Chapitre 5 ~

par hitsukarin

« Take your time, baby, your blood needs slowing down.

Breach your soul to reach yourself before you gloom.

Reflection of fear makes shadows of nothing, shadows of nothing. »



« Prends ton temps, bébé, ton sang a besoin de ralentir.

Brise ton âme pour te retrouver avant que tu ne t'assombrisses.

La peur qui réfléchit crée des ombres de rien, des ombres de rien... »



Il était partit. Elle ne savait pas quand il allait revenir, elle n'avait pas osé lui demander. Son anniversaire se passa joyeusement. Elle avait soufflé les bougies, rit avec sa sœur, fait comme si elle était heureuse, mais une part d'elle même restait triste. Elle ne savait pas si elle supporterait qu'il l'abandonne comme l'a fait son frère.

Elle allait en cours et repris contact avec ses amis. Pour se changer les idées, elle avait même reprit le foot. Elle ne voulait ressentir encore une fois la douleur qui la vrillait avant qu'il n'arrive. Ses amis surpris par son changement d'humeur soudain l'avait ré-accepter dans l'équipe avec joie. Elle retrouva rapidement leur complicité d'antan.

Deux semaines après son départ, Karin, sur le terrain de foot, donnait tout ce qu'elle avait. Elle passa la balle Kei, qui la la passa à Kyohei qui évita de justesse un joueur de l'équipe adverse.

Quelques seconde plus tard, il marqua le but qui signifiait la victoire de leur équipe. De bonne humeur, elle les suivit dans un bar, pas loin du stade. Elle passa une soirée calme, joyeuse. Toute les personnes de son équipes avait pris soin de ne pas lui poser de question sur sa disparition soudaine dans l'équipe et elle se sentit comme si elle ne les avait jamais quitté.

Pourtant, plus tard, malgré la bonne soirée qu'elle venait de passer et une fois seule, elle se sentit mal. De ce sentiment si familier de claustrophobie qui la hantait. Toshiro lui manquait. Elle se mit en boule dans son lit et serra son ventre de ses deux mains. Elle avait un peu de mal à respirer. Cela faisait d'autant plus mal parce que cela faisait longtemps maintenant que ça ne lui était pas arrivé. Elle ne voulait pas recommencer à être si seule, maintenant qu'elle était de nouveau entouré, elle ne voulait pas retomber dans les méandres de la dépression.

Quand sa psychologue lui avait dit qu'elle faisait une dépression, elle n'avait pas voulu y croire... Les temps avait changé. Elle regrettait tellement l'époque de ses douze ans, si insouciante.

Elle se leva de son lit, il était encore tôt, presque vingt heure. Et pour une fois, elle n'était pas assez fatigué pour s'endormir à l'heure des poules. Elle alla au rez de chaussée et son cœur fit un raté quand elle vu Toshiro, sur le pas de la porte, discutant avec son père. Elle dévala les dernières marches restante de l'escalier et se précipita vers son ami.

Karin grimaça, elle détestait cet vieille femme.

Karin, sourit de toute ses dents.

Plus tard Ishiin regardait sa fille s'éloigner dans la rue avec Toshiro. Il sourit. Son autre fille, Yuzu, apparu sur le pas de la porte et qui regardait son père avec étonnement.

Un sourire satisfait aux lèvres, il referma la porte d'entrée et se tourna vers sa fille.

En levant les yeux aux ciel, Yuzu broncha.

Rouge comme une tomate, elle n'articula pas un mot. Comment son père avait t-il pu savoir qu'elle sortait avec Jinta ?

Décidément...


**


Une fois dans l'appartement de Toshiro, Karin fut saisi par la beauté et l'espace de l'endroit, sobre mais accueillant, il plût tout de suite à la jeune fille.

Il repensa un moment à la cuisine de Orihime Inoue en frissonnant.

D'après ce qu'il avait entendu dire, elle ne regardait même plus la télé, alors...

Elle se dirigea vers la télé et l'alluma, avant de se pencher pour trouver un film intéressant parmi la montagne de DVD.

Toshiro regardait Karin du coin de l'œil. Elle avait meilleur forme, et semblait aller beaucoup plus mieux que quand il l'avait retrouvé, un mois plus tôt. Maintenant, elle était également plus jolie. Elle n'était plus aussi pâle, son visage avait repris des couleurs. Et ses yeux reprenait peu à peu une lueur normal. Elle était redevenue elle même, cynique et téméraire, même si ce n'était pas encore totalement.

Le Capitaine de Glace se demandait encore pourquoi son père avait tant insisté pour qu'il s'occupe de sa fille, et pourquoi il avait accepté... Après tout, n'était t-il pas venue sur Terre pour chasser les Hollow qui affluait sur la ville de Karakura ? En soupirant, il se dit que si il avait accepté cette mission, c'était pour la revoir. Elle, sa fraicheur de vivre, son enthousiasme et sa vitalité. Elle avait changé, blessé par la vie, mais il était tout aussi heureux de la voir près d'elle peu importe dans quel état d'esprit elle se trouvait. Sans qu'il ne se l'avoue à lui même, la jeune fille avait un eplace importante dans sa vie.

Les long cheveux d'ébène de la jeune fille tomba sur son visage et les repoussant d'une main, Karin trouva enfin un film intéressant. Elle se tourna, un sourire au lèvre, fière de sa trouvaille vers Toshiro qui la regardait en silence. Il s'approcha doucement d'elle et prit une mèche de ses cheveux dans ses mains et lui demanda :

Gênée de la soudaine proximité de son amie et les joue rougissante, elle se maudit de mettre plus de temps qu'il n'en faudrait pour trouver une réponse correct.

Elle s'approcha de lui pour prendre la télécommande et il pu sentir la fraicheur boisé et épicé de son parfum, la chaleur de son corps, la douceur de ses cheveux...

Karin ne réalisa pas vraiment ce qu'il se passa ensuite. Elle sentait le doux contact des lèvres de Toshiro contre ses lèvres, et instinctivement, elle lui rendit son baisé. Elle se sentait si bien... Elle pressa son corps contre le sien, passa une main dans ses cheveux soyeux. Elle pouvait sentir le torse musclé de son ami contre sa poitrine, son souffle froid contre son cou. Avec un frisson de plaisir, elle lâcha le DVD.

Puis se fut comme si les choses se passait au ralentit. Leur baisé s'intensifia, leur souffle devinrent plus court, leur cœur battirent plus fort. Et Karin su. Enfin.

Ce sentiment de manque qu'elle avait cruellement ressentit durant son absence lui avait comprendre une chose. Elle s'était attaché plus que de raison au capitaine. Leur amitié profonde n'avait été qu'une façade. Elle avait toujours été attiré par lui, lui qui dégager autant de froideur que de douceur, lui qui pouvait la réconforter par sa simple présence. Il comblait toute ses failles, ses manques, son creux immense au cœur. Il comblait son manque de joie de vivre, faisait disparaître sa tristesse.

Le contact de ses lèvres caressant les siennes lui avait tout dit, il n'avait plus besoin de mots. Chacun savait. Savait qu'il n'avait jamais été question d'amitié entre eux.

Puis les choses devinrent plus sérieuse, plus pressante. Ils avaient besoins de se ressentir, l'un contre l'autre.

De s'aimer.