Plan; Chapitre Six.

par Kiwi-Lollypop

Plan; Chapitre Six.

Hinamori le regarda, un sourire hésitant collé aux lèvres. Était-il sincère, ou avait-il des sous-entendus dans sa dernière phrase?

Finalement, la jolie brune opta pour la première option, et lui offrit un magnifique sourire, avant de lui refaire une révérence.

- Alors je suis ravie que se soit en ma compagnie que tu aies ou avoir de si bons moments dans ta vie.

C'est alors, qu'ensembles, ils rejoignirent Rangiku qui avait bien eu le temps d'empiler les verres de saké vide sur la table du buffet, profitant du fait que son jeune maître s'occupait ailleurs. Ses pommettes et son nez étaient parsemés d'une jolie teinte rose, montrant à tous son état d'ivresse.

- Ah! Capitaine! Fit la rouquine en l'apercevant enfin au travers de la foule. Vous voilà enfin!

Elle leur fit un grand signe de mains, comme si les deux jeunes gens de l'avaient pas encore remarquée.

Dès que Toshiro eu mis un pied à la hauteur de sa gouvernante ivre — qui bu un autre verre au passage —, des trompettes résonnèrent dans la salle, ordonna presque le silence à la foule.

Ses trompettes annonçaient l'arrivée des hôtes.

Du haut des magnifiques marches de marbre, un majordome s'avança, portant sa main d'un mouvement théâtrale vers la porte principale.

Justement, portes qui s'ouvrirent dans les secondes qui suivirent.

Puis, la voix rauque du domestique résonna dans la salle, plonger dans un silence qui en aurait fait rougir un cimetière de honte.

- Isshin Kurosaki, comte des familles unifiées des Shiba et des Kurosaki.

L'homme qui avait accueillit le jeune homme aux cheveux blancs un semaine plus tôt, bien habillé, bien rasé et bien coiffé.

Le jeune fils du comte Hitsugaya devait se l'admettre, il ne ressemblait plus du tout à l'homme qui avait accueillit le comte Kuchiki et lui, les cheveux noirs gras et en bataille, les mains recouverte d'encre.

Le comte s'avança et descendit les escaliers de son manoir.

- Karin Kurosaki, benjamine de la famille et jumelle de Yuzu Kurosaki.

À la surprise générale, une magnifique jeune femme en sortit.

Habillée de vêtements de sport pour homme.

Sans grâce, elle descendit les escaliers à son tour, alors que des murmures scandalisés s'élevaient entre les personnes de hauts rangs.

Comme si la foule ne murmurait pas, il reprit sa citation. Il appela Yuzu Kurosaki, elle, munit d'une magnifique robe rouge.

Il nomma ensuite Ichigo Kurosaki, qui s'avança, aussi bien habillé que son père, une belle jeune femme rousse lui tenant le bras.

Orihime Inoue, promise d'Ichigo Kurosaki.

Belle, grande, des cheveux relevés en une queue de cheval simple aussi roux que son promis. Sa robe dorée brillait à la lueur des chandeliers.

Le couple descendit lentement les escaliers de marbre, les deux qui semblaient resplendir de joie.

Dès que l'aîné des Kurosaki eu atteint le sol de la salle de bal, la musique reprit, comme si l'interruption n'avait jamais eu lieu.

Karin fendit la foule à grands pas, et les gens se poussèrent comme si elle était Aizen elle-même. La brune passa devant le buffet, là où Matsumoto, Hinamori et son promis se trouvait, ignorant royalement ce dernier.

- Kurosaki!

La voix d'un rouquin résonna dans la salle, un peu plus forte que la musique ambiante.

Au loin, le jeune homme aux cheveux blancs pu remarquer le visage de la fille de son ancien mentor s'éclaircir en voyant celui qui l'avait interpellé.

- Salut Jinta! S'écria-t-elle, lui envoyant une tape bien placée dans le dos. Je ne savais pas que mon vieux père t'avais invité!

- Jamais il n'aurait pu manquer l'occasion d'inviter la compagnie "Urahara" pour organiser la fête.

Bras-dessus, bras-dessous, ils disparurent de la vue des trois amis, s'effaçant dans la foule de robes scintillantes et de costumes de soirée.

Matsumoto cala son verre, et le posa sans grâce sur la table, la faisant vibrer. Hinamori et Toshiro se retournèrent tel un seul homme vers la rouquine, qui semblait plutôt agacée.

- Que se passe-t-il, Rangiku-san? La questionna la brune, les sourcils haussés en une drôle de mimique.

L'interpellé reproduit une moue frustrée sur son visage, avant de prendre un autre verre sur la table... Si elle continuait, la table serrait bien vite vide.

- C'est pas juste! Grommela la gouvernante, les yeux lançant des éclairs où Karin et le rouquin venait de disparaître dans la foule.

- Qu'est-ce qui n'est pas juste, Matsumoto?

- Eh bien pour vous - hic! - Capitaine! Répliqua-t-elle comme c'était une évidence. Votre promise n'est pas très gentille avec vous!! Elle devrait vous accordez plus d'attention!

Matsumoto croisa ses bras sur sa poitrine, se renversant au passage sur sa belle robe tout le contenu du verre d'alcool dans ses mains, affichant maintenant une moue boudeuse.

Toshiro haussa les sourcils de surprise.

Pour être sincère, cela ne lui avait absolument rien fait qu'elle ne l'ait ignoré en passant de lui. Cela l'avait grandement arrangé. Plus elle s'éloignait de lui, plus il se sentait respirer de l'air frais, loin de toutes responsabilités.

Malheureusement, il savait qu'un jour, le duc Yamamoto allait leur demandé de lui fournir des enfants. Et là, il le savait, il n'allait plus pouvoir essayer de s'échapper à cette horreur.

Se fut Hinamori qui le sauva, répondant à sa place.

- Peut-être qu'elle ne l'a pas vue aussi. Proposa-t-elle. Vous savez, ce genre de chose m'est souvent arrivé lors des premières semaines de mon couplage. Elle pourrait aussi être timide ou intimidée de devoir aller lui parler (Hinamori eu un petit rire). En plus, Shiro-chan ne fait pas grand chose pour paraître sympathique.

Celui-ci grogna, alors qu'Hinamori riait un peu plus fort, une main gracieusement posée sur sa bouche.

Cette jeune fille, timide? Toshiro eu une envie d'éclater de rire, envie qu'il refoula bien vite. Si elle se promenait en tenue d'homme, c'est devait n'en avait rien à faire, de la timidité!

Puis, soudainement, les paroles qu'elle lui avait dite alors qu'il la suivait dans le jardin lui revinrent en tête. Non, elle avait simplement dû passer devant lui comme on passe devant des inconnus. Et dans un sens, il en était bien un. Si ce n'était que son apparence physique et son prénom, elle ne devait pas savoir beaucoup de choses sur lui. Et lui en connaissait encore moins sur elle, si ce n'était qu'il était au courant que son père avait été son instructeur. Mis à part ce léger détail ainsi que leur contrat pour leur mariage prochain, aucuns autres détails ne semblaient les lier d'une quelconque manière.

- Ouais... Fit Rangiku, peu convaincue. Elle n’a pas l'air d'une fille très très timide, celle-là. Qu'en pensez-vous, Capitaine?

Le jeune homme haussa les épaules, indifférent.

La réception se déroula sans autres accroches remarquables, si se n'était qu'un homme, Toshiro l'avait identifié comme étant un comte Kyoraku encore plus ivre que sa gouvernante, qui empilait justement de plus en plus les verres d'alcool sur la table. D'ailleurs, elle avait commencé à dire des propos complètement incohérents, donc Hinamori l'avait emmené prendre l'air, tout en tentant de donner une démarche stable au pas titubant de la gouvernante, avant qu'elle ne provoque un accident.

Le beau jeune homme (certaines femmes avaient même tenté de le séduire depuis que ses deux amies étaient parties. D'autres, encore, le dévorait des yeux, comme si elle espérait qu'il déboutonne un peu plus sa chemise, ou qu'elle souhaitait passée une main dans ses cheveux d'argent.) Sentit son estomac gargouiller, lui rappelant qu'il n'avait absolument rien prit, mis à part le verre d'alcool que lui avait donné sa gouvernante, alors qu'il était perdu dans ses pensées.

Pendant qu'il mangeait une miche de pain, en plus d'un morceau d'une meule de fromage et de raisins, Hinamori et Matsumoto revinrent, avec une rousse encore plus pompette qu'auparavant.

- Bonjouuur, Capitaine! S'exclama la rouquine en fourrant sa main dans l'assiette que tenait son jeune maître pour en prendre un peu elle aussi, lorsqu'elle fut arrivée à sa hauteur. Vous saviez que je me suis trouvée une sœur de cheveux?

Le garçon fronça les sourcils.

- Ta sœur de cheveux, Matsumoto?

Rangiku acquiesça vivement de la tête.

- Oui!!! La promise d'Ichigo Kurosaki a la même couleur de cheveux que moi!!!

Elle désigna au loin le frère aîné de la promise de Toshiro. Juste à ses côtés, la belle jeune fille à la belle robe dorée, les yeux brillants de joie alors qu'elle se pendait au bras du rouquin qui parlait activement avec un grand homme aux cheveux bruns frisés. Effectivement, elle possédait une magnifique chevelure rousse.

- Je suis allée lui parler, et elle est telllllllement gentille! Renchérit-elle en prenant les mains d'Hinamori, comme si elle ne l'avait jamais accompagné, et qu'elle lui avouait un secret excitant.

Elle continua à parler sur ce qu'elles avaient discuté, Orihime et elle durant leur courte entrevue. Toshiro se retourna, puis se resservît du fromage.

Il n'eu qu'à peine le temps de pivoter sur lui même, qu'une voix tout proche de lui s'éleva.

- Hitsugaya!

Karin Kurosaki, les cheveux toujours relevé en une haute queue de cheval faite à la va-vite, s'avança vers lui, le sourire collé aux lèvres. En quelque enjambée, elle le rejoignit et l'enlaça comme si la conversation dans le jardin n'avait jamais eu lieu. Elle sembla remarquer sa surprise (Elle lui avait bien dit clairement qu'elle ne voulait qu'il la touche), car elle colla ses lèvres à son oreille pour lui murmurer quelque chose.

- Joue le jeu.

Elle se relogea au creux de son cou, comme si elle ne lui avait rien dit du tout. Malgré tout, elle savait qu'il avait avait comprit où elle voulait qu'il en vienne. Il prit un air amoureux, et entoura fermement ses bras puissants autour des hanches de la jeune fille, comme si il craignait qu'elle ne disparaisse. Tout proche de lui, il entendit la conversation de Matsumoto et d'Hinamori cesser brusquement.

- Tu m'as horriblement manqué, Hitsugaya... Lui murmura-t-elle, jouant le jeu à la perfection.

Il se décida à jouer également le jeu. Il serra encore plus fort ses hanches, ferma ses yeux du plus fort qu'il le pouvait et huma sa douce odeur corporelle. Karin, quant à elle, pressa ses lèvres sur son cuir chevelu, à la naissance de son cou et tout près de son lobe d'oreille.

- À moi aussi, Kurosaki...

Au ralentit, comme si ils ne souhaitaient pour rien au monde se détacher l'un de l'autre, ils se décollèrent à contre cœur, bien qu'au fond, ils avaient tous les deux bien hâte d'enlever leur mains sur le corps de l'autre. Pourtant, leurs jeu d'acteurs à tout les deux étaient presque impossible à contredire, ils jouaient les amoureux transis qui se retrouvent à la perfection.

Puis, soudainement, Karin enlaça ses doigts à ceux de son promis, et le tira légèrement, les yeux brillants d'une malice feinte.

- Suis-moi, j'ai un endroit super à te montrer!

Elle tourna les talons, et fendit une nouvelle fois la foule à grands pas. Alors qu'ils passaient tous les deux devant Matsumoto et Hinamori, les deux jeunes femmes lui envoya des clin d'œil, certainement remplit de sous-entendus pervers. Le jeune homme se contenta de rouler les yeux, comme si il est trouvaient immatures.

Ils dépassèrent les deux jeunes filles, et Karin se dirigea vers une sortie, Toshiro la suivant de près.

Lorsque Karin ouvrit la porte, l'air frais vinrent recouvrir leur corps, qui frissonnèrent immédiatement de froid. Pourtant, la brune ne s'arrêta pas pour autant, et s'aventura dans le sombre jardin du manoir.

Dès qu’ils furent assez loin de la réception, Karin lâcha précipitamment la main de Toshiro, comme si elle avait été chauffée au fer blanc.

Elle repartie beaucoup plus vite, d'un pas pressé et un regard inquiet qui scrutait la nuit, tentant d'y voir dans la nuit.

Ensembles, dans un silence aussi froid de la nuit et le vent qui leur soufflait des reproches, comme pour les punir d'être sortit d'un abri chaud et douillet, ils se s'enfoncèrent de plus en plus dans les profondeurs du jardin, sans y croiser aucunes âmes qui vivent.

Parfois, une lanterne brillait pour éclairer brièvement le chemin entre les haies parfaitement tranchées.

Puis, Karin ralentit le pas, et Toshiro suivit sa cadence. Avec les secondes qui suivirent, le beau jeune homme s'habitua à la noirceur. Il entendit alors le léger bruissement distinctif de l'eau qui coule. La fontaine de pierre. Il se retrouvait à l'endroit où sa promise lui avait dit qu'elle ne souhaitait pas qu'on la touche.

Dans un coin, tout près de la fontaine et de la haie, sur un banc, un couple s’enlaçait étroitement, s'embrassant comme si leurs vies à tous les deux allaient s'éteindre s’ils ne le faisaient pas. Karin s'approcha d'eux, et, sans douceur, elle les fit revenir à l'ordre.

- Merci d'aller vous embrassez ailleurs et de nous laisser la place. Fit-elle froidement, et lorsque le couple sursauta de peur, elle fit comme si de rien n'était. Immédiatement.

Sans demander leur reste, les deux tourtereaux quittèrent l'endroit, à pas précipités, comme si ils craignaient que Karin ne se transforme en un horrible monstre assoiffé de sang et qu’elles ne les désignent comme amuse-gueules.

Indifférente, la Kurosaki s'installa sur le banc de pierre, où le couple se trouvait auparavant. Toshiro vint également s'asseoir à une distance plus que respectable entre lui et elle. Dès qu'il eu déposé son postérieur sur la pierre froide, Karin se retrouva vivement vers lui.

- Je sais que tu es amoureux de la fille au chignon qui était avec toi...

Toshiro haussa les sourcils de surprise, puis eu l'impression que sa promise lui avait envoyer une gifle, malgré le fait que sa main n'avait pas bougé d'un seul millimètre. Comment avait-elle pu le deviner si vite? Comme si elle lisait ses pensées, elle roula les yeux.

- Voyons, Hitsugaya! Il faut juste te regarder cinq minutes quand tu es en sa compagnie pour aisément deviner que tu l'aimes. Lui expliqua-t-elle.

Toshiro se renfrogna automatiquement. Était-il transparent au point que le premier inconnu venu aurait pu savoir son secret le plus profond?

- Quoi qu'il en soit, déclara-t-elle lorsqu'il eu semblé retrouver un semblant d'esprit. J'ai trouvé un moyen pour que notre mariage soit saboté et que tu puisses couler des jours paisibles avec ta tendre moitié.

Toshiro sentit tout son être frissonné d'intérêt pour ce qu'elle venait de dire. Saboter ce mariage arrangé? Pouvoir enfin couler des jours paisibles avec Hinamori?

- Et qu'est-ce que tu suggères? Demanda le jeune homme d'une voix un peu trop rapide à son goût.

Karin baissa un peu la tête, honteuse.

- Eh bien... J'ai vu une section dans la bibliothèque de mon père qui avait ce sujet... Peut-être qu'on... Pourrait enquêter sur ce sujet ensembles? On irait beaucoup plus vite à deux.

Toshiro retint un soupir. Elle avait raison. Si il travaillait à deux, ils pourraient être libres plus rapidement.

- Tu n'as pas tort.

- En plus, j'y ait pensé, et on pourrait faire croire aux autres qu'on passe du temps ensembles, en temps que promis et promise, si tu comprends de que je veux dire?

Toshiro acquiesça lentement. Tout se tenait. Il fixa un moment sa promise, et il sentit qu'elle voulait dire autre chose.

- Par contre... Dit-elle avec gravité. Il faudra avoir l'air d'un véritable couple... Et jouer le jeu pour ne pas attirer l'attention sur nous.

Toshiro fronça aussitôt les sourcils, mais Karin développa immédiatement le fond de sa pensée avant que le blanc ne réplique, comme si elle craignait qu'il ne se fasse des idées.

- Pas d'embrassades, crois-moi! Je veux juste qu'on air l'air de s'apprécier entre futurs époux, pas qu'on ait l'air de se fuir comme la peste!

Le jeune homme se détendît à l'entente de ses mots. Il allait pouvoir jouer le jeu, si ce n'était que pour ça.

- Alors? On est d'accord? Lui demanda Karin, ses yeux gris brillants dans la nuit. Elle lui tendit la main, et la lui serra avec la sienne.

- On est d'accord.

Ils venaient de faire un pacte.

Et très bientôt, ils serraient enfin libres.

Toshiro su qu'il allait se souvenir toute sa vie de ce moment magique. De ce moment où il su qu'il allait pouvoir vivre avec la femme qu'il aimait depuis toujours.

Ensembles, ils regagnèrent la réception, tous les deux le cœur beaucoup plus enclins à la réception.