Chapitre 3: Petites bagarres quotidiennes

par aï-sama

Etendu sur son lit, Mirajane émergea doucement du sommeil, une douce chanson provenant de son réveil. Elle poussa un léger gémissement et tourna sa tête pour constater qu’elle devait se préparer pour aller en cours. Se levant, elle tira les rideaux pour que la lumière du soleil puisse passer dans sa chambre aux tons clairs, constatant que ça allait être une belle journée. C’est donc souriante qu’elle sortit dans le couloir pour rencontrer sa petite sœur encore mal réveillé, ne portant qu’une culotte et un tee-shirt trop grand pour elle en guise de pyjama.

 

- Bonjour Lisanna, bien dormit ? demanda-t-elle en souriant.

- Mm… Oui Mira-nee.

 

Elles se dirigèrent toutes deux vers le salon, descendant les escaliers de leur grande maison, puis se mirent à déjeuner de tartiner et de chocolats chaud. A peine eurent-elles commencé à déjeuner qu’une jeune femme à la belle chevelure blanche descendit à son tour, habillé d’une tenue digne d’une femme d’affaire  et d’un sac à main qui semblait de très grande valeur. Se dirigeant vers la porte d’entrée, elle sembla soudainement se souvenir de quelque chose et fit marche arrière pour embrasser les deux filles.

 

- Portez-vous bien pendant mon absence, je rentrerais à Magnolia samedi midi donc je devrais être à la maison vers quinze heure. Mais maintenant je dois vous laisser, mon avions décolle bientôt !

 

Et de ce pas, elle partit laissant Mirajane et Lisanna seule chez elles. Leurs parents n’étaient pas souvent là, constamment en voyage d’affaire. Le pire était leur père, il ne rentrait que de rares fois par an, et ce n’était que pour quelques jours… Leur mère, elle, essayait de rentrer le plus souvent possible pour s’occuper de leurs filles qui avaient depuis longtemps appris à se débrouiller seules. Mais revenons à nos moutons, une fois le déjeuner terminé, Mirajane débarrassa la table tandis que sa sœur monta dans sa chambre pour se préparer. Ceci était le quotidien des sœurs Strauss, rien de grandiose ou bien d’inhabituel ! Etant prête, elles quittèrent leur maison aux allures de villa et se dirigèrent à pied vers le lycée, n’habitant pas loin de ce dernier. Il leur fallut à peine dix minutes pour franchir les grandes grilles dorées (qui n’avait d’or que la couleur, on pouvait plutôt parler de fer peint) et pénétrer dans la cour, pour rejoindre leur petit groupe d’ami qui – étrangement- se disputait avec un autre groupe. La plus jeune fronça les sourcils d’une façon à ce qu’on pouvait parfaitement comprendre que ça signifiait «  Mais qu’est-ce qu’ils ont encore à nous faire chier, ces emmerdeur ?! », et se joignit au combat verbal. A cet instant précis, alors que Mira – comme aimait l’appeler ses proches – allait elle-même se joindre à ce clash, elle fut frappée par quelque chose… Ses yeux s’écarquillant, ses pupilles se dilatant, elle en resta bouche-bée. Pourquoi ne l’avait-elle pas remarqué avant ?! Pourtant ça semblait désormais tellement évident… Depuis tout ce temp… (nda : A ma relecture je me suis rendue compte que ce passage arrêtait pas de rimer… J’aime pas les rimes dans mes chapitres *pleur*) Depuis tout ce temps, elle était passée à côté de ça ! Elle se maudissait de ne pas l’avoir remarqué… Mais maintenant, tout allait changer, oui tout !.. Un sourire sournois vînt se placer sur ses lèvres, tandis que ses yeux s’assombrirent. Un petit rire effrayant émergea d’elle n’indiquant rien de bon. Elle fixa la scène se déroulant devant elle et remarqua à son plus grand bonheur qu’aujourd’hui précisément, chacun avait son adversaire : Gazeel et Levy, Erza et Gerard,  Lisanna et Luxus, Juvia et Grey ainsi que Natsu et Lucy. Bien sûr, il restait Fired qui n’avait aucun « binôme » mais ça, tout le monde s’en foutait et puis s’il voulait se rendre utile, il n’avait qu’à aider et non se contenter d’encourager Luxus.

Mirajane était donc là, planté au milieu de la cours, une aura des plus étrange l’entourant, ses yeux cachés pas ses cheveux et sa bouche déformé en ce qui semblait être un sourire, ne se rendant pas compte que les élèves normaux la regardaient avec peur et évitaient de marcher près d’elle. Elle se trouvait bête sur le coup, hier à peine elle avait bien fait comprendre à ses amies qu’elle ne souhaitait aucunement qu’elles aient des petits copains comme « eux », et désormais elle sautait (littéralement) de joie car finalement, ils allaient si bien ensemble… Bref, pour résumé Mirajane Strauss était de loin la personne la plus étrange du lycée, avec un cerveau tout cassé en guise de partenaire.

La cloche sonna bien vite intimant aux élèves de rejoindre leur classe. La blanche, toujours dans ses rêveries ne vit pas ses amies s’approcher d’elle et eut un sursaut lorsque ces dernières lui parlèrent :

 

- Euh… Mira, t’es sûr que ça va ?.. Tu veux que je t’accompagne à l’infirmerie parce que là t’as une mine effrayante ?..  lui demanda sa benjamine.

- Non, non, je t’assure que ça va Lisanna ! lui répondit-elle en souriant.

- Vraiment ? Parce que tout à l’heure tu nous a pas rejoints et tu es restée toute seule dans… Euh… Ce qui semblait un délire !.. Essaya de la convaincre la bleue.

- Non, Non, c’est bon, en classe sinon Arzak va encore se mettre en colère, d’ailleurs il faudra que je me renseigne sur sa vie en couple car hier j’ai vu Briska vomir dans les toilettes…

- ARG ! ON A MATHS, C’EST VRAI !! J’ai pas fait mes exercices … Gémit Lucy d’une mine dépitée, semblant sur le point de s’effondrer sur le sol. 

- Lu-chan… Tu ne les as encore pas fait ? Tu sais bien que Connel-san a dit que la prochaine fois que tu oubliais il te punirais...

- Je sais…

- C’est pas grave, tu pourras recopier sur moi…
- Vraiment Levy ? Aah, je t’aime trop, merci !

- Je sais, je sais. Sourie cette dernière.

 

Arrivé devant la salle de classe en compagnie  des autres élèves, elles attendirent patiemment que le professeur leur ouvre la porte. Cela fait, comme à leur quotidien ils prirent place à leur place habituelle, mais quelque chose d’inhabituel se passa…

« PROOOOUT »

 

Eclat de rire général. La voilà ridiculisée à vie désormais. En effet, la blonde venait de s’assoir normalement sur sa chaise, croyant qu’au moins cet objet-là ne présenterais pas de risque mais apparemment elle s’était trompée. Un « petit rigolo » avait placé un coussin pèteur sur sa chaise… Et ne l’ayant pas vu, elle ne l’avait donc pas évitée !  Morte de honte, elle se releva lentement sous le regard amusé de tous ces camarades, et saisit la cause des rougeurs sur son visage.

 

- C’EST QUI LE CONNARD QUI A MIS CA SUR MA CHAISE !!!

 

Le silence fut général – même le prof se contenta de soupirer et attendit que tout cela se termine – à l’exception de Natsu Dragneel et sa petite bande qui étaient mort de rire, presque en train de se rouler par terre.

 

- J’AURAIS DU M’EN DOUTER QUE C’ETAIT TOI DRAGNEEL ! TU PERS RIEN POUR ATTENDRE, J’VAIS T’BUTER !!

 

Elle se déplaça à une vitesse fulgurante, et brandit son point pour l’abattre sur le précieux visage de l’imbécile aux cheveux roses, mais malheureusement, le prof fut plus rapide et lui retenu sa main.

 

- Heartfilia ! Dragneel ! Arrêtez tout de suite ! Vous pouvez vous entretuez, mais pas pendant mon cours !

- Mais monsieur ! Vous avez bien vu que ce conn- cet abrutit a mis un coussin pèteur pour me foutre la honte ! C’est normal que je lui en flanque une !

- Heartfilia, déjà vous parlez plus poliment s’il vous plaît, et ensuite j’allais bien entendu punir ce petit plaisantin, mais vous me voyez contrains de devoir vous aussi vous punir pour violence envers votre camarade !

 - Mais je l’ai même pas touché !

- Oui mais vous alliez le faire ! Donc Heartfilia, Dragneel, passez-moi vos cahiers de correspondance !

- Pff… Ca, Dragneel, je te jure que tu me le paieras. Chuchota-t-elle tout en serrant les dents.

- Bien, maintenant que cet incident est clos, je vous prierais de regagner vos places Mlle. Heartfilia que je puisse commencer mon cours.

 

Elle marmonna des mots tous aussi bien incompréhensibles les uns que les autres en regagnant sa place, préparant déjà sa vengeance contre le salaud qui lui avait fait ça.

 

*

 

La récré… Enfin… Lucy souri sadiquement et se précipita en dehors de la salle, sans se soucier que personne à part elle était encore debout, attendant tous que le professeur finisse de donner les devoirs.

 

- Monsieur ! Lucy est sortie ! Pourquoi je peux pas, moi ?! Demanda Hibiki, un playboy bien connu auprès des filles (et de certains garçons).

- Ecoute… Lucy est un cas, je peux plus rien faire pour elle. Si tu veux devenir  un cancre comme elle, je t’en prie, vas-y tu peux partir !..

 

Bizarrement, aucun élève ne se leva et tous restèrent tranquillement assis sur leur siège… Et le cours finit tranquillement quelques secondes plus tard. Natsu – s’étant endormis au début du cours – fut réveillé par son « meilleur ennemi » Grey.

 

- Et, la tête brulée, tu es réveillé ! P’tain, cassons nous d’ici j’ai envie d’aller pisser.

- Tu peux pas le faire seul le glaçon ?! On est pas des gonzesse, si tu veux y aller, vas-y seul ! ET RAHBILLE TOI !!

- WAAH !! MERDE, OU SONT MES HABITS ?!

- Natsu, Grey, sortez de la salle, il ne reste plus que vous et j’ai envie de prendre ma pause-café moi !.. Et Grey, s’il te plait, rhabille toi si tu ne veux pas être collé à cause de ton exhibition !

 

Natsu soupira et regarda son pitoyable ami chercher ses habits partout dans la salle avant d’attraper son sac et de se diriger vers la porte.  Marchant dans les couloirs bondés de monde qui se dirigeaient tous dans le même sens, Natsu ne prêta pas attention à une petite blonde au rire machavélique.

 

«  BOOM »

 

Tous les élèves regardèrent en direction de la provenance de bruit et furent surpris de constater la scène qui se déroulait sous leurs yeux – quoi que pas si surpris que ça venant des deux adolescents :

Lucy tenait fermement la tête de Natsu par les cheveux, ce dernier accroupi à quelques centimètres en face d’un radiateur gémissait lamentablement. Il se leva d’un coup et balaya d’un coup la main de la blonde dans un regard rageur.  Les spectateurs furent surpris de constatés, lorsque le rosé se retourna, qu’il avait le nez et le front en sang. Bien sûr, cela arrivait souvent entre ces deux ennemis, mais le choc était toujours en rendez-vous…  Même si pour beaucoup cela était distrayant, étant une bonne raison pour faire des paries ou un nouvel évènement à inscrire dans le journal du lycée…

Le rose essuya de sa manche le sang coulant abondamment de son nez laissant une grande trace rouge sur cette dernière, avec de grincer des dents et de lancer d’un air furax :

 

- NAN MAIS TU TE PRENDS POUR QUI SALE GARCE ?!! TU VEUX CREVER, C’EST CA ?

 

Et d’un coup franc il tenta de lui donner un coup de poing à la tête, mais la jeune femme n’évita que trop facilement, il était prévisible. Il retenta un coup dans le ventre, que cette fois elle ne put qu’éviter de justesse. Essayant de contrer ses coups, elle le griffa à la joue gauche lassant des traces bien visibles mais le roses lui agrippa le bras, la tirant vers lui pour mieux la maitriser. Il lui flanqua un douloureux coup à la joue qui laisserait probablement un bleu dans le future. Ne se laissant pas faire, Lucy tenta de lui foutre sa jambe dans ses bijoux de familles mais ce dernier fut plus rapide et la frappa au ventre la faisant tomber par terre. Gémissant de douleur il ne fallut pas plus de temps pour qu’elle se relève alors que son ennemi lui saisit les  cheveux, lui tirant douloureusement. Grognant, elle réussit à lui mordre sa main jusqu’au sang provoquant chez lui un cri de douleur, essayant de dégager au plus vite son membre meurtrit, mais sans succès. Il agrippa donc un de ses bras et lui  tordit jusqu’à ce que sa peau devienne rouge et y rajouta les ongles pour plus de douleurs.

C’est ainsi qu’un vrai attroupement de tout genre d’élève se trouvait autour des deux combattant, criant, riant, pariant, sautant d’excitation,  hurlant des consignes qui n’avaient ni queue ni tête, filmant avec leur portable et toute sorte d’autre choses. Les deux groupes ennemis étaient eux même en train d’encourager leur chef, ne voulant pas interrompre ce combat et prouver leur force en le gagnant… Mais malheureusement, l’inévitable se produit : cet évènement qui n’avait rien d’inhabituel ne pouvait passer inaperçu aux yeux des surveillants et professeurs, et Gildarts vînt bien vite les séparer en leur criant dessus de se calmer. Malgré ses muscles bien visible, l’agressivité des jeunes qui tentaient éperdument de continuer de frapper l’autre lui était difficilement contrôlable,  et il dut demander de l’aide à Macao, le prof d’anglais. Il leur fallut ainsi une bonne dizaine de minute pour réussir à les mener chez le directeur, le vieux Macaroff qui traitait ses élèves comme ses enfants et dont la devise était « A Fairy Tail, on est une grande famille ».

 

Assis en face du vieux, Lucy et Natsu évitaient de croiser leur regard, silencieux, en pansant leurs blessures avec leurs mains. Le monstachu soupira avant de prendre un air plutôt joyeux et de leur lancer sur un ton enthousiasme :

 

- Lucy ! Natsu ! Ca faisait longtemps que je vous avais pas vu… Depuis Jeudi si je me souviens bien ? Bref, là les jeunes c’est un peu trop, vous essayez de vous entretuez ou quoi ?

- Mais c’est lui qui a commencé ! s’écria Lucy sur la défensive.

- C’est moi ? Nan mais je te rappelle que c’est toi qui m’a explosé la tête contre le radiateur espèce de tarée !

- Oui mais en même temps tu l’a cherché Ducon ! Tu pensais que j’allais réagir comment lorsque t’as mis le coussin péteur sur mon siège ?! C’est du niveau CP ce genre de connerie !

- Ouai et bah ça a bien marché pourtant. C’est toi qui es plutôt un peu conne pour pas l’avoir vu !

- Moi ? Conne ? Et c’est toi qui dis ça ?!

- Hum hum… je suis là je vous signale. Fit remarquer Macaroff.

- Mais monsieur ! Il faut vraiment que vous pensiez à renvoyer Natsu, il est vraiment insupportable et sans lui Fairy Tail fonctionnerait beaucoup mieux !

- Tu crois pas que c’est toi plutôt le problème blondie ? En plus tu alourdies la moyenne de classes avec les notes que t’as !

- Parce que tu te crois intelligent peut-être ? Laisse-moi r-

- HUM HUM. Bien, où sont vos carnets de correspondance les jeunes pour qu’on règle ça au plus vite ?

- C’est Macao qui les a.  déclara la blonde d’un ton neutre.

- Tiens donc, c’est étonnant. Et puis-je savoir pourquoi ?

- Cet abrutit a placé un coussin péteur sur mon siège, et comme toute personne normale, j’ai voulu le tuer.

- Je vois… Donc je demanderais de me les passer pour vous mettre quatre heures de colles disons… un Samedi matin ? 

 

Lucy réfléchit : elle travaillait le premier Samedi du mois, or ce samedi-là nous étions le troisième… C’était bon, elle eut de la chance. Il faudrait sérieusement qu’elle fasse en sorte de ne pas avoir d’heures de colles durant ses horaires de travail, où tout risquait de se compliquer.

 

- Très bien. Soupira-t-elle.

- On te demandait pas ton avis, blondie.

- Le tien non plus, pinky.

- Mais moi j’ai rien dit.

- S’il vous plait ! Donc oui, apparemment vous semblez plus au moins… en mauvais état. Déclara-t-il en fixant l’apparence des lycéens devant lui.

 

En effet, la blessure au front de Natsu ainsi que son nez saignaient toujours, une trace de griffure était apparente sur sa joue gauche, on pouvait apercevoir plusieurs morsures profondes à sa main droite, l’empêchant probablement d’écrire. Et ça ne s’arrêtait pas là ! On pouvait voir la trace d’ongles sur sa nuque, deux petits bleus à côté de son œil, son uniforme était entièrement froncé et sa chemise légèrement déchiré.

Quant à Lucy, un énorme bleu était apparent sur sa joue gauche ainsi que qu’au haut de son crâne, sa bouche légèrement ensanglantée, la manche droite de sa chemise complètement déchirée laissait entrevoir sa peau rougit ou trainait des griffures et multitudes de bleus. Ses avant-jambes laissées à découvert pas sa jupe étaient emplit d’hématome et elle se tenait le ventre, la douleur des coups de point que lui avait donné le rosé étant toujours présente.

 

- Donc, reprit le directeur, j’imagine que vous ne pouvez pas continuer les cours comme ça… Je vous autorise donc exceptionnellement à rentrer chez vous.

 

Le cerveau des lycéens faillit sauter. Ils pouvaient… rentrer chez eux ?.. C’est bien ce qu’il venait de dire ?.. Et pouvait rentrer chez eux après une heure de cours seulement ?! Mais, c’était un miracle, sortez le champagne, il faut fêter ça ! On pouvait très distinctement observer la joie pétillant dans leur pupille, mais bien sûr, cela était trop beau pour être vrai… Il fallait un « Mais ».

 

- Je souligne le « exceptionnellement », c’est uniquement car vous en semblez pas en mesure d’étudier et la prochaine fois que vous vous battez, et même si votre état est encore plus pitoyable que maintenant, vous devrez vous contenter d’un passage à l’infirmerie et c’est tout. Mais, vu l’état pitoyable de Lucy qui l’empêcherait de se défendre si jamais elle se faisait agresser et ses nombreux bleus aux jambes l’empêchant de marcher vite, je veux que toi, Natsu, tu la raccompagnes.