Faster; chapitre Sept.

par Kiwi-Lollypop

Faster; Chapitre Sept.

- Vous semblez trèeeees bien vous entendre, votre promise et vous Capitaine... Déclara Matsumoto, assise en face du son maître, juste à côté de l'amie d'enfance de celui-ci. Dans sa voix, on pouvait très clairement y retrouver de la malice.

Toshiro, accoudé jusque là à la fenêtre de la calèche, se retrouva vers sa gouvernante, surpris.

- Quoi? Demanda-t-il, légèrement perdu.

- Ah là là... Shiro-chan devait être en train de trop penser à sa fiancée pour écouter quoi que soit! Fit Momo Hinamori, un sourire malicieux sur les lèvres, se retenant d'éclater de rire.

Le jeune homme fronça les sourcils, confus.

- Tu t'entends bien avec ta promise, non? Lui sourit doucement la brune. En tout cas, vous sembliez très proches tous les deux, à la réception de ce soir.

Le fils du comte eu un léger sourire crispé, que personne ne sembla remarqué, ou la personne qui le remarqua ne passa aucuns commentaires. Il repensa à ce qu'elle lui avait demandé de faire — En soit, joué l'amoureux qui retrouve son âme sœur. —. Pourtant, même s'il savait qu'il allait devoir enlacer sa promise, il se sentit affreusement soulagé de savoir que, bientôt, il allait pouvoir avouer ses sentiments à la brune en face de lui, sans personnes pour le rappeler à l'ordre.

Mais pour ça, il allait devoir chercher un moyen en compagnie de la fille de son ancien mentor.



Karin revint d'un entraînement de soccer particulièrement éreintant, et se dirigea en direction du manoir de son père. Encore une fois, comme toute la fois qu'elle revenait d'un entraînement, elle devait passer par l'énorme et sombre jardin de la demeure, à son plus grand désarroi.

Depuis qu'elle avait appris la nouvelle à propos de son couplage avec le fils du comte Hitsugaya — Il y avait maintenant plus d'une semaine —, la brune n'avait trouvé aucun temps pour elle.

Entre son frère qui ruminait encore de la nouvelle;

Orihime qui lui tapotait maladroitement l'épaule;

Yuzu qui ne cessait de lui parler de son promis le comte Kuchiki qu'elle avait revu au bal des Récoltes, deux jours plutôt;

Ses cours privés(qu'elle suivait avec sa sœur jumelle, qui ne ratait pas une occasion de lui murmurer quelques mots de plus sur le comte Kuchiki) avec une enseignante stricte et les lèvre toujours pincées à un tel point que là où devait de trouver ses lèvres, seulement une ligne lui prouvait qu'elle possédait une bouche;

Et pour finir, son père qui ne cessait de venir la voir le soir, après le dîner, pour pleurer sur le sort de sa fille, comme quoi elle grandissait bien trop vite, et qu'elle ne pourrait plus être sa petite poupée d'amour... Avant qu'elle ne succombe à la tentation meurtrière qui la prenait lorsque son paternel jouait les imbéciles, elle le fichait hors de sa chambre à grand coups de pied dans le derrière... Mais à chaque fois, le comte Kurosaki se dirigeait alors vers la chambre de Yuzu, pour rejouer la même scène débile.

Encore ce matin, Yuzu l'avait suivit jusqu'à la bibliothèque, pour lui radoter encore et encore tant d'éloges sur son promis.

En y repensant, la seule vraie conversation que Karin avait pu entretenir avec son promis, c'était au bal, alors qu'elle lui proposait d'être enfin libéré d'elle et ce stupide mariage. Contrairement à Yuzu, elle ne connaissait ni sa couleur préférée, ni son repas favoris, à quoi pouvait ressembler son manoir, son passé et bien plus encore... Karin, tout ce qu'elle savait sur Toshiro Hitsugaya, c'était qu'il ne souhaitait pas être lié à elle. Dans un sens, elle était heureuse, puisqu'elle ne se collerait pas un promis transis d'amour pour elle.

La brune réajusta son ballon enroulé dans un filet à son épaule. Lorsqu'elle passa devant les écuries, elle y remarqua que plusieurs autres chevaux —exclus ceux de sa famille et le sien — s'y trouvait. La plus jeune des Kurosaki haussa les épaules, indifférente. Ils recevaient tout simplement des invités, comme à l'habitude.

Elle continua son chemin, puis rendue à l'entrée du château, elle poussa l'une des grandes portes en bois pour rentrer dans le manoir de son père. La jeune fille monta l'escalier de marbre, puis prit la direction de sa chambre, où un bon bain devait l'attendre les bras ouverts.

Pressée de se débarrasser de la sueur qui la recouvrait, elle tourna le coin d'un couloir, mais elle rencontra un obstacle.

Sonnée, Karin porta sa main à sa tête, puis lança un regard noir en direction de la personne qu'elle avait bousculée. Mais ce n'était qu'un simple vase qui tanguait dangereusement sur son piédestal de marbre.

Grommelant, Karin repris son chemin, espérant qu'aucunes personnes ne l'ait vu.

Le chemin vers ses appartements ne se fit sans une autre accroche du genre, mis à part qu'elle avait failli s'étaler de tout son long sur le sol froid en accrochant le tapis.

Enfin, elle pu prendre l'une des poignées de porte de sa chambre, et la tourner pour rentrer dans son coin tranquille. Dès qu'elle eu refermée la porte derrière elle, elle se laissa glisser sur le sol en soupirant de bienêtre. Elle était tout simplement vidée. Si elle ne voulait pas prendre une douche, la brune se serrait rouler en bouler ici même, pour piquer un petit roupillon.

Grimaçant, elle se releva et remplit l'espace qui la séparait de sa salle de bain.


Les cheveux encore mouillés, Karin ressortit de sa chambre.

Tout en se dirigeant vers la bibliothèque, Karin marchait d'un pas tranquille, observant pour la millième fois les même vieux tableaux poussiéreux qui recouvraient le mur.

- Karin-chan! S'éleva une petite voix dans le couloir.

L'interpellée se retourna, pour tomber sur une furie à la robe orange crépusculaire qui l’enlaça (l'étranglant presque) vivement.

- Karin-chan! Lui sourit Yuzu Kurosaki, se détachant enfin d'elle. Bonjour!!

Karin, au travers des cheveux châtains de sa sœur, croisa le regard métallique de Byakuya Kuchiki, comte et promis de sa sœur jumelle. En signe de salutation, il lui adressa un simple hochement de tête.

- Devine qui est làaaaa également?!!! Chantonna sa sœur avec un sourire malicieux, après s'être totalement défaite de son étreinte.

Karin arqua un sourcil, puis haussa les épaules, indifférente.

- J'en sais rien. Ishida? Tenta-t-elle mollement.

- Bien sûr que non! Répliqua Yuzu. C'est tooooon proooomis!

Karin écarquilla les yeux. Elle se repris rapidement, puis un sourire franc vint illuminer son visage. Pour être sincère, elle ne s'attendait vraiment pas à ce qu'il vienne faire des recherches avec elle aussi tôt... Lentement, elle enlaça sa sœur, la remercia rapidement et repartie à grands pas vers la bibliothèque.