Shazoa.

par chibi_chan

 

 

Me revoilà pour une nouvelle histoire !

Je n’ai pas pu résister longtemps à la tentation de commencer à écrire cette fanfiction sur D.gray-man.

L’idée trottait dans ma tête depuis trop longtemps déjà !!

Le rythme de parutions des chapitres risque d’être un peu long et je m’en excuse j’ai les yeux plus gros que les mains -_-’’ .

Enfin bref j’espère que ça vous plaira^^ !

 

 

 

 

 

 

 

Introduction.

 

 

 

Le soleil était haut dans le ciel en cette chaude et sèche journée d’été dans un petit orphelinat de Delphes, au Sud de la Grèce.

De nombreux enfants riaient et jouaient dans la cour centrale du grand bâtiment. Assise entre les hautes branches de l’unique arbre de la cours, une petite fille regardait ses camarades jouer entre eux avec envie. Elle était de taille moyenne, la peau était bronzée par le soleil et elle avait de long cheveux ébouriffés d’un rouge sang qui tirait sur un blond doré aux pointes, entre les mèches qui barrés son fin visage deux saphirs brillaient d’un éclat ternie par la tristesse et la solitude. Elle-même ne savait pas quel âge elle pouvait bien avoir mais le médecin lui avait dit qu’elle devait avoir environ huit ans. Elle ne connaissait pas son nom n’y son prénom à son arrivée à l’orphelinat, depuis elle s’en était donné un elle-même qu’elle avait inventé, Shazoa. Ce prénom bizarre avait beaucoup amusé les autres enfants et ils s’étaient souvent moqués d’elle à cause de ça mais elle s’en fichait.

Le seul endroit ou elle se sentait bien c’était dans cet arbre, aussi elle si réfugiait le plus souvent possible pour éviter d’être tourmentée par les autres enfants qui prenaient un malin plaisir à la frapper et à l’insulter.

Ce jour-là elle avait aussi pris un livre avec elle, elle ne le lâchait plus depuis le matin et elle l’aurait surement terminé le soir même si ce n’était pas arrivé, l’arrivée de ceux qui allaient marquer un tournant de sa vie...

 

 

Shazoa s’assoupit dans sa lecture et se laissa aller contre l’arbre, à l’abri sous ses douces feuilles vertes, le livre glissa de ses mains et tomba au sol dans un bruit mat juste à côté d’un des enfants. Celui-ci sursauta et leva les yeux avec un regard accusateur et méchant vers Shazoa tranquillement endormie. Il appela à grand cris ses camarades, ils avaient enfin un prétexte pour l’embêter, et pris un caillou au sol qu’il lança de toutes ses forces vers la petite fille. La pierre l’atteint en pleine tête et elle ouvrit grand les yeux en gémissant avant de perdre l’équilibre et de tomber en bas de l’arbre, sur le sol dur comme de la pierre les bras en avant. Elle atterrit sur le sol durement et un craquement sinistre se fit entendre, elle poussa un cri de douleur mais les autre pensionnaires de l’orphelinat la regardèrent gémir sans rien dire, pour eux elle était bizarre, trop bizarre, avec son bras droit couvert de signes étranges et caché par des bandages, elle n’avait rien à faire ici avec eux, elle devait partir.

Shazoa se releva avec difficulté, son bras gauche lui faisait mal et sa tête saignée, elle se retrouva encerclée par les autres enfants qui, suivant l’exemple du premier, serraient tous un caillou dans leur poing. Ils la regardaient comme si elle était un monstre, une erreur de la nature qui n’avait pas de raison d’exister. Pourtant elle ne leur avait rien fait de méchant ! Elle avait enduré leurs moqueries et leurs coups sans rien dire, elle voulait juste se faire des amis !

Pour la première fois de sa vie elle avait peur, peur de leurs regards si jeunes et pourtant si froids. Shazoa recula et trébucha contre son livre, elle se rattrapa avec son bras droit, son bras gauche pendait inutilement dans le vide, brisé. Des larmes commencèrent à couler quand elle les vit lever leurs mains vers le ciel, ce ciel si bleu et si pur ce jour-là.

Ils lancèrent tous les pierres en même temps, Shazoa se roula en boule en tentant de se protéger. Elle sentit les cailloux entailler sa peau, heurter son corps frêle, elle cria et cria encore, de toute ses forces, priant pour que quelqu’un l’entende, pour que quelqu’un l’aide.

Mais Dieu ne l’entendit pas et les bonnes Sœurs ne vinrent pas à son secours. Shazoa reçue une nouvelle série de pierres, elle se recroquevilla de plus belle protégeant sa tête du mieux qu’elle le pouvait.

Et c’est là qu’ils apparurent, une vingtaine de boules grises hérissées de canons surgirent dans la cour en tirant sur les enfants du pensionnat.

Ils hurlèrent de peur et plusieurs d’entre eux tombèrent au sol touchés par les obus. Shazoa releva la tête vers les horribles mécaniques, devant elle les corps des enfants touchés se couvraient lentement d’étoiles noires et leurs yeux s’emplirent de terreur, quelque secondes plus tard et ils ne furent plus que poussières. La petite fille se releva tant bien que mal et recula d’un pas, puis d’un autre. Elle ne voulait pas leur tourner le dos. Shazoa se retrouva bloquée contre l’arbre, juste devant elle le monstre de métal tira. Elle ferma les yeux au dernier moment, c’était fini elle allait mourir.

Brusquement un bruit d’explosion retentit et elle plus propulsait sur le côté par le souffle. Surprise elle ouvrit les yeux et vit un homme de haute taille encapuchonné dans un long manteau noir et blanc se placer devant elle. Il tenait dans sa main droite un long arc qui brillait d’une étrange lumière verte. Sans prévenir l’homme se retourna et empoigna son bras gauche cassé l’attirant contre lui, elle cria incapable de bouger tant son bras lui faisait mal. L’homme la lâcha en murmurant un léger  « désolé » avant de se tourner à nouveau vers les monstres en bandant son arc sans la moindre flèche, celle-ci se forma toute seule avec la même lumière verte qui entourait l’arc.

Shazoa le regardait, fascinée, elle ne pouvait pas détacher son regard de l’arme étincelante.

 Une fois qu’il eut fait exploser toutes les créatures mécaniques, il baissa son arme et se retourna vers la petite fille qui le regardait avec de grands yeux bleus, pas de doutes c’était bien elle que le Quartier Général lui avait demandé de retrouver. Il s’apprêtait à lui tendre la main pour l’aider à se lever quand il interrompit son geste, un mouvement sur la droite avait brusquement attiré son attention. Il brandit son arc qui brillait avec plus d’intensité maintenant et se retourna d’un bond.

Intriguée, Shazoa regarda devant l’homme en noir, redoutant le retour des horribles machines.

En face d’eux se tenait un gros bonhomme avec un immense sourire et des petites lunettes rondes, son apparence aurait put être amusante et son sourire amical mais il n’inspirait à Shazoa que de l’inquiétude, de plus qu’il était assit un monstre semblables à ceux de tout à l’heure.

L’homme en noir se raidit, il ne pouvait pas gagner contre le gros bonhomme et il ne pouvait non plus laisser la fillette entre ses mains. La Congrégation devait avoir de bonnes raisons pour vouloir à tout prix récupérer cette enfant.  

« Recule ! murmura l’homme en noir. Et écoute-moi attentivement ! Je suis ce que l’on appelle un exorciste, mon devoir est de tuer des démons appelés « Akuma » comme ceux que tu viens de voir. Mes supérieurs m’on envoyer ici pour te trouver et te ramener au Quartier Général, je ne sais pas pour quelles raisons ! L’homme que tu vois en face de nous est notre pire ennemi le Comte Millénaire, c’est lui qui crée les Akuma ! Je vais essayer de le retenir et pendant ce temps enfuis-toi loin d’ici ! Cours et ne t’arrêtes pas !! »

Shazoa ne comprenait pas, qui était cet homme en noir et pourquoi la cherchait-on ?

Elle s’apprêtait à le demander à l’homme en noir quand celui-ci la poussa légèrement, lui faisant signe de partir. Elle recula encore et après un dernier regard vers l’homme elle courut vers le bâtiment de l’orphelinat. Arrivée à l’abri des imposants murs de pierre elle se précipita vers une des fenêtres qui donnait sur la cour. L’homme en noir et blanc avait tué le monstre métallique, l’Akuma, et il s’acharnait maintenant sur le gros bonhomme qui esquivait tous ses coups avec une étonnante rapidité malgré sa physionomie.

Le Comte Millénaire avait maintenant fait apparaître dans sa main une boule noire et, arrivant derrière l’exorciste, il le lui enfonça dans le dos, sa main gantée ressortie à travers le corps de l’exorciste qui s’effondra sur le sol déjà rougi par son propre sang.

Derrière la fenêtre la petite fille retient de justesse un cri d’horreur, des larmes coulèrent sur ses joues blêmes sans qu’elle ne s’en rende compte, elle pensait à tous les enfants morts, à l’exorciste mort, aux Sœurs probablement mortes elles-aussi. 

Plus bas, le gros bonhomme pris l’arc et le brisa comme on brise une brindille puis il se redressa et fixa Shazoa dans les yeux à travers la vitre. Comment pouvait-il savoir où elle était ? Ce n’était pas possible !

Elle partit en courant, dévalant les escaliers et manquant de se briser la nuque, elle ouvrit la porte à volée. Son cœur battait la chamade, comme si il voulait sortir de son corps et partir le plus loin possible de l’orphelinat avant elle. Ses larmes coulaient de plus belle mais elle s’en moquait, c’est sa vie qu’elle jouait. Elle remonta la rue en courant et bifurqua à gauche sous les regards surpris des passants. Un homme portant une combinaison jaune l’arrêta pour lui demander ce qui n’allait pas mais, sans réfléchir, elle le mordit avec force*. Sur le coup il la lâcha en hurlant et elle repartit plus vite encore avec le goût amer du sang dans la bouche. Elle atteint la sortie de la ville et se rua à l’extérieur et là, et seulement là, elle se retourna à bout de souffle, cherchant le Comte des yeux dans la foule qui sortait de la ville.

Elle se laissa tomber dans les herbes hautes  pour observer discrètement sans se faire repérer et se reposer par la même occasion. Ne le voyant pas sortir de la ville, elle se détendit un peu et sécha ses larmes en calmant sa respiration saccadée.

Finalement elle se releva et regarda une dernière fois la ville de Delphes où elle avait vécu jusqu’à ce jour là.

Elle heurta alors quelque chose, pourtant il n’y avait aucuns arbres là où elle s’était arrêtée. Elle sentit quelque chose se poser sur sa tête.

«  Je te tiens enfin ! lança joyeusement une voix dans son dos.

La fillette se retourna en serrant son bras blessé contre elle, il était là, le Comte Millénaire l’avait rattrapée. Elle sentit brusquement qu’on l’immobilisait tordant son bras droit dans son dos en la forçant par la même occasion à courber l’échine. En face d’elle le Comte souriait toujours, se réjouissait-il de la tuer comme il avait tué l’exorciste avant elle ? 

Sa peur se transforma en colère et elle soutint le regard de l’être Millénaire en se débattant furieusement ce qui sembla amuser celui-ci.

- J’aime ce regard ! Applaudit-il, ravi. Mais je n’ai pas l’intention de te tuer loin de là !   

Il murmura rapidement des paroles incompréhensibles alors que sa main s’entourait d’une lueur violette et malsaine. Il posa doucement deux doigts sur son front et Shazoa sentit ses forces l’abandonner, l’Akuma lâcha le bras de la gamine, puis il défit les bandages de son bras droit et le présenta à son créateur qui observa les signes gravés sur sa peau avec attention.

- Hum... Tu n’es visiblement pas encore prête. Nous nous reverrons donc dans quelques temps ma petite Shazoa !  » Dit-il quand elle perdit conscience.

 

 

 

 

 

 

*Eh oui Shazoa mord un traqueur^^ !

 

Et voilà la fin de ce premier chapitre d’introduction !

En espérant que ça vous a plut !!!