Chapitre 7 ~

par hitsukarin

« Don't try to live so wise.

Don't cry 'cause you're so right.

Don't dry with fakes or fears,

'Cause you will hate yourself in the end. »


« N'essaie pas de vivre si sagement.

Ne pleure pas car tu as raison.

Ne sèche pas tes larmes avec des mensonges ou des pleurs,

Car tu finiras par te haïr. »


Rentré chez elle, elle se rendit compte à quel point son père et sa sœur lui avait manqué. Elle posa son sac à l'entrée, Toshiro l'avait déposé et avait dû partir appelé par Urahara pour elle ne savait quel raison. Tandis qu'elle les serrait dans ses bras, elle sentit une sensation à la fois familière et oublié. Tout proche. Elle se retourna et ce qu'elle vit lui fit presque monter les larmes aux yeux.

Une seconde plus tard, il était entrain de la serrer dans ses bras. Elle sentit son odeur familière, flotter dans l'air.

Un an ! Un an depuis qu'elle ne l'avait pas vue, et il semblait encore avoir grandit. Il semblait aller bien, et elle remarqua qu'un pli soucieux barrait son front.

Toute sa colère envers lui s'était envolé. Seul sa présence lui manquait, à présent. Elle secoua la tête pour lui dire que ce n'était pas grave.

Elle retint de toute ses forces ses larmes. Elle avait, inconsciemment, passé l'année à l'attendre. Elle n'arrivait pas à croire qu'il les avait vraiment abandonné ! Il avait fait le choix de partir, laissant sa famille derrière lui. Cette révélation lui fit l'effet d'un coup de poing. Elle se recula vivement de son frère, en colère.

Elle ne voulait pas en entendre plus. Elle avait soudain du mal à respirer. Elle sortit de la maison sans tenir compte des protestation de sa famille. Elle n'entendait plus rien, ne voulait plus rien entendre... Elle couru, et ne prit pas la peine de faire attention à la route. Il pleuvait, elle ne voyait rien, courait et était trempé. Elle rageait. Elle avait passé une année à souffrir de l'absence de quelqu'un qui se foutait d'elle ! Il les avait abandonné si facilement... Elle refusa l'accès des larmes à ses joues. Elle ne pleurerait pas. Pas pour lui. Plus jamais.

Elle entendit un crissement de frein, sur la route. La chaussée glissante n'aidait pas et la voiture se dirigeait vers elle à une vitesse fulgurante.

Elle ferma les yeux. Comme au ralentit, elle entendu le bruit de la pluie s'écraser sur le béton, l'exclamation des personnes qui l'entourait dans la rue en voyant la voiture fonçant vers elle, son frère hurler son nom. Elle tremblait un peu. Le froid s'insinuait à travers ses vêtements trempé. Elle se dit, avec satisfaction, que ce n'allait pas être un Hollow qui allait lui prendre la vie. Karin pensa à Toshiro, pensa à sa voix, son visage, ses caresses, son rire...

Puis un énième crissement retentit et elle ne sentit plus rien.

Elle essaya d'ouvrir les yeux mais n'y arrivait pas. Elle bougea sa main, qui caressa le béton mouillé de la route. Puis un liquide chaud, son sang peut-être...

Puis elle se laissa aller vers la douce léthargie dont son corps et son âme avait besoin pour qu'elle puisse enfin arrêter de souffrir. La mort.


**


Les piéton commencèrent à se rassembler autour du corps inerte du corps d'une jeune fille. Sa beauté frappa ces personnes. Tous savait son identité. Karin Kurosaki, une des filles du médecin de la clinique familial du quartier. Elle était si jeune et paraissait si fragile. Le genre de personne qui donnait envie qu'on la protège. Ses long cheveux, trempé, d'un noir de jais contrasté avec la douce pâleur de son visage. Le liquide pourpre qui entourait la jeune fille ne laissait aucun doute quand à la survie de la jeune fille.

Un adolescent, aux cheveux orange, qui contrastait avec le paysage si gris de cette après-midi si humide fit son apparition. Il avait l'air effondré. Il hurlait son nom, la secouait. Elle ne répondait pas. Ne répondra plus.

Un homme, âgée d'une quarantaine d'année fit son apparition, à son tour. Le père de la jeune fille s'approcha et, avec des geste expert prit le pouls de la jeune fille. Il secoua tristement la tête. Puis se fuit autour de la sœur de la victime de faire son apparition. Elle hurla de terreur en voyant le corps de sa sœur. Elle commença à pleurer quand son grand-frère la prit dans ses bras.

Ce fut comme cela que ce termina la journée pour les habitants de la ville de Karakura. Dans la tristesse et le désespoir d'avoir perdu un être proche.




« Don't try to live so wise.

Don't cry 'cause you're so right.

Don't dry with fakes or fears,

'Cause you will hate yourself in the end. »


« N'essaie pas de vivre si sagement.

Ne pleure pas car tu as raison.

Ne sèche pas tes larmes avec des mensonges ou des pleurs,

Car tu finiras par te haïr. »