chapitre 12 : démasqué avant le diner (2/2)

par mystrale93

Pendant ce temps, un silence de mort régnait dans la résidence des Midorima.

Il faut dire que l'ambiance n'était pas au beau fixe depuis que le père du tireur miracle avait sans le savoir interrompus son fils qui s'apprêtait à sauter le pas avec son coéquipier...

Pour éviter d'être découvert par le prestigieux médecin, le vert et le faucon s'étaient rhabillés dans la hâte puis l'ancien vice capitaine de la génération des miracles était parti accueillir son père pour lui expliquer qu'un de ses camarades de classe était là pour faire des révisions en science.

Si le père du shooter vedette paraissait avoir cru a ce prétexte sur la présence d'un autre garçon que son fils dans la demeure familiale,  il ne tarda cependant pas à inciter cordialement le vert à demander au faucon de partir.

Ne pouvant pas aller contre la décision de son père sans avoir l'air suspect, c'est à contre cœur que Midorima avait raccompagné son partenaire jusqu'a l'entré de la maison.

"Ça va aller Shin chan, ce n'est pas grave ok? On remettra ça à une prochaine fois ... maintenant que les choses son claires on a tout notre temps."

Mais ce que le faucon ignorait c'est qu'il se trompait...

leur temps c'était déjà écoulé.

C’est la raison pour la quelle, actuellement un silence glacial et écrasant s'étendait entre le père et le fils Midorima.

"Shintarô." l'interpela soudain son père, brisant ainsi en morceau  l'oppressant silence entre eux.

Le shooter miracle vrilla ses iris émeraude dans celles de son père dont les yeux étaient de la même couleur que les siens et demanda d'une voix glaciale à son géniteur:
- Qu'y a t'il père?
- Tu ne mange pas Shintarô. N'est tu pas content que je rentre à la maison diner avec toi?
- La dernière fois que vous l’avez fait c'était parce qu'un de vos patient était mort lors d'une de vos interventions sur la table d'opération. Alors qui était- ce cette fois? Un enfant de 10 ans qui vous a fait brusquement vous souvenir que vous aviez un fils qui en aurait bientôt 17 ?
- Ne prends pas cette attitude là avec moi Shintarô. Tu devrais être content que je sois là pour fêter les derniers événements, ta mère elle...
- Je vous arête tout de suite : que se soit mère ou vous, vous m'avez toujours laissé livré à moi même. Alors si d'aventure, il y avait quelque chose à célébrer, et ce n'est pas le cas, ce ne serais certainement pas avec vous que je le fêterais.
- Tien donc...Et avec qui le ferais tu? Tes camarades de classe? Ton équipe de basket? Ou bien...
-Arrêtez ça.
- Ou bien avec ce jeune brun qui est venu tout à l'heure.
- De quoi vous...
-Allons Shintarô, je suis médecin et je suis ton père. Tu croyais vraiment que je ne verrais rien?
- ...
- Comment s'appel t'il ?
- Kazunari. Takao Kazunari
- Il est coréen n'es ce pas?
- Sa mère l’est. Il à été élevé selon le mode de vie japonais vu qu'il est née ici. Mais arrêtez de tourner autours du pot : pourquoi cet intérêt soudain pour Takao?
- Je voulais en savoir plus : j'étais curieux de savoir qu'un étranger ai pu devenir si proche de toi. Au point que tu l'invite chez nous sans prévenir.
- Il n'était pas prévu que vous rentriez.
- Jusqu'à preuve du contraire je suis toujours chez moi Shintarô.
- Vu le peu de temps que vous passez ici permettez moi d'en douter.
- Tu peu penser ce que tu veux de moi Shintarô mais je fais en sorte de maintenir l'honneur de la famille Midorima intact. Contrairement à ta mère.
-Alors réglez ce différent avec elle. Moi ça ne me concerne pas.
- Bien sûre que si ça te concerne: tu es le fils unique de la famille Midorima tu dois être "parfait".
-C'est déjà le cas: mes capacités physiques et intellectuelles sont bien supérieur à la moyenne, je n'ai jamais obtenue la moindre note qui ne sois pas la note maximum quelque soit la matière et...
- Mais tu aime un garçon.
-Et alors?! Laissez Takao en dehors de ça!
- Malheureusement, je ne peu pas: tu vas travailler dans la médecine toi aussi et continuer à maintenir l'honneur de la famille Midorima au plus haut niveau. Un tel avenir ne peu pas être compatible avec le fait d'aimer les hommes. Tu le sais aussi bien que moi Shintarô.
- Et qu’essayez vous de me dire au juste?!
- Je crois que tu le sais très bien : je veux que tu coupe les ponts avec ce garçon. Définitivement.
- Vous ne pouvez pas me demander ça! Pas avec ce qui va se passer demain et...
- Ce qui va arriver demain est une opportunité en or Shintarô ! Une occasion qui ne se présente pas deux fois dans une vie. Moi, si à ton âge on m’avait fait une telle proposition, sois certain que je...
- Mais il s'agit de MA vie. Pas la votre! Qui vous dit que la perspective de ce qui m'attend demain me rend heureux? Que c'est ce que je veux pour ma vie futur? Et bien vous voulez que je vous dise? J’ai recommencé à aimer le basket et la vie en général après avoir intégré Shutoku et commencé à fréquenter Takao!
- Ce n'est qu'une passade Shintaro. Crois-moi, quand tu seras "là bas" je suis certain que tu l’oublieras vite. Maintenant si tu ne mange rien file dans ta chambre préparer tes affaire : j'ai eu le responsable qui te prendra en charge il passera te chercher a 5h00 demain matin.
- Quoi? Mais je croyais que personne ne viendrais avant 18h00
- Il faut croire qu'il leur tarde que tu arrive...
-Et bien pas à moi. Je vais me coucher. Bonne nuit père.

Midorima senior ne répondit pas et regarda son fils remonter dans sa chambre avec une attitude toujours aussi glaciale.


Du coté du Shooter miracle, la rancœur qui c'était insinuée en lui tout ce temps était prête à exploser : son père aussi voulait le séparer de Takao?! C’était insupportable aux yeux du vert.

"Comme si devoir faire cette comédie ne suffisait pas !" grogna t'il en jetant rageusement des vêtements dans une valise quand soudain, son téléphone sonna.

Devinant qu'a cette heure la seule personne susceptible de le joindre était Takao, le shooter vedette s'empressa de décrocher :
- Allô.
- Shin channnnn!
- Bakao tu viens de me ruiner les tympans
- Désolé Shin chan, j’étais tellement content que tu décroche si vite! D’habitude tu attends en espérant que je me lasse.
- Oui mais comme ça n'arrive jamais, je préfère décrocher pour évité les migraines...
- ...
- Takao?
- Dis Shin chan... Tu...Ce qui c'est passé avant que ton père arrive...Je...Ça veux bien dire qu'on est ensemble pas vrais? Ce n'était pas juste comme ça, "pour un soirN’es ce pas ?
- ...
- Shin chan?
- Désolé Takao ...Je ne peux pas te parler maintenant. Je dois régler un truc important.
-Oh, je vois...
- Mais ne t'en fait pas, je ne regrette qu'une chose par rapport à ce soir : que mon père soit rentré.
- Vraiment? Merci Shin chan ! Je t'aime et ...
- Je suis au courant. Je vais te laisser. Bonne nuit Kazunari.

Sur ces dernières paroles le verts raccrocha un peu brusquement et soupira.

Il aurait voulu pouvoir répondre aussi ouvertement à son faucon mais il savait que cela aurait rendu les événements à venir encore plus éprouvant pour eux deux.

Alors, toujours aussi furieux il finit de boucler sa valise et jetât à la poubelle son objet porte bonheur du jour : un porte clef représentant une carotte.
Après tout, preuve était faite que porte bonheur ou pas, ce jour était pourris pour les cancers.

Soupirant une nouvelle fois, l'ancien vice capitaine de la génération des miracles attrapa son portable et y sélectionna un contacte bien particulier qui ne tarda pas à décrocher :
- Allo? Qui est a l'appareil ?
- Otsubō, c'est moi.
- Midorima? Tu sais quelle heure il est?
- Je sais mais je dois te parler de quelque chose qui ne peu pas attendre.
- Bien, parle je t'écoute ça à l'air important.
- Merci. Alors voilà...

Le vert finis par annoncer la nouvelle qui tomba comme un couperet sur le 3ème année qui ne trouva pas quoi répondre ; Son cerveau avais presque été mis en mode « off » suite à la nouvelle apocalyptique que venait de lui annoncer Midorima.

La dernière chose qu'enregistra Otsubō ce fut la voix de l'AS de son équipe qui lui disait de "ne pas en parler a qui que se soit avant la fin de l'entrainement de demain"

Après ça, la communication fut coupée par Midorima qui se laissa choir épuisé, comme si toute la détresse du monde c'était abattue sur lui.