Chapitre 8

par Heibi

Bonjour !

Je sais que cette fic est très différente de celle que je fais d'habitude, mais le scénario me trotte dans le tête depuis pas mal de temps maintenant, donc il est temps de m'exprimer sur le sujet: j'ai toujours adoré les couples qui sont un challenge de par leurs personnalités complètement différentes. Hiruma et Mamori en font partie. Cette fanfic est la dernière d'une longue liste de fanfics incomplètes HiruMamo que j'ai écrites au fil des ans.

Mais je compte bien finir celle-ci, symbole de l'apogée de ce couple pour moi. J'espère pouvoir m'y remettre très bientôt

En vous souhaitant une EXCELLENTE lecture bien sur, je remercie mes followers! :)





Chapitre 8



_ Si vous en avez marre de vivre, je peux me charger de vous rendre service et d’abréger vos souffrances, lança Musashi d’une voix menaçante.

Il n’avait même pas élevé la voix, mais la tension dans sa voix était palpable. Alors qu’auparavant, Hiruma pointait sa mitraillette sur les « fuckin’ nabots » en leur tirant dessus, Musashi incarnait la force tranquille.

Kurita et Komosubi échangèrent un regard inquiet. Mamori ne savait pas quoi dire, partagée entre la crainte de leur punition et le soulagement quant au fait qu’ils aillent bien.

_ Nous sommes vraiment désolés ! s’écria Monta en s’inclinant brusquement.

Sena l’imita aussitôt. Jumonji, Kuroki, Toganou, se contentèrent de lâcher un rictus agacé en évitant le regard de Musashi.

_ Comment tu peux nous engueuler alors qu’on vient manifestement d’éviter une guerre civile ? marmonna Jumonji, de mauvaise foi.

_ La question n’est pas là, répliqua Musashi d’une voix forte. Nos accords de Kyôshin peuvent être compromis à cause de votre bêtise ! Eviter une guerre civile ? Vous auriez pu la déclencher plutôt !

Jumonji ne dit plus rien, et détourna la tête, agacé. Mamori soupira.

_ Alors ? Qu’est-ce que vous avez trouvé ?

Monta et Sena échangèrent un regard.

_ Nous avons vu un yacht accoster à Kyôshin. Il y avait les énormes caisses en métal, et ça.

Il posa devant Mamori et Musashi une mallette noire. Musashi la regarda et grimaça :

_ Ça ne s’ouvre que par carte magnétique, dit-il en jetant un coup d’œil à la petite troupe.

Tous secouèrent la tête. Aucun n’avait pensé à récupérer la carte sur Unsui. Yukimitsu fit interruption dans la pièce, enlevant ses lunettes en soupirant, épuisé.

_ Les caisses sont fermées avec d’immenses cadenas à combinaisons, dit Monta à son intention, tu as pu les ouvrir ?

_ Kurita et Komosubi l’ont fait, répondit-il. Heureusement que le contenu n’était pas sensible aux secousses.

_ Je crois que si ça avait été le cas, ces cinq-là auraient déjà été morts, répliqua Musashi. Riku m’a raconté que vous aviez failli renverser deux personnes en voiture dans Seibu. Vous êtes des dangers publics !

A nouveau, les cinq coupables ne répondirent pas. Yukimitsu s’éclaircit la gorge bruyamment et continua :

_ Ce sont des mécanismes de bombes, il semblerait.

_ Des bombes ! répéta Mamori avec horreur.

_ Ne t’inquiète pas. Elles sont désactivées. Selon l’écran, il semblerait qu’il faille composer un numéro spécial pour les enclencher.

_ Ces bombes doivent sûrement s’activer à distance, objecta Mamori en se tournant vers la mallette noire. Dans ce cas, ça doit être la télécommande qui les active.

_ Certainement, mais je doute que ces bombes soient d’un quelconque danger. En fait, je ne crois pas qu’elles soient en mesure de faire sauter quoi que ce soit. Leur puissance est tellement faible qu’elles ne pourraient faire sauter une voiture.

Perplexe, Musashi haussa un sourcil. Mamori réfléchit avant de dire :

_ Est-ce qu’elles sont complètes ? Tu n’as rien remarqué au niveau de leur physionomie ?

_ Eh bien, ce sont des modèles que je n’ai jamais vu. Mais du peu que je sache, elles ont l’air inachevé. Il y a une drôle d’encoche comme pour y insérer quelque chose.

_ Peut-être alors que le but de la bombe n’est pas de faire sauter une pièce ou un bâtiment, mais de faire sauter quelque chose qui peut être mortel, dit Mamori. Comme du poison, ou quelque chose comme ça…

_ C’est possible, répondit Yukimitsu. Les Dinosaurs et les Nagas étant impliqués, l’attaque de Taiyou est peut être liée à ces bombes aussi.

_ Le fait d’avoir volé ça à Nagas..., Ils vont nous le faire payer très cher. A mon avis, ils ne sont pas les seuls.

Mamori se tourna vers Yukimitsu.

_ Tu as profité de la confusion de Taiyou pour pirater les caméras de surveillance, non ? Vérifie-les toute. On aura peut-être un indice.

Yukimitsu s’inclina avant de s’exécuter sur le champ. Musashi se tourna vers Mamori. Elle semblait épuisée. Etant trop longtemps habitué à Hiruma qui faisait des nuits blanches sans problème, il avait oublié que Mamori avait le rythme de vie d’une personne normale.

_ Je m’occupe du reste, dit-il à son intention. Allez-vous reposer, Boss.

****

_ Hein ? Deimon ? dit Agon en donnant un violent coup de volant à droite. Une embuscade ?

La cendre de sa cigarette tomba sur son jean alors qu’il conduisait. Exaspéré, Unsui se massa les tempes en marmonnant :

_ Conduis prudemment, nom de Dieu.

_ Tu me demandes de jouer les taxis, frérot ? grinça Agon. Quelle humiliation pour notre clan ! Et en plus vous vous êtes fait battre à plate couture par cette vermine de Deimon !

_ Un peu de patience, fuckin’ dreadlocks, coupa Hiruma en regardant par la fenêtre. On prépare un coup éminent.

A ces paroles, Unsui releva doucement la tête.

_ Bien, dit Agon, on va donc chez les Amino Cyborgs, comme prévu ?

_ Non, coupa son frère. Arrête-toi ici deux minutes.

_ Hein ?

Agon dérapa sur la place du carrefour, suscitant des klaxons furieux auxquels il ne prêta même pas attention. Il fixa son frère d’un air furieux :

_ Pour qui tu me prends à me donner des ordres, bâtard ?! Tu crois être le seul à mener la barre ? Ne te prends pas pour le chef !

Unsui le fixa froidement, avant tourner la tête :

_ Hiruma. Tu conduis.

Agon échangea un regard avec l’ex-chef des Devil Bats, avant de désigner le volant du menton. Soupirant, ils sortirent et échangèrent leurs places.

_ Quelle ironie, de devoir faire ce boulot dégradant, Hiruma, le nargua Agon alors qu’ils se croisaient. Mais si tu n’avais pas eu pitié de cette andouille de Kurita, tu serais à notre place aujourd’hui.

Hiruma eut ce fameux sourire sadique, et prit la place du conducteur sans répondre. Au moment où Agon s’engouffrait à nouveau dans la voiture, Unsui ouvrit l’autre portière, et Ikkyu entra à son tour.

_ Qu’est-ce que tu fais là, minus ? grogna Agon. Encore à traîner dans les cabarets pour surveiller les minettes ?

_ Oui, on peut dire ça comme ça, répondit Ikkyu en se laissant aller sur la banquette de la limousine et en étirant ses jambes. J’en ai d’ailleurs vu une très belle… WOAAAAAAH !

_ Ya-ha !

Hiruma avait démarré en trombe, pied au plancher, faisant tomber tout le monde. Il conduisait encore plus rapidement qu’Agon. Unsui lui jeta un regard en disant :

_ Tu as entendu la dernière, Hiruma ? Une femme, chef de Deimon. Tu la connais, peut-être ?

_ Une femme hein ? répéta le blond en effectuant un virage à la perfection, faisant tomber à nouveau Ikkyu. Ces fuckin’ nabots sont donc pressés de se retrouver au fond du trou pour mettre une fuckin’ femme à ma place.

_ A quoi ressemblait-elle ? s’enquit Unsui en jetant un coup d’œil à Hiruma, observant ses moindres réactions.

_ Eh bien, hésita Ikkyu. Je n’ai pas vraiment vu... Le gros la cachait beaucoup. Je crois qu’elle avait les cheveux courts… et bruns.

_ Une femme hein, fit Agon pensif.

Il tourna la tête vers Hiruma :

_ Ohey ! Changement de cap. On va vers Ojo.

Hiruma jeta un coup d’œil à Unsui qui ne contesta pas la décision de son frère. Ikkyu demanda :

_ Euh… pourquoi on va à Ojo ? Il est quatre heures du matin déjà.

Agon s’adossa au siège, lançant un regard moqueur à Hiruma.

_ C’est rare de voir une femme s’afficher à la tête d’un clan de Yakuza. On va lui envoyer un petit cadeau d’accueil.

****

Il était six heures du matin lorsque Mamori émergea de sous les draps noirs. En premier lieu, elle ne comprit pas où elle se trouvait. Pourquoi n’était-elle pas dans sa chambre d’hôtel ?

Les évènements de la nuit lui revinrent en mémoire. Au vu des évènements de la veille, Musashi avait suggéré qu’elle reste au QG pour la nuit, et pour sa sécurité. Il lui avait attribué l’ancienne chambre d’Hiruma.

Au souvenir de cette anecdote, Mamori se sentit gênée et sortit précipitamment du lit pour rejoindre la salle de bain.

Elle finissait de s’habiller et d’appliquer les dernières touches de maquillage quand on toqua à la porte

_ Mamori ? fit une voix féminine qu’elle n’avait pas entendue depuis longtemps.

_ Suzuna… ? dit timidement Mamori en ouvrant la porte.

Une petite femme aux cheveux bleus se jeta dans ses bras avec un cri de joie.

_ Ça fait longtemps, constata Mamori en la serrant contre elle.

Taki Suzuna était une reporter reconnue qui avait tenté de s’infiltrer dans un premier temps dans le clan Deimon en vue de faire un reportage exclusif sur les Yakuzas. Bien qu’elle se fit rapidement repérer par Monta, aucun plan ne fut orchestré pour en finir avec elle. En fait, elle finit par tomber amoureuse de Sena, le seul capable de la rattraper au fruit d’une longue course poursuite dans la ville, et Hiruma lui avait accordé sa confiance en voyant qu’elle n’était pas un potentiel danger pour le clan.

Ses nombreux contacts avec la presse étaient très utiles au clan afin de tenir l’opinion publique éloignée du business des Yakuzas.

D’ailleurs, elle tenait dans ses mains les nouveaux journaux du matin.

_ Je suis sortie du boulot acheter quelques journaux, dit-elle. Sena m’a contacté à trois heures du matin, je suis passée à l’imprimerie de justesse pour qu’ils publient l’article. Regarde, ça fait la une !

Mamori regarda l’article.

_ Tu as fait passer les explosions des centres culturels de Taiyou pour des… braquages en bande organisée de collectionneurs peu véreux » ? dit-elle en lisant en diagonale.

_ Bien sûr, répondit Suzuna en l’entraînant dans le couloir. Si on savait que c’était l’œuvre des Yakuzas, il y aurait une guerre civile !

Elles entrèrent dans la cour du QG, où elles croisèrent Sena.

_ Suzuna ! dit-il en s’arrêtant brusquement. Qu’est-ce que tu fais ici si tôt ?

_ Je suis venue saluer le boss, répondit celle-ci, et maintenant que j’y suis, je te promets que je vais te tuer pour avoir osé me réveiller en pleine nuit !

_ Mais… Mais ce n’est pas moi ! se défendit Sena en levant les mains, gêné. C’est Musashi qui m’a dit de…

_ Ohey ! Qu’est-ce que vous avez tous à être aussi bruyant ce matin ? gueula Jumonji en ouvrant le portail, portant un sachet rempli de nouilles instantanées et de briques de jus.

Derrière lui, Kuroki, Toganou, Kurita et Komosubi, chargés de courses diverses et d’une énorme boîte.

_ Ah ! Mamori, dit Kurita en allant vers elle. On a trouvé ça devant la porte ce matin.

La jeune femme demeura perplexe devant cette boîte. Elle était longue et rectangulaire, et pleine de trous.

_ Qu’est-ce que c’est ? demanda Monta qui venait d’arriver.

_ Qu’est-ce que j’en sais ? répliqua Kuroki, agacé.

_ En tout cas, c’est lourd, dit Toganou en la déposant sur le sol.

Une lettre y était scotchée à l’intention de Mamori. Perplexe, celle-ci la remit à Suzuna et entreprit de retirer le scotch. Tous s’étaient rassemblés autour d’elle par curiosité, tandis que Musashi apparaissait au seuil de la maison, se demandant ce qui pouvait bien se passer.

En même temps, Suzuna avait entreprit d’ouvrir la lettre. En la parcourant en diagonale, elle ouvrit de grands yeux d’effroi.

_ Attends, Mamori, ne l’ouvre… !

Trop tard, Mamori écartait déjà le papier de la boîte. Elle recula d’un bond avec un cri d’horreur et tomba par terre dans la cour. Musashi se précipita et Suzuna aida Mamori à se lever.

Tous avaient les yeux rivés sur le contenu de la boîte.

_ Quelle horreur…, commenta Jumonji.

_ Comment ont-ils pu aller si loin ? dit tristement Kurita.

_ Fumo…, acquiesça Komosubi.

Lentement, Suzuna donna la lettre à Mamori, qui la saisit en tremblant.



Un petit cadeau d’accueil à l’attention la nouvelle chef des Deimon.

Merci de bien vouloir nous rencontrer demain après-midi au clan Nagas pour parler de notre altercation de la nuit dernière.

Ayez l’amabilité de répondre dûment à notre invitation, auquel cas, nous nous verrons forcés de prendre des mesures drastiques.



Le tout était signé du dragon emblématique du clan des Shinryuuji Nagas. Mamori et Musashi échangèrent un regard, avant de regarder à nouveau la boîte.

A l’intérieur, bâillonnée et le visage plein de bleus, Koharu Wakana, manager du clan d’Ojo, et femme de Takami Ichirô reposait, inconsciente.

_ Emmenez-la à l’intérieur, décida Mamori d’une voix qui se voulait ferme. Et Sena… Appelle Takami immédiatement… qu’on appelle aussi un médecin. Tout de suite !







Et voilà, j'espère que ce petit chapitre vous aura plu. Alors je ne sais pas quand exactement (j'espère que c'est pour bientôt !) Mais je vous retrouverai au chapitre 9 ! A bientôt !