Quatorze

par elane

Troisième quart temps

 

Le coup d’envoi allait être lancé et comme Louise l’avait prévu, Baptiste reste sur le banc. Elle prend à part ses joueurs pour ses dernières recommandations.

            - Dans le meilleur des cas, Kuroko tu auras cinq minutes pour mettre en œuvre toutes tes techniques. Mais je veux que tu commences par ton contre sur Jonas dès que tu en auras l’occasion. Et après, si ça marche, tu enchaînes toutes les autres en distribuant au maximum le ballon. Takao, je compte sur ta vision pour mener l’équipe avec prudence et donner les meilleurs ballons à Midorima parce qu’avec Joël de nouveau en pleine forme, il en aura besoin. Nijimura, Kagami, si le contre de Kuroko fonctionne, vous aurez deux peut-être trois minutes ou vous pourrez assurer une défense maximale. Et après, vous mettez tout sur l’attaque et les trois points de Midorima parce que Lucas et Jonas seront impossibles à stopper mais si pour chaque deux points qu’ils marquent, on met un trois points, on reviendra au score en un rien de temps.

Sous l’œil de Takao plus concentré que jamais, Midorima tremble d’impatience à l’idée de se retrouver face à Joël et sourit de voir sa coach partager son avis sur les trois points, Nijimura a hâte de se retrouver face à son rookie préféré de la NBA et Kuroko et Kagami sont prêts à montrer à quels point ils vont se battre pour l’équipe.

Leur énergie est plus que contagieuse et le cœur de Louise fait un bond dans sa poitrine lorsqu’ils se dirigent vers le terrain.

Banc de l’équipe du Japon

Louise se rassoit sur le banc, prenant place entre Kise et Aomine qui tremblent d’impatience à l’idée de se retrouver sur le terrain.

            - Soyez prêts, la suite dépendra de vous. Mais pour le moment, profitez du spectacle.

Terrain

00 : 00

42-55

La remise en jeu se fait sur les chapeaux de roues et Jonas fonce vers le panier adverse lorsque …

Un flash le stoppe net en plein élan.

Il met une bonne seconde à comprendre qu’il a perdu son ballon. Et qu’il ne faut pas beaucoup plus de temps pour que le ballon change de main et que Midorima marque un trois point.

00 : 34

45-55

Le sifflet de l’arbitre qui annonce le panier résonne dans un silence total.

Tous les regards se tournent vers le terrain avec la même interrogation brûlant au fond de leurs pupilles…

Mais qu’est-ce qui a bien pu se passer…

Même ses propres équipiers sont bouches bées devant la prestation.

Et dans l’esprit de tous les joueurs présents dans les tribunes, la même question leur brûle les lèvres.

C’est quoi cette nouvelle technique !

Tout le banc de Seirin se réjouit alors que les autres se demandent bien comment ils allaient affronter ça pendant leurs prochains matchs.

A vrai dire, la seule qui sourit sans se poser la moindre question n’est autre que la mère de Kuroko qui est plus que fière de voir son fils montrer ses talents dans sa nouvelle équipe quelques secondes seulement après avoir rejoint ses équipiers sur le terrain.

Sur le parquet, Jonas observe incrédule ses mains vides en se souvenant des paroles de son capitaine sur le fameux sixième joueur de l’équipe du Japon alors qu’il plonge ses yeux noirs dans ceux impassibles de Kuroko.

Il est dangereux.

Il traverse le terrain, sentant les vagues furieuses de sa colère le submerger.

Ce gosse qui est plus petit que Louise vient de le contrer lui !

Ce gamin qui ressemble autant à un joueur de basket que Baptiste à un danseur de ballet vient de lui voler son ballon…

Et pire que tout, il ne s’en est rendu compte que lorsque leur arrière avait marqué !

Tremblant de tous ses membres, il sent sa vision se troubler et une boule d’énergie qui ne demande qu’à exploser lui fait crisper les mains sur le ballon.

Marquer.

Tout son être n’aspire qu’à marquer.

Son instinct commence à prendre le dessus sur sa raison.

Et rien pas même ce gosse avec ses techniques de magicien ne pourra se mettre en travers de sa route.

La balle dans les mains, il laisse cette énergie exploser dans sa course et traverse le terrain en un rien de temps. Il survole tout sans même voir ses adversaires et plaque un dunk terrifiant de puissance sur le panier adverse.

De nouveau le sifflet annonçant le panier résonne dans le vide.

00 : 54

45-57

Jonas lâche le panier et retombe avec la souplesse d’un fauve à l’affut, tournant son regard enflammé vers Kuroko qui a du mal à rester impassible devant cette promesse de défi.

            - Jonas ! s’exclame Stéphane.

Surgissant dans son dos, le capitaine de l’équipe adverse pose une main sur l’épaule de son équipier et se tourne vers Louise.

            - Elle avait un plan pour arrêter Baptiste alors qu’il était plongé profondément dans la zone, tu crois qu’elle n’a pas quelque chose pour te stopper. Et je ne peux pas me passer de toi pendant le quatrième quart temps.

La voix est à peine audible mais le ton est sans appel.

Et dans un souffle, Jonas sort de la zone…

Banc de l’équipe du Japon

Rien des mots échangés n’a échappé aux oreilles d’Akashi qui se dit que quelque sonne définitivement faux.

Quelque chose d’important.

Alors qu’il voit Kuroko faire preuve de ses talents habituels, enchaînant les passes impossibles, les tirs fantômes et les dribbles invisibles sous les ovations d’un public conquis, alors qu’il voit lentement l’écart au score se combler, il comprend soudain…

Si le capitaine avait empêché à son as d’entrer dans la zone, c’est parce qu’il était persuadé que leur coach avait un plan pour le contrer.

Mais elle ne leur avait jamais parlé d’un tel plan.

Il perd un instant le fil du match alors qu’après une passe vortex de Kuroko, Midorima met un troisième panier d’affilé en ramenant l’écart à moins de dix point.

02: 54

51-59

La révélation le frappe avec une telle violence qu’il en ressent un sentiment de vertige terrifiant.

C’est du bluff !

Pour avoir les quelques minutes nécessaires pour remonter au score grâce à la présence de Kuroko et de ses techniques, Jonas ne doit pas entrer dans la zone.

Et pour ça, leur capitaine doit croire que Louise a aussi un plan pour l’arrêter.

Mais de ce qu’il avait vu de la petite démonstration de Jonas, aucun plan n’aurait pu arrêter ça !

Un seul coup d’œil vers Louise lui montre qu’il a raison. C’est subtil mais il voit les signes du soulagement dans la façon dont elle relâche ses épaules…

C’est un choix qu’il n’aurait jamais fait. Un risque si grand qu’il a l’impression de se retrouver au bord d’un précipice vertigineux.

Jonas avait raison quand il avait dit que son équipe n’avait aucune chance contre leurs adversaires parce qu’ils étaient plus forts individuellement et collectivement.

En analysant de façon rigoureuse la situation ils n’avaient aucune chance.

Alors leur coach avait fait un pari, le seul choix qu’elle pouvait faire.

Un pari aussi hasardeux que risqué.

A cet instant, il se demande si cette stratégie tient plus de la folie ou du génie.

Il reporte son attention sur le match et observe avec attention le jeu de Kuroko. Encore une fois, il dépasse toutes ses attentes. Et visiblement celles du coach, pense-t-il en jetant un œil discret à l’expression ravie qui illumine son visage.

Et comme toujours, dès que Kuroko est sur le parquet, tous les joueurs se mettent à jouer de mieux en mieux. La complémentarité entre Takao et Midorima explose et avec leurs passes impossibles, ils déjouent la marque de Joël. Nijimura et Kagami assurent une défense exemplaire et arrivent à tenir la raquette quelque temps.

Son regard s’attarde de nouveau sur Kuroko qui passe l’ailier adverse avec une incroyable facilité avant de lancer la balle sur Takao.

Il se souvient du match entre Seirin et Kaijo où Tetuya avait avoué à Ryota qu’il le considérait comme son rival. Il avait trouvé cet aveu un peu étrange car il ne pouvait pas y avoir deux styles de basket plus différents que celui de ses deux anciens équipiers.

Que celui de ses deux équipiers, se reprend-il.

Kise appartient à la lumière et Kuroko à l’ombre.

A vrai dire, s’il devait comparer le style de Tetsuya à quelqu’un, ce serait plutôt à son propre style qu’il pourrait le rapprocher le plus facilement. Son rôle de meneur et ses passes lui permettent d’avoir une excellente vision du jeu et de tirer le meilleur de ses équipiers.

Exactement comme Tetsuya qui avait été jusqu’à développer sa propre version de l’œil de l’empereur.

Tetsuya qui avait été le seul à lui faire connaître l’amertume de la défaite.

De sa première défaite.

Alors qu’il observe le jeu progresser et l’écart des points diminuer, il se rend compte que de la même façon que Kuroko avait considéré seul Kise comme son rival, la seule personne qui méritait ce titre, un titre qu’il n’aurait jamais cru pouvoir décerner à qui que ce soit, c’est bien lui, le joueur de l’ombre de Seirin.

Une chose qu’il ne lui avouerait sûrement jamais mais qui le rend curieusement serein.

Terrain

04: 53

57- 62

Nijimura n’arrive pas à réprimer le sourire idiot qu’il affiche face au capitaine qu’il marque depuis le début du match. Il savait qu’en tant que remplaçant, il avait peu de chance de fouler le parquet.

Mais là, non seulement il joue mais il se retrouve face à son joueur préféré.

Le meneur des Spurs.

L’équipe de San Antonio avait toujours été son équipe favorite, bien avant l’arrivée de leur nouveau meneur. Mais dès la première fois qu’il avait posé son regard sur le jeu si singulier du français, il s’était senti happé par cet étrange magnétisme qui se dégage de son jeu.

Et là, c’est pas un match qu’il regarde sur grand écran, c’est la réalité.

Les yeux de Stéphane se voilent, il fait une passe.

Une passe absolument parfaite alors qu’il n’a même pas regardé son équipier.

Louise les avait averti qu’il lui faudrait à peu près cinq minutes pour être à fond dans le jeu. Il n’a pas besoin de se tourner vers le panneau d’affichage pour savoir combien de temps s’était écoulé dans ce quart temps. Et il est surpris parce qu’il a l’impression d’avoir à peine commencé à jouer.

Rien ne peut arrêter Jonas qui traverse le terrain.

05: 39

57- 64

Tribunes

Kasamatsu regarde le capitaine français faire sa passe. Il avait vu suffisamment de match des Spurs pour savoir qu’il commence juste à jouer à fond.

Et il n’a toujours rien compris à son style.

C’est comme s’il n’avait pas besoin de regarder le jeu pour savoir exactement où sont ses équipiers ou ses adversaires et placer le ballon exactement où il le souhaitait quand il le voulait.

Et la démonstration est hallucinante.

Il arrive non seulement à marquer sans effort le joueur de l’ombre mais il se débarrasse de Nijimura au moment où il le souhaite pour passer à ses attaquants qui traverse le terrain sans rencontrer aucune résistance.

Il secoue la tête en se mordant les lèvres.

Ils avaient tenu la dragée haute pendant presque les trois quarts de la partie à une équipe de pros. C’est déjà un bel exploit pense-t-il amèrement en voyant Lucas mettre un deux points dans la raquette après une passe de son capitaine.

Banc du Japon

Akashi ne peut s’empêcher de souffrir avec ses équipiers de la situation.

Depuis que le meneur des Spurs avait commencé à jouer la dynamique avait singulièrement changé sur le terrain.

Le plan de leur coach pour le contrer se base sur les copies de Kise et il ne pouvait pas tenir plus de quelques minutes avant de s’écrouler.

Ils allaient devoir tenir la fin du quart temps avant de le mettre en place.

Kise avait assuré qu’il pourrait tenir plus longtemps mais un seul regard calculateur de Riko l’avait contredit.

Akashi regarde le panneau d’affichage.

06: 29

57- 68

Les français viennent d’enchaîner deux paniers et les trois minutes à venir allaient être vraiment rudes à regarder…

Tu sais comme moi où tout cela va nous mener si tu ne me laisses pas jouer…

Akashi peine à réprimer un sursaut en entendant cette voix qui vient du coin le plus sombre de son esprit.

Son premier réflexe est d’essayer de l’ignorer…

Tout ce que tu penses, je l’entends. Tu es moi, je suis toi.

Je ne te laisserai plus jamais prendre le pas.

Alors tu vas perdre.

Une nouvelle attaque contrée sur le terrain alors que Kuroko est totalement impuissant derrière la marque de Stéphane le fait grimacer.

Il en ressent presque une douleur physique de voir la partie ainsi lui échapper.

Je peux trouver un moyen de le contrer.

Les yeux de l’empereur ne lui appartiennent plus. Mais cette capacité, son autre lui la possède encore.

Laisse-moi tes yeux une petite minute et je te le montrerai.

C’est un piège ?

Ne m’insulte pas. J’ai très bien compris que si je revenais plus de temps que nécessaire, tu n’aurais pas le droit de mettre un pied sur le parquet. Mais comme je te l’ai dit, je suis toi et tu es moi. Si tu perds, je perds.

Une minute ?

Le temps tourne.

J’accepte.

Pendant une minute, alors que tous les regards sont tournés vers le terrain, les yeux d’Akashi étincellent d’une lueur implacable alors qu’il analyse le jeu du capitaine français.

La solution est tellement évidente qu’il ne lui faut pas une minute pour trouver un moyen de contrer ses passes.

Akashi ferme les yeux avant de redevenir lui-même.

            - Je sais comment contrer ses passes.

Temps mort pour l’équipe du Japon

07: 19

57- 70

Tous les joueurs de l’équipe se rassemblent autour d’Akashi qui s’apprête à expliquer son plan :

            - Ses passes paraissent impossibles à contrer parce qu’il ne fait aucune préparation et qu’il n’a pas besoin de voir son équipier pour lui passer. Mais il ne fait la passe que lorsqu’un de ses équipiers est démarqué.

            - Mon Dieu, c’est tellement évident ! s’exclame Kuroko.

Akashi acquiesce, ravi de voir Tetsuya sur la même longueur d’onde que lui. Et un seul regard sur ses équipiers lui montre que ce n’est pas évident pour tout le monde. Même la coach est perplexe.

            - Nijimura, continue Akashi, il faudra vous focaliser non pas sur votre adversaire mais sur les joueurs démarqués.

            - Je le ferai pour vous, dit Kuroko. Restez concentré sur moi et je vous indiquerai vers où ira la passe.

- Il suffirait de laisser un joueur démarqué volontairement pour orienter le jeu, dit Midorima.

Akashi secoue négativement la tête.

            - Si on veut qu’il ne se doute de rien dès le premier contre, il ne faut pas rendre la manœuvre trop évidente. Mais ça devrait marcher jusqu’à la fin du quart de temps et nous permettre de ne pas trop creuser l’écart avant qu’on mette en place le plan suivant.

Kise baisse la tête, conscient que s’il pouvait rester plus longtemps en mode « perfect copy », ils n’auraient pas à se démener autant juste pour que l’écart au score ne soit trop grand.

            - Idiot, dit Aomine en passant sa main sur la tête baissée de Kise. Sans toi, on aurait aucune chance de survivre au dernier quart temps.

Akashi est le premier à acquiescer, Aomine avait toujours eu sa façon bien à lui de dire tout haut ce qu’ils pensaient tous.

Louise acquiesce la sagesse du plan et regarde le jeu reprendre aux côtés d’Akashi.

             - Je suis impressionnée. Je n’ai jamais eu de joueurs suffisamment intéressés par mes plans pour y prendre part. Mais en moins de quelques minutes de jeu, vous avez trouvé une solution que je n’aurai jamais pu envisager.

La mise en place du plan d’Akashi se met en place rapidement. Et pour la première fois depuis le début du jeu, Nijimura contre du bout des doigts une des passes de Stéphane.

Ses équipiers sont suffisamment surpris pour laisser Takao faire une passe à Midorima qui a le champ libre pour un nouveau trois points.

07: 59

60- 70

Louise sourit en voyant le plan d’Akashi déstabiliser la défense de l’équipe adverse.

            - J’ai hâte d’entendre d’autres de vos idées.

Alors que sous leurs yeux, la coordination entre Kuroko et Nijimura un peu hésitante au début devient de plus en plus précise, une nouvelle passe de Stéphane vient d’être contrée.

Mais Akashi ne regarde plus vraiment le match.

Non, il entend son autre lui-même reprendre les mots de Louise avec délectation.

D’autres de mes idées…

Tribunes

Kasamatsu observe sans y croire Nijimura contrer une nouvelle fois le meneur des Spurs alors que le coup de sifflet annonce la fin du quart temps sur un score vraiment très proche. Avec moins de dix points d’écart.

10: 00

68- 74

Et dire qu’il était à deux doigts de ne plus y croire et qu’ils avaient trouvé un moyen de contrer les passes impossibles d’un pro alors que ni Kise ni Aomine ne sont sur le terrain.

Trois rangées plus haut, Miyaji a observé avec la plus grande attention les contres de Nijimura. Il se tourne vers Okamura avec un regard inquiet.

            - Cette dernière technique, souffle-t-il…

            - C’est une de celles d’Akashi, celle de l’œil de l’empereur. Une façon d’annihiler toute action offensive comme défensive, continue Okamura qui paraphrase les mots que leur avait confié Midorima juste avant d’affronter Rakuzan.

Le même genre de technique qu’Akashi avait utilisé contre la combinaison entre Takao et Midorima. Implacable et d’une efficacité à vous glacer le sang. Le genre de technique capable de déstabiliser un pro comme le meneur des Spurs.

Face à Rakuzan, ils n’avaient vraiment eu aucune chance, pensent-il en partageant le même désagréable frisson.

Mais Midorima leur avait dit que l’œil de l’empereur était une technique de l’autre Akashi.

            - Tu crois qu’il …, commence Miyaji qui se sent presque ridicule de mettre les mots sur ce qu’il allait dire…

            - On va sûrement le voir joueur pendant le dernier quart temps. On sera vite fixé…

 

Banc de l’équipe du Japon

Louise force Kuroko à s’asseoir pour qu’il reprenne son souffle puis se tourne vers Kagami, Midorima et Takao.

            - Vous avez parfaitement profité de la situation crée par Kuroko. Et il est temps que l’on mette en place la suite du plan. Kise, Aomine et Akashi, vous prenez le relais.

Autant dire qu’Akashi est le seul à acquiescer relativement calmement. Kise et Aomine ont du mal à garder leur calme à l’idée de se retrouver à nouveau sur le terrain.

Louise se tourne vers Kuroko, inquiète de le voir aussi haletant après cinq minutes de jeu :

            - Tu peux continuer ?

            - Kuroko est beaucoup plus endurant qu’il n’en a l’air, répond Kagami pour lui alors qu’il acquiesce d’un hochement de tête.

Louise prend une seconde pour regarder Kuroko qui est un peu trop épuisé à son goût puis se tourne vers Nijimura. Il est peut-être un peu en dessous des titulaires mais son admiration pour Stéphane l’avait amené à se surpasser face à lui. Elle sait qu’elle peut lui faire confiance pour la suite du quart temps.

            - Nijimura, reprend Louise, tu continues à ne pas lâcher Stéphane d’une semelle et à travailler avec Kuroko.

            - Pas de problème.

            - Akashi, je compte sur vous pour mener à bien la suite du plan. Et si vous avez d’autres idées, fais-moi signe.

Akashi acquiesce d’un hochement de tête. Mais Kuroko perçoit sans peine les signes discrets de sa nervosité.

Puis elle se tourne vers Kise et Aomine :

            - La suite repose sur vous.

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