Cours "particulier" partie I/2

par Hina_Wakabayashi

Chapitre11 : Cours « particulier » Première partie.

 

7h55min : De légers ronflements dérangeaient le silence quasi-religieux de la pièce, une jeune fille aux cheveux blonds , certes pas très présentables, était roulée en boule , attendant inconsciemment l’heure fatidique .

…………………………………

7h59min : une mouche vola, dehors un chien aboya.

8h00 : Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip !!!!!

Le pauvre réveil n’eut plus le temps de biper un peu plus, qu’il se retrouva, comme le veut la tradition matinale, à faire mumuse contre le mur.

 

Hina se réveilla, les cheveux en pétard, les yeux encore fermés, et elle descendit –étrangement un oreiller à la main-  les escaliers à une vitesse des plus vertigineuses.

 

Attablé, Shun- habillé d’un simple short- sirotait son café, tout en écrivant de l’autre main.

-« Bonjour ! » salua Shun très joyeux.

-« Oh ! Ne crie pas ! J’ai mal à la tête. »

-« A qui la faute ? Qui a regardé ce stupide programme télé ? Qui a veillé jusqu’à 3h du mat ? »

-« N’en rajoute pas, tu veux ? Et puis, ce festival est important, il élie, le représentant allemand à l’Eurovision, et puis on est Dimanche! »

-« C’est pas de ma faute si tu es aussi aimable qu’un ours mal léché, au réveil ! »

-« ………………. »

-« Hein, tête de Pétard ? »

 

Slash ! Pong ! Vlan !

 

Hina, très en colère, et anormalement forte en cet instant, envoya son frère valser de quelques coups de poing, digne d’un manga humoristique.

 

De Un : Il ne faut jamais, au grand jamais, appeler Hina « tête de pétard » surtout au réveil.

De deux : Ne jamais trop poser de questions, le matin.

 

Mais, malheureusement, pour Shun, même avec 14ans et 11mois de co-existence, il ne l’avait jamais compris. De retour, de son vol plané, la voyant siroter un café noir, il lui dit :

-« Mais, frangine, le café noir c’est pas bon ! Surtout pour les enfants, ceux de ton âge mangent des céréales et boivent du lait. »

-« Je m’y attendais, un jour il me dira sûrement que ceux de mon âge boivent encore au biberon ! »

-« Au fait, les petits footeux – petit footeux ?- viennent aujourd’hui, pour leur cours particulier. »

-« Ouais ! Sinon toi, t’as pas de boulot ? »

-« Non. »

-« Pourquoi, je parierai que ça une relation, avec le fait qu’ils viennent ? »

 

La vibrante musique de «Stairway to heaven» interrompit leur échange, il prit son portable et lut : Christopher Logan et des poussières, il esquissa un sourire, puis il répondit :

-« Allo, milord ? »

-« Oui, venez, Milord, vous asseoir à ma table ! »

-« ……………… »

-« Ben, quoi ? Ca vient de chez toi, non ? Bref passons, comment va ta sœur ? »

-« Bien, pourquoi, tu le demandes ? »

-« Hé, du calme, j’ai Saki ! »

-« Encore heureux ! »

-« Mais, Shun, me dis pas que tu veux qu’elle vive avec toi, le restant de sa vie ? »

-« Et, pourquoi, pas ? »

-« Et si, un jour, elle rencontre un beau japonais ? »

-« Parle pas de malheur, tu veux ? Et pourquoi japonais, d’abord ? »

-« Oh, pour rien ! Mais, tu vas voir, malheur ou pas, elle partira se mariera et aura des…….. »

-« C’est bon je ne veux pas savoir la suite ! Mais moi je veux juste la protéger, les mecs ils ne pensent qu’à une seule chose et c’est…….. »

-« Compris ! Tu n’as pas besoin de me faire un dessin ! Mais un jour, elle aura des enfants, et crois moi , les cigognes sont au chômage depuis longtemps ! »

-« Ecoute, mec, je crois pas que ce soit, le moment pour cette conversation. »

-« Ouais, sinon, je passe chez toi, dans l’après-midi ! N’oublie pas ! »

-« Mais Chris…..attends…………….. »

BIP BIP BIP

 

Trop tard, il avait raccroché !  Cet australien n’en faisait qu’à sa tête.

 

-« On aura un invité surprise au déjeuner…………Chris débarque ! »

-« Ouais ! »

-« Comment ça « ouais » ? » demanda son frère, un sourcil levé.

-« Au moins lui il est sympa ! »

-« Comment ça sympa ? Et moi, je ne suis qu’un vieux chnoque aigri, parano, possessif, et dont le QI se compose de  deux chiffres ? »

-« Je me le demande depuis le temps, tu connais déjà toutes mes réponses, alors pourquoi tu me le demandes ? »

-« Très drôle ! Bon, va te doucher, ensuite change-toi. »

-« D’accord ! Mais Shun….. »

-« Oui ? »

-« Brosse-toi, les cheveux s’il te plait, je sais que c’est à la mode, cette coupe de décoiffé, mais pour une fois dans ta vie, brosse moi ces trucs ! »

-« Ces trucs sont mes tifs ! Et puis, ils sont bien comme ils sont ! Moi j’aime être décoiffé, ça me donne l’air d’être un……………. »

-« …………..crétin congénital ! »

-« Moi j’aurai dit un savant fou, mais c’est toi qui vois, frangine ! Bon, file ! »

-« Ouaip !  On est sacrément en retard ! Il est 9h, et les garçons débarquent dans une demie heure, bon j’y vais. »

Hina monta à l’étage, fila à la douche en emportant au passage deux serviettes : Une grande, et une petite. Sa douche finie, elle s’enveloppa dans la grande serviette, et mit la plus petite sur ses cheveux.

-« Et voilà, comment je vais faire pour sécher et brosser ça*. »

 Que ne fut sa surprise en découvrant Shun adossé, à la porte.

-«Grand frère à la rescousse !  Bon, je vois que j’ai deviné juste, tu as besoin de moi. »

-« Mais non…… »

 

Elle ne put terminer sa phrase, il l’avait assise sur un pouf à côté du lit, quant à lui il s’assit sur le lit en question.

Il lui sécha, à l’aide de la serviette et d’un sèche-cheveux, et les lui brossa.

 

-« Ca ne te rappelle rien ? » lui demanda-t-il un brin nostalgique.

-« Si…..beaucoup ! Quand on était petit, c’est toi qui me brossais les cheveux, à chaque fois ! Je te demandais d’arrêter. »

-« Mais je te disais à chaque fois, que c’était beaucoup trop amusant pour que j’arrête. »

-« Shun ? »

-« Oui frangine ? »

-« Pourquoi tu portes toujours ton caleçon ? »

-« Casseuse d’ambiance ! Va ! »

-«  Va te doucher ! Tu ne sens pas la rose ! »

-« Normal, je reviens de mon jogging. »

-« Jogging ou pas, va prendre une douche, je ne veux pas habiter avec un putois ! »

-« Charmant le compliment ! »

Son frère s’en alla, la nippone finit de s’habiller, quand quelqu’un sonna à la porte.

-« J’y vais ! » tonna Shun.

-« Comment il a fait pour se doucher, et s’habiller aussi vite ? Merde, il est comme d’hab, c'est-à-dire à moitié nu, non, mais vraiment, c’est un sans gêne. »

Shun, ouvrit la porte, une serviette autour de la taille. Derrière la dite porte, se trouvait le trio de Hambourg : Karl-Heinz, Genzô et Hermann.

 

Hina se précipita un caleçon à la main, le plus vite possible, vers la porte, malheureusement elle était déjà ouverte.

-« C’est quoi ça ? Une manœuvre d’intimidation ? » Occulta le portier en « admirant » le torse de Shun.

Shun remarqua que les regards se dirigèrent vers un endroit bien plus bas de son anatomie, et devant la mine gênée des garçons, il monta un peu plus sa serviette, qui était tombée, faute d’avoir courue.

-« Tiens prends ça, tu les as choqués à vie ! »

-« N’importe ! Je parie que maintenant ils voudront même changer de bord ! Hein , mon petit Genzô ? »

Le gardien de but, était encore choqué, les yeux hagards, la bouche ouverte, et la langue pendante (ceci est un petit plaisir que s’offre l’auteur)* 

-« Youhouuuu ! » s’exclama Kartz, en agitant la main devant les yeux du nippon.

-« Merde on l’a perdu ! »

-« Qui m’inviteras maintenant ? »

-« Qui paiera nos pizza ?»

-« C’est tout ce que ça vous fait, les mecs ? Belle amitié masculine » dit Hina en touchant la main de Genzô qui à ce simple contact, retrouva l’usage de la parole et de ses sens.

-« Bon ben les mecs, entrez ! Et Shun, par pitié pour mes yeux traumatisés, va t’habiller ! »

-« Non, il fait chaud, je préfère rester en culbute. »

-« On est en Octobre, en Allemagne, il fait chaud, hein ? Bon quand tu sauras malade, ne compte pas sur moi, pour te servir de doudou ! »

-« Bon, je suis à côté, je vous surveille, hein ! Alors pas de contacts physiques ! »

-« Oui, papa ! »

Les trois footballeurs s’installèrent, et déballèrent leurs affaires. Quelques minutes , plus tard, Kartz soupira ennuyé !

-« Je suis fat’ ça fait des heures qu’on révise ! C’est nul les maths ! »

-« Pour être exacte, ça fait sept minutes et quarante deux secondes. »

-« M’en fous ! Je m’ennuie. »

-« Belle preuve de ta crétinité congénital ! »

-« Ca n’existe pas ! »

Driiiiiiing !

-« T’attends quelqu’un ? » hurla Shun du salon devenu soudainement très éloigné.

-« Ouais ! Une amie. »

-« Hein ? Une amie ? Tu sais ce que c’est ? »

-« Bon je vais ouvrir. »

La nippone ouvrit la porte et découvrit Kriss, un sac en bandoulière, pardessus son manteau.

-« Tiens, tu portes des Shorts en hiver ? » demanda la blonde.

-« C’est plus pratique pour courir. »

-« Ah ok, mais t’avais pas Volley ? »

-« Ouais j’ai fini ! »

-« Si tôt, donc l’entraîneur c’est forcément pas Alex. »

-« Yes ! »

Arrivé à l’entrée, elle déposa ses chaussures-le parquet ciré de bois évidemment- , et enroula son écharpe autour du porte chapeau, à son arrivée, les joues d’un certain footballeur allemand au cure-dent.

-« Yo Gen! Herman ET Kaiser…..Krilä! »

-« Excuse toi tout de suite! Espèce de….de…..d’Hermaphrodite ! »

-« Mais c’est qu’il vient de dire un mot compliqué le footeux ! Gare à la surchauffe ! »

Karl Heinz allait répliquer quand Hina d’un geste le fit taire.

 

-« On n’est là pour réviser. »

Tout allait pour le mieux jusqu’à ce que aussi incroyable que ça puisse paraître , Genzô se disputa avec Hina.

 

-« Je n’aime pas les Maths »

-« Alors, révise ton Anglais. »

-« J’aime pas l’Anglais. »

-« Révise ton français. »

-« J’aime pas le français. »

-« Mais arrête de faire ton schtroumf grognon, et fais un effort comme tout le monde. »

-« Je n’ai pas d’ordres à recevoir de toi, t’es pas ma mère ! »

-« Mais c’est qu’il s’échauffe l’Iceberg, attention tu vas fondre ! »

-« Et toi donc, arrête de faire ton remake de la mégère apprivoisée ! »

-« Mais c’est qu’il s’améliore le voilà qui cite du Shakespeare maintenant !

-« Oh et puis zut, tu m’emmerdes, je me casse ! »

Rapidement, il prit sa veste et sortit en claquant la porte.

 

-« Mais qu’est ce qu’il lui prend ? »Demanda une Hina perplexe.

-« Pour une fois qu’il sort de son congélateur. »

-« Je parie que c’est ce coup de fil qu’il a reçu hier soir qui le perturbe, il est bizarre depuis. »

-« Eh oh là ! Personne n’a cerné la situation ou quoi ? Genzô, l’homme aux nerfs d’acier, au sang froid légendaire, Gen l’homme de la banquise, il a presque pété les plombs ! »

 -« Justement Hermann ,justement . »

 

Mierda !!!!! Désolée !!!! Vraiment trèèèès en retard, la suite très bientôt, cause de vacances la semaine prochaine . alors Y asi sera !