Les yeux vides

par fullmetalgirl

ÿþ Roy, qui attendait patiement sur le quai, regarda sa montre : Combien de temps avant la raclée du siècle ? Environ 5 minutes. Il commençait sérieuseument à regretter d'avoir embrassé Riza le soir dernier, surtout qu'il allait passer un certain temps ensemble... seuls. Et n'étant vraiment pas du genre à se laisser à tous les ... fantasmes de son supérieur, ne serait-ce qu'un baiser comme celui-ci, elle sortirai bientôt les revolvers.

<< - Roy Mustang, général de brigade, mort dans l'exercice de ses fonctions, je vois déjà ça. dit-il

- A qui parlez vous général ?

Il sursauta : Riza venait d'arriver, valise en main, et le regardait d'un air perplexe.

- Aah !

- Merci pour l'acceuil, c'est charmant Monsieur. -_-

- Vous êtes vraiment obligée de ponctuer vos phrases de "Monsieur" ou "général" ?

- J'ai bien peur que oui.

Décidément, elle était intraitable. Tandis que Roy redoutait un peu pour sa vie, la jeune femme réfléchissait à la dernière soirée. Et si ça se reproiduisait ? Que ferait-elle ? Après tout, le fait de rester tout ce temps avec lui allait peut-être être plus dangereux que prévu...

Le brun évitait par tous les moyens d'éviter de parler un sujet approchant de près ou de loin leur baiser, les rares fois où ils venaient à parler. Mais de toutes façons, il n'y avait pas besoin de ça pour que Riza y pense de toutes façons.

Riza finit par briser le silence en abordant le sujet de la mission :

- Que voulez vous trouver dans le Nord ?

- J'ai appris que Dante était quelq'un de très savant en alchimie, c'était une femme reconnue mais qui cachait beaucoup de ses connaissances en alchimie. Je suis sûre que ce que je recherche, je pourrai le trouver chez elle.

- Vous comptez reprendre votre poste après ceci ?

- Sachez au passage que si je suis ici, c'est que, oui, en effet, j'ai repris mon poste à Central. C'est toujours pratique de voyager aux frais de l'armée :)

- C'est une bonne nouvelle.

- Oui, mais je suis déjà accablé de boulot, se plaignit-t'il en se grattant la tête, je dois déjà rechercher des criminels.

- Ce sont ?

- Vous rappellez vous de Zolf J. Kimblee ?

- L'Ecarlate. Je vois difficilement comment l'oublier.

- Eh bien, ils sembleraient qu'il ait formé des disciples. Deux hommes qui à présent font régner leur loi.

Riza comprit alors pourquoi il avait d'abord refusé de l'emmener, cette mission était un peu dangereuse.

Mais tout de même, cela ne changeait pas, elle n'avait pas intégré l'armée en faisant abstraction des dangers. Non, ce qui la dérangeait, c'était le fait de rester tout ce temps, seule avec le général. Habituellement, cela l'aurait peu importé mais cette fois-ci c'était different.

Le train arriva à destination une demi-heure plus tard. Il prirent tous deux un taxi pour arriver chez Dante.

C'était une maison imposantes, apparement désafectée. Du lierre montait le long des murs et fermait quelques fenêtres, empêchant ainsi de faire rentrer la lumière. Cette demeure était à l'effigie de son ancien propriétaire. Celle-ci avait d'ailleurs sûrement quitté les lieux rapidement, une entrée était ouverte.

- Vous croyez que l'on peut rentrer ? demanda Riza, tout en sortant son 9mm.

- Il n'y a personne, l'armée a fait des recherches, il n'ont rien trouvé, on ne sait pas ce qu'elle est devenue.

Il errèrent dans les couloirs durant quelques minutes, ouvrant de nombreuses portes, donnant toutes sur des pièces encombrées et poussièreuses.

- Si j'en crois la lettre qu'on ma remise, on va même devoir loger ici, observa Mustang

- Ici ? Mais c'est de la violation de domicile.

- Après son départ, l'armée à réquisitionné cette villa pour faire des recherches, comme je vous ai dit.

- Donc si je comprend bien, nous allons dormir ici, et vous allez faire des recherches importantes qui ont déjà été menées en vain pendant que je flânerai en attendant que vous finissez votre travail, ce qui risque d'être TRES long ?

- C'est exactement ça.

- C'est stupide ma parole !

- Je ne vous ai jamais demandé de venir, non ? Vous avez insisté.

- Ce n'est pas le fait de rester ici qui me dérange, c'est le fait que vous recherchiez des informations alors que personne ne l'ai a jamais trouvé.

- Tout le monde n'a pas ma deétermination, quand je veux quelque chose, je l'obtiens.

Il lui toucha le nez comme si c'était une gamine puis la laissa plantée là tandis qu'il alla chercher une chambre potable pour son "séjour".

Après avoir trouvé à son tour une chambre, Riza se mit en quête de son supérieur, tout en reflechissant à cette phrase. Il manquait quand même pas de culot, voir d'orgeuil. Elle le trouva dans un bureau, devant une bibliothèque l'air réfléchi. Comme quoi ça lui allait bien aussi de reflechir.

- Vous commençez déjà ?

- Oui, c'est qu'il est un peu tôt pour la sieste.

Elle eût un peu du mal à deviner si il blaguait ou non, mais étant donné le fait qu'il ne l'avait pas regardé en disant ça, elle en conclue que, pour une fois, il était sérieux en disant ça.

Elle avança de quelques pas, puis s'assit sur le bureau pour lui faire face.

- Dite général, vous ne pensez quand même pas vous en sortir comme ça.

- Non, il me faudra plusieurs jours.

- Je ne parlais pas de ça .

- Mmh ? dit-il tout en regardant le titre d'un ouvrage.

- Je parle de la nuit dernière.

Roy ne sût pas trop s'il devait se retourner ou non, la regarder ou non, ou même ce qu'il adviendra de lui à la fin de cette conversation.

Il décida de se retourner.

- Hum, euh oui... euh.... je suis... désolé.

- Ce n'est pas vraiment ce que je vous demande.

- Où voulez vous en venir ?

A vrai dire, elle voulait savoir la raison, et par la même occasion savoir si il l'aimait. Elle même n'étant aucunement sûre de ressentir quelques sentiments, se demanda ce qu'elle ferait si il répondait ça.

- Disons, que c'est pour vous remercier.

- Vous avez une façon bien à vous de remercier les gens. J'espère que les gens ne vous rendent pas souvent service. Et me remercier de quoi ?

- Eh bien, de m'avoir ramenné à la raison, coomença-t'il en énumérant les faits sur ses doigts, de m'avoir baffé, fait comprendre que vous teniez à moi. Ou même, d'être là.

La jeune femme fût satisfaite de cette réponse, mais laissa échapper quelques mots .

- Eh ben, si vous deviez me remercier de la sorte à chaque fois, Dieu seul sait jusqu'où on serait allé.

Roy ecarquilla les yeux. Riza rougit. Etait-ce vraiment elle qui venait de parler à l'instant ?

- C'est une proposition ?

- Non. Travaillez.



*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*



Alphonse prit son frère sur l'épaule, après l'avoir aidé à se relever.

- Je t'ai pas fait trop mal ?

- ...

- D'accord, la prochaine fois, j'éviterai de frapper à la gorge, tu pourras parler au moins après.

- C'est pas pour ça que je parle pas.

- ?

- Al, écoute moi. Je voudrai que tu te rendes compte de la situation. J'ai été durant quelques années alchimistes d'Etats. Et il y a des fois, ou tu n'as pas vu ce que j'ai vu.

Ed repensait à la fois où Scar l'avait emmené à Ishbal. Là-bas, des milliers de tombes en l'honneur des morts s'empillait. C'était l'une des choses les plus effrayantes qu'il avait pû voir. C'était ça, la guerre.

Et l'ampleur qu'elle prenait était égale dans les deux mondes. L'un avait l'alchimie, l'autre la mécanique évolué. Les engins volaient dans le ciel, perlant des explosions du ciel. Des villes, des vies détruites ainsi. Il ne voulait pas le revoir sous une autre forme. Et il ne voulait pas perdre sa seule famille.

- Je voudrai que tu comprennes qu'on est en danger ici, et je veux que tu saches que moi aussi j'aimerai bien rentrer, mais on ne peux pas.

- Pars si tu veux, moi je laisserai pas cette chance. Je vais rester ici caché.

- Tu pourras pas te cacher des bombardements, Al.

Il marchèrent tous deux en silence, Ed les mains dans les poches. Le soleil se couchait à présent, et le vent se levait, créant des petites rafales, entraînant des feuilles mortes dans une douce danse. Elles virevolaient, en un mélanges de couleurs, bruns, vertes ou bordeau, des couleurs triste, se reflétant dans leurs yeux vides. Alphonse remit son col qui partait avec le vent, il espérait qu'il ne faisait pas d'erreur de jugement. Il avait toujours été la personne qui comprenait le mieux Edward, mais à présent, il aurait donné n'importe quoi pour que ce soit lui qui le comprenne à présent. Il avait crû que ce combat serait comme quand il était jeune, que le vainqueur aurait "la plus grosse part de gâteau", mais malheureusement, il avait grandi, le temps avait changé avec eux. Et depuis bien longtemps, il leur avait refusé sa clémence et le sort s'abattait sur eux. Depuis ce jour, ce jour où ils avaient pêché.

- On a pas de bol quand même, constata Ed

- On est vivants au moins...

- Pour combien de temps ?

Il montèrent les marches sombres pour accéder à l'appartement où ils logeaient. Ed s'affala sur le fauteuil, pur récupérer, tandis que Al chercha quelque chose à manger ce soir.

La neige commença à tomber, et le ciel avait quelque chose de féerique, mais au loin, des flammes commençaient à se dessiner.

- Al, dit Ed en les pointant du doigt.

Des flammes d'une teinte rouge encerclait les frontières de la ville.

- Merde... ils sont là...

Ed se le va et mit ses mains sur les épaules de son frère, le fixant dans les yeux.

- Tu tiens vraiment à rester.

il aquiesca, tentant d'être toujours sûr de son choix.

- Alors ramène toi, il faut aller au sud de la ville.

Il attrappa sa veste, lança la sienne à son frère, puis remplit rapidement un sac de cuir, quand un grondement se fit entendre.

- Grand-frère, qu'est ce que c'est ?

- Un bombardement, ça se rapproche.

Le bruit des bâtiments au loin qui s'écroulaient résonnaient, on entendaient des hurlements, des cris d'enfants. Edward couru vers la porte puis se stoppa subitement. Al arrivait derrière lui et lui demanda :

- Qu'est ce qui ...

Il fût stoppé par une main qui se posa sur sa bouche, tendit que son posesseur tendit l'oreille contre la porte : Des cris, des bruits de portes, des voix d'hommes...

- Khh... Merde Al, cachons nous, chuchota-il, il prennent des otages. Ils sont sur le palier inférieur.

Il allèrent dans la chambre sans trop faire de bruit, pour ne pas qu'on les entende en bas. Ed mit sa main sur la tête blonde de son frère, l'obligeant à s'allonger pour se cacher sous le lit, tandis qu'il essayait de trouver une cachette pour lui.

Tout à coup, il entendit un bruit, comme si quelqu'un essayait d'enfoncer la porte ; il paniqua, et se cacha derrière la porte.

- Ed, ils vont te voir

- La ferme !

Ils entendirent des bruits de pas.

- Alors, y'a quelqu'un ? dit une première voix.

- J'sais pas, va voir par là.

Les bruits de pas s'intensifièrent, se rapprochant de la porte de la chambre.

Ed espérait qu'il ne le repairerait pas, et se dit encore une fois qu'être petit et pas trop épais était bien utile.

Soudain, une tête passa dans l'encadrement de la porte, inspecta la pièce, avança, puis se retourna du côté de Ed.

- Hé !



*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*



- Erf, ces sièges sont vraiment inconfortable, je déteste le train.

Winry venait de prendre le train de Central pour Rush Valley. Avant d'ouvrir la boutique fraichement achetée, elle voulait apprendre quelques dernières choses sur la biomécanique. Peut-être que cette fois, Mr Dominique accepterai de la prendre pour élève, mais bon, elle ne se faisait pas trop d'illusions.

De plus, il fallait qu'elle trouve les dernières sorties en technnologie et c'était l'endroit révé pour ça !

Elle reprit son sac tout en massant son dos douloureux, décidément les voyages, ce n'était pas vraiment son truc.

Elle arriva à l'entré de la ville où était affiché sur un grand panneau : Rush Valley. Elle fût contente de voir que rien n'avait changé ; les commerçants arboraient tous la même enseigne, mais ce disaient tous meilleurs les uns que les autres. Les gens flanaîent, avec des auto-mails en tous genre. Win, calepin en main, prenait des notes.

- Bah, winry ? Qu'est ce que tu fais ?

L'interressée se retourna pour découvrir l'origine de cette voix bien connue.

Paninya se tenait dans l'encadrement d'une boutique, vêtue de son habituel treilli et d'un débardeur blanc. Ses cheveux avaient poussé et étaient noués en une assez longue queue de cheval.

Elle avait toujours l'air joyeux, et ses yeux sombres brillaient toujours.

- Paninya ?! Ca faisait un bail ! T'as pas changé !

- Toi non plus ! Sauf un petit détail .

- Mmh ? Lequel ?

- Rien, oublie. Donc, qu'est ce que tu faisais ?

La jeune blonde fouilla un instant son sac puis brandit fièrement une papier.

- C'est quoi ?

- Un acte de propriété !

- Tu veux dire que ...

- Oui ! Je vais ouvrir ma propre boutique !!!

- Mais c'est super !

elle la prit dans ses bras et elles se mirent à danser au milieu de la rue, sous le regard étonné néanmoins amusé.

- Si tu as besoin d'aide, je suis là !

- Tu ne travaille plus ?

- Non, j'ai remboursé mes dettes !

Elles se baladèrent dans les nombreuses boutiques, au grand bonheur de Winry, qui avaient des petites étoiles dans les yeux . Elles décidèrent d'aller manger chez Mr Dominique.

- Kyaaah ! c'est vraiment super cette ville, s'extasia Win une fois devant la maison

- T'as vraiment pas changé... -_-

- De quel déétail tu parlais tout à l'heure ?

- Ah oui. Tes yeux .

- Mes yeux ?

- Oui, ils n'ont plus la même expression, ils ont une teinte...triste.

Elle baissa la tête, sa frange tombant à peu près sur son visage.

Ca se voyait tant que ça ? Elle s'efforcer de ne pas se plaindre, mais elle souffrait un peu, et ça, son ami l'avait découvert. Fort heureusement, elle fût interrompue par la voix de Satella.

- Oh ! Bonjour les filles !



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Voilà, encore un chapitre mais cette fois-ci avec du retard, je suis désolééée ! Vraiment. En ce moment, c'est l'automne, les contrôles tombent des arbres (quelle comparaison poétique).

Ce titre s'applique à la partie Win et de Ed et Al. J'éspère que ça vous a plu, pas trop court, j'espère.

Bisous à tous et good luck ! ^^