Self-control

par Halipacha

Titre : Self-control

Disclaimer : La seule chose qui m'appartienne, dans tout ça, est les tomes 1 à 15 de Reborn. L'histoire, le joli coup de crayon et la commercialisation ne sont pas de mon fait mais d'Akira Amano-sama, de la Shueisha Inc., des studios Artland j'imagine (pour l'anime) et je n'évoque même pas les droits de traduction pour chaque pays.

Genre : Mm, humour, général, centré sur Tsuna parce qu'il le vaut bien.

Note : Ceci va très certainement se transformer en un recueil étant donné que j'ai quelques idées sur des anecdotes de la vie de mafieux de Tsuna, faut juste que je les écrive. Je verrai bien.

Note bis : M'achetant au fur et à mesure les mangas (bien que je suis en parallèle les scans et l'anime), je me suis habituée à la traduction Glénat. En d'autres termes, je n'utilise pas les préfixes japonais ce qui peut perturber la lecture.

J'espère que vous apprécierez la lecture :-) !

 

Self-control

 

Tsuna était d'un naturel calme, même s'il affichait toujours des expressions figées, crédules, surprises ou encore blasées face à des coutumes mafieuses (il avait encore du mal à s'y accoutumer) ou alors par rapport aux caractères de ses gardiens. Avant de passer à l'action, il analysait d'abord la situation, puis il se posait tout un tas de question et il choisissait la solution qui lui paraissait la moins pire.

Par exemple, la première fois qu'il fit "les papiers" (autrement dit : lire les rapports, comprendre les comptes, ne pas couler sous le flot de vocabulaires du business, gérer l'armement et le réapprovisionnement, la paperasse à propos d'autorisations sur tout et n'importe quoi), qu'il vit les différentes piles entreposées sur son bureau et le sourire un tantinet sadique de Reborn (celui que l'Arcobaleno affichait lorsqu'un nouvel entrainement débutait), Tsuna détailla ledit bureau (assez classe, grand, en bois lustré, un fauteuil qui donnait plutôt envie de dormir que de bosser), lesdites montagnes de papier et les possibles issues de secours, il évalua ses chances de fuites.

… Mais il se dit que "faire les papiers" (comme on disait dans la Famille) ne devait pas être si terrible que ça en avait l'air. Le pistolet-Léon que pointait Reborn en sa direction n'avait pas du tout influencé son jugement, pas du tout. Celui qui insinuait ça faisait preuve d'une mauvaise foi sans borne !

Jamais il n'eut aussi mal aux mains dans sa vie qu'à cette session paperasse. Il envoya par la suite un mot de remerciement envers Dino, qui lui avait offert une paire de lunette. Il comprenait pourquoi.

Tsuna savait que c'était grâce à l'apprentissage de Reborn qui avait formé cette façon de faire.

 

 

Cependant, quand Gokudera débarqua dans son bureau, hors d'haleine, le visage crispé, criant qu'une des résidences secondaires Vongola subissait une attaque d'une mafia chinoise ennemie, Tsuna se figea mais reprit contenance. Ce n'était pas une situation habituelle mais pas pour autant imprévisible (et ses hommes étaient entrainés pour ce genre d'attaques). Ça, c'était ce qu'il pensait avant que Gokudera précise quelle maison avait été touchée. Celle où habitaient Kyôko et Haru.

Le temps se figea dans le bureau et Tsuna blêmit. Une seconde plus tard, le temps qu'Hayato cligne des yeux, Tsuna avait disparu. Par contre, sa rage et sa haine étaient tellement palpables que tous ceux qui résidaient dans le QG des Vongola furent incapables de bouger durant un instant, la peur paralysant leurs muscles. Ils se sentirent glacés de l'intérieur, comme si des ondes de haine leur rentraient avec férocité dans leur corps et dans leur esprit. Hayato eut l'impression de revivre leur première rencontre avec le chef de la Varia, Xanxus. La seconde fois où il cligna des yeux, il se rendit compte alors de la gravité de la situation : le Dixième du Nom ne se trouvait plus dans son bureau !

Lorsqu'il redescendit en catastrophe, il croisa Yamamoto et Reborn qui venaient aux nouvelles. Enfin, Reborn se doutait de ce qu'il se passait.

"Imbécile de Tsuna, tu as encore beaucoup à apprendre, dit l'Arcobaleno, après que le gardien de la Tempête termine son explication."

 

 

L'arrivé du Parrain Vongola fut tellement spectaculaire que les mafieux qui s'acharnaient à tout détruire et tuer les proches du Dixième (car les victimes visées étaient bien Kyôko et Haru) arrêtèrent tout mouvement.

N'importe qui l'aurait fait lorsqu'un objet volant non identifié s'écrasait avec force contre les restes de la maison, provoquant beaucoup plus de dommages que les dégâts faits par les mafieux chinois. Il ne restait plus que les fondations, et encore.

De toute façon, la majorité des gens avait déserté la résidence secondaire, grâce à un plan de repli stratégique en cas d'attaque ennemi. En effet, à l'initiative de Vongola Huitième, lorsque la Famille s'agrandissait, la paranoïa de VIII avait modifié les plans de construction des appartements et biens Vongola. Des passages souterrains avaient été rajoutés, donnant accès soit dans une planque cachée ou dans un casino, soit ils débouchaient dans un réseau d'égout ou encore un tunnel. Tout dépendait du secteur (campagne, ville, désert). Le QG principal Vongola avait été entièrement détruit pour être reconstruit beaucoup plus éloigné de la population et avec des passages secrets qui regorgeaient à peu près partout (dans les toilettes de l'aile des chambres réservée aux gardiens, Tsuna découvrit, à ses dépends, qu'il ne fallait pas appuyer sur le minuscule bouton rouge qu'il croyait être un interrupteur ; se retrouver dans la salle de contrôle de caméras presque à oilepé n'avait rien de très glorieux !).

Après un temps d'hésitation, l'un des mafieux chinois bougea pour découvrir la cause de la destruction massive de la résidence, arme au point. Il blanchit en apercevant le Dixième de Nom Vongola, le regard à briser un miroir car le reflet n'y survivrait pas, flamme grandissante de colère, se dégageant des décombre.

Les trois membres de la Varia qui défendaient la résidence/se défoulaient contre des cibles potentiellement faibles et faciles à tuer/Training Time ! ressentirent pour la première fois qu'ils connaissaient Tsuna de l'admiration pour leur deuxième chef, le premier étant Xanxus.

"Il devient enfin un véritable homme !" Le gardien du Soleil de Xanxus se trémoussait.

"Shishishi, Xanxus influence finalement le petit Vongola" Le génie autoproclamé de la Varia souriait comme un dément quand Tsuna envoya bouler l'imbécile de chinois qui l'observait, la puissance bovine dans le regard in action.

"Le… Le seigneur Xanxus reste le plus puissant des deux" Levi-A-Than restait fidèle au chef de la Varia, même s'il admettait intérieurement qu'il était impressionné par l'adresse du Parrain Vongola. Tsuna venait quand même de réaliser un strike en balançant le chinois contre ses potes, rebondissant de part et d'autre dans le tas d'ennemis et termina assommer contre feu le dernier mur encore debout. Il n'y avait plus de maison, du tout.

"Où sont Kyôko et Haru ?" Une fois que les vermines mafieuse chinoises furent hors d'état de nuire, Tsuna s'était précipité vers la Varia. Il eut un instant de flottement.

Lussuria emprisonna contre son torse Tsuna de ses longs bras musclés et frotta sa joue contre les cheveux en bataille du parrain.

"Oh~ ! Mon petit Tsuna ! Je ne savais pas que tu étais devenu aussi fort, aussi viril, aussi beau ! Je vais te croquer tout cru ! babilla Lussuria."

Tsuna fut tellement surpris qu'il quitta son Hyper-mode, essayant de se détacher du pot-de-glue qu'était devenu Lussuria. Il tenait à conserver son intégrité physique face aux attouchements de l'excentrique de la Varia. Il le savait tenace et prêt à tout pour obtenir ce qu'il voulait par Ryohei. Son pauvre gardien du Soleil, après une entrevue avec la Varia qui s'était éternisée, avait été étrangement silencieux, pas de "extrême limite" n'avaient été scandés à son retour du QG. Tsuna avait su, par Belphégor en visioconférence individuel, que Lussuria avait coincé Ryohei au détour d'un couloir, que les deux avaient disparu quelque part dans le manoir de la Varia, puis que Ryohei était réapparu le lendemain matin, exténué, sur la porte d'entrée et les avait brièvement salués avant de partir. Face aux insinuations du prince, Tsuna, rougissant, s'était dit que l'écharpe ne devait pas que protéger Ryohei du froid du mois de Janvier.

"Shishishi ! ricana Bel. Tu peux te détendre, roturier Vongola, tes précieuses amies ont été évacuées avec le reste bien avant que les débiles ne commencent à défoncer la villa.

- A… Ah, merci Bel-Iiiiiiiih ! gémit pitoyablement Tsuna lorsque Lussuria glissa une main fraiche sous sa chemise."

Bel suggéra de filmer la scène et de revendre à Mammon cet instant si exceptionnel. Ça fera toujours un chantage contre le Dixième Parrain Vongola au profit de Xanxus, approuva Levi. Heureusement pour Tsuna et malheureusement pour eux, Gokudera Hayato apparut soudainement et envoya bouler de ses poings la sangsue. Alors que le gardien de la Tempête s'acharnait avec hargne sur Lussuria ("Comment oses-tu toucher le Dixième ?!! Je vais te tuer !"), Yamamoto Takeshi aida à se relever un Tsuna tremblotant, encore à l'ouest. Il avait l'impression que la main de Lussuria se trouvait encore sur une de ses fesses.