Retrouvailles

par goldenpair



Chapitre 1 : Retrouvailles.

Yuzu et Karin rentrèrent de l’école. Sur le chemin, Karin eût un mauvais pressentiment, elle ressentit la présence d’un de ses monstres que Ichigo, son frère aîné, combattait habituellement, mais malheureusement pour elles celui-ci était parti depuis un certain temps. Karin regarda sa sœur, son visage reflétait la peur, la crainte. Elle prit sa main et l’entraîna dans une course pour essayer d’échapper au hollow qui avait trouvé ses nouvelles proies. Elles s’arrêtèrent à côté de la rivière sous un pont. Elles reprenaient petit à petit leur souffle. Karin regarda une nouvelle fois Yuzu, elle paraissait toujours terrifiée parce qu’elle venait de voir :
_ Yuzu, tout va bien ? S’inquiéta-t-elle.
_ Qu’est-ce … Qu’est-ce que c’était que ça ? Sanglota-t-elle.
_ Cela devait être un hollow. Je n’en avais pas vu un aussi grand depuis que j’avais rencontré Toushirô.
_ Toushirô ? Qui c’est ? Demanda-t-elle curieuse.
_ Heu en fait c’est …
Elle fixait Karin en attendant sa réponse.
_ C’est un shinigami que j’ai rencontré au football.
_ Un shinigami ? Tu blagues ? S’interloqua Yuzu.
_ Si seulement je pouvais. Tu veux connaître un autre secret ?
Elle hocha positivement de la tête.
_ Ichi-nii est aussi un shinigami.
_ QUOI !!! Mais ce n’est pas possible, pourquoi Ichi-nii …
_ Je n’en sais rien, quand j’ai voulu lui demander, il était déjà parti.
_ Mais il faut le dire à papa ! S’écria Yuzu.
_ …
Elle n’eût pas le temps de répondre à sa sœur que le hollow les avait retrouvées. Elles recommencèrent à courir. Elles tournèrent dans un coin de rue et Karin se heurta à une jeune femme. Toutes les deux tombèrent sous le choc. Karin la regarda se relever, elle était de taille moyenne avec de longs cheveux blonds attachés en une queue de cheval. Ses yeux étaient d’un noir profond. Elle était habillée d’un jean bleu taille basse avec un bustier noir comme ses yeux. Elle l’aida à se relever tranquillement puis ramassa son petit sac sans se presser. Le hollow se rapprocha dangereusement, Karin le sentait, il fallait qu’elles fuient cet endroit :
_ Mademoiselle, il faut tout de suite partir c’est dangereux, s’écria Karin.
_ Pardon ? Dit-elle surprise par les paroles de celle-ci.
Trop tard il bloquait le chemin à Yuzu. Karin s’interposa entre le hollow et Yuzu. Le coup du hollow allait l’atteindre mais elle ne ressentit aucune douleur physique particulière. Elle releva les yeux et baissa ses bras pour remarquer que la jeune femme qu’elle avait heurté quelques secondes plus tôt les avait protégées. Elle prit dans son sac un petit poignard étrange, la lame était ondulée et des inscriptions semblaient apparaître sur celui-ci. Elle fit un mouvement simple et rapide vers le bas avec son poignard. Le hollow avait été tranchée net. Il disparut. Yuzu vit apparaître un peu de sang coulé de la main de la jeune femme. Elle se précipita vers elle et lui attrapa la main. Celle-ci lui sourit et dit :
_ Laisses, ce n’est pas grand-chose, la rassura-t-elle.
_ Mais cela peut s’infecter, on ne sait jamais.
_ Ah ! Mais ce n’est pas le hollow qui m’a fait ça, c’est en tombant tout à l’heure il y avait du verre brisé par terre.
_ Je suis désolée, c’est de ma faute, dit Karin. … Attendez ! Mais … vous pouvez les voir ?!
_ Malheureusement, oui, répondit-elle. Je ne vous ai pas demandé vos noms.
_ Je suis Kurosaki Yuzu et voici ma sœur Karin.
_ Enchantée, moi c’est Alvis Shi. Vous avez dit Kurosaki ?
_ Oui, vous connaissez Ichigo ? Demanda Karin pleine d’espoir.
_ Heu … non je suis désolée, je crois que je me suis trompée.
_ Ce n’est pas grave. Venez avec nous, on va soigner votre main, notre père a une clinique de quartier. Il y aura de quoi vous soigner là-bas.
_ Merci beaucoup, mais vous n’êtes pas obligées.
_ On vous doit bien cela, répondit Yuzu qui avait retrouvé son sourire.
Elles conduisirent leur nouvelle connaissance à la clinique. Elles arrivèrent au bout d’une dizaine de minutes. A peine avaient-elles franchi le seuil du portail que leur père Kurosaki Isshin sur ses deux filles :
_ Oh ! Où étiez vous donc ? Papa s’inquiétait de ne pas vous voir revenir de l’école, s’écria-t-il en gesticulant dans tout les sens. Il s’arrêta quand il s’aperçu de la présence d’Alvis.
_ Bonsoir, dit Alvis, je suis désolée c’est de ma faute si vos filles sont en retard. Je suis tombée et me suis blessée la main sur du verre brisé par terre. Elles m’ont proposé leur aide. Je suis vraiment désolée de vous déranger.
_ Ah …
Il resta béat devant ses filles et Alvis jusqu’à que Karin le ramène à la réalité avec un coup de poing sous le menton :
_ Mais pourquoi as-tu fait cela, Karin ? Demanda le père.
_ Parce que tu rêvassais, Yuzu viens, on a des devoirs à faire en mathématiques pour demain.
_ D’accord, au revoir Shi-san, j’espère que votre blessure à la main guérira vite.
_ Merci, au revoir, répondit-elle avec le sourire.
_ Bien Shi-san, n’est-ce pas ? Suivez-moi, sil vous plaît. On va soigner cette plaie.
Elle le suivit dans la clinique sans ajouter un seul mot. Après avoir soigné la blessure, il recommença à parler :
_ Désolé pour tout à l’heure, je ne m’attendais pas à te voir, dit-il d’un ton sérieux que très peu lui connaissait.
_ C’est normal, je suis morte il y a cent ans par une horde de Menos Grande en mission. Enfin c’est la version officielle.
_ Comment ça ? Demanda-t-il suspicieux.
_ J’ai horreur d’être sous estimer encore plus par mes amis. Sérieux c’est énervant !
_ Mais alors que c’est-il passée ?
_ Ce qu’il c’est passé ?! A ton avis, j’ai été l’un des lieutenants d’Aizen.
_ Et ?
_ Il s’est avérée que lors d’une mission et bien … elle hésita mais continua. J’ai fait une chose qui a du lui faire un peu peur et comme il savait que jamais je n’adhérerais à son plan, il a tenté de m’éliminer.
_ Mais il n’a pas réussi puisque tu es là, en déduit-il.
_ Il a failli m’avoir mais il faut avouer que j’ai eu beaucoup de chance ce jour-là.
_ Mais qu’as-tu fait pour qu’il s’inquiète ?
_ Mieux vaut ne pas le savoir et je préfèrerais ne pas me faire remarquer plus que je ne le suis à présent.
_ C’est-à-dire ?
_ Les Vizards, ils savent que je suis là.
L’incompréhension de son interlocuteur la désespérait sur certains points.
_ Je me suis exilée aux Etats-Unis ces derniers temps. Bon cela va faire 15 ans que je suis là-bas. C’est un peu à cause d’eux que je suis partie d’ailleurs puisque je ne savais pas de quel côté ils étaient, enfin.
_ Comment sont-ils au courant ?
_ Je les aie prévenus, dit-elle simplement.
_ Je ne comprends plus rien.
_ As-tu oublié d’où je viens et qui je suis. Je suis dans la même position que ton fils, enfin si on passe certains détails. Moi aussi il s’avère que je suis une Vizard. Après qu’Aizen s’en ai pris à moi, j’ai du rester dans le monde réel et donc de cacher mon énergie spirituelle pour éviter que l’on me retrouve. Je l’ai donc emmagasinée, mais ça faisait un peu trop pour moi. J’ai alors fabriqué une sorte de « contrôleur de force ». Je ne peux plus l’emmagasinée comme avant car je ne suis pas sortie indemne de mon combat avec Aizen. J’ai perdu certaines de mes capacités dont celle de me régénéré lentement.
_ C’est sur, cela n’aide pas, dit-il ironiquement. Sinon, qu’est-ce qui t’amènes réellement ici ?
_ Je viens te passer un message de la part d’Urahara, annonça-t-elle. Tu sais sans doute que la « grande bataille » aura sûrement lieu cet hiver. Bien sur, c’est toi qui décide si tu veux ou non intervenir dans la bataille. Pour mieux les surprendre, il serait plus judicieux selon Urahara que lorsqu’on aura véritablement besoin de nous.
_ D’accord, aucun problème. Continue.
_ Bien Urahara sera présent dès le début de la bataille. Il aidera le gotei 13 dans son action. En ce qui me concerne j’interviendrais lorsque les équipes qui ont la charge de faire reculer les Menos seront dépassées.
_ Je vois, je suppose que je n’interviendrais que quand Ichigo sera en mauvaise posture, c’est ça ?
_ Ainsi qu’Ishida-kun. Enfin si son père accepte.
_ Ça sera dur, tu l’as déjà vu ?
_ Non, c’est toi qui t’en occupe. Moi je dois rentrer et ensuite je dois aller en Égypte, je ne reviendrais que le moment venu.
_ Lâcheuse, ce gars n’a pas une once de sentiments, comment vais-je réussir à le convaincre ?
Elle repartit en direction de sa maison secondaire. Elle déposa et enleva le bandage de sa main. Plus rien, pas même une cicatrice. Elle prit sa valise et en retira une serviette, une trousse de toilette ainsi que différents vêtements. Après avoir pris une bonne douche, elle décida de se rendre sur la tombe de sa famille.
Lorsqu’elle arriva, une silhouette se tenait devant la tombe. Elle s’en approcha et vit son visage. C’était le capitaine Ukitake. Malgré le fait qu’il fallait qu’elle évite tout contact avec les shinigami du gotei 13, elle lui adressa la parole sans même se présenter :
_ Vous les connaissez ? Demanda-t-elle faussement intéressée.
_ Pas vraiment, c’était la famille d’une amie.
_ Isis Shi, 1857-1888. Elle a quel âge votre ami ? Se moqua-t-elle.
_ Bonne question !!! Rigola-t-il sans retenu. Excusez mon impolitesse, je vous ai pas demandé votre nom ?
_ Vous êtes sur de vouloir savoir ?
_ Pourquoi cela ?
Elle se pencha vers la tombe et y déposa ses fleurs :
_ Cela faisait longtemps que je n’étais pas venue, n’est-ce pas ? Isis. Je suis désolée, je ne pouvais revenir que maintenant. J’ai été très occupé, je sais que ce n’est pas une excuse valable, mais bon.
Il la regarda ahuri, ce n’était pas possible, ça ne pouvais pas être elle, elle … est …
_ Al...
_ Tu sais si j’avais eu la possibilité de revenir je l’aurais fait mais c’était impossible car si je voulais me venger et en finir avec tout cela, il fallait que je disparaisse. Au fond de moi je ne voulais pas revenir car la Sereitei n’a jamais été une maison pour moi. Enfin … si je suis ici c’est pour me battre et non pour discuter avec les morts.
Elle s’arrêta et le regarda tristement :
_ Ali … je … commença-t-il.
_ Capitaine !!! S’écrièrent ses deux subordonnées.
Il tourna la tête vers eux :
_ Enfin nous vous avons retrouvé
_ Pourquoi vous avez fait ça ? On s’est beaucoup inquiétés !
Ils regardèrent la tombe :
_ Isis et Alvis Shi (1852-1867).
_ Vous les connaissez ?
_ Qui sait, répondit-il.
Ils repartirent alors dans la Soul Society préparer la future bataille. Assise dans le seul arbre du cimetière, elle souriait tristement :
_ Merci.

Fin du chapitre 1 : Retrouvailles.