Rendez-vous au clair de lune; Chapitre Treize.

par Kiwi-Lollypop

Rendez-vous au clair de lune; Chapitre Treize.
 


Cela faisait bien une semaine que Toshiro tentait de trouver un moyen de pouvoir pénétrer dans le passage secret. Cependant, sa gouvernante Rangiku ne semblait pas l'entendre de cet œil, bien qu'elle ne soit au courant de rien. Depuis quelques temps, elle lui avait payé (avec l'accord de ses prends bien entendu) des professeurs pour toutes sortes de choses bien futiles à ses yeux. D'ailleurs, elle avait passé la journée pour harceler et pour tenter de lui soutirer des informations sur ce qui s'était produit au bal. Sa gouvernante devait faire ça depuis, eh bien le bal. Elle ne cessait de lui poser des questions à chaque fois qu'elle en avait l'occasion. La belle rouquine pouvait même laisser tomber un cours d'histoire (puisqu'il connaissait par cœur cette leçon) pour l'ennuyer d'une tonne de questions, bien qu'il n'ait jamais flanché. D'ailleurs, la question qui revenait le plus souvent dans la bouche de la domestique était qu'elle se demandait qu'est-ce qui s'était produit pour que lui, d'habitude si froid et si distant avec tout le monde, s'était soudainement entiché de cette jeune fille qu'il ne connaissait que depuis à peine un mois. Rangiku commençait à avoir un peu trop de soupçons à propos de sa "relation" avec sa promise. Pourquoi soudainement aurait-il laissé tomber Hinamori pour sa promise, sans aucune raison apparente?!

En songeant à sa promise, il se rappela avoir reçue une lettre il y avait quatre jours de cela pour l'avertir que le bal qui était censé avoir lieu cette semaine allait être reporté car la plus jeune des Kurosaki, sa promise, était tombée malade et qu'elle n'allait pas très bien. Bien sûr, il allait lui rendre une petite visite bientôt pour prendre de ses nouvelles mais seulement, en ce moment, il devait se concentrer sur ses recherches car cela devait bien faire trois semaines qu'il s'était allié avec sa promise pour détruire leur mariage, mais il n'avait constaté aucun avancement dans leur quête pour la liberté. Toshiro se fit remarquer qu'il l'avait trouvé bien pâle lorsqu'ils étaient dans les jardins. Bien sûr, il comprenait le fait qu'elle ne se sente pas trop à l'aise d'être à l'endroit où sa mère s'était faite assassinée mais si elle réagissait ainsi c'était qu'elle devait en savoir beaucoup plus qu'elle n'en laissait paraître pour détester autant cet endroit.

À présent, il se trouvait à la bibliothèque pour tenter de trouver, vainement lui semblait-il, car on dirait bien que le duc Yamamoto avait passé la totalité de sa vie à préparer cette affaire, des informations sur le fonctionnement des mariages. Puis, en récoltant ces informations, il espérait, avec l'aide de son intelligente promise, repérer une brèche dans la loi pour pouvoir enfin se libérer de ce fichu mariage dont il n'avait rien demandé. Bien sûr, Karin Kurosaki était loin d'être repoussante, mais il n'était pas amoureux d'elle et il ne la connaissait que depuis peu. Seulement, il sentait qu'après cette mésaventure réglée et qu'il pourrait enfin être avec Hinamori, il resterait en contact avec la fille de son ancien mentor et qu'avec le temps ils pourraient peut-être même... devenir ami? Si seulement il pouvait trouver une brèche immédiatement dans cette loi! Car là évidemment, il pataugeait dans une marre de livre vieux de plus d'un siècle et des notes qu'il ne cessait de prendre pour tenter de trouver un problème. Mais malheureusement, il ne trouvait rien. Parfois, il avait envie de jeter tout ce qui se trouvait sur la table sur laquelle il se trouvait puis de tout jeter au feu. Cependant, à chaque fois qu'il éprouvait cette envie, il tentait de se calmer en de disant que Karin pourrait peut-être voir quelque chose qu'il n'avait pas remarqué.

Sans qu'il ne puisse l'en empêcher, un bâillement s'échappa de sa bouche. Bien que Toshiro ait ardemment envie de trouver quelque chose de potable à servir à sa promise, le jeune homme trouva qu'il en avait assez fait pour aujourd'hui. Il avait des courbatures partout et ses yeux semblait aussi sec que l'air présent dans un désert. Le fils unique des Hitsugaya s'étira et regarda par la fenêtre dans un même moment. La lune était haute dans le ciel, lui prouvant qu'il était enfermé avec des livres poussiéreux depuis bien trop longtemps.

Par contre...

Toshiro porta son regard vers les étagères qui soutenaient les livres d'histoire. Il devait encore aller voir ce qui se trouvait là-dedans... Il l'avait promis à la Kurosaki et il se devait d'honorer sa promesse.

Une petite voix lui souffla qu'il puisse faire cette tâche demain, car il y avait un lit bien douillet qui l'attendait et qui l'appelait à grand cris.

Mais Toshiro ne prit même pas la peine de l'écouter. Cette voix, il l'avait écouté à chaque jour depuis une semaine. Aujourd'hui était un jour de trop. Et puis, il n'avait rien d'autre à faire, mis à part une recherche qui, pour l'instant, n'aboutissait à rien.

Le jeune homme aux cheveux aussi argentés que la lune s'étira une nouvelle fois puis se leva. Il rangea chacun des livres à leur place et prit ses notes, qu'il alla ranger bien précieusement dans sa chambre. Toshiro se dirigea ensuite vers les cuisines et prit un sac de provision, au cas où il se retrouverait prit dans ce passage secret et qu'il doive trouver une sortie. Rin, le cuisinier qui était de garde la nuit, ne posa guère de question, trop absorbé par la dégustation d'un dessert. De plus, cela faisait plusieurs fois depuis ce dernier mois que son maître venait la nuit manger.

Il reprit la direction de la bibliothèque et une fois rendu à destination il se dirigea sans attendre vers la section de la pièce qui regroupait tous les volumes d'histoire.

Le jeune homme prit une torche qui se trouvait non loin et partit à la recherche du livre qui lui permettrait accéder à la salle secrète. Il ne prit pas bien longtemps à trouver le livre en question et tira immédiatement dessus. Comme la fois où il avait tirer sur le bouquin, une porte se dessina et s'ouvrit sans un bruit, laissant apparaître un escalier qui s'engouffrait dans les ténèbres. Sans une once de peur le garçon baissa la tête pour passer dans l'embrasure (la porte était petite) et mis son pied sur la première marche. Toujours légèrement baissé, il descendit sur la deuxième marche, puis sur la troisième. Toshiro chassa ensuite une toile d'araignée de sa main qui aurait été dans son visage s'il n'avait rien fait. Il descendit ensuite sur la quatrième marche et il fit de même sur la cinquième.

- Jeune maître? Lui parvint une petite voix timide depuis la bibliothèque. Jeune maître, êtes-vous ici?

Le garçon éteignît la torche qu'il avait prise et remonta en vitesse les cinq marches qu'il avait franchies.

- Je suis ici, déclara-t-il pour ne pas que le domestique ne parte.

Toshiro referma la porte et celle-ci, à son plus grand malheur, claqua avec force.

- Jeune maître tout va bien? Lui demanda la voix du domestique, plus proche que tout à l'heure.

Le fils des Hitsugaya sortit de la rangée et aperçu le domestique en question.

- Oui je vais parfaitement bien, pourquoi une telle question?

Le visage de son serviteur s'empourpra.

- Eh bien j-j'ai entendu du bruit provenant d'où vous étiez, bredouilla l'homme.

- Je me suis simplement cogné contre une étagère.

- Le jeune maître va-t-il bien? S'inquiéta le majordome. Il n'est pas dans ses habitudes d'être maladroit.

- La fatigue doit être la raison de ma maladresse, mentit le futur comte. Qu'elle est la raison de votre venue? Poursuivit-il, souhaitant changer de sujet.

Le majordome sembla soudainement se souvenir de ce qui l'avait porté à cherche le maître dans tout le manoir.

Le domestique sortit une lettre de sa poche et la tendit à son maître. Ce dernier la prit, haussant toute fois un sourcil de curiosité.

- Qu'est-ce?

- C'est une lettre de la part de mademoiselle Hinamori. Le messager qui me l'a transmise a prit le temps de spécifier que le message était très important que je devait le donner de toute urgence au fils du comte Hitsugaya. Le pauvre messager, il était tout essoufflé de sa course... Je lui aie proposé l'hospitalité pour la nuit et pour que son cheval en lui puissent se reposer de leur course, mais il a gentiment décliné et est aussitôt repartit.

Toshiro regarda l'enveloppe fait de papier parchemin, puis, sans même jeter un regard vers le domestique, il lui demanda de prendre congé d'un geste de la main.

- Je vous remercie. Mais maintenant je souhaiterais être seul.

- Bien, jeune maître, lui répondit le majordome en s'inclinant, avant de quitter la pièce.

D'un geste inquiet, il déchira l'enveloppe et prit la lettre entre ses mains. Il ne l'avait pas montré à son domestique, mais l'inquiétude le rongeait de l'intérieur. Son amie d'enfance ne lui envoyait jamais un message à une heure aussi tardive, et ne réclamait jamais que sa mette soit lue de toute urgence. Cela signifiait donc que c'était très important.

Il ouvrit la lettre et dévala les quelques lignes en quelques secondes à peine.

"Cher Toshiro,

Dès que tu reçois cette lettre, je voudrais que tu te mettes immédiatement en route vers mon manoir, j'ai quelque chose de très important à te dire. Je t'en supplie, viens t'en rapidement!
P.S: tu sais où me retrouver.

Signé,
Hinamori."

Toshiro ne réfléchit pas plus que cela, il partit en courant en direction de la sortie du manoir.

Lorsqu'il poussa la porte de son manoir, il ne prit même pas la peine de la refermer.

Immédiatement, il reprit sa course. Le vent froid lui mordait la peau mais il n'en avait cure, il continuait de courir. Toshiro aurait peut-être dû s'apporter un manteau, cependant, dans la précipitation, il n'y avait pas songé et il ne tournerait pas les talons seulement pour cela.

Comme avec la porte du manoir, il poussa les portes de l'écurie dans un grand fracas, sortant brusquement du sommeil le palefrenier qui y dormait. Celui-ci tomba de la chaise sur laquelle il s'était assoupi et releva la tête, encore dans les vapes. Mais lorsqu'il reconnu son maître qui se dirigea vers lui d'un pas furieux, le palefrenier se redressa immédiatement.

- J-jeune maître, mais que faites-vous ici?

- Je n'ai pas le temps avec tes questions! Hyorinmaru possède-t-il sa selle sur lui?

- Mais bien sûr que non, je l'ai enlevé pour qu'il puisse dormir, s'étonna le jeune homme, ne comprenant pas l'attitude agressive de l'un de ses maîtres.

Toshiro claqua sa langue de frustration et se passa une main rageuse dans ses cheveux décolorés.

- Combien de temps cela te prendrait-il pour lui installer une nouvelle fois la selle?

- Euhh, réfléchit le domestique, je vous répondrais que cela me prendrais environ trente minutes au minimum.

Toshiro claqua une nouvelle fois la langue d'agacement. C'était bien trop long...

Il n'avait pas le choix.

Le fils unique de la famille Hitsugaya pénétra dans le box de son cheval.

- M-mais, jeune maître! Que faites-vous?!

Mais à peine le jeune palefrenier avait-il pu achever sa phrase, son maître était déjà loin, chevauchant sa fidèle monture immaculée.

En direction du manoir de la famille Hinamori.