Chapitre 4: Une baignade dans la rivière

par aï-sama

« Vu l’état pitoyable de Lucy qui l’empêcherait de se défendre si jamais elle se faisait agresser et ses nombreux bleus aux jambes l’empêchant de marcher vite, je veux que toi, Natsu, tu la raccompagnes. »

 

Cette phrase sonnait en boucle dans la tête des deux adolescents. Leur visage, précédemment joyeux, étaient désormais décomposés, laissant voir le mécontentement qui s’y reflétait. N’attendant plus pour réagir, la jeune femme bondit de sa chaise pour pratiquement crier à la tête du directeur :

 

- MAIS VOUS ETES COMPLETEMENT MALADE OU QUOI ?! IL VA TENTER DE ME TUER !

- Allons, allons, il ne tenteras certainement pas ça voyons !.. Rigola le vieux en se tripotant la barbe.

- Nan mais pour une fois ch’uis d’accord avec blondie ! Vous avez vu ce qu’elle m’a fait ?! Et vous croyez que je vais la laisser tranquille ?!! s’écria Natsu, en la pointant du doigt.

- Mais non, mais non. Si tu ne veux pas avoir de problème avec les policiers Natsu, tu vas pas l’embêter, n’est-ce pas ? De plus, pour vérifier que tu la ramèneras bien, je vais téléphoner à mon amie fleuriste qui vis dans la même rue que Lucy et qui vérifieras si vous passez bien tous les deux par cette rue, et pas Lucy toute seule.

- Mais putain, moi aussi je suis blessé et j’aimerais bien rentrer chez moi !

- Natsu, surveille ton langage, et de plus, toi tu n’es pas une jeune fille blessée aux jambes en sang !

- MAIS ELLE M’A OUVERT LE FROND ! cria-t-il.

- Roh, faites un tour à l’infirmerie et raccompagne la !

- Mais monsieur, s’il vous plait, je préfèrerais rentrer chez moi seule ! Intervint la blonde.

- Pour que tu te fasses rackettée, voire pire ? Non, Lucy, Natsu te raccompagnera !

- Mais s’il vous plait… Ou sinon, je reste à l’infirmerie ! Imposa Lucy en se rasseyant plutôt brutalement et croisant les bras.

- Si c’est le cas, Natsu y restera aussi, et vous ne bougerez pas de vos lits jusqu’à la fin des cours, c’est-à-dire 17h ! Sans oubliez que je veillerais personnellement que vous soyez côte à côte ! Soupira le directeur qui commençait à en avoir marre.

 

Les deux adolescents réfléchirent. Il est vrai que si Natsu raccompagnait Lucy chez elle, ils resteraient  moins de temps ensemble que s’ils étaient côtes à côtes jusqu’à 17 heures. Mais pour la jeune femme, l’autre problème était qu’elle ne voulait absolument pas que le rose sache où elle habite, ça pourrait être très dangereux pour elle ! Imaginez qu’il revienne chez elle pendant qu’elle est absente, qu’il casse les vitre, entre par effraction chez elle, saccage son intérieur, lui vole des objets personnels pour les rendre publique ou bien la faire chanter !

 

- Bon… C’est d’accord… Grogna la tête rose.

- BIEN ! Enfin ! Vous pouvez partir, allez, je vous libère !

 

Lucy soupira d’exaspération, elle n’avait pas donné son accords lui semblait-il. Natsu se leva, et voyant que la blonde ne faisait pas de même il lui dit :

 

- Allez blondie, lève-toi ! Même si j’ai aucune envie de te raccompagnée j’ai pas l’choix tu vois !

 

Ne voyant aucune réaction de son interlocutrice, il la saisit par le col de la chemise et la força à quitter sa chaise, avant de la trainer hors de la salle, sous le rire de Macaroff, qui s’en foutait complétement en fait. Saisissant leurs deux sacs se trouvant dans le couloir, il continua de marcher tout en continuant de trainer la blonde qui se débattait.

 

- Putain mais lâche moi Natsu, t’es trop con ! Tu m’fais mal !

- Oh ! T’as gueule blondie ! Déjà j’ai aucune envie de te raccompagner !

 

Elle lui frappa violement le bras pour qu’il la lâche et qu’elle puisse marcher d’elle-même, ce qu’elle préférait évidement. Pendant que Natsu l’insultait de tous les noms, elle se dirigea vers l’accueil  où se trouvait la petite porte servant à sortir du Lycée, porte en général prise par les retardataires lorsque le grand portail donnant sur la cour était fermé. Arrivant dans la petite pièce, elle se dirigea vers le bureau où se trouvait la surveillante qui travaillait ici. Bien sûr, cette dernière n’allait pas la laisser sortir sans autorisation, il fallait donc qu’elle lui explique tout.

 

- Bonjour madame, moi et l’autre touffe rose qui arrive, vu qu’on s’est bagarré et qu’on est blessé, et bah le vieux, le directeur pardon, nous a autorisés à sortir du Lycée pour qu’on puisse rentrer chez nous.

 

La surveillante la regarda d’un air blasé, et surtout très peu convaincu. C’est vrai quoi, tout le monde connaissait bien Lucy et Natsu et savait qu’ils n’en manquaient pas une pour sécher les cours ! Saisissant donc le téléphone reposant sur le bureau d’une main et fixant toujours de ces yeux la blonde, elle tapa rapidement un numéro servant à joindre le directeur qui attendait certainement cet appel, vu qu’il décrocha immédiatement. Elle lui expliqua donc ce que la lycéenne venait de lui dire, avant d’attendre sa réponse et de raccrocher avec un bref « merci ».

 

- Oui, en effet. Toi et Dragneel vous pouvez sortir. Dit-elle en reprenant ses occupations.

 

Souriant légèrement, Lucy dit à son « camarade » qui était arrivé entre temps de se grouiller de la suivre chez elle car « plus vite ils seront arrivé, plus vite il pourra lui foutre la paix ». C’est donc ainsi que les deux jeunes lycéens se mirent en marchent pour l’appartement de Lucy, cette dernière ouvrant la marche bien entendu. Mais il ne fallut pas dix secondes après avoir quitté le lycée pour qu’ils se mettent à se disputer…

 

- Mais putain, Dragneel, arrête de marcher sur mes chaussures ! S’énerva Lucy.

- Oh, Heartfilia ! Calme toi, t’es chiante comme fille à crier toutes les cinq minutes !

- Moi ?! Chiante ?! Mais toi tu t’es pas vu alors !

- Contrairement à toi, si ! Par contre, toi ça devient urgent que tu le fasses, avec une tête come la tienne, j’aurais honte de sortir, moi ! Ricana le rose.

- Ouf, heureusement que tu me dises ça, car comme tu as mauvais gout et que t’aimes que de la merde, c’est plutôt bon signe que tu m’aimes pas !

- Moi ? J’aime de la merde ? Mais tu t’es pas vu avec ce drôle de chien qui te suis tout le temps !

- PLUE N’EST PAS DE LA MERDE ! s’écria Lucy en se tournant vers lui, rouge de colère.

- Ah bah c’est toi qui l’dit ! Ca ressemble même pas à un chien mais à un bonhomme de neige qui a une carotte à la place du nez ! Je sais même pas comment t’as fait pour le trouver !

 

En effet, Lucy avait adopté un drôle de chien qu’elle avait trouvé dans la rue il y a un an de cela. Elle l’avait immédiatement baptisé « Plue » suite au drôle de bruit qu’il émettait, quelque chose comme « Pun Pun ». Mais son existence avait été dévoilé au Lycée lorsqu’il s’était glissé dans son sac sans qu’elle le remarque, et avait bondit sur sa table en plein cours d’Histoire. Natsu n’avait bien évidement pas hésité à se moquer, et même prendre des photos ensuite remises au journal du Lycée. 

 

- Sache que de toute façon, plue est mille fois plus intelligent que toi ! s’écria-t-elle furax.

 

Voulant accélérée le pas pour se trouver encore plus écartée de lui, elle en oublia ses jambes meurtrit et s’écroula lourdement le sol, sous les rire du lycéen qui n’oubliait pas de chantonner « Pas douée~ Pas douée~ T’as des jambes en cotons~ Pas douée~ Pas douée~ »

 

- Roh ! T’as gueule espèce de sadique qui pratique la sodomie ! cria Lucy qui était toujours au sol sur le ventre.

- Tu sais… En général je préfère les vagins, mais pour toi je ferais une exception. Lui dit-il en s’accroupissant et lui touchant le cul.

 

Lucy, prenant très rapidement une couleur rouge, se redressa d’un bon en face de lui, tenant ses fesses de ses mains comme pour le protéger et lui cria dessus :

 

- NAN MAIS CA VA PAS ?! QU’EST-CE QUE T’AS A ME TOUCHER LE CUL COMME CA, ESPECE DE PERVERS !! T’EN PROFITE QUE JE SOIS TOMBE POUR ME TRIPOTER LES FESSES EN ME DISANT QUE TU VEUX ME FAIRE DES PRATIQUES SADOMASOCHISTES, C’EST  MALSAIN !!

- Pas sadomasochistes. Rectifia Natsu. Juste, comme tu l’as dit tout à l’heure, sodomie… Enfin, après ça m’est égal, la sodomie ou le sadomasochiste, tant que je suis le dominant…

- ESPECE DE PERVERS QUI PENSE QU’AU SEXE !

- Oui, et je serais même prêt à me sacrifier et  coucher avec une moche comme toi ! Quoique, t’as un beau p’tit cul !..

 

Et c’est à ce moment-là que Natsu se prit un coup de poing magistral de la jeune blonde, désormais aussi rouge qu’une écrevisse, et fut laisser en plan par cette dernière. Lorsqu’il remarqua que tous les passant s’étaient arrêtés depuis que la blonde était tombé pour les observé, il leur cria dessus :

 

- QUOI ?!! Vous voulez ma photo ?!!

 

Les passants firent « non » de la tête et reprirent leur vie ennuyeuse et sans intérêt. S’empressant de rejoindre Lucy avant qu’elle ne soit trop loin et qu’il la perde de vue, il accourut auprès d’elle en lui lançant avec énervement :

 

- Tu vois, c’est ça ton problème ! T’es trop bouché ! Genre tu resteras vierge toute ta vie si t’es comme ça !.. Je pari que t’as jamais embrassé un mec plus !

- T’AS GUEULE ! Ma vie sexuelle ne te concerne pas !!  s’écria-t-elle.

- Pour ça faudrait que t’en ai une au moins…

- Si ça se trouve, j’en ai une espèce de salaud ! Qu’est-ce que t’en sais ? Hein ? lui cracha-t-elle agressivement.

- Parce que tu des réactions de vierge… déclara-t-il comme si c’était évident.

- Juste pour ça ?! Redescente un peu les pieds sur terre, connard, que je sois verge ou non, je n’aurais jamais envie de coucher avec toi !

- Donc c’est vrai ?! Mlle la princesse Heartfilia, la fille qui refuse les avances de quiconque car elle se croit trop bien pour eux n’est plus vierge ?! dit-il en se moquant, légèrement surpris et amuser.

- Ta gueule, ça te concerne paaaa-

 

SPLASH

 

Oui, étant désormais dans la rue où habitait Lucy – et où se trouvait la fleuriste mais ça tout le monde s’en fiche – et donc presque arrivé chez cette dernière, toute l’agitation de la blonde l’avait fait remuée dans tous les sens, et donc, aussi maladroite qu’elle était, tombée dans la rivière. Le rose ne comprit pas tout de suite ce qu’il venait de se passer. Le fait que son interlocuteur disparaisse comme ça en moins de deux ne lui arrivait pas souvent à vrai dire… Puis, quand il réalisa la bêtise de son ennemie, il ne put que laisser échapper un léger ricanement et s’assit au bord de la rivière en attendant qu’elle sorte de l’eau. Le problème fut que ce moment ne vînt jamais. Alors que la peur lui prenait le ventre, mille questions lui traversèrent l’esprit. Mais pourquoi restait-il là à rien faire ? Si ça se trouve,  elle était en train de crever ! Bien qu’il détestait cette fille, il e voulait pas se retrouver en prison pour non-assistance à une personne en danger, donc ni une, ni deux, il se jeta dans l’eau. Ouvrant les yeux dans la rivière froide qui lui procura quelques frissons, il peut apercevoir une petite masse blonde en train de gigoter dans tous les sens en train de lentement couler vers le fond…  Mais elle savait pas nager cette conne ?!! Vu comment elle bougeait dans tous les sens, non ! Il faudra que quelqu’un lui dise que nager n’est pas danser la samba… Excédé – et avec une pointe d’inquiétude au cœur lorsqu’il vit ses mouvement diminués d’intensité très certainement dut au manque d’oxygène – il donna plus de force à ses gestes pour arrivés bien vite à la jeune femme et ainsi l’agripper par la taille. Il put voir ses yeux chocolat précédemment fermés s’ouvrir doucement, avant qu’elle ne s’accroche à sa chemise par peur de tomber. Le jeune homme, bien qu’handicaper par le nouveau poids qu’il devait porter, ne se laissa pas découragé par si peu. Au contraire ! Les ramener tous les deux vivants à la surface était facilement faisable ! C’était qu’il était musclé le jeune homme ! Regagnant rapidement la terre ferme, Il lâcha Lucy qui haletait, à demi-évanouie par le manque d’oxygène. Après quelques secondes d’épuisement total ou les deux jeunes gens étaient allongé par terre, Natsu se redressa et cria sur Lucy :

 

 - NAN MAIS TU SAIS PAS NAGER OU QUOI ?!!!

 

Lucy, encore haletante, le regarda honteusement, les joues légèrement rouges. Un petit « Oui » parvînt à sortir de sa bouche, au plus grand étonnement du jeune homme. Alors voilà la raison pour laquelle, l’an dernier lors d’une sortit, Lucy restait au bord de la mer agitée où les autres élèves faisaient du surf… Ce qui lui avait value des moqueries de sa part d’ailleurs !

Le rose explosa de rire. C’était la meilleure ! Elle était en seconde et ne savait toujours pas nagée ! C’était trop drôle ! Jamais il n’aurait cru ça !

 

- ROH C’EST BON ! C’est pas ma faute si j’ai jamais appris à nager !

- Pfff… Miss Heartfilia qui sait pas nager POUHAHAHAHA ! Alors comme ça, t’es tellement dédaigneuse que tu te dis que toi, tu n’as  pas besoin de savoir nager puisque si tu coules, on te sauve, c’est ça ?

- Mai non !! D’où tu tiens ça, t’es trop con !

- C’est pas ça qu’on dit normalement à son sauveur…

 

Lucy rougit légèrement et détourna le regard, avant de laisser échapper un petit « merci » à peine audible. C’était la première fois depuis qu’elle le connaissait qu’elle lui disait ça… Et la dernière, espérait-elle.

 

- Bouai, je m’en contenterais. Maintenant conduit nous jusqu’à chez toi car j’ai froid là !

 

Lucy ronchonna un peu avant de se lever, le boudant légèrement, et surtout se demandant de quel droit il s’invitait chez elle. Elle le conduisit donc jusqu’à une porte d’un petit immeuble d’un étages,  où elle tapa rapidement un code avant de rentrer dans le bâtiment, n’oubliant pas de ne pas tenir la porte à Natsu pour qu’il se la prenne dans la gueule.

 

- HEY MAIS JE T’AI SAUVER LA VIE PUTAIN ! cria-t-il en se frottant le nez.

- Ouai, et t’avais juste à me raccompagner chez moi crétin ! Maintenant au revoir et ne t’avise pas de raconter ce qu’il s’est passé à quelqu’un !!

- OUI ET BAH SI TU ME LAISSES PAS ENTRER JE VAIS LE FAIRE !!

 

La porte s’ouvrit lentement, laissant entrevoir le visage énervé de Lucy.

 

- Bon… D’accord… MAIS TU TOUCHERAS A RIEN !!!

 

Ouvrant totalement la porte, elle le laissa entrer dans la petite entrée où ne se trouvaient qu’une porte et un escalier.

 

- J’habite au-dessus, suis-moi. Lui intima-t-elle.

 

Montant à l’étage, elle ordonna à Natsu de lui donner son sac pour qu’elle puisse prendre les clefs, mais cet imbécile avait oublié leur sac au bord de la rivière (car oui, il a porté le sac de Lucy tout le chemin).

 

- Mais t’es complètement con au quoi ?! L’insulta Lucy.

- Bah c’est TON sac, t’avais  qu’à y penser !

- Oui mais t’as oublié le tien avec !

- Comme tu as oublié le tien !! se défendit Natsu.

- Oui bah je pensais que t’allais le porter, imbécile !

- C’est moi l’imbécile ?! Depuis quand je dois m’occuper de tes affaires ?!

- Dois-je te rappeler que tu as porté mon sac durant tout le trajet ?

- Mais putain, je l’ai fait inconsciemment, tu te plaignais tellement que tu me laissais pas constaté ce qu’il se passait autour de moi ! Sinon je l’aurais jamais fait !

- Voilà une autre preuve de ton imbécilité ! ricana la blonde.

- Au moins mes résultats sont pas minables ! Ils sont beaucoup mieux que les tiens, sale trisomique !

- CHANGE PAS DE SUJET !! s’affola la jeune femme

- Tu veux pas qu’on parle de ça car tu sais que tu as aucun moyen de te défendre sur ce sujet, hein ? se moqua le rose.

- MAIS C’EST PAS LE SUJET !

- Oui bah au lieu de se disputer ici comme des cons on pourrait aller chercher nos sacs, aussi !!

- Et c’est toi qui dit ça ? Je te rappelle que si on se dispute, comme tu dis, c’est de ta faute !

- MA FAUTE ?!! Mais c’est la tienne espèce de blonde !

- Putain mais au lieu de dire des conneries descend les escaliers ! Tu bloques le passage là !

- Tu peux le demander gentiment aussi !

- Et pourquoi devrais-je le demander gentiment ?!

- Parce que ça ser- Ktch…

 

Natsu ne finit pas sa phrase et tomba à genoux, se tenant de sa main droite la blessure de son front qui n’avait cessé de saigner depuis tout à l’heure. En effet, ces deux abrutis n’étaient pas allés à l’infirmerie avant de quitter le lycée, chose qu’ils regrettaient désormais amèrement. Lucy ne savait pas quoi faire, elle l’avait vu s’effondrée, et marmonna une multitude de choses incompréhensible, trop choqué pour faire une phrase normale Lorsqu’elle eut enfin regagné ces esprit, il lui ordonna rapidement avant de dévaler les escaliers :

 

- Ne bouge pas d’ici ! Je reviens !

 

Le rose qui souffrait silencieusement murmura

 

- Comme si je pouvais bouger…

 

La blonde revint quelques secondes plus tard, avec les deux sacs en mains. Elle s’empressa de chercher ses clefs et ouvrit la porte pendant que Natsu se relevait doucement, sifflant un peu.

 

- Ca va, je suis pas une mauviette, je peux supporter cette douleur. Dit-il sèchement.

- bah c’est pas ce qu’il semblait il y a cinq minutes… souffla Lucy.

 

Elle ouvrit la porte et l’invita à entrer, ce qu’il fit sans se gêné. Il remarqua aussitôt le simple de la pièce :

Un canapé couleur caramel était appuyé contre le mur face à la porte, devant lequel se trouvait une table basse en verre et en bois toute simple où un vase était posé. A côté de la porte et en face du canapé se trouvait une petite bibliothèque à la forme rectangulaire, ou était posé une télé assez ancienne et deux trois bricole. Un tapi blanc sous le canapé et la table couvrait le sol, et quelques photos couvrant le mur côté fenêtre. C’était pratiquement  tout ce qu’il se trouvait dans la pièce… Vraiment, vraiment très simple.

La blonde entra dans la pièce à son tour et ferma la porte avant de poser leur sac dans un coin de la pièce et d’enlever ses chaussures.

 

- Assis toi sur le canapé, touche à rien, je reviens avec des serviettes et une trousse de secours.

 

Le rose, ne dit rien et se contenta de s’assoir, toujours en observant l’espace qui l’entourait. Il remarqua alors un épais livre à côté de lui. La curiosité le piquant, bien qu’il savait que la blonde était une grande lectrice, il saisit le livre et put lire en guise de titre « L’art de la mutilation ». Il trouva ça assez étrange… Pourquoi avait-elle ce genre de livre chez elle ? Ca ne lui ressemblait pas…

 

- Voil- ET ! JE T’AI DIT DE TOUCHER À RIEN !! s’écria-t-elle.

- Mais pourquoi t’as ce genre de livre chez toi ?.. demanda-t-il.

- CA TE REGARDE PAS !!

 

Elle lui prit le livre des mains et le posa dans la bibliothèque, avant de s’asseoir à côté de lui et de lui donner une serviette, des bandages et du désinfectant.

 

- Je suppose que tu pourras le faire tout seul. Si tu peux pas le faire, tant pis pour toi et démerde toi.

- Pff… Que je te laisse me toucher ?! Dans tes rêves ma pauvre !

 

Lucy roula des yeux et partit en direction de la cuisine, d’où elle lui cria :

 

- Tu veux boire quelque chose ? Je te pose uniquement cette question uniquement pas politesse et parce que sinon je m’en fou de toi…

- …

- Ehi, pov’con ! J’te parle ! dit-elle en revenant dans le salon avec deux chocolats chauds

- C’est dingue ! J’aurais jamais cru que mutilation s’écrivais comme ça !

- Mais… C’est super simple ! Quel cacographe tu es…

- Eï ! Je sais pas ce que cacographe veut dire mais sache que je sais écrire des mots compliqué comme télésiège ou hélicoptère !

- C’est pas compliqué ça… soupira-t-elle en lui donnant une tasse de chocolat chaud

- … Il me semble pas avoir demandé ça. Constata-t-il.

- t’as rien demandé du tout en fait.

- Bah… Pourquoi tu m’en a apporté ?..

- Pour que tu puisses te réchauffé. Et sèche-toi : tu mets plein d’eau sur mon canapé !

- Pff.Ouai ! Ouai ! C’est bon !

- Grouille-toi de te soigner et de vite partir aussi s’il te plait.

- Hé ! T’as pas à me donner d’ordre !

- Ici t’es chez moi, donc si ça te plait pas, tu te casses.

 

Natsu grogna de mécontentement, avant de remarquer un joli détail…

 

- Joli soutif ! la complimenta-t-il.

 

Lucy ne comprit pas tout de suite de quoi il parlait, mais baissant la tête vers sa chemise, elle constata que comme cette dernière était trempée, elle était entièrement devenue transparante.

 

- Hiiii ! Cria-t-elle en lui donnant une baffe.