ses feintes en défense. Akashi et Kuroko savent utiliser ce petit point faible à la perfection. Le second est tout en subtilité et ruses, rapide et agile. Il aime jouer avec ses adversaires comme un chat avec une souris en les laissant sur place avec un style flamboyant qui aurait plus sa place sur un terrain de street basket.


Une balle à la main, ils sont à peu près aussi différents qu'Aomine et Atsushi. Différents et complètement complémentaires.


Himuro sait que cette action sera la dernière, il reste trop peu de temps au compteur pour espérer plus. Et il a une chance de finir ce quart temps avec un panier d'avance.


La défense s'est encore resserrée.


Davis lit de mieux en mieux dans son jeu. Il n'est pas sûr de réussir et décide de temporiser un maximum son attaque pour éviter un contre.


Il voit Atsushi et Akashi lui ouvrir un couloir royal dans la raquette et il s'élance.


Quatre secondes.


Il s'apprête à tirer …


Lorsque dans un flash, Lasalle surgit sur sa gauche, lui vole le ballon et fonce à une vitesse incroyable vers leur panier.


Même ses équipiers sont surpris de le voir traverser le terrain comme une flèche pour claquer un dunk monstrueux qui fait trembler tout autant le panier que toute la foule qui observe le pivot américain dont la flamme dansante qui illumine ses yeux sombres embrase le regard de son meneur.


Alors que pour la première fois depuis le début du match, les Américains prennent l'avantage au score, que tous les regards se tournent vers Lasalle et Davis, qui posent un regard flamboyant plein de défi vers leurs adversaires, l'énergie brute qui traversait Himuro s'épuise brutalement et il s'effondre sur le parquet.


Etats-Unis/Japon

10 : 00

80-78