Quatorze

par elane

Teiko

3 ans plus tôt

 

Dans la salle silencieuse du club de shogi de Teiko, Midorima observe perplexe le plateau de jeu. Le go est un jeu de territoire et construire dans les coins et sur les bords est beaucoup plus simple que de jouer au centre.

Pourtant Akiko lui laisse délibérément les coins et les bords pour se concentrer sur le centre.

Comment pouvait-elle espérer gagner ainsi ?

-          C’est le style de Takemiya sensei, dit Akashi qui observe la partie avec intérêt.

Pas vraiment une question ni une affirmation.

Akiko relève la tête avec enthousiasme en acquiesçant, une lueur brillante dansant dans ses yeux d’or.

-          Depuis plus de 2000 ans on joue au go de la même manière, les coins, les bords puis le centre. Et c’est tout à fait logique. Mais un jour, un pro s’est dit qu’il allait jouer le centre. Et qu’il allait tout gagner. Il a développé et imposé un style unique et flamboyant avec tellement d’audace qu’il réussit son pari, dit Akiko avec un grand sourire.

La partie commence à tourner à l’avantage d’Akiko alors qu’elle tue purement et proprement l’invasion de Midorima dans son centre et elle relève la tête :

-          Et ce style incroyable, personne n’a encore réussi à se l’approprier, dit-elle en souriant devant le défi à relever.

 

 

Salle du club de Tôô

Un jour avant la finale du Meijin

 

-          La première chose à faire, dit Imayoshi en fixant Midorima et Aomine, c’est de bouleverser l’équilibre des forces.

Ils le regardent sans vraiment comprendre.

-          Et, continue le capitaine de Tôô, mon cher Midorima, tu es de loin notre meilleur atout dans cette première étape.

 

 

Horoscope du Jour

 

… Et pour finir, un message pour les Lions. N’oubliez pas votre porte-bonheur du jour, un anneau solaire, car la chance n’est définitivement pas de votre côté aujourd’hui.

 

Finale du Meijin

Partie un

 

Akiko passe la porte de son appartement en tentant d’ignorer ce sentiment de culpabilité qui la prend à la gorge. Imayoshi sait ce qu’il fait. La seule façon d’empêcher Ryota de venir à sa partie était de faire preuve d’égoïsme en lui disant que cela la dérangerait elle. Et il avait eu raison, Ryota n’avait pas protesté. Et son cœur avait sombré un peu plus en voyant son air triste et résigné.

Imayoshi lui avait demandé d’appeler son père pour lui demander aussi de ne pas venir à sa partie. Elle l’avait fait et encore maintenant, elle n’en revenait pas d’avoir réussi à tenir tête face à son père pour lui demander une telle chose. Mais elle n’était pas sûre qu’il ne viendrait pas.

Et lorsqu’elle lui avait demandé comment ils allaient réussir à obtenir la moindre chose de son père sans même le voir, Imayoshi avait répondu avec un sourire digne du chat du Cheshire qu’il viendrait à eux bien assez tôt.

A peine sort-elle dans la rue que Midorima l’attend patiemment, un petit paquet dans la main.

Akiko qui n’a jamais vu Midorima autrement qu’en uniforme scolaire ou en tenue de sport retient à peine son souffle en le voyant porter aussi bien un costume noir suffisamment bien taillé pour faire ressortir sa carrure d’athlète tout en étant d’une classe indéniable.

Elle le salut et prend le cadeau d’une main.

-          Je t’avoue que je suis toujours un peu soulagée quand je vois que le paquet ne dépasse pas la taille de ma paume, dit-elle en tentant de cacher sa nervosité.

La succession des porte-bonheur plus ou moins gros qu’elle portait de tournoi en tournoi ne passait pas inaperçue et elle ouvre le paquet avec appréhension pour découvrir une petite chaine d’argent où un anneau solaire en cuivre où les chiffres gravés permettaient de déterminer l’heure en l’orientant dans la lumière du soleil. Un objet délicat et ancien qu’elle prend dans sa main avec émerveillement.

-          C’est magnifique.

Midorima ne peut empêcher ses lèvres de s’étirer en un demi-sourire lorsqu’il prend la chaîne dont il ouvre le fermoir. Akiko relève ses cheveux blonds et Midorima se surprend lui-même de ne pas trembler lorsqu’il referme délicatement son présent sur son cou à la peau si blanche.

-          On a pas toute la journée !

Akiko sursaute lorsqu’Aomine fait son apparition, ce qui lui vaut un regard assassin de Midorima.

Akiko observe un instant sans y croire l’as de Tôô en costume noir, chemise blanche et cravate. Elle avait l’habitude de voir son frère dans ce genre de costumes classiques et bien taillés mais contrairement à Ryota, Aomine imprègne le tissu d’une son aura animale qui brise l’image polissée que lui confère son nouveau costume.

-          Aomine ? Mais qu’est-ce que…

-          On y va ? dit-il en lui prenant le bras.

Akiko n’est pas encore revenue de sa surprise et se laisse conduire par Aomine qui lui agrippe brusquement le bras droit alors que Midorima les rattrape et glisse son bras sur ses épaules.

Entourée par ces deux géants, son porte bonheur autour du cou, Akiko sent la tension de ces derniers jours se fondre dans un sourire lumineux.

A deux pas du bâtiment de la fédération accueillant sa finale, Akiko voit quelques officiels et journalistes les attendre. Elle prend congé d’un hochement de tête de son escorte et se prépare à régler les quelques formalités nécessaires avant que sa partie ne commence.

Aomine regarde le bâtiment austère et suit Midorima qui semble familier avec tout le décorum de ce jeu qu’il ne connait pas vraiment. Ils se retrouvent dans un petit salon feutré où un écran géant allait retransmettre la partie d’Akiko.

Aomine se demande bien quel est l’intérêt d’être dans le même bâtiment, invité privilégié si c’est pour regarder la partie sur un écran en s’installant sur un canapé, aussi confortable soit-il.

-          Dis Midorima, c’est vraiment important comme tournoi ?

Midorima se tourne vers lui incrédule. Jusqu’à quel point l’ignorance de cet idiot pouvait bien s’étendre ? Puis il réfléchit de longues secondes.

-          Si je comparais l’importance de ce tournoi au monde du basket, je pense qu’on pourrait comparer cette finale avec celle de la ligue nationale de basket…

Aomine hoche la tête en prenant peu à peu conscience de l’importance de cette partie.

-          … américaine, termine Midorima.

Et Aomine manque de tomber de sa chaise.

-          Sérieux ! C’est l’équivalent d’une finale de NBA ? Genre les Spurs contre les Bulls.

-          Pas vraiment, dit Midorima. Ce serait plutôt les Spurs contre une nouvelle équipe qui n’a encore jamais fait ses preuves.

-          Du genre une finale Rakuzan contre Seirin.

-          Plutôt du genre Teiko à son meilleur contre une équipe inconnue.

-          Il est si fort que ça, son adversaire ? demande-t-il en regardant à l’écran la présentation des deux adversaires.

-          Non seulement il est fort mais c’est le pire des adversaires pour Akiko, dit Midorima.

-          Comment ça ?

-          Le joueur qu’elle rencontre est une pointure mais c’est aussi le joueur dont elle copie le style. C’est le joueur qu’elle admire le plus dans toute l’histoire de go. C’est un peu comme lorsque Kise s’est retrouvé en face de toi pour la première fois sur le parquet.

Les deux adversaires se dirigent vers la petite pièce où le goban les attend.

-          Elle n’a pas vraiment envie de le voir perdre.

Sur l’écran les deux adversaires se saluent et la porte du salon s’ouvre. Une journaliste s’avance, surprise de ne pas voir le père d’Akiko. Alors qu’il tente de garder son attention sur la partie, il remarque le temps attribué à chaque joueur, une goutte de sueur dégoulinant lentement sur sa tente.

-          Midorima, c’est une blague ?

-          Non, dit-il froidement. La finale se joue en quatre manches gagnantes où chaque joueur se voit attribuer un temps de jeu de cinq heures.

Pas besoin d’être un expert pour savoir que la partie pouvait durer jusqu’à 10 heures !

-          Mais vu le style du joueur qu’elle copie, dit Midorima, cela terminera dans un combat titanesque dont l’issue déterminera le vainqueur. Akiko a toujours joué très vite mais là elle va prendre son temps. Elle attend cette partie depuis qu’elle a découvert le style de ce joueur, Et elle n’était même pas encore pro à l’époque.

La tension dans la salle est si intense qu’Aomine en vient à souhaiter que la partie commence.

Même si ça doit durer dix heures.

Et dire qu’il avait insisté lui-même pour venir !

Mais lorsque les secondes du temps d’Akiko commencent à défiler, il se prend au jeu. Il peut sentir la même anticipation dans son regard que dans celui de Kise quand il l’avait affronté lors de l’inter-high. Le défi et l’anticipation du combat à venir brûlent dans ses yeux dorés qui s’enflamment lorsqu’ils se posent sur son adversaire. L’homme qui se trouve en face ne sourcille pas et affronte calmement son adversaire. Il peut sentir son aura qui s’étend dans l’ombre et finit par envahir toute la pièce.

Midorima avait comparé cet homme à Teiko à son meilleur et à cet instant, il sent bien que cette comparaison est en-dessous de la réalité. Il avait beau le regarder à travers un écran, il sent la pression qui émane de lui et tremble un instant en pensant à Akiko qui se mesure à lui.

Mais Akiko reste impassible.

Comment cette fille pouvait croire une seule seconde qu’elle était lâche ?

Et à cet instant, celui qui tremble le plus dans l’attente de ce premier coup n’est autre que Midorima.

Il agrippe la tasse de thé qu’on leur a proposée si fort qu’il se rend compte avec surprise qu’il peut voir les jointures de ses deux mains blanchirent sous la pression. Il ne porte pas ses bandages habituels, c’est presque aussi étonnant que s’il se baladait à moitié à poil dans ce salon guindé.

Lorsqu’enfin Akiko pose sa première pierre, Aomine se rend compte que cinq bonnes minutes s’étaient déjà écoulées.

Et le premier coup qu’elle pose au centre du goban arrache des exclamations des deux commentateurs qui apparaissent à l’écran.

Midorima n’est pas étonné pourtant et hoche la tête comme il l’aurait d’une belle action sur le parquet.

-          Le style de son adversaire, celui qu’elle copie se base sur le centre, dit Midorima. Avec ce coup, Akiko montre qu’elle ne va pas reculer et qu’elle est prête à l’affronter sur son propre terrain, avec son propre style.

-          Une déclaration de guerre, voilà pourquoi elle a pris son temps.

-          Exactement, dit Midorima.

Et la réponse de son adversaire ne se fait pas attendre.

Mais cette fois, c’est le bruit de la tasse de Midorima qui se brise en mille morceaux sur le sol qui rompt le silence de la salle. Les commentateurs regardent le goban, les yeux écarquillés sans un mot pendant de longues minutes.

Même Akiko perd toute contenance en regardant l’unique pierre posée dans un coin.

Une seule pierre.

Sa main tremble et le temps défile sans qu’elle réagisse.

-          Midorima ?

-          Imagine que tu te retrouves face à Seirin, en finale de la Winter Cup et qu’en voyant ton équipe s’avancer, leur coach décide de laisser sur le banc Kuroko et Kagami. Pour toute la partie.

-          Il ne la prend pas au sérieux ?

-          C’est pas seulement ça. C’est une insulte. Il veut l’humilier en jouant sans utiliser son style de go qui l’a rendu si célèbre.

-          Il pense qu’il peut gagner sans jouer à fond cet enfoiré !

-          Le problème c’est que même s’il ne se bat pas avec ses propres armes, il connait mieux que personne son propre style et ses faiblesses.

-          Merde !

-          Ouais t’as raison sur ce coup-là, dit-il avec une rage froidement contenue.

Midorima fixe l’écran et à ce moment Aomine qu’il n’avait jamais vraiment vu son ancien équipier en colère.

-          Akiko voulait tellement jouer contre lui, dit-il avec autant de regret que de colère dans la voix. Et non seulement, il la prend de haut mais il veut l’humilier devant le monde entier du go.

Aomine fixe l’écran ressentant de plein fouet la nervosité d’Akiko.

-          C’est une Kise, elle n’est pas du genre à baisser les bras face un challenge !

Midorima semble tout d’un coup reprendre son calme.

-          J’ai confiance en elle. Mais crois-moi, Akiko admire son adversaire depuis des années et les Kise n’ont jamais admiré des gens faibles. Il est hors norme son adversaire.

 

Le temps passe. Lentement.

Aomine n’a pas besoin des explications de Midorima. Un seul regard vers lui ou vers Akiko dont le regard s’est éteint et il comprend qu’à chaque pierre posée, la partie prend une mauvaise tournure.

Une journaliste fait son apparition, rompant la monotonie des coups qui se succèdent. Elle les observe et semble plus intéressée par Midorima que par lui. Heureusement, il aurait eu bien du mal à parler de go pendant une interview et Midorima semble à l’aise face à la jeune femme.

Mais ce n’est pas uniquement le go qui semble intéresser la journaliste, vu l’étincelle qu’il capte dans son regard. Et après des questions classiques sur la partie et le style d’Akiko, elle en vient aux questions qui l’intéressent réellement.

-          Dites-moi Midorima kun, vous connaissez Kise sensei depuis longtemps n’est-ce pas ?

-          Oui, j’étais un des équipiers de son frère dans l’équipe de basket de Teiko.

-          Oh, oui, dit-elle d’un air convenu. Vous êtes un des membres de la célèbre génération miracle.

Moi aussi, pense laconiquement Aomine. Mais visiblement, il est beaucoup moins intéressant que Midorima kun

-          Et vous jouez avec Kise sensei ?

-          Oui, dit-il avec calme. Je ne suis qu’un amateur mais nous venons de passer à quatre pierres.

-          Oh vous jouez à quatre pierres…

Oh, c’était un vrai sketch, pense Aomine. Elle essaye désespérément de capter des sous-entendus et Midorima prend tout au pied de la lettre sans comprendre. Ce qui ne fait qu’encourager la journaliste qui cherche définitivement des informations plus croustillantes que le nombre de pierres de handicap avec lesquelles ils jouent au go. 

-          Est-ce vous le mystérieux ami de Kise sensei qui lui fournit toujours ces adorables petits porte-bonheurs qu’elle porte à tous les tournois ?

-          Oui, et jusqu’à aujourd’hui ils ont plutôt été efficaces, dit Midorima en revenant à la partie.

La journaliste sait qu’elle n’en tirera plus rien car Midorima a les yeux rivés sur l’écran et souffre un peu plus à chacun des coups d’Akiko. Et ce spectacle est plus insoutenable que bien des matchs atroces qu’il avait vu.

Lorsqu’enfin la pause de midi est annoncée, une secrétaire de la fédération aussi discrète que diligente leur demande ce qu’ils voulaient manger et les repas suivent assez vite. Japonais traditionnel pour lui, à vrai dire il n’avait pas osé demander un hamburger et définitivement indéfinissable pour Midorima. Akiko apparait quelques minutes plus tard, le visage fermé.

Aomine voit Midorima qui se lève, pose une main sur les épaules de la sœur de Kise en la regardant droit dans les yeux sans trembler. Les doutes et la souffrance qui émanaient de tout son être une minute auparavant ont totalement disparus et seule la confiance et la force qu’il veut lui communiquer transparaissent dans son regard.

Il la force à s’assoir avec eux et veille à ce qu’elle mange ces plats étranges qu’il avait commandés.

Midorima qui est d’ordinaire un homme de peu de mots parle, de la partie, du go, des plats, de tout, de rien. Et sans même qu’il s’en rende compte lui-même, il garde sa main gauche dans le dos d’Akiko comme si ce seul contact pouvait lui rendre son sourire et son envie de se battre.

Et le mutisme d’Akiko ne résiste pas longtemps aux efforts de Midorima qui échange quelques mots sur sa partie mal engagée.

-          Il va bientôt lancer son invasion, dit-elle. C’est ce que moi, je ferai en tout cas. Le problème, c’est qu’il a déjà ciblé tous les points faibles de mon centre. Je ne vois pas comment je vais pouvoir me battre sur tous les fronts quand le combat va commencer, dit-elle d’une voix blanche.

Midorima fait glisser sa main sur ses épaules et la force à se rapprocher et Aomine se décide enfin à prendre la parole.

-          C’est un défi. Et je n’ai jamais vu un Kise refuser un challenge.

Akiko redresse la tête vers lui et il voit enfin son regard s’animer. Même si la situation est désespérée et qu’elle n’avait aucune chance, elle n’abandonnerait pas. Elle se battrait jusqu’à la fin avec la détermination qu’avait montrée son frère avant chacun de leur face à face.

Et lorsque la partie reprend, Aomine laisse son regard dériver vers Midorima qui l’ignore avec une superbe grandiose, les yeux rivés vers l’écran.

Akiko se bat de toutes ses forces.

Et même si elle n’a aucune chance, les commentaires des deux pros qui parlent entre chaque coups ne laissent pas vraiment place au suspense, elle ne baissera pas les bras. Et aussi bien Midorima que lui-même la regardent avec fierté.

Et lorsqu’enfin la partie prend fin sur une défaite sévère d’Akiko, Midorima se lève d’un bond et se dirige vers la salle où avait eu lieu la partie. Aomine le suit un pas derrière.

Akiko et Takemiya sortent de la salle où avaient eu lieu la finale et son adversaire lui adresse la parole d’une voix glacée :

-          J’ai vu vos simultanées au club de Kaijo, Kise sensei, dit-il avec une condescendance criante. J’avais moi aussi envie de vous montrer une petite leçon.

Les yeux d’Akiko se voilent et sa main tremble devant l’insulte. Aomine voit du coin des yeux les caméras tourner et Midorima ne peut s’empêcher de prendre la parole :

-          Vous êtes le joueur qu’Akiko respecte le plus dans le monde du go et dès la première minute du jeu, elle n’avait pas vraiment envie de vous voir perdre. L’adversaire que vous avez eu aujourd’hui, ce n’est pas Kise sensei, c’était encore une joueuse qui levait les yeux vers vous avec admiration. Mais croyez-moi, si vous n’avez pas brisé son admiration pour votre jeu, lors de votre prochaine partie, c’est Akiko Kise que vous aurait en face dès la première minute. Et si vous continuez à la prendre de haut, vous pourriez bien avoir une mauvaise surprise parce que croyez-moi, elle apprend aussi vite que son frère.

 

Salle du club de Tôô

 

Imayoshi fixe l’écran avec son petit sourire habituel.

La première partie se déroule encore mieux qu’il n’aurait pu l’espérer. Nul doute que le père des Kise n’avait pas loupé une miette du spectacle. Et le fait qu’Akiko se soit fait littéralement détruire par son adversaire comme la plupart des joueurs qui croisaient la route d’Aomine sur un terrain de basket avait réveillé les instincts protecteurs de Midorima.

Un bonus que la caméra avait su grandement magnifier avec un mélange de pudeur et de voyeurisme comme seule une caméra pouvait le faire.

La deuxième étape n’allait certainement pas être aussi facile à gérer.