Invitation; Chapitre Quatre.

par Kiwi-Lollypop

Invitation; Chapitre Quatre.

- Étant donné le fait que le roi ne faisait rien pour gouverner son royaume, le duc Yamamoto, l'homme le plus influent du pays, a donc décidé de remplacer le roi, pour diriger le peuple...

Toshiro soupira, une main posée sur sa joue. Cette histoire, il aurait pu la réciter en dormant, tellement il l'a connaissait par cœur... Et même s'il avait été emprisonné dans les bras de Morphée, il était certain qu'il aurait pu récapituler chaque phrase du livre à l'exactitude près. En tout cas, une chose était certaine: il en avait assez d'entendre parler de ce fait historique.

- Comme la population se mourrait à cause du manque de nourriture, d'habitations et d'eau potable, le duc a fait rénover toutes les villes et les villages incapables de subvenir à leurs besoins... C'est alors que, beaucoup d'années plus tard, Yamamoto, bien assis sur ses lauriers, décida qu'une loi devrait être émise pour chaque habitant; celle qui stipulait que chaque personne devrait être mariée à une autre personne, et qu'ensembles, ils fondent une famille pour agrandir la densité de population... Et c'est pourquoi maintenant, chaque personne reçoit son promis — ou sa promise —, tout dépendant du sexe à l'âge de quinze ans. Ils apprennent par la suite à faire connaissance avec la futur personne qu'il vivra avec elles pour les prochaines années de leurs vies. À vingt ans survient le mariage de date limite. Parce que le nouveau gouvernement en a décidé qu'après cet âge, les personnes semblaient trop vieilles. Par contre, si un promis ou une promise perd sa femme ou son mari et qu'il est assez jeune pour se remarier(le gouvernement a jugé que la trentaine était l'âge linge dans ces conditions.), le duc a annoncé que la personne visée avait le droit de se remarier une seule autre fois...

Rangiku Matsumoto, gouvernante du fils du comte Toshiro Hitsugaya, referma le vieux livre d'un coup sec, soupirant lacement.

- Et ensuite ils disent que c'est pour notre bien... Grommela-t-elle en reposant brusquement le livre sur la table. Ouais pour notre bien hein... J'ai juste hâtés que ce vieux fou meurent pour qu'on puisse recommencer à avoir une vie normale.

Toshiro ne l'écouta que d'une oreille distraite, trop habitué à l'entendre pester contre le vieux duc et ses lois, il resta le regard perdu dans le ciel découvert au dehors.

Voilà déjà une semaine que sa promise, Karin Kurosaki, fille de son ancien instructeur, Isshin Shiba(maintenant connu sous le nom de Isshin Kurosaki, en l'hommage à sa femme Masaki Kurosaki.), lui avait dit de ne pas la toucher s'il n'en avait aucunement envi, et qu'elle également. Lorsqu'il l'avait entendu dire ces mots, ils avaient sentit un énorme poids glisser brusquement de ses épaules. Il n'aurait pas besoin de lui susurrer des mots doux à l'oreille, ni de lui tenir la main ou même de devoir lui voler un baiser passionné... Il sentait qu'il avait une dette à l'encontre de la fille de son ancien mentor, puise qu'elle le soustrayait à des tâches qu'il trouvait ingrates.

Soudain, un mouvement au coin de la fenêtre attira ses yeux vers la cause. Il tomba alors sur Hinamori, marchant dignement dans les jardins du manoir.

Ses yeux s'arrêtèrent alors sur ses cheveux bruns relevés en un chignon parfaitement fait, une robe violette s'étalant sur le frêle corps de son amie d'enfance. Durant une fraction de seconde, il laissa vagabonder ses prunelles azurées sur les lèvres pulpeuses et roses de la jeune fille, avant de remonter sur son visage, détaillant son nez, puis ses magnifiques yeux aussi bruns que l'écorce brune du bois dans une forêt. Si seulement s'aurait pu être elle, sa promise... Toute cette histoire aurait changé... Malheureusement pour lui, sa tendre aimée était plus vieille qu'elle de deux ou trois années, et la loi — si sa gouvernante avait pu lire ses pensées, Matsumoto aurait immédiatement sauté sur l'occasion pour critiqué cette loi instaurée par le duc. — interdisait d'unir des personnes qui n'avaient pas le même âge, à moins qu'une exception soit ne soit accordé (si le promis ou la promise perdait son fiancé(e) ou qu'il ne restait plus personnes, ce qui serait très rare.

Par conséquent, Hinamori avait donc été uni trois ans plus tôt à Kira, un homme ayant perdu sa femme car celle-ci avait une maladie au cœur (D'où son air de mec toujours dépressif). Il était donc impossible pour lui, Toshiro, amoureux de la belle jeune fille, de pouvoir un jour songer goûter à ces lèvres si... Tentantes. Pourtant, il devait s'avouer qu'il est rêvait en ce moment même...

D'un coup, il sentit quelque chose de moelleux dans le creux de son dos.

- Toujours à la regarder sans jamais oser tout lui avouer?

La voix de sa gouvernante Marsumoto résonna dans ses oreilles.

À son plus grand dam, sa belle gouvernante était au courant pour son amour pour la belle Hinamori. Même s'il ne l'avait pas souhaité, il s'était retrouvé à se rapprocher de cette belle rouquine, et avec le temps, elle était devenue, en quelque sorte, sa confidente.

Toshiro se défit de l'étreinte de la poitrine de sa gouvernante dans son dos, puis grommela des mots incompréhensibles dans sa barbe.

Alors qu'il lui envoyait un regard meurtrier, la rousse lui offrit un terne sourire, avant de tirer une chaise pour se retrouver devant son jeune maître.

- Écoutez, Capitaine...

Toshiro grogna une nouvelle fois.

- Lâche ce surnom stupide, Matsumoto...

Effectivement, la raison pour laquelle Matsumoto le surnommait "Capitaine" était, que, petit, Toshiro avait toujours adoré tout contrôler et tout diriger, alors Rangiku lui avait collé cet idiot de surnom aux basques depuis.

- Je l'aime bien pourtant, ce surnom, Capitaine! Protesta-elle avec un beau sourire, avant de retrouver son sérieux. Non mais sérieusement, Capitaine, Hinamori est liée au baron Kira Izuru... Vous allez devoir l'oublier, parce qu'elle et vous êtes déjà promis à une autre personne.

Toshiro émis un autre grognement.

- Je le sais parfaitement tout ça, Matsumoto...

- Alors pourquoi n'en avez-vous pas profité lorsqu'elle n'était pas promise au baron Izuru?

Toshiro baissa un peu la tête. La vérité? Lorsqu'elle en avait quatorze, il en avait onze... Et à ce moment-là de la vie, il ne se préoccupait pas des amourettes, et il ne s'était pas rendu compte qu'il l'aimait... Mais c'était quand Hinamori lui avait avoué être promise à ce blondinet, il aurait voulu lui dire qu'elle reste avec lui pour toujours...

Mais avant qu'il ait pu ouvrir la bouche pour lui dire sa réponse, la porte de la bibliothèque s'ouvrir timidement, avant de se refermer de la même manière. En se retournant, il remarqua un majordome qui avait apparu dans la salle, et s'avançait d'un pas hésitant vers eux. Lorsqu'il fut arrivé à leur hauteur, il tendit de sa main gantée une lettre.

- Pour vous, jeune maître.

Le majordome disparu aussitôt.

En silence, le jeune homme et la gouvernante regardèrent curieusement la lettre posée dans les mains du jeune garçon à la chevelure blanche, où son prénom y était soigneusement écrit à l'encre.

Puis, il déchira l'enveloppe, en sortit la lettre pliée en quatre, puis déposa sur la table l'enveloppe, maintenant inutile.

Il déplia la lettre, puis lu la lettre, écrire d'une écriture soignée.

"
Cher Toshiro,

J'ai l'honneur de t'annoncer que je t'ai invité, Rangiku, Hinamori, son promis et toi à venir à ma réception donnée dans mon manoir, en l'honneur des bonnes récoltes de cette année.

Cordialement,
Ton fidèle Isshin Shiba."


Combien de temps cela faisait-il que son ancien mentor ne lui avait plus envoyé de lettre? Probablement depuis qu'il avait quitté son poste d'instructeur, à la mort de sa femme...

Il relit la lettre à deux reprises, pour s'en imprégner chaque lettre. Puis, il se leva, prenant l'enveloppe dans sa main, puis s'en alla pour jeter les deux papiers dans le feu. Il s'accota contre le muret en haut de la cheminée, méditant la lettre qu'il venait de brûler.

Il allait aller à une fête organisé par le père de sa promise, probablement dans l'espoir qu'elle et lui fasse plus connaissance... Les paroles de Karin Kurosaki lui revinrent alors en tête... Comment pourraient-ils tisser des liens, si leurs futurs relations se résumeraient à avoir des enfants pour augmenter la population... Et probablement que ces enfants devraient subir la même injustice qu'eux... Hors de question! S'il... Devait avoir des gamins avec la Kurosaki, il ne laisserait pas SES enfants subit un mariage arrangé. Hors de question.

Le tirant de ses pensées, la voix de sa gouvernante Rangiku résonna dans toute la bibliothèque.

- Le sujet de la leçon de demain sera celle de la guerre livrée contre Aizen Susoke... Et des conséquences sur la population...

Un raclement de chaise se fit entendre, puis Rangiku sortit de la pièce sans demander son reste, lui rappelant cependant de se préparer pour le dîner qui se rapprochait.

Toshiro fixa durant de longues minutes les flammes qui ronflaient dans la cheminée, avant de retourner s'asseoir à sa chaise. Il prit une plume, sortit un morceau de parchemin, puis y écrit sa réponse à cette invitation.

"
Bonjour cher Isshin,

Je vous écrit pour vous faire part de ma venue lors de votre prochaine réception.

Toshiro Hitsugaya
."

Il replia le papier, le glissa distraitement dans une envelopper, et la donna au premier domestique qu'il rencontra dans les couloirs.

Il se passa une main dans ses cheveux immaculés, puis marcha en direction de la salle à manger.