3- Client, mon cher client

par Spyrø

3• Client, mon cher client

- C'est encore loin?
- Non, Luxus.
- Tu en es sûre?
- Je ne savais pas que tu passais ton temps à te plaindre !

Piquée au vif, la constellationiste accéléra le pas. Cela faisait une bonne demi heure qu'ils cherchaient la maison de ce satané client. Ils avaient l'impression d'avoir parcouru tout Magnolia en vain. La mission commençait bien...
Dans une petite ruelle sombre, Lucy buta alors contre une boîte aux lettres. Avant de finir à terre, deux mains la retinrent.
Luxus. Il lui fit alors rétablir son équilibre, et la jeune fille de tortilla pour qu'il la lâche.

- Ça va ? Demanda-t-il.

Comme s'il pouvait être inquiet pour ça, pensa Lucy en pestant.

- On est arrivés, répondit-elle après avoir vu sur quoi elle avait trébuché.

Luxus se pencha pour regarder la boîte.

-Mr Léonard, vendeur en tout genre. Ça a l'air prometteur ! Constata-t-il.
- Mouais. Allons y, décida la jeune fille.

Il avancèrent donc sur une longue allée, constituée de dalles roses, bordées par de l'herbe... Et une quantité d'objets non identifiés disposés en piles, ça et là. Horloges, lunettes, épées, stylos, ferraille, tout y était. Ils s'arrêtèrent alors devant la porte d'un atelier. Lucy frappa, et un drôle de bonhomme lui ouvrit. Il avait des cheveux blancs en pétard, une longue barbe de la même couleur lui arrivant presque aux pieds. De petites lunettes rondes, et une robe de mage violette.

- Vous êtes les magiciens de Fairy Tail? Questionna-t-il d'une petite voix aiguë.
- Tout à fait, répondit Luxus qui ne laissa même pas le temps a sa compagne d'ouvrir la bouche.
- Entrez.

Il tint la porte aux deux jeunes mages. L'intérieur était comme l'extérieur: encombré d'un tas d'objets plus ou moins insolites. Le vieil homme leur tira deux chaises en fer rouillés, leur faisant signe de s'asseoir. Lui s'installa derrière son bureau encombré par des centaines de papiers, sur un grand fauteuil rouge qui ne lui permettait même pas de toucher le sol. Lucy le trouva un peu ridicule, perché comme ça.

- Bien. Maintenant que nous sommes installés nous pouvons parler affaires. Comme vous pouvez vous en douter, je suis Mr Léonard. Lequel de vous deux m'a contacté?
- C'est moi, répondit Lucy.

L'homme fixa quelques secondes ses pieds, son ventre, sa poitrine, puis les yeux de la constellationiste. Luxus, ayant repéré son manège, se rapprocha sensiblement de celle ci. Au cas où. Ce qui n'échappa pas au client .

- Vous êtes ensembles?
- Quel est le rapport entre nos relations et la mission? Répliqua vertement Lucy.

Cette dernière commençait a en avoir marre que tout le monde veuille la caser avec Luxus. Mais quand même ! Elle fait ce qu'elle veut non mais !

- Vous seriez bien du goût de mon neveu, expliqua le vieil homme.

Probablement un hibou, à peine mon jeune que son oncle. Lucy dégluti péniblement. Ça allait être un pur plaisir dis donc...
Luxus se mît a rire en voyant sa tête, puis se racla la gorge pour reprendre contenance.

- Donc, Mr Léonard, ce bouquin, il est où? Demanda le dragon slayer, désireux d'en finir vite.
- Ce n'est pas qu'un vulgaire Bouquin jeune homme, mais un livre très important. Voici l'adresse où vous devrez le remettre, à mon neveu Vinci. Le voyage durera probablement trois jours, Portia étant assez loi de Magnolia .

Le client tendit un papier à Luxus, qui s'en empara, le regarda, puis le rangea dans sa poche. Mr Léonard farfouilla alors dans un des tiroirs de son bureau, pour en sortir un objet soigneusement empaqueté, et le posa doucement devant Lucy.

- Voilà le colis mademoiselle, prenez en soin. Ce sera mon neveu qui vous remettra les joyaux à sa réception. Des questions?

La constellationiste rangea le livre dans son sac.

- Non, aucune. Nous nous revoyons dans environ une semaine alors.

Les deux jeunes mages se levèrent, saluèrent Mr Léonard, puis retournèrent dans la rue, direction la gare.
Luxus lança son baluchon sur son dos, et dit craquer ses articulations.
- J'ai hâte qu'on rencontre ce Vinci! Déclara - t- il en jetant a Lucy un regard lourd de sous-entendus.

La jeune fille se retint a grand peine de le gifler, et promis de se venger de toutes ces railleries.