La Vie N'est Pas Un Long Fleuve Tranquille. [Partie 2]

par Ange ou Demon

Elle allait mettre un terme à tout ça ...
 
_ Est-ce que tu te rend seulement compte de ce qu'il a fait ?

_ Et alors ?

_ Ca ne te fait rien de savoir que ton fils est un meurtrier ? Il faut que l'on fasse quelque chose !

_ Qu'est-ce que tu veux faire ? C'est dans sa nature, il n'y peut rien, et toi non plus !

_ Si je peux faire quelque chose. Je peux le tuer !

_ Ne t'avise pas de le toucher. C'est notre fils !

_ C'est TON fils !! Aussi horrible que son père !

_ C'est vrai, je te l'accorde. Mais pourquoi m'avoir donné cet enfant alors ?
 
Cette question prit la femme au dépourvu. Pouvait-elle lui dire qu'elle espérait que ce soit une fille, constellationiste comme sa mère, et non un garçon, polymorphe et tueur comme son père ?
 
_ Je t'en donnerais un autre. Mais je t'en supplie, il faut arrêter Senri.

_ Je t'ai dis non, il n'en est pas question, tu entend !
 
Deux jours s'étaient écoulés depuis cette conversation. La nuit était tombée, et la femme se faufila dans la chambre de son fils, couteau en main. Elle avança jusqu'au lit où il dormait. Elle le regarda un moment. Il avait simplement l'air d'un petit garçon normal, épuisé d'avoir tant joué dehors avec son meilleur ami. Sauf que la famille de ce meilleur ami était morte et que c'était son fils qui l'avait tuée.
Elle leva le couteau, s'approcha de son fils, et lui chuchota un « Je suis désolée »
Les larmes coulaient le long de ses joues et seraient bientôt mêlées au sang de son fils.
Elle s'apprêtait à donner le coup fatal lorsque Senri se réveilla. Il vit le couteau dans les mains de sa mère et se mit à hurler.
Le temps que sa mère comprenne ce qu'il se passait, le père était entré en trombe dans la chambre, accompagné de plusieurs gardes qui s'emparèrent d'elle.
 
_ Tu étais prête à tuer ton propre fils ? Demanda-t-il à sa femme.

_  Cette chose n'est pas mon fils ! Hurla-t-elle.

_  Ça suffit. Emmenez-la !
 
Tous étaient réunis dans la salle du trône. Senri était assis, son père à ses côtés. En face, sa femme toujours entourée de gardes.

Le père prit la parole.
 
_ Malgré le fait que tu sois monstrueuse, tu es la mère de mon enfant. Je vais donc t'offrir une
mort honorable.


_ Non Père, je vous en supplie !
 
Senri s'était levé et approché de sa mère, qui ne le regardait pas comme un monstre mais comme un sauveur.
 
_ Laissez-moi faire !


Un sourire malfaisant apparu sur son petit visage alors qu'il s'emparait du couteau que tenait sa mère quelques minutes auparavant.
 
FIN DU FLASH BACK.

_ Tu n'es qu'un monstre ! S'écria Lucy.

_ Je n'ai fait que me défendre, c'est elle qui voulait me tuer.

_ Tout ce qu'elle voulait, c'était arrêter de voir de pauvres gens mourir !

_ Tout comme toi Lucy. Et comme toutes les constellationistes avant toi. Je n'ai jamais compris pourquoi mon père en avait épousé une. C'est lui qui m'a donné toute cette haine envers vous. C'était un bon père tu sais. Malheureusement, il était de trop !

_ Alors tu l'a tué lui aussi ?

_ ...
 

FLASH BLACK.

Le père de Senri se tenait devant la tombe de sa défunte femme, accompagné d'un de ses gardes.
 
_ Il ne reste plus que Senri et moi désormais.
 
A peine eut-il prononcé cette phrase que le garde saisi son épée et la lui planta en plein cœur.
Le garde se transforma en Senri et regarda son père, tombé sur la tombe de sa femme, maintenant souillée de sang.
 
_ Non Père, il ne reste plus que moi.
 
FIN DU FLASH BACK.
 
_ Et voilà comment mon père a rejoint sa chère femme ! Senri riait.

_ Tu ne vas pas t'en tirer comme ça !

_  Oh je sais que tu espère que Grey te sauvera, mais il n'y arrivera pas.

_ Qu'est-ce que tu compte faire ?

_ Moi ? Rien, mais toi ... Lui répondit Senri en lui faisant son plus beau sourire alors qu'il se « changeait » en elle.

_ Il n'est pas idiot, il saura que tu n'es pas moi !

_ N'en soit pas si sûre, Lucy !
 
Et alors que Senri sortait, Lucy se débattait contre ses liens oubliant la douleur de ses poignets meurtris.
 
_ Tu n'es pas moi ! Murmura-t-elle, impuissante.