Le promis; Prologue

par Kiwi-Lollypop

Le Promis; Prologue.

Des hurlements ébranlèrent la tranquillité du manoir des Kurosaki, résonant dans les couloirs et s'entrechoquant sur le vieux mur de cette antique demeure.

C'est alors que, Toshiro Hitsugaya, noble, quitta le paternel de la noble famille Kurosaki penché sur son bureau, une plume à la main, rédigeant une lettre adressé au gouvernement du pays. Il cessa de fixer son ancien professeur et mentor (Du temps où Isshin Kurosaki n'était pas encore débordé par ces fonctions de père et noble) d'une manière que sa gouvernante Rangiku Matsumoto aurait jugé inacceptable pour un jeune homme d'un haut rang tel que lui. Il dirigea ses prunelles glacées vers la grande baie vitrée à ses côtés, pour bloquer son regard sur les petites silhouettes qui courraient sur un espace vert.

Toshiro Hitsugaya ne s'était jamais vraiment intéressé de très près aux sports — bien qu'il en fasse beaucoup —, mais il devina aisément que ces petites silhouettes jouaient au soccer.

De sa place, il ne pouvait pas voir parfaitement tous les visages qui se trouvait là (il était bien trop haut) sur le terrain, il se demanda vaguement si sa promise se trouvait sur le terrain, riant et hurlant avec toutes ces autres personnes.

Ignorante du fait que son père rédigeait son propre contrat de mariage avec un parfait inconnu (lui, en l'occurrence).

Sans savoir que son futur époux la regardait du bureau de son père.

Détournant à regret ses iris turquoise qui enviaient ses jeunes enfants, insouciants des problèmes qui les entouraient, pour reposer ses yeux sur l'homme aux cheveux noirs de jais qui trempait sa vieille plume usée dans son peau d'encre qui se tenait au coin gauche de son bureau.

Pauvre homme... Tout comme lui, il avait dû se marier avec une femme qu'il n'avait jamais vue de sa vie, renonçant à la liberté de pouvoir galoper à cheval en quête d'une intrigue bien croustillante pour fonder une famille. De plus, avec la mystérieuse mort de sa femme il y avait cela plusieurs années maintenant, il avait dû abandonner son travail d'instructeur pour prendre les rennes de la maison, puisque que c'était sa femme qui s'en était chargée durant sa vie.

Même si ce mariage avait été forcé, Toshiro avait dû s'admettre qu'il avait vu une inexplicable étincelle briller dans ses yeux lors de leurs derniers entretiens ensembles — lorsque le Kurosaki avait dû leur faire des adieux, à Rangiku et lui —.

Cette étincelle... Avait-elle été... De l'amour?... De la joie?

Toshiro ne la comprenait toujours pas, cette petite étincelle, malgré les années qui avait passées.

Mais pourtant, en le revoyant ce matin-là, cette petite étincelle s'était totalement éteinte, remplacer par un terme réplique de ses yeux gris qui avait autrefois brillé de milles-feux.

Toshiro, ce matin-là également, ne pu s'empêcher de songer que les lois auquel il avait été forcé de ses soumettre étaient plus qu'injustes.

Ne pouvait-on pas être libre de nos choix?