Recherches; Chapitre Neuf.

par Kiwi-Lollypop

Recherche; Chapitre Neuf.

- RAAHHH!! S'écria Karin en laissant choir le livre sur la table. Je n’y pige rien! C'est trop compliqué!

Toshiro grommela quelque chose d'inaudible, embarrassé par le comportement de sa promise. Il ramassa le livre et regarda une domestique passer, le regard curieux. Le jeune homme se rapprocha de la brune et plaça le livre devant la jeune fille. Il pointa alors un paragraphe dans le livre.

- C'est pourtant pas si compliqué à comprendre... Soupira-t-il, las.

Ils avaient passé quelques minutes à s'échanger sur leur vie, leurs passions, ce qu'ils aimaient dans la vie et ce qu'ils détestaient. Ils avaient ensuite pris le reste de l'avant-midi pour lire sur le sujet du duc Yamamoto et ses lois.

- Si tu passes autant de temps à la bibliothèque, alors tu dois bien avoir eu le temps d'en apprendre plus.

Karin baissa honteusement de la tête et bougea légèrement de la tête.

- Eh bien... Il faut dire que je passe mon temps dans la section de littérature... Je lis surtout des livres d'aventure...

Toshiro soupira une nouvelle fois.

- Et dans tes cours privés avec ta sœur Yuzu? Tu as bien appris des choses sur le duc, non?

- Oui, mais juste les bases... Disons que je n'ai jamais vraiment voulu en apprendre plus sur le sujet. Et puis tu me parles d'Aizen! Pas du duc! Alors c'est normal que ça entraîne confusion!

Toshiro se remis à grommeler tout bas, pestant certainement sur l'ignorance de la jeune fille. Pourtant, il ne se laissa pas démonter et il se rapprocha un peu plus de la jeune fille.

- Comme tu sais, il y a eu la guerre contre Aizen Sosuke et ses Hollows.

Karin acquiesça.

- Aizen était en réalité un homme très intelligent, et destiné à devenir un très brillant scientifique. Malheureusement, avec la paresse du roi à vouloir gouverner le pays, Aizen a commencé à caresser l'idée de vouloir devenir roi un jour, et gouverner le territoire à son image.

Le fils du comte pris une pause pour reprendre son souffle.

Karin se retourna vers le jeune homme, qui lisait le reste du texte pour tenter de lui en faire un rapide résumé.

- Il a longtemps gardé son rêve secret, mais lorsque le roi pris la décision d'exécuter tous ceux qui seraient incapables de payer le taxe, en plus de l'augmenter. Fou de rage, il se mît alors à parler, lors de réunion secrète, de son désir de prendre le trône auprès de politiciens. Une minorité a approuvé ses projets, mais la minorité s'est offusqué et n'a pas voulu lui donner une part de leurs soldats pour aller attaquer le palais du roi. D'autres, on seulement eu la peur de recevoir de représailles en acceptant son idée.
Comme la majorité, en toute logique, a emporté sur la minorité, Aizen ne pu compter sur l'appuie du gouvernement pour ses projets de grandeurs. Le "grand" scientifique du alors de retourner sur son tout dernier espoir, la population.
Homme très persuasif, il réussit aisément à convaincre les plus désargentés de joindre sa cause en usant de leur haine envers le roi. Par la suite, il devint un agitateur de foule, faisant provoquer des émeutes dans certains des villages plus pauvres. Évidemment, le roi fit brûler chacun des villages où il apprit que les habitants refusaient de payer sa taxe.
Quêtant aux paysans de l'argent pour ses recherches, il leurs promis que chacun des sous lui étant donné servait à trouver un moyen de renverser le roi. Méfiants tout d'abord, grâce à la légendaire persuasion d'Aizen, les habitants financèrent par la suite en secret ses sombres projets.
Un jour, un fidèle soldat appris se qui passait et alla directement en informer le roi. Celui-ci se décida à contre-attaquer en ordonnant aux gouverneurs des villages, bourgs et villes que si une personne était soupçonnée d'aider le "traître" à la couronne, la famille entière serait exécutée. Que se soit proche ou lointaine de la famille. De nombreuses personnes de le crûrent pas capables de faire ce genre de chose et ils en payèrent chère et le prix.
On entendit que très peu parler d'Aizen pendant plusieurs mois. Il eu plusieurs rumeurs à son sujet. Soit il était mort d’une quelconque maladie, ou encore avait-il été assassiné. Peut-être était-il devenu fou. Ou il avait ouvert les yeux sur l'absurdité de la chose.
Mais ensuite, plusieurs disparitions eurent lieu, ce qui eu don d'inquiéter la population. Aizen enlevait-il des personnes pour se venger? Le roi ignora superbement les plaintes occasionnées sur les disparitions.
Puis soudainement, une étrange maladie, qui eu rapidement le nom d'épidémie, décima le pays en entier. Même le vieux roi en succomba et se dû être son plus vieux fils qui pris la couronne. Aussi perverti que son père, il ignora la misère de son pays.
Puis lentement, une guerre se forma.
Bien entendu, comme les revenus des taxes descendaient en chute libre, le nouveau roi dû cesser d'ignorer son pays. Il leurs promis de tuer cet Aizen.
Il envoya alors tous ses soldats qui n'avait pas été atteins par la maladie pour combattre le traître.
Étonnement, on ne revit jamais les soldats revenir, et on apprit par la suite que le roi et toute sa lignée avait été tués. Aizen pris sa place.
Le grand-père du duc Yamamoto est donc soudainement arrivé dans le paysage, prétextant pouvoir mettre fin au teigne de terreur d'Aizen. Puis il y eu ce qu'on appelle aujourd'hui la guerre d'hivers.

Toshiro prit une pause, et posa son regard sur sa promise. Il fut surpris de la voir, buvant ses paroles comme de l'eau fraîchement recueillie. Ils se fixèrent ainsi du regard pendant de longues secondes, avant que Karin n'ouvre la bouche pour parler.

- ... J'ai entendu parler de cette guerre d'hiver, mais je n’ai pas compris pourquoi on l'a appelé ainsi... Je veux dire par-là... L'ancêtre du duc Yamamoto aurait été stupide de faire la guerre à Aizen en hivers, par que plusieurs de ses soldats seraient morts de froid. Et puis, j'ai retenu le fait que la guerre s'était produite au printemps, alors pourquoi guerre d'hiver?

- Encore content de savoir que tu ne fais pas que dormir durant tes cours privés, maugréa le jeune homme.

Karin eu une mine offusquée, et lui décocha une droite sur l'épaule. Il s'excusa en un grognement peu convainquant.

- Eh! Je ne dors pas pendant les cours! Protesta-elle. Je... Je-Et puis c'est cette vieille femme! Elle est tellement coincée! Et comme elle juge futile que nous apprenions des "affaires d'homme", que je cite, elle ne nous apprend que les plus simples bases!

Karin lui tourna le dos, et pris le livre dans ses mais pour lire.

- Tu ne vas quand même pas bouder?

- Et qu'est-ce que ça peut te faire, que je boude ou non?

- C'est une réaction totalement ridicule pour une fille de ton âge.

Toshiro s'approcha d'elle, et accouda son menton sur l'épaule de la Kurosaki pour voir ce qu'elle lisait. Distrait, il entoura les épaules de la jeune fille avec ses bras.

- Où as-tu appris tout ça?

Toshiro se retourna vers elle, surpris par sa question.

- Que veux-tu dire par-là?

- Qui t'as appris toutes ces choses? ... Je veux dire... Tu sais tellement plus de chose que cette vieille harpie!

Karin pivota légèrement sa tête vers lui. En croisant son regard, il su immédiatement qu'elle savait déjà la réponse à sa propre question. Pourtant... Si elle l'avait posé, cette question... C'est qu'elle voulait être certaine de la réponse...

- Ton père.

Karin eu un léger sourire.

- Ouais... C'était lui ton instructeur, hein?

Toshiro hocha lentement la tête. Il savait qu'il s'engageait dans une pente assez abrupte de la vie de la jeune fille.

- Comment était-il?

Karin se retourna vers lui, et ils fondirent une énième fois dans le regard de l'autre.

- Quand ma mère était toujours en vie et qu'il était ton professeur... Je ne l'aie que vu très rarement... Et je dois admettre que ça n'a pas vraiment changé avec son meurtre. Je voudrais savoir comment il était avec toi.

- ... Eh bien... Il était toujours très enjoué et m'apprenait d'une manière assez étrange toute les matières que j'avais à apprendre. Il avait toujours... cette... étincelle quand il parlait de sa famille. Il ne cessait jamais de me dire à quel point vous étiez tous ses joyaux. Quand il a dû partir à la mort de ta mère, cette étincelle dans son regard avait complètement disparue. Envolée.

Un silence s'installa entre eux, et Karin sentit un malaise s'enfouir dans ses entrailles. Ils étaient bien trop proches... Sans même le vouloir, elle ne pu s'empêcher de sentir la bonne odeur que dégageait son promis et de sentir son souffle mélanger ses cheveux. Si... Si elle retournait juste un peu plus de la tête, elle pourrait joindre ses lèvres avec les siennes...

Embêtée par ses propres pensées, elle dû se contenir pour ne pas rougir et elle remit le livre au milieu pour que le jeune homme comprenne parfaitement qu'elle souhaitait qu'il enlève ses mains de sur elle. Toshiro s'exécuta, et se rassît sur sa chaise, la mine maussade.

- Ahem! Bon eh bien! Cette guerre d'hivers?

- Elle a été baptisée ainsi à cause du sang froid des soldats d'Aizen à tuer tout le monde sur leur passage. Répondit-il machinalement le garçon d'une voix traînante.

- C'est tout? Juste à cause de la cruauté de soldats? Fit la brune en fronçant les sourcils. C'est plutôt ridicule.

- Non, ce n'est pas tout. Tu sais, ces disparitions (Karin hocha la tête)? En réalité, Aizen les enlevaient pour les métamorphoser en soldats plus forts, plus vite et plus intelligents.

Karin écarquilla de dégoût ses yeux.

- Il leur enlevait ensuite leurs instincts primaires, comme aimer, ressentir de la pitié ou avoir peur. On pouvait parfaitement les reconnaître grâce à un trou à la place d'où il devait avoir un cœur. On a longtemps pensé qu'il s'agissait d'un effet secondaire, avant de comprendre qu'il s'agissait de l'un des effets de la maladie.

- L'épidémie? Mais que vient-elle faire dans l'histoire?

- La maladie n'était pas naturelle. Quiconque qui en devenait le réceptacle perdait à peu près tout de leur humanité. La personne visée perdait la raison et elle commençait peu à peu à changer de physique. Il n'y avait pas particulièrement de trait propre aux Hollows, mis à part un trou au niveau du cœur — d'où leur nom les "creux" — et un masque sur la tête. On a longuement cherché la raison pourquoi des monstres comme ceux-ci pouvait encore être en vie sans cœur — car nous avons réussis à en attraper quelques-uns et les disséqués. Nous n'avons trouvé aucun grave de cœur dans le corps —. Comme à chaque agissement d'Aizen, une surprise s'y cachait. En réalité, Aizen avait trouvé un moyen d'enlever le cœur d'une personne sans qu'elle ne meure. Dans les batailles, il était donc impossible de les faire mourir, car les Hollows n'avaient même pas de cœur. Pourtant, en les combattant, nous avons pu les vaincre en découvrant qu'en fait, leur cœur n'était pas conservé à quelque part, mais qu'Aizen avaient transformé leur cœur en masque.
Pour en revenir au nom de la guerre d'hivers, c'est principalement à cause du sang-froid des Hollows à tuer. Pour ce qui est des autres raisons, je ne sais pas exactement, car les informations ont dû se perdre au fil du temps.

- ... D'accord. Merci pour ce cours d'histoire fort passionnant, mais j'aimerais bien savoir à quoi tout ceci (elle pointa le volumineux livre devant elle), pourra nous aider à pouvoir annuler notre contrat de mariage.

- J'y arrivais justement, Kurosaki. Le grand-père du duc Yamamoto, a réussis à détrôner — je t'en épargnerais les détails — Aizen et le mettre à mort. Il est devenu roi, à faute de successeurs. À sa mort, son seul fils voulu garder son titre de duc, et laissa à un jeune garçon la charge du royaume. Quand le duc mourra à son tour, le duc Yamamoto reçu en héritage un carnet contenant des idées pour préserver la population. Voilà pourquoi nous en sommes ici aujourd'hui.

Karin garda le silence un moment s'imprégner de ces mots, hochant de la tête avec une moue qui semblait impressionné.

- Waouh. Souffla-t-elle par la suite. C'est assez incroyable comme histoire. Et assez horrible également.

- En tout cas, cette histoire nous laisse beaucoup réfléchir sur nos prochains choix que l'on fera dans la vie.

- Ouais.

Encore une fois un silence gênât s'installa entre eux.

Puis, la Kurosaki se leva de sa chaise de bois, chargea ses bras des livres qu'ils avaient utilisés, et partit les mettre dans un chariot, où des domestiques iraient les classés à leur place.

Lorsqu'elle revint où Toshiro l'attendait, aussi impassible que depuis elle le connaissait, une domestique l'attendait également.

- Mademoiselle Kurosaki. Bredouilla-t-elle d'une voix timide. Votre père m'envoie vous dire que le dîner du soir est servit.