Chapitre 2

par lauverie

Plus d'une minute passa pendant qu'ils échangèrent un combat de regard, à savoir qui allait céder qui allait parler en premier. Karin ne voulais pas le faire, il parlerait, elle ne le pouvait pas. La seule chose qu'elle voulait était de partir, loin, sans se retourner. Il finit par céder voyant que cet échanger n'aboutirais a rien et qu'il n'obtiendrait aucune informations ni d'explications quand a son comportement de cette façon.

- j'ai entendu parler que tu es partie de la ville. Commença-t-il tout en essayant d'être naturel.

- oui. Répondit sèchement Karin. Je ne voulais plus voir certaine tètes.

Toshiro écarquilla les yeux face à cette réflexion, il était choqué, il la croyait plus mature que ça.  Et il ne plus s'empêcher de souffler d'indignation.

- je te croyais plus mature que ça Karin. Répondit Toshiro qui à présent était énervé.

- Tu ne sais rien Toshiro, ma maturité a été de prendre cette décision. Celle de partir. Répondit Karin sur le même ton

- Je ne vois pas, tu le savais pourtant que notre histoire allais se terminer comme ça.

- Non, je ne savais pas. S'écria Karin un peu plus fort.

Karin serrait les poings, tous ses mauvais souvenirs remontais et la déstabilisait. Toshiro quand à lui la regardais avec un air des plus accusateur tout en croisant les bras.

- Si tu le savais, le fait que je sois shinigami n'y changeait rien, on ne pouvait pas continuer. Je commençais à me détourner de mon devoir.

- Ton devoir, je le connais. je n'ai entendu que ça pendant que tu étais avec moi. Tu ne parlais que de ça. Comment veux-tu que j'ignore ça ?

- Bien quel est le problème alors ? S'énerva un peu plus Toshiro.

- et bien tu as agis comme un égoïste en disant m'aimer, tu avais bien vus que... moi je t'aimais... et tu m'as laissé croire. Pendant six mois j'y croyais j'étais heureuse. Mais j'ai compris à présent. Tu n'as fait ce que pour te prouver quelque chose. Tu as joué avec moi !!

-ARRETE !! La stoppa Toshiro. Comment peux-tu douter de mes sentiments quand j'étais avec toi ? On a été plus loin qu'un simple jeu, qu'un simple flirt d'adolescent.

- C'est bien le problème. Tu ne m'as jamais aimé, si c'était le cas tu ne m'aurais pas jeté comme ça.

- et comment voulais tu que je fasse ? J'étais pour partir en mission, une longue mission et des soupçons commençaient à se faire aussi bien ici qu'a la soul society.

- Tu le savais que notre relation était risquée pourtant. Répondit Karin qui par la même occasion le coupais. Tu n'aurais pas dû jouer sur les deux plans comme ça. Tu as une autre petite amie maintenant, tu l'avais déjà quand on est sorti ensemble et c'est suffisamment dégouttant pour moi d'y repenser.

- ce n'était qu'une raison pour que tu me croies. Lâcha-t-il désemparé à présent.

Toshiro ne contrôlais plus la conversation c'était karin qui menait la dance et elle n'allait pas lâcher pour autant, ses poings était serrés et tremblaient sous la pression qu'elle leur faisait subir. Il soupira se stoppa quand il croisa à nouveau son regard, celui-ci n'exprimais plus de haine mais de la souffrance. Les larmes apparaissaient et elle tentait de les contenir.

- Toshiro tu ne sais rien, s'évertua-t-elle à dire le plus calmement possible.

- Toi, non plus tu n'as pas la bonne version, du pourquoi j'ai dû faire ça.

- Tu ne sais rien de ce qui s'est passé après. Dit Karin en serrant les dents. Tu ne sais rien. Personne ne sais rien, personne n'as la version entière même pas moi. Je n'ai pas la bonne version des faits qui t'on pousser à me quitter comme toi tu n'as pas la suite des événements.

- quelle suite ?! Tu ne parles que de ça !! s'écria Toshiro. Parle Karin.

Elle tourna les talons. Commença à faire quelques pas.

- non ! Ne te défile pas ! T'es resté là à me reprocher pleins de trucs dont j'en ai aucunement conscience alors tu m'en parle maintenant. S'exclama Toshiro qui s'était précipité vers elle et l'avais retourné pour qu'elle lui fasse face.

- j'allais pour m'asseoir. Se contenta Karin qui par la même occasion se détacha de Toshiro et se dirigea vers le petit banc à côté d'elle. Toshiro quand à lui, restait debout, la fixant.

- tu te rappelles de ce fameux jour ? demanda Karin.

- Tu parles de celui ou on s'est séparé ?

- oui, le jour où je t'ai appelé en milieu d'après-midi te disant que j'avais te parler de quelque chose de très important et que tu m'as répondu sèchement "oui moi aussi".

Toshiro ne répondit pas. Il ne savait pas quel était la chose dont elle avait à lui parler, il ne l'avait pas laissé parler ce jour-là.

- le jour où tu m'as laissé sous la pluie avec tout ce que je venais d'apprendre ce jour-là.

-qu'est-ce que c'est ? demanda Toshiro

- Tu t'y intéresse maintenant ? Après deux ans ? Ricana Karin. Alors que cela n'avait pas l'air de t'intéresser plus que ça l'autre fois.

- arrête de tourner ça comme ça. Dit moi. Je vois bien que cela me concerne sinon tu ne m'en voudrais pas autant.

- Non, tu vas attendre, tu vas comprendre ma frustration ces jours-là. Fis Karin en se retournant  vers la salle ou Yuzu  sortais tout en criant le nom de sa sœur.

Karin se leva et lui répondit tout en rentrant dans la salle pour le dessert. Toshiro, lui, fulminais. Elle l'avait bien eut. Il se dirigea à son tour en salle pour la dernière partie du repas. Pendant laquelle il ne décrocha aucun sourire bien au contraire de Karin qui souriaient de toutes ses dents. Il n'en pouvait plus, cette chose qu'elle avait à lui dire il ne s'en était pas rappelé le jour où ils ont rompus. Mais à présent des images lui revenaient en tête, des images de ce jour. Ils s'étaient donné rendez-vous au bord de la rivière tout près du  terrain de foot. Elle avait l'air fatiguée et nerveuse quand il était arrivé. Il s'en rappelait maintenant mais cette rage qui l'avait poussé à la quitter l'avait aveuglé. Il n'avait plus le choix.

Par la suite une fois le dessert terminé pour eux deux, Karin sortit en première suivie de près de Toshiro. Elle alla s'asseoir sur un banc et regardais le ciel quand il la retrouva. Elle se retourna vers lui le regard grave.  lui la regardais plein d'interrogation. Il n'en pouvait déjà plus, et il ne s'était passé qu'une heure depuis leur dernier échange.

- Tu peux me le dire à présent. Lâcha Toshiro.

- pas avant que tu ne m'ai dit la « vraie » raison de notre rupture.

Il n'en croyait pas, elle repoussait encore, il vit dans son regard que cette condition était inébranlable pour qu'elle parle.

- Bien ; il s'assit par terre en face d'elle. Le commandant capitaine s'en était rendu compte. Il m'a convoqué dans son bureau le matin de notre rupture. J'étais nerveux à cause de cette heure des plus inhabituelles de convocation et j'avais raison. Quand je suis arrivé dans son bureau une aura des plus froides y régnait.  Il m'a pendant plusieurs heures expliqué mon inconscience et ce qu'il m'attendait si je continuais. Il ne voulait pas risquer que des humain soit au courant pour ce qui ce passe à la soul society. En plus du fait que ce soit l'une des règles inébranlables de la soul society. Ton frère a du se battre pour se faire une place en tant que shinigami avant de pouvoir prétendre a la main de Rukia, tu le sais. Moi, j'ai tout fais à l'envers, j'ai prétendu a ton cœur avant que tu ne sois capable d'en supporter les conséquences.  Pendant cet entretien, le commandant capitaine a finis par me convaincre que je n'étais pas bien pour toi que je ne t'apporterais rien de bien excepté le malheur et la souffrance. Bien malgré le fait que tu étais en formation et avais presque atteint le Shikai à ce moment. Il est un très bon orateur et m'as convaincu de ma nocivité pour toi. C'est en sortant de ma réunion que tu m'as appelé et cela m'as donné le meilleure des occasions pour couper cour a tout ça.

Il s'arrêta soupira puis regarda Karin. Elle le regardait avec des yeux plus qu'étonnés. Elle ne semblait pas pouvoir parler. Toshiro compris qu'elle attendait plus.

- Tu connais la suite et la douloureuse discussion qui en a suivi. Mais sache que je ne me suis pas jouer de toi. La soi-disant petite amie n'existe pas. Tout était faux dans ce que je t'ai dit ce jour-là. Surtout le fait que je ne t'ai jamais aimé. Je t'ai aimé, et je continue à t'aimer encore aujourd'hui même si je sais très bien que tu ne le pense plus, pour moins maintenant.

- oui il y a trop de mal de fait pour que tout recommence comme avant. J'ai eu trop mal pour pouvoir te pardonner comme ça. Et puis qu'est ce qui me dit que tu ne mens pas encore cette fois ? Tu n'avais pas du tout l'air de le faire la fois ou tu m'as dit tout ça.

- Je n'ai que ma parole à te donner. Répondit Toshiro un peu bousculé par la fin.

Karin soupira longuement. Regardais à droite et à gauche. Comme si elle cherchait à savoir si oui ou non elle pouvait lui pardonner si oui ou non elle pouvait croire en ces dires. Elle secoua vivement la tête et se retourna vers Toshiro. Quand leurs regards se croisèrent plus aucun sentiment ne filtrait du regard de Karin tandis que l'appréhension se liant sur celui de Toshiro.

- Toshiro. Commença doucement Karin avec une voix qu'elle n'avait plus eut depuis deux ans. Tu sais rien ne changera malgré le fait que je te dise ce que j'ai sur le cœur. Le mal est fait.

- je pourrais... commença-t-il

- non, je ne veux plus de ça, plus de promesses non tenues. Juste des actions qui viendront dans le futur. C'est tout.

- si tu veux. Se résigna Toshiro.

- Tu sais le jour ou tout s'est terminé entre nous, tout avais été bousculé dès mon côté. J'étais en terminale, le bac était en fin d'année. J'avais un copain génial en qui j'accordais toute ma confiance et que j'aimais aveuglément. Sauf que ce jour, lors d'une visite chez le médecin, on m'a décelé quelque chose. Quelque chose qui bien malheureusement pour moi était décelé trop tard. Je ne pouvais plus revenir en arrière. C'était là. Tu vois de quoi je parle ?

Toshiro, qui loin d'être bête commençait à se douter de ce qui se passait et commençait à pâlir. Ses yeux était grands ouverts et restait muet.

- J'étais enceinte, de toi. Mais c'était trop tard, je n'ai pas fait attention avec le stress des exams et les tournois de foot je n'avais pas vu que j'avais autant de retard. Mais quand je l'ai su c'était trop tard pour faire machine arrière. Cet enfant, notre enfant grandissait en moi et  le stress a encore grandit quand j'ai dû prendre mon courage à deux mains pour te l'annoncer. A ce moment je ne savais pas si j'allais le garder après avoir accouché. Mais toi tu es arrivé et tous mes doutes, mes espoirs ont été piétinés, mon seul point de repère est partit et je me suis retrouvée seul a l'annoncer à ma famille. A recevoir les pires traitements et jugements venant des voisins ou des personnes de la classe ou même de passants. Tout le monde me regardait de travers. Je me sentais si seul si abandonnée.

Karin s'arrêta, les larmes coulaient des présents sur ses joues.

- Puis vint le jour où j'ai donné la vie, même à ce moment-là je ne savais plus rien de ce qui allais se passer après. Si cet enfant allait être avec moi ou non. Mais je me suis rendue compte en la tendent dans mes bras que c'était ma fille. Si petite si fragile dans mes bras, si bien que quand elle a ouvert les yeux j'ai su que je ne pouvais pas l'abandonner. Mais, le bac à passer avec des nuits réduites, des brimades, des tags sur les murs de la clinique. Tout ça m'as rendu la vie insupportable au point que je voulais en finir.

Elle se stoppa encore pour s'essuyer les yeux. Toshiro retenais sa respiration, restant bloqué sur la dernière phrase ce Karin. Mais n'eut pas le temps de réagir qu'elle reprenait.

- C'est à ce moment que mon père à soulever l'idée, il ne supportait plus de me vois dépérir comme ça. Je ne souriais plus, ne dormais plus. Tout autour de moi était noir seul ma fille me donnais un peu d'air dans ces moments que je chéris toujours même en repensant a cette période. Et voilà que j'ai décidé de partir à à peine dix-neuf ans de chez moi. Dans une nouvelle ville ou personne ne connaissait mon passé. Ou j'ai pu trouver un travail, comme professeur de sport en collège et ou ma fille pouvais commencer sa vie sans le regard assassin des autres.

Elle s'arrête pour de bon cette fois, regarda Toshiro qui n'avais pas bougé depuis le début et qui avais le  teint pâle. Ce récit l'avais quelque peu bousculé et tout semblais être flou dans sa tête à présent. Mais il se ressaisit vite en voyant que Karin attendais une réaction.

- je ne sais pas quoi dire... fis Toshiro en baissant les yeux.

- je ne veux pas de ta pitié. C'est comme ça.

- mais ta fille n'est pas ici ?

- non, je ne voulais pas qu'elle te rencontre. C'est trop tôt pour moi, je ne pensais même pas que je pourrais t'en parler aujourd'hui. Elle chez une amie que je me suis faite la bas.

- ha... répondit tristement Toshiro. Et comment s'appelle-t-elle ?

- Saura. Je sais ce n'est pas très inventif mais je n'étais pas des plus inspirée à ce moment et puis c'est la première chose à laquelle j'ai pensé. S'affola Karin.

- J'ai rien dit, rit Toshiro devant la gêne de Karin. Je trouve que c'est beau moi comme prénom.

- tant mieux.

Elle se releva et lui tendit la main, mais qu'il saisit pour se relever. Puis tous deux repartirent vers la salle ou se déroulais la cérémonie. Mais il se mit à pleuvoir au moment où ils commencèrent à marcher. Karin sourit et révéla la tête.

- c'est marrant. C'est comme si la boucle était bouclée. Tu m'as laissée sous la pluie pour que l'on se retrouve sous la pluie.

- sa veux dire que tu me pardonne ?

- ca veut dire que l'on peut commencer à redevenir ami, mais sache que je n'oublie pas.

Karin avais pris un air sérieux et Toshiro compris. Cependant il ne fallut pas beaucoup de temps aux deux amis à renouer des liens comme avant en se chamaillant sous la pluie comme des enfants.