The seed

par Linksys

Chapitre 7 : The seed


Gray et Juvia dansèrent jusqu'à une heure tardive. Dès les premiers pas, Gray avait étrangement oublié qu'il était censé ne pas savoir danser, et s'était laissé emporté dans les pas de Juvia. Les autres villageois avaient continué de faire la fête. Vers minuit, cependant, Aguacero fit irruption, et demanda à Gray et Juvia de le suivre. Ils le suivirent jusqu'à chez lui.

- Juvia n'était pas venue depuis toute petite, dit-celle ci avec émotion, en passant le linteau de la porte.

Aguacero les invita à s’asseoir autour de la table de la cuisine. Il les rejoignit, avec trois verres d'eau.

- De quoi va-t-on parler ? Demanda Gray.

- De beaucoup de choses, répondit son hôte.

Celui-ci s'assit en face de sa nièce.

- Pour commencer, j'aimerais savoir pourquoi vous êtes venus vous fourrer dans un coin aussi paumé, dit-il d'une voix dure.

Juvia voulut prendre la parole, mais Gray le fit à sa place :

- C'est moi qui ai décidé du voyage. C'était le meilleur moyen que j'ai trouvé pour qu'elle croie enfin à mes sentiments.

- C'était surtout le meilleur moyen pour la faire tuer ! Tempêta Aguacero, en donnant du poing sur la table.

Son accès de colère fit sursauter ses invités.

- Juvia, il y a des gens qui vendraient leur propre mère pour capturer l'un d'entre nous ! Poursuivit-il. C'était de l'inconscience, de revenir ici, tu le sais très bien !

- Juvia est forte, répliqua-t-elle avec assurance. Juvia est l'une des plus fortes de sa guilde. Et Gray aussi est fort.

Aguacero semblait s'attendre à cet argument. Il se leva, et retroussa la manche droite de sa veste bleue, dont la matière semblait vouloir résister à tout pli. Une longue brûlure, qui s'étendait du creux du poignet à la saignée du coude, serpentait sur la peau pâle de l'homme.

- Ça, je l'ai reçu l'année suivant ton départ, dit-il à Juvia. C'est un mage du roi lancé à ma poursuite, qui m'a fait ça. Il s'en est fallu de peu, ce jour-là.

Juvia cachait sa bouche derrière ses mains, en signe d'horreur. Gray contemplait en silence, car c'était là le lot des mages de terrain. Lui même portait le signe de son métier, au-dessus de l’œil gauche et près de la hanche droite.

- Pourquoi est-ce que vous êtes pourchassés par les mages du roi ? Demanda-t-il.

- Le moment n'est pas encore venu pour vous parler de ça, répondit Aguacero après une courte pause. Je voulais juste vous parler du danger qu'on encourt, par ici, quand on a les cheveux bleus et qu'on maîtrise la magie de l'eau. Le voyage de retour sera dangereux, aussi. Au fait, savez-vous si vous avez été suivis ?

- Pas la moindre idée, répondit Gray.

- Avez-vous séjourné dans quelque hôtel, entre ici et Fàfnir ?

- À Fàfnir, justement, dans un petit hôtel.

- Le patron s'appelle Georg, il est très gentil, ajouta Juvia. Avant le départ, il nous a offert une carte et des affaires de voyage.

- Georg ? De L'oie blanche ?

- Lui-même, dit Gray. Vous le connaissez ?

- C'est un vieil ami à moi. À une époque, on faisait affaire ensemble.

- Pourquoi toutes ces questions ? Demanda Juvia.

Cela faisait plusieurs minutes que la question lui brûlait les lèvres.

- Pour notre sécurité, à tous. J'aimerais vous emmener … Quelque part, tout les deux.

- Où donc ? S'enquit Gray.

- Quelque …

C'en fut trop pour le jeune homme. Il se leva d'un coup, claquant ses mains sur la table.

- Y'en a marre, à la fin, de tout ces mystères ! On est venus jusqu'ici pour en savoir plus sur les origines de Juvia, pas pour se faire servir du mystère jusqu'à plus soif ! On veut des réponses ! Pas des questions !

Aguacero soupira.

- Je comprends ta pensée. Je ne peux pas tout vous dire maintenant, sinon je l'aurais fait dès le départ. Je peux cependant vous dire que votre venue ici va changer votre vie, et je peux aussi vous dire où je compte vous emmener.

Il ficha son regard dans celui de sa nièce, immobile.

- Je vais vous amener dans les montagnes, à Álfheimr.

- Alf quoi ? Demanda Gray, qui butait sur le mot.

- Álfheimr, répéta Aguacero. Il s'agit d'un endroit sacré, pour nous, et pas des moindres.

Le teint de Juvia était devenu encore plus livide que sa pâleur naturelle, et sa bouche était à moitié ouverte, en signe d'étonnement.

- Qu'est-ce qu'il y a ? s'inquiéta Gray.

- Rien, mentit Juvia.

Aguacero leur exposa ensuite un topo détaillé sur la situation avec les bandits, et finit par déclarer qu'un peu d'aide pour chasser les malandrins ne serait pas de trop. Ensuite, comme il se faisait tard, il les laissa retourner chez Lux. Les reconduisant jusqu'au seuil de la porte, il les regardait disparaître dans le noir, avec nostalgie. Cela lui rappelait son jeune temps, quand sa propre sœur - la mère de Juvia - était vivante, avant que la soi-disant justice du roi ne s'abatte sur eux.


- Eh bien, je suis presque rassuré de voir que je suis pas le seul à cultiver le secret, constata Gray, alors qu'ils arrivaient aux abords de la maison de leur hôtesse.

- Juvia n'aime pas ça non plus, si ça peut rassurer Gray, déclara-t-elle. Il y a trop de choses que Juvia voudrait savoir, mais que son oncle ne dit pas !

- Je comprends un peu ce que tu ressens. Figure-toi qu'il y a une certaine personne qui s'est trouvée une passion, dernièrement, pour me cacher des trucs.

Jouant le jeu, Juvia dit :

- Et qui est cette personne ?

- Quelqu'un que j'aime beaucoup.

Sans attendre, il coupa la voie à Juvia et la prit dans ses bras.

- Je suis vraiment content qu'on soit là, aujourd'hui, toi et moi, dit-il.

- Juvia aussi …

Ils reprirent la marche. Lorsqu'ils arrivèrent sur le perron de la maison de Lux, Juvia sortit de la poche de son manteau le double des clés que son amie lui avait donné. Tachant de faire le moins de bruit possible, ils entrèrent, ôtèrent chaussures et blousons, et gagnèrent leur chambre à pas de loups. Une fois dedans, ils allumèrent la petite lampe à pétrole qui faisait office d'éclairage, et se mirent à l'aise pour aller dormir.

- Au fait, qu'est-ce qu'il y a de spécial, à Alf-machin-chose ?

Il butait sur la prononciation des trois consonnes suivies, et préférait ne pas essayer plutôt que d'écorcher le mot.

- Álfheimr, répondit Juvia, sans aucun souci de prononciation. C'est là que …

Elle s'assit sur le lit, et mit sa tête dans ses mains.

- C'est là que mes parents sont enterrés …

L'usage de la première personne alarma Gray, qui se laissa aussitôt tomber près d'elle pour la réconforter, comme elle commençait à pleurer.

- On n'est pas obligés d'y aller, si ça te rend triste, dit-il à voix basse.

- Juvia doit le faire. Il y a beaucoup de choses que Juvia doit faire, depuis longtemps.

Elle le regarda, avant d'ajouter :

- Gray l'aidera pour ça ?

- Gray aidera Juvia, peu importe ce qu'elle doive faire.

La prenant par les épaules, il la fit basculer doucement sur le lit. Ils avaient tout deux besoin de sommeil.


Quelques jours passèrent. Pendant ces quelques jours, ils se reposèrent au village, et participèrent à ses activités. Gray allait aider à couper du bois, chasser, faire des réparations, tandis que Juvia aidait surtout à l'école du village. Elle avait d'abord voulu faire les mêmes tâches que Gray, mais l'insistance de Lux (qui n'était autre qu'une des deux institutrices de l'établissement) avait fortement insisté pour qu'elle vienne les aider. Les jeunes élèves s'attachèrent très rapidement à elle, et pour dire vrai, elle aussi s'attacha rapidement à la marmaille.

Le troisième jour au dîner, Lucius aborda un sujet de conversation jusqu'alors inconnu des deux jeunes gens.

- Au fait, la fête du Roi va avoir lieu dans quelques jours. Ça vous dirait d'y participer ?

- Qu'est-ce que c'est ? Demanda Gray.

- Eh bien, Lux pensait qu'il en savait plus que ça sur ta région d'origine, Ju, observa Lux.

Juvia baissa les yeux, pas loin de culpabiliser.

- Il s'agit d'une fête annuelle, qui remonte à plusieurs centaines d'années. On ne sait plus très bien quelle en est l'origine, mais la tradition se perpétue encore aujourd'hui, et nous y tenons.

- Juvia s'en souvient un peu, dit-elle. Toute la journée, il y a des activités dans le village, un peu comme une kermesse … Et le soir …

Cela, elle ne s'en souvenait plus exactement.

- Le soir, on joue une pièce de théâtre en plein air, expliqua Lux.

- Le théâtre ! Le théâtre ! Scanda son fils aîné.

- Le répertoire est varié, déclara Lucius. Mais si on peut compter sur votre participation, cette année, on pourrait jouer … Cette pièce …

Lux lui jeta un regard signifiant « fais attention à ne pas en dire trop ! », et il comprit la consigne.

- Quelle pièce ? Demanda Gray.

- Le bleu est la couleur des rois, dit Lucius. C'est une très vieille pièce, c'est même la plus ancienne que l'on joue lors de la fête du Roi. C'est aussi la pièce la plus importante de la littérature du Draupnir. Malheureusement, on ne peux pas la jouer souvent …

- Pourquoi ça ?

- Parce que …

Voyant que son mari cherchait ses mots, Lux prit la parole.

- La jeune femme jouant la princesse doit avoir les cheveux bleus et la peau claire … Comme toi, Ju.

Les mots utilisés pour la description n'étaient pas ceux qui se transmettaient dans la tradition orale de la pièce, mais définissaient tout aussi précisément les prérequis que les mots tels qu'on s'en souvenait, par ici.

- Il faut aussi que le jeune homme jouant le rôdeur ait les cheveux noirs, mais ça n'est pas dur à trouver, ajouta Lux.

Gray commençait à comprendre.

- Et donc, vous voulez que Juvia y participe, dans le rôle de la princesse ? Demanda-t-il.

- Très précisément, répondit Lucius.

- Tu pourrais jouer le rôdeur, suggéra Lux, qui souriait à moitié.

- Je suis très mauvais comédien, se défendit immédiatement le jeune homme.

- Pas besoin d'avoir brûlé les planches du théâtre de Fàfnir, il faut juste savoir quel phrase du texte dire à quel moment, et savoir se mettre en scène, expliqua Lucius.

- Vraiment, j'en suis incapable, je …

- Lucius ne veux pas en savoir plus. Vous jouerez cette pièce tous les deux, c'est tout. Ce n'est pas Lucius qui l'a décidé.

- Qui, alors ? S'enquit Juvia.

- Les anciens du village, soutenus par ton oncle, répondit Lux. D'après eux, la pièce a été jouée pour la dernière fois en, attends voir … X766, un an avant ta naissance. C'étaient tes parents, qui avaient joué la pièce.

Cela, Juvia ne le savait pas, et une envie nouvelle gagnait en force dans son esprit. Le peu de souvenirs qu'elle gardait de sa mère valait bien la peine de se glisser au moins une fois dans le même rôle, elle qui avait tant dévié de la voie à laquelle son nom la destinait.

- On en parlera demain, conclut Lucius, en se levant.

Il apporta son assiette à la cuisine, imité par le reste des convives.


Après une longue partie de cartes (Gray s'était récemment découvert une passion pour le jeu local) qui s'acheva peu après vingt-trois heures, tous allèrent se coucher. En arrivant dans la chambre qu'il occupait avec Juvia, Gray vint à se poser une question, tellement élémentaire qu'il se demanda pourquoi il n'y avait pas pensé plutôt.

- Dis-moi, Ju … Si c'est vraiment ton oncle, cet Aguacero, pourquoi est-ce qu'il n'est pas venu te recueillir, quand … Quand tes parents sont morts ?

- C'est compliqué, répondit Juvia, alors qu'elle ôtait ses chaussettes. Tout ce que je sais, c'est qu'il ne pouvait pas s'éloigner de Gungnir. Sinon, il serait venu avec Juvia et ses parents, quand ils ont traversé le détroit.

Gray trouva cette explication plutôt bancale, et il se promit d'y revenir ultérieurement. Mais pour l'instant, le temps n'était pas à discuter de pareilles choses. Rapidement mis en caleçon, Gray s'allongea sur son côté du matelas. Il ne quitta pas Juvia des yeux. Après un temps relativement plus long, elle le rejoignit. Toutes ces courbes réunies en un seul endroit avaient éveillé l'émoi du jeune homme, d'autant qu'ils n'avaient pas fait l'amour depuis la veille du départ. Après avoir passé pas loin de deux semaines à s'amuser ensemble quasiment chaque soir, il s'agissait d'une transition assez rude pour le jeune homme. Juvia s'en accommodait, pour sa part, même s'il fallait avouer qu'elle aussi regrettait la période antécédente au départ. Cependant, elle frémit en sentant la main du jeune homme, qui courait sur son ventre. Une chaleur toute particulière se répandit dans ses veines. L'instant d'après, c'était la bouche de Gray qui se nichait au creux de son épaule, la faisant frissonner. La main continuait de courir sur sa peau, et remonta jusqu'à la base de sa poitrine. Alors qu'au début, elle n'avait pas très envie de ça, elle finissait peu à peu par basculer. À vrai dire, faire l'amour lui manquait aussi.


Le lendemain, Juvia se réveilla de bonne heure. Dans un premier temps, elle découvrit qu'elle était nue, et que Gray l'était également. Puis, arrivant à la conscience, elle constata qu'elle était à moitié allongée sur lui. En temps normal, elle aurait jailli hors du lit pour couvrir sa nudité, mais cette fois-ci, la douce chaleur dans laquelle elle s'était réveillée était comme paralysante, elle n'avait aucune envie de se lever. Et puis, il y avait déjà de nombreux jours qu'elle n'avait pas eu le plaisir de se réveiller après une nuit d'amour partagée avec celui qu'elle aimait.

Une dizaine de minutes plus tard, ce fut au tour de Gray d'émerger. Voyant que sa bien-aimée n'avait pas bougé, il hésita un long moment. Sa vessie pourrait tenir encore une ou deux minutes, mais pas plus : il devait vraiment aller aux toilettes dans les plus brefs délais. Cependant, la peau douce de Juvia faisait partie des rares choses capables de lui faire oublier tout le reste. Il laissa ses mains errer un court instant au creux du dos de la jeune femme, jusqu'à ce qu'une douleur lancinante ne lui perce les reins. Alors, il prit le taureau par les cornes, et repoussa doucement Juvia sur le côté du matelas.

- Toilettes, grommela-t-il en hâte.

Il remit son caleçon, boutonna mal la braguette de son pantalon, et ne prit même pas la peine de fermer la chemise qu'il se jeta sur le dos. Il sortit de la chambre à grandes enjambées. Le cabinet ne se trouvait qu'à quelques pas de là, dans le même couloir.

Quand Gray sortit après avoir achevé son ouvrage, il s'était écoulé au bas mot cinq minutes. Il se sentait autrement plus léger, et n'avait qu'une seule hâte : retourner au chaud, près de Juvia. En sortant du couloir, il vit dans l'embrasure (le couloir donnait directement sur le salon) Lucius à quatre pattes sur le sol, chevauché par ses deux enfants. Les deux hommes s'arrêtèrent en se voyant.

- Lucius sait ce que tu penses, dit-il le premier. « Quand j'aurai des gamins, je serais pas comme ça, moi. » On se le dit tous, ça, quand on n'a pas encore de gamins. Et puis quand on en a … On perd le contrôle, et on se retrouve à baver bêtement devant eux. Tu verras, quand t'aura des gamins, tu penseras à Lucius et tu diras « eh bien, il avait raison ! ».

- C'est pas pour tout de suite, les gamins, dit Gray en s'éloignant, sans parvenir à baisser le sourcil qui s'était haussé à la vue du père de famille.

Il n'y avait même pas un mois que lui et Juvia formaient ce qu'on pouvait appeler un couple. Le temps de penser à ce genre de choses était encore éloigné.

Quand il ouvrit la porte, il craignit de voir Juvia en train de s'habiller. Fort heureusement pour lui, il n'en était rien : elle était toujours enfouie sous les couvertures, et seul le sommet de son crâne dépassait. Se remettant en caleçon, il la rejoignit. Le sentant arriver, elle se tourna vers lui et lui ouvrit ses bras. S'il avait bien une chose que Gray regrettait vraiment, c'était d'avoir mis tout ce temps à comprendre qu'il aimait Juvia. N'ayant jamais connu l'amour avant elle, il n'avait su identifier l'étrange sentiment qui le prenait quand elle était près de lui, à se dandiner, ou à se morfondre d'amour. Ils avaient beaucoup de temps et de choses à rattraper, ensemble. Comme par exemple, se faire pardonner pour tout le malheur qu'il avait pu lui causer, quatre années durant, ou encore s'intéresser à elle.

« Qu'est-ce que tu peux bien me cacher, encore ? » s'interrogea-t-il, près de se noyer dans les prunelles bleues qui le fixaient calmement.

Il n'était pas loin de le formuler de vive voix, mais la main que Juvia passa dans son dos le paralysa.

- Il va falloir se lever, dit-elle.

- Pas envie, répondit-il.

- On n'a pas le choix … Juvia n'a pas envie de se lever, non plus. Si elle le pouvait, Juvia resterait toute la journée au lit avec Gray …

- Gray aussi … Même si on y est déjà bien occupés, la nuit.

Quand Gray évoquait leur sexualité, cela avait l'effet cocasse de faire virer Juvia au rouge pivoine, alors qu'elle était bien plus entreprenante qu'il n'y paraissait.


- Juvia a réfléchi, hier soir, finit-elle par dire.

- J'écoute.

- Juvia a très envie de participer à la pièce de théâtre, mais elle ne pense pas que Gray veuille bien participer aussi …

- De quel Gray tu parles ? Celui qui est dans tes bras a très envie de jouer cette pièce avec toi. Ça m'en apprendra sans doute long sur toi et ton peuple. Enfin, j'espère.

Une pensée fusa dans son esprit à ce moment, et il se fustigea de n'y avoir pensé plus tôt.

- Hé, mais j'y pense … Si c'est la tradition du coin d'avoir deux prénoms, tu dois en avoir deux aussi, non ? Et je n'en connais qu'un !

Juvia rougit, car elle n'y pensait pas. Elle se pencha vers Gray, et lui murmura dans l'oreille.