Chapitre 1 ~

par hitsukarin

« Cultivate your hunger before you idealize.

Motivate your anger to make them all realize.

Climbing the mountain, never coming down.

Break into the contents, never falling down. »


« Cultive ta faim avant d'idéaliser.

Motive ta colère pour leur faire tous comprendre.

Grimpant la montagne, sans jamais en redescendre.

Enfonce-toi dans le contenu, sans jamais tomber. »


Le soleil était sur le point de se coucher. L'air se fit plus frais, et les rues se vidait de toute vie humaine. Tout en marchant, elle songea que le temps passait vraiment lentement. Ils étaient seulement en avril. Dans un mois, elle aura seize ans. Une âme passa près d'elle en courant. Une enfant, qui devait avoir dans les huit ans.

Karin, écouteur dans les oreilles, et musique à fond, fit semblant de ne rien entendre. Elle voulait avoir la paix.

Elle accrocha sa petite main à la jupe de l'uniforme scolaire de la jeune fille. Elle l'a regardait avec des yeux si triste qu'elle décida de l'aider. Lasse, elle retira ses écouteurs de ses oreilles.

Elle sentit une horrible sensation. L'air se fit plus lourd, et elle frissonna. Le Hollow dont la petite fille avait peur. Tremblante, elle se retourna tout de même vers le monstre. Même si elle tremblait, même si elle avait peur, elle n'avait pas d'autre choix que de se défendre. Elle en croisait presque tout les jours, et n'avait pas d'arme pour se défendre, ce que ses nombreuse plaie témoignait. Il fallait qu'elle se batte. Elle avait prit l'habitude, de se faire attaquer sans répit, et chaque jour une âme lui demandait de l'aide. Elle avait beau faire semblant de rester indifférente, elle savait qu'elle ne résistait jamais à ça. Et ce, depuis que son grand-frère était partit sans plus donner de nouvelles, ou rarement. Il était partit en les laissant seule, et elle devait faire face au Hollow sans pouvoir en parler un personne. Elle couru vers l'horrible monstre au masque blanc et prit au passage un bâton en fer qui se trouvait sur une pile d'ordure. Elle lui donna un coup violent à la jambe, et le monstre, furieux, lui lança un coup avec son énorme main. Elle se sentit projeter dans les air, et remarqua que sa jambe saignait. Elle atterri quelque mètre plus loin. Elle se leva et grimaça de douleur. Sa jambe lui faisait un mal de chien. Mais elle ne gémit pas, ne versa pas une larme. Elle n'avait pas le droit. S'énervant, elle lança le bâton de toute ses force contre le dévoreur d'âme. Heureusement pour Karin, il atterri juste au niveau de son cou. Seulement le coup n'était pas assez puissant pour désintégrer le monstre. Durant la demie-heure suivante, Karin se battit sans relâche. Enfin, elle finit par tuer le monstre, quoique qu'elle finit gravement blessé à la jambe. Elle reprit son chemin, en sale état. Ses vêtements, maculé de sang et troué, était en piteuse état. Elle boitait, mais elle ne se plaignit pas quand son pied douloureux foulait le sol.

Elle entendit un bruit, comme si une fenêtre venait de voler en éclat. Elle se retourna et vit la cause du raffut. Un type venait de bruler une priorité et s'était fait rentrer dedans par un haut véhicule. La jeune fille, indifférente, poursuit sa route, sans chercher à voir si il y avait des blessés.

Kyohei la vit au loin et se dirigea vers elle. Elle voulu l'ignorer, mais c'était trop tard. Il ne prit pas la peine de la saluer.

Karin haussa les épaules. Elle ne voulait pas s'attarder, et se retrouver chez elle, dans l'espace confiné de sa chambre. Seule.

Karin ne répondit pas. Elle poussa un infime soupir et haussa les épaules. Elle-même ne savait pas ce qui lui prenait, alors... Elle tourna les talons et se décida de rentrer. Kyohei ne la suivit pas mais elle sentait son regard.

Arrivé chez elle, elle posa son sac tranquillement et marmonna un bref salut à sa famille. Elle évita de peu, le poing de son père qui allait s'abattre sur sa figure. Elle avait l'impression d'avoir prit la place de son grand-frère, partit elle ne savait où encore en mission.

Puis, quand il l'a vit, taché de sang et éreinté, il fit d'une voix réprobatrice ;

Au vue du silence de la jeune fille, il poursuivit.

Karin soupira. Il fallait qu'elle trouve de l'air, et vite.

Son père la regarda un moment, soucieux. Il n'arrivait plus à rien avec elle. Ils n'avaient pas eu de vrai conversation depuis si longtemps ! Elle prit soin de l'ignorer. Sur le pas de l'escalier, sa sœur l'interpella.

Elle haussa les épaules.

Avec irritation, la jeune fille se demandait quand elle allait enfin pouvoir être tranquille. Elle supportait de moins en moins ses retours chez elle. Elle était fatigué. Fatigué d'elle, de sa vie, de tout. Et encore une fois, elle se sentit oppressé. Comme si un lourd étau emprisonnait son cœur.

Elle passa devant la chambre de son frère et s'arrêta un moment devant sa porte. Il lui manquait tellement... Depuis qu'il était partit, elle n'était jamais plus allé dans sa chambre et son cœur se serrait douloureusement à chaque fois qu'elle pouvait entrapercevoir sa chambre. Vide.

Après une rapide douche, elle alla sur le toit. Elle était si fatigué qu'elle aurait pu dormir sur le champ, mais elle voulait profité des étoiles pour réfléchir.

Ses pensées l'assaillirent. Sans comprendre pourquoi, du jour au lendemain, il y a environ six mois, elle s'était sentit en colère. Contre tout et tous. Elle en avait tellement marre d'être laissé pour compte. Combien de fois aurait pu t-elle se faire tuer avant de comprendre que ce qui l'a menaçait n'était pas des monstres, comme elle le croyait ? Si un jour, il y a quelques années de ça, Hitsugaya Toshiro ne lui aurait pas dit que c'était des Hollow, l'aurait t-elle su un jour ? Son cœur se réchauffa étrangement au souvenir de son ami d'antan. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait plus ressentit une émotion autre que colère, tristesse, et éternel ennuie.

Son frère et son père, par elle ne savait quel stupide raison de protection qui ne voulait rien leur dire, à sa sœur et elle, ne faisait qu'aggraver les choses. Ce n'était pas avec leur Reiatsu qu'elle allait passé inaperçu... Longtemps, elle s'était sentit reconnaissante envers son frère, qui l'avait sauvé plus d'une fois. Mais maintenant, c'était la colère qui avait pris place. Il l'avait laissé seule, ici. Il était partit et les avait abandonné. Et elle se sentait si seule...

Elle ne supportait plus rien. Et elle n'arrivait pas à faire taire cette colère sourde en elle. Et dans ses moment là, elle étouffait. Mais elle avait beau sortir se balader des heures durant, rien n'y faisait, ça ne passait pas.

Et il se passait des heures, quand elle se retrouvait seule, à être emprisonné dans sa propre tristesse. Douloureuse, envahissante incompréhensible, incomparable à tout ce qu'elle avait pu ressentir jusque maintenant. Et surtout, sans motif. Elle était juste triste. Sans qu'il n'y ai aucune raison.

Elle savait juste qu'elle avait mal. Un boule dans la gorge, un mal de ventre qui ne partait pas et une énorme gène à respirer. Elle manquait d'air. Et plus le temps passait, plus cela devenait fréquent. Ce qui était occasionnelle est devenue quotidien en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire.

Elle souffrait. Et rien ne pouvait la consoler.