Le départ définitif de Sanae

par AdamPark

Chapitre 5 : Le départ définitif de Sanae

 

         Les Nakazawa virent une détermination sans faille dans les yeux de leur fille qui franchit la porte du salon.

Chiyako, en japonais : Sanae ?

Cameron, en japonais : Ce regard ne me dit rien qui vaille… Tu as donc quelque chose à nous annoncer.

Sanae, en japonais : Oui et je suis attendue en Allemagne.

Chiyako, en japonais : Ah, Wakabayashi a accepté.

Sanae, en japonais : Oui.

Cameron, en japonais : Mais tu ne connais pas la langue, Sanae.

Sanae, en japonais : Ne t’en fais pas, papa. J’ai l’anglais. Wakabayashi, sa petite amie et ses amis allemands m’aideront.

Chiyako, en japonais : Oh, il a une petite amie ?

Sanae, en japonais : Oui, il en a une. Je ne sais pas qui elle est vraiment mais elle doit beaucoup compter pour lui. Ce n’est pas ça qui m’empêchera d’être en Allemagne car je pourrai peut être me faire une véritable amie. Je serai bien traitée là-bas donc je ne risquerai rien.

Cameron, en japonais : Tu vas partir quand ?

Sanae, en japonais : Dès le premier jour des vacances scolaires parce que je ne peux plus attendre. Je finirai mes études là-bas.

 

         C’était certes trop tôt mais Cameron et Chiyako veulent que leur fille aille mieux. Sanae alla avec sa mère acheter un billet d’avion.

Chiyako, en japonais : Sanae, j’espère que tout ira bien là-bas et que tu te trouveras une amie sincère qui te comprendra et te soutiendra dans tes moments difficiles. Tu te feras de nouveaux amis car tu es incapable de rester seule dans ton coin. Wakabayashi ne te suffira pas…

Sanae soupira, en japonais : Je le sais maman.

Chiyako, en japonais : Peut être que tu tomberas de nouveau amoureuse d’un beau garçon. Peu importe qu’il soit allemand ou autre mais il devra t’accepter comme tu es et il ne jouera pas avec tes sentiments.

Sanae soupira, en japonais : Je l’espère. Je ne sais même pas comment elle s’appelle cette petite amie de Wakabayashi

Chiyako la rassura, en japonais : Tu le sauras plus vite que tu ne le crois. Pour cette histoire de cœur, l’amour ne se commande pas mais fais selon ton cœur qui te guidera. N’oublie jamais que tu es  seule maîtresse de ton destin, Sanae.

Sanae, en japonais : Oui maman.

 

         Après avoir pris le billet d’avion, Sanae envoya un télégramme à Genzô, lui disant la date et l’heure de son arrivée en Allemagne.

 

         De retour à la maison, la jeune fille commença à faire ses valises, vidant tous ses placards. Elle trouva soudain un album de photos qu’elle se mit à feuilleter en analysant chaque cliché tout en sautant ceux de Tsubasa en solo.

Elle était heureuse à cette époque…

 

         Regardant de très près les réactions de chaque garçon, elle ne vit que de l’amitié à part un seul.

Genzô Wakabayashi.

Sanae, en japonais : Mais qu’ai-je fait ? J’ignorais que Wakabayashi était amoureux de moi avant d’avoir le cœur brisé. Mais n’avait-il pas confondu entre amour et amitié à cette époque ? En regardant toutes ces photos, Wakabayashi avait toujours les yeux sur moi quand j’avais le dos tourné et je n’avais rien compris ! Maintenant c’est bien trop tard parce qu’il a une petite amie, prouvant qu’il avait confondu amour et amitié. Pourquoi n’ai-je eu des yeux que pour Tsubasa ?

 

         Anego préféra laisser cet album dans cette maison car il devait faire partie de son passé à cause de trop de photos de Tsubasa. Dès qu’elle aurait quitté le Japon pour un certain temps, elle devrait construire une nouvelle vie sans Tsubasa. Elle savait qu’elle ne pourrait jamais complètement oublier son pays natal mais elle reviendrait que quand elle serait prête.

 

OoO

 

         Le lendemain, certains élèves apprirent que Sanae vint de demander une cessation d’études définitive à Nankatsu. Yukari et Kumi allèrent voir Sanae pour avoir des explications sur son départ mais elles se rendirent compte qu’Anego ne portait plus l’uniforme.

Kumi, en japonais : Attends, Sanae !

Yukari, en japonais : Mais où vas-tu continuer tes études si ce n’est pas ici ou dans une autre ville ?

Sanae, glaciale, en japonais : Cela ne vous regarde absolument pas !! Je n’ai pas de compte à vous rendre.

 

Quelle froideur !!

Ni Yukari ni Kumi n’avait jamais vu Sanae dans cet état-là.

 

         Du côté des garçons, Ryo fut le plus affecté du prochain départ de Sanae car il la considérait comme sa sœur depuis longtemps. Il maudissait pour la première fois Tsubasa d’avoir brisé le cœur fragile de Sanae.

Teppei, en japonais : Au fait, j’ai eu un appel de Wakabayashi. Il m’a chargé de vous dire de ne pas s’inquiéter pour Sanae. Elle nous pardonnera avec le temps. J’ai eu l’impression qu’il était furieux contre TsubasaEst-il vraiment amoureux de Sanae ?

Ryo, surpris, en japonais : Mais comment est-il au courant ?

Hajime, en japonais : Soit Sanae soit Tsubasa a dû lui écrire…

Teppei, en japonais : Il ne m’a rien dit…

 

         Cependant aucun d’entre eux ne savait que Genzô aimait une autre fille que Sanae. Cette inconnue était venue un temps au Japon pour panser ses blessures sans rencontrer qui ce soit.

Mamoru, en japonais : Mais ça ne nous dit pas où Sanae ira continuer ses études…

Yuzô, en japonais : Il suffit de lui demander.

Ryo, en japonais : Vous oubliez qu’elle ne nous adresse plus la parole !

 

         Tout le monde poussa un soupir de désolation. Du côté de Tsubasa, il se sentit vraiment mal à l’aise d’être responsable de tout mais il aimerait avant tout de regagner l’amitié de Sanae.

Ce n’était pas gagné d’avance puisque Anego refuse de le voir.

 

OoO

 

         En Allemagne, Sakura vit le télégramme annonçant l’arrivée de Sanae Nakazawa. Genzô était content que son amie n’ait pas perdu du temps pour quitter le Japon.

Sakura, en japonais : Tu es disponible ce jour-là ?

Genzô, en japonais : Oui chérie, tu n’as pas de match ?

Sakura, en japonais : Non, je n’ai rien. Pourquoi ?

Genzô, en japonais : Pour m’accompagner.

Sakura, en japonais : Mais je ne la connais pas.

Genzô, en japonais : Je sais mais ce serait déjà fait.

Sakura, en japonais : Bon d’accord.

Hermann s’en mêla, en allemand : C’est une bonne nouvelle ce télégramme ?

Genzô râla, en allemand : De quoi tu t’occupes ?!

Sakura, en japonais : Pourquoi ça t’intéresse tant ?

Karl Heinz, en allemand : Tu sais Kartz, il vaut mieux la laisser cicatriser son cœur. Et puis, tu n’es pas très observateur… Ça se voit que c’est une bonne nouvelle.

 

         Genzô regarda Sakura rabrouer Hermann en souriant. Il aimait vraiment sa fleur de cerisier et il espérait que Sanae trouve en elle une amie, une sœur qu’elle recherchait vraiment…

Une personne sur qui on pouvait compter.

Sakura était une véritable amie pour beaucoup de personnes car elle gardait tout pour elle.

Genzô savait que Sakura avait énormément souffert et il était le seul à tout savoir sur elle. Karl Heinz, lui, ne savait que très peu de choses.

 

OoO

 

         Sanae ne voulait voir personne la veille de son départ parce qu’elle ne voulait pas que les autres tentent le tout pour tout soit redevenu comme avant.

Mais on ne pouvait plus revenir en arrière une fois le destin changé.

Le temps de la naïveté était révolu.

La Sanae d’antan était morte.

Mais allait-elle renaître de ses cendres, tel un phénix une fois qu’elle serait en Allemagne ?

Elle n’en savait rien.

 

         Le lendemain, Cameron et Chiyako emmenèrent leur fille à l’aéroport. Sanae n’eut pas trop longtemps pour attendre l’avion qu’elle alla s’embarquer sans se retourner. Une fois dans cet avion, Sanae versa une seule larme car elle laissait derrière elle son pays natal.

 

         Dans l’aéroport, les Nakazawa virent soudain Ryo Ishizaki en compagnie de certains amis après que l’avion ait décollé, emportant Sanae au loin. Tsubasa n’était pas parmi eux ce qui soulagea Cameron et Chiyako.

Ryo, en japonais : Bonjour madame, Sanae est là ?

Chiyako, en japonais : Je suis désolée, Ryo mais elle vient de partir. Elle ne reviendra pas.

Hajime, en japonais : Partie mais où ?

Cameron, en japonais : Nous ne pouvons pas vous dire où exactement parce qu’elle ne veut pas que vous le sachiez.

Ryo, en japonais : Ce n’est pas juste, Sanae !! Aucun de nous ici présent ne t’avait trahie !!

Chiyako le rassura, en japonais : Ne t’inquiète pas, Ryo. Elle finira vous pardonner avec le temps. Soyez patients. Elle est trop furieuse pour entendre la vérité, ok ?

Ryo, en japonais : Ok.