17. Qui êtes-vous ?

par Black Demons

Dix-sept


Voilà arrivé ce fameux jour … L'enterrement. Je me préparai. Enfin, mentalement. Quatorze heures allait bientôt arrivé, et je sortis, me dépêchant pour arriver au manoir des Kuchiki. Mais à quelques mètres de l'endroit, je m'arrêtais, repris mon souffle et me donna une contenance avant d'entrer. Ai m'accueillit et m'indiqua le chemin à suivre, que je suivis bien sûr. J'arrivais, à la fin du chemin, dans un grand jardin, où des tombes blanches reposaient, ainsi que leurs possesseurs sous terre. Le ciel était gris, et la pluie menaçait de tomber. Quand je regardais les personnes présentes, je vis Byakuya, Hitomi, Renji, Toshiro, Ukitake, Kyouraku etc ainsi que mes amis Crossbreed. Ai arriva bientôt et la cérémonie funéraire commença. Je me mis aux côtés de Toshiro, sa présence me rassurant. Il m'adressa un petit regard, auquel je répondis de la même façon. Quand j'y pense, c'est bizarre de faire une cérémonie funéraire pour une personne qui était morte avant de mourir de nouveau, et surtout être soi-même mort ! Bon, c'est vrai, peut être que j'explique très mal mais tentez de comprendre un peu … ! Je regardais fixement le cercueil de bois sombre où reposait maintenant la mère de Hitomi. Le cercueil était ouvert, et l'on pouvait voir la défunte. Sa pâleur lui allait bien, elle semblait paisible. Elle était belle … Un vent frais s'engouffra dans le cimetière, me faisant un peu frissonner. Le prêtre en quelques sortes continuait son discours sinistre.


: … Elle fut et continuera à être une mère exemplaire …


Je ressentais un malaise. Des images défilaient devant mes yeux brièvement, allant de l'enterrement de la mère de Hitomi à celui de ma mère. Je revoyais la tombe, sinistre et sombre … Je revoyais les regards, les visages et les larmes de mes proches, de ma famille … J'entendais de nouveau les pleurs étouffés … Je revoyais encore les personnes faisant un discours funèbre, brisant le silence funéraire … Tout ce monde … Et, sans m'en rendre compte, des larmes coulèrent sur mes joues. Toshiro tourna la tête vers moi, compatissant et un peu surpris. Mais je ne pleurais pas pour cette femme. Je pleurais pour ma mère, tuée par un Hollow, en voulant protéger mon frère … Je ressentais encore cette boule au fond de ma gorge, celle qui nous empêche de parler et de respirer normalement. Je revoyais encore la tombe entrer sous terre, la pluie martelant les pavés … Ma gorge se serra, et je me mordis la lèvre inférieure pour ne pas hurler de peine. Mes yeux s'emplirent encore plus de larmes, et je serrais les poings jusqu'à marquer ma peau de mes ongles. Et je ne tins plus. Je partis en courant du cimetière, sous les regards surpris de toute l'assemblée. Le vent se leva, et la pluie tomba. J'entendis Toshiro m'appeler. Du coin de l’œil, je vis qu'il voulait me rattraper mais il fut empêcher par Ai. Merci Ai … J'avais besoin d'être seule … Et Toshiro m'avait trop vu pleurer ces derniers temps … Je traversais les couloirs au hasard, et durant près d'une dizaine de minutes, je cherchais mon chemin vers l'extérieur. Et enfin, je la trouva. J’atterris dans une petite cour, où se trouvait un petit lac ainsi que de mini-cascades. Les feuilles claquaient au vent, laissant échapper des bruissements que je trouvais rassurants. Je pleurais encore, n'arrivant pas à m'échapper de ce sentiment de solitude, de tristesse. Je me dirigeais vers le lac, m'agenouillais, et plongeai la tête dans l'eau. Celle-ci était froide, et j'entendais des ultrasons. Ma peau se refroidit et s'engourdit au fur et à mesure. Alors, n'ayant plus de souffle, je relevais vivement la tête, rejetant mes cheveux trempés en arrière. Le vent frais me gifla le visage, que j'ignorais. La pluie semblait chaude. Je baissais la tête, reprenant mon souffle. Se rafraîchir les idées … C'est fait. Quand soudainement, une main se posa sur ma bouche, des bras n’emprisonnant avec force. Je voulus me débattre mais déjà nous avions quitté l'endroit …


Quand je me réveillais, j'avais une douleur à la nuque. Je me souviens que j'avais tenté de me barrer de là, et mes kidnappeurs en quelques sortes, m'ont assommés. Les méchants …

Je sentis quelque chose sur moi, et remarquai que c'était une couette. J'étais allongée sur un futon. Ils étaient attentionnés les kidnappeurs … Je me redressais doucement, et plaçai une main sur ma nuque, la frottant pour la dégourdir un peu. Puis, je regardais autour de moi. Une pièce simple. Mur en parpaings et sol en béton. Il n'y avait que le futon comme meuble. Aucune fenêtre, et juste une porte en bois ancien. Je pouvais m'enfuir. Soit par la porte qui n'était pas fermée, soit en Shunpo. Bien qu'une étrange énergie m'en empêche. Je ne sais pas quoi en plus ! C'est à peine si je pouvais me tenir debout ! Et c'est à peine si je peux utiliser mon reiatsu ! Alors, après de veines tentatives de me mettre sur mes jambes, je tombai lourdement sur le futon, et croisai les jambes. Toshiro et les autres se rendront sûrement compte de ma disparition, ainsi que l'absence de mon reiatsu. Ils partiront à ma recherche et me retrouveront. Tout finira pour le mieux … n'est-ce pas ? Cette sensation … Je la détestais. Celle qui nous rend dépendant des autres, celle où l'on se sent faible, inutile, incapable d'avancer seule. Les minutes, puis les heures défilèrent sans que je ne m'en rende compte jusqu'à ce que la porte en bois s'ouvrit en grinçant. Je relevais la tête et vis une personne que je n'aurais jamais cru revoir.


Point de vue Toshiro


Karin était partie en plein milieu de la cérémonie. Je l'avais vu pleurer, souffrir. J'avais eu envie, à cet instant, de la prendre dans mes bras, de la consoler. Mais je ne l'avais pas fait, et je ne savais pas pourquoi. Quand elle s'est enfuie en courant, je voulais la rattraper, mais l'on m'a empêché. Alors, je l'ai juste regardé partir, et ce sentiment, ce pincement au cœur d'abandon m'a encore envahi. C'est bizarre non ? A chaque fois qu'elle s'éloigne de moi, je ne peux m’empêcher d'être anxieux, et je veux toujours la poursuivre et la rattraper. Ce doit l'une des façades de l'Amour je suppose. Après les funérailles, tous se dirigeait vers la pièce où était le banquet. Je m'éclipsai alors discrètement et partis à sa recherche. Je regardais toutes les pièces du manoir mais je ne la trouvais pas. Je cherchai alors son reiatsu, introuvable. Et j'angoissais. Je quittais la demeure des Kuchiki et fouillais presque tout le Seireitei, sans que personne ne l'eut vu. L'on m'affirma qu'elle n'était pas allée sur Terre, et personne ne l'avait vu quitter le Seireitei pour entrer dans le Rukongai. Mais si elle n'était ni à la Soul Society, ni sur Terre, où était-elle ?


Point de vue Ookami


Ichigo était rentré et je l'accueillis avec un baiser qui se devait être chaste mais qui devint un peu plus … enflammé. Il me fit l'un de ses sourires qui me font fondre.


Ichigo : Merci. J'ai pu voir Karin et elle va bien ! Je suis super soulagé !

Moi : Tant mieux.

Ichigo : En fait, elle m'a donné ça pour toi …


Tout en parlant, il sortis un papier plié de sa poche et me le tendis. Je le pris, un peu perplexe et le dépliai. C'était bien l'écriture de Karin, pas super propre.


Ookami.

Tout se passe bien au Seireitei, personne ne sait encore qui nous sommes. J'ai pu revoir cet ami aux cheveux blancs que tu croyais être mon petit-ami il y a 6 ans. Et aussi faire de nombreuses rencontres, des bonnes et des mauvaises. Je sais que mon statut ne me permet pas d'être ami avec eux mais je ne peux pas m'empêcher de les trouver attachants. J'ai besoin de te voir, de te parler de tout ça, seule à seule. Je ne sais pas encore quand, ni où, mais je te le ferais savoir quand ce sera décidé.

J'espère que tout va bien avec Ichigo, mais d'après ses dires, oui. Ne sois pas trop gentille avec lui, sinon il risque de se ramollir un peu …

Bisou et à bientôt.

Karin.


Tout en lisant, je sentis le regard de Ichigo sur moi, interrogateur. Quand j'eus fini, je soupirai sans raison et relevai la tête vers lui croisant ses beaux yeux marrons.


Ichigo : Alors ?

Moi : Oh presque rien ! Elle me demandait juste quelques trucs féminins !


Quand même, c'est bien de connaître son petit-ami. Car je savais que Ichigo ne s'étendrait pas sur ces choses là.


Ichigo : Ah ok !


Je lui fis un grand sourire avant de plier la lettre, la poser sur la table et me diriger vers mon âme sœur, l'embrassant avec amour, baiser auquel il répondit avec fougue. Quand même, c'est dingue combien je l'aime !


Point de vue Karin


Cette personne … Celle qui m'a sauvée de Shirotsume … Il entra dans la pièce, bientôt suivis par trois autres hommes. Ces quatre personnes … ceux de la fête, ceux qui savaient qui j'étais … Je me mis sur la défensive vivement, que ce soit physiquement ou moralement. Ils se mirent devant moi, et me regardaient de haut. Évidemment, si je pouvais me lever, j'aurais au moins pu être à leurs tailles, enfin, à peu près. Nous restâmes en silence. J'en profitais pour les dévisager : celui qui m'avait sauvé de Shirotsume avait un beau visage, tout comme les autres d'ailleurs, ainsi que des cheveux blonds un peu ébouriffés et des yeux verts émeraude. Il avait une belle carrure, et son débardeur blanc, bien que recouvert par une cape sombre – comme celle de Toshiro lorsqu'il fut fugitif – laissait apparaître de beaux abdominaux. Ses jambes étaient recouvertes par un pantalon cargo noir de toile et sans poches ainsi que des bottes de cuir sombre arrivant un peu au-dessous des genoux. Il avait la classe. Puis j'observais les autres. Un avait donc lui aussi un beau visage, ainsi qu'une belle carrure. Ses yeux marrons m'observaient sans relâche, et je pus voir quelques reflets de noir. Ses cheveux étaient plutôt lisses et marrons, bien qu'il y avait des reflets rouge sombre. Il était habillé de la même manière que le premier – le blond – sauf son T-shirt qui était noir. Puis vint le troisième. Bon, je pense que vous avez compris qu'il était beau gosse, comme le quatrième. Bref. Le troisième avait des cheveux blancs assez longs, atteignant facilement ses omoplates mais il les avaient attachés en une queue de cheval, ce qui ne lui donnait en aucun cas un air féminin. Ses beaux yeux bleus tels l'eau d'une cascade d'hiver me faisaient penser à Toshiro. Il avait le teint plutôt pâle … Et enfin, le quatrième. Il avait des cheveux oranges, et des yeux étrangement dorés … Quand j'y pense, je n'avais pas remarqué leur beauté à la fête … Donc, le silence continua, jusqu'à ce que je le brise.


Moi : Qui êtes-vous ?


Ils me regardèrent en silence, comme s'ils évaluaient ma question.


: Nous sommes … tes protecteurs. Ainsi que serviteurs.


C'était le blondinet qui avait parlé. Je le regardais, surprise. Puis je fis le tour des trois autres avant de revenir sur le premier. Qu'est-ce-qu'il voulait dire par protecteurs et serviteurs ?


Moi : Je ne comprends pas très bien … Nan, je suis paumée. Comment ça, serviteurs et protecteurs ?

: Nous avons été engagés pour vous servir et vous protéger.

Moi : Engagés ? Par qui ?

: Nos supérieurs.

Moi : Et qui ils sont, vos supérieurs ? Et pourquoi je dois être protégée !?


Ils se lancèrent des coups d’œil. Je vois … Je n'aurais pas toutes les réponses à mes questions. Puis l'on reprit.


: Nous ne pouvons pas vous dire qui sont nos supérieurs. Et nous vous protégeons car il y a un homme qui vous veut du mal, qui veut profiter et exploiter votre puissance. Mais nous vous protégerons de tous les ennemis qui se montreront devant vous.


Je soupirai et ébouriffais mes cheveux. Puis je plantai mon regard dans les émeraudes de mon interlocuteur.


Moi : Alors, en premier, tutoyez-moi. Ensuite, qui me veut du mal et quelle puissance ? Et enfin, comment vous vous appelez ?


L'on acquiesça à mon premier ordre puis répondit à ma première question. Le blondinet s'appelait Natsu, le brun aux reflets rouges Aki, le gars aux cheveux blancs se faisait nommer Fuyu et enfin celui aux yeux dorés était Haru. C'est marrant mais leurs prénom étaient les quatre saisons.


Moi : Dîtes, on pourrait pas s'asseoir ?


Directement, les quatre jeunes hommes firent mine de s'asseoir au sol quand je les stoppais, un peu surprise par leurs réactions. Quand j'y pense, ma question était bête puisque j'étais assise mais bon …


Moi : Non ! Mais je veux dire, sur des chaises, devant une table, en bonne société … !


Ils me regardèrent, se redressèrent et se dirigèrent vers la pièce d'à côté. Je me levai, ayant miraculeusement retrouvé mes forces, et les suivit dans la pièce adjacente. C'était comme dans la chambre : murs en parpaings ou béton et sol en béton. Il y avait le petit coin cuisine, avec juste une gazinière ancienne, un évier blanc et des plans de cuisine. Sinon, il se trouvait aussi le '' salon '', composé juste d'un canapé pliable ancien, de deux fauteuils comme le canapé et d'une petite table de bois. La lumière était diffusée par des petits spots. Il y avait portes dans la salle, toutes de bois. Celle menant à la chambre, une à la salle de bain – pauvre, juste composée d'une douche, un lavabo, des toilettes et un miroir – et la dernière au garde-manger – petite pièce où il y a la nourriture, mais aussi des jeux de société, des livres et magazines dans des cartons ect. Nous nous assîmes sur le canapé et sur les fauteuils. Puis Natsu continua.


Natsu : Celui qui te veut du mal nous est inconnu. Nous ne savons pas son nom, ni ses origines …

Moi : Mais comment vous savez qu'il me veut du mal alors ?

Fuyu : Nous l'avons découvert en l'espionnant …

Moi : Et il vit où ? Si vous l'espionnez, vous pourriez le vaincre non ?

Fuyu : Il ne vit ni au Hueco Mondo, ni à la Soul Society ou encore la Terre. Mais plutôt dans un monde supérieur encore. Et nous n'avons pas assez de puissance pour le vaincre malheureusement.


Lentement, j'enregistrais les informations qui allaient et venaient. En résumé pour l'instant, un mec me menace et j'ai comme protection quatre gars qui ont l'air balèzes …


Moi : Mais de quelle puissance vous parliez ?

Haru : La tienne bien sûr !


Je fus surprise par sa réponse. La mienne ? Mais qu'est-ce-qu'il raconte ?


Moi : Comment ça ?

Haru : Ton père était un Capitaine, ton frère possède une grande puissance, mais toi, tu es bien plus forte qu'eux. Tu pourrais vaincre tous les Capitaines si tu en avais envie. Et si tu savais libérer tout ton potentiel !


Puis il rit à sa blague médiocre. Moi, je restais un peu perdue. Plus puissante que … Pouvoir vaincre tous les Capitaines … Impossible … Les quatre garçons virent ma confusion et Natsu s'empressa de continuer pour me rassurer.


Natsu : Mais comme a dit Haru, tu as besoin de découvrir ton vrai potentiel ! Et là, tu en es encore loin.


Je lui lançais un regard noir, auquel il répondit par un sourire et un rire nerveux. Bon sang … Pourquoi ça n'arrive qu'à moi ces histoires !! Je soupirais de lassitude.


Moi : Et vous me surveillerez 24 heures sur 24 ?

Natsu : Oui.

Moi : Et comment je fais si je veux combattre un Hollow ? Vous m'en empêcherez ?

Natsu : Bien sûr que non. Nous viendrons que lorsque tu seras en réel danger ou que tu nous appelles par simple pensée.

Moi : Et vous viendrez, même pour une raison idiote ?

Natsu : Oui.


Les autres acquiescèrent. En fait, sans le vouloir, ça me rendait mal à l'aise tout ces machins …


Moi : Et vous feriez n'importe quoi ?

Natsu : Oui.

Moi : Si je vous demandais de vous entre-tuer, vous le feriez ?


Ne cherchez pas pourquoi j'ai dit, je ne sais pas moi même. Disons que quand je suis mal à l'aise, je balance des trucs bizarres, bien que celle là fut le pompon ! Mais, à ma grande surprise, Natsu, Haru, Fuyu et Aki ne parurent en aucun cas consternés ou juste légèrement surpris. Non, ils étaient calmes, comme si ils s'étaient attendus à ce genre de question. Puis Natsu répondit, d'une voix froide et sérieuse.


Natsu : Oui.


Par contre, moi, j'étais surprise et je le montrais clairement. Ils étaient prêts à s'entre-tuer juste sous un ordre ?


Moi : Et si je vous ordonnais de fuir alors que je suis en extrême danger, vous le feriez ?


Je pense que je suis schizophrène … C'est vrai, après tout, il y avait une petite voix dans ma tête qui ne faisait que de me crier que je n'étais qu'une imbécile, une idiote ect pour avoir posé cette question. Non, ces questions. Mais, là, je vis de la surprise passer dans les prunelles de mes gardes du corps. Ils hésitèrent avant de répondre.


Natsu : Cet ordre … Nous n'y obéirons pas. Notre mission est de vous protéger alors nous ne vous laisserons jamais seule si vous êtes en danger.


Je hochais doucement la tête. Puis, durant près de deux heures, nous parlâmes tout, surtout de mes cours de contrôle de puissance. En gros, dès que j'avais le temps. Puis finalement, ils me ramenèrent en Shunpo devant la Dixième Division et me saluèrent d'un geste de la tête, geste auquel je répondis par un sourire.


Point de vue Toshiro


Durant tout l'après-midi, je l'avais cherchée. Mais elle n'était nul part. La nuit était déjà tombée depuis longtemps et toujours aucune trace d'elle. Alors, sachant qu'elle allait revenir, je me dirigeais vers ses appartements et entrai dans sa chambre, avant de m'asseoir sur un siège. Je l'attendrais. Qu'importe le temps que je resterais mais j'attendrais.


Point de vue Karin


Je marchais vers ma chambre, silencieusement, me fondant dans les ombres. Je ne voulais réveiller personne en ce temps de paix. Ce temps de paix temporaire malheureusement … Quand je fus devant ma porte, je l'ouvris et fus surprise de sentir une présence, assise sur un siège. Je voyais ses prunelles briller dans le noir, d'un bleu turquoise. Puis, soudainement, la lumière s'alluma et je pus voir les expressions de Toshiro. Ce que j'y vis me déstabilisa un peu. De l'inquiétude, du soulagement ainsi que de la colère. Il ne tarderait pas à éclater … Soupirant intérieurement, je fermais la porte coulissante et regardais ensuite mon ami. Il éclata.


Toshiro : Où tu étais ?!! Je t'ai cherché partout !!

Moi : Je … Désolée …


J'étais pleine de remords envers lui. Il s'était inquiété alors que moi, et bien, je parlais avec mes gardes du corps …


Toshiro : Réponds !!


Sa voix était chargée de colère, au point que je frissonnai un peu. Il ne le remarqua pas et heureusement d'ailleurs. Comme ça, à cet instant, il pourra me dire tout ce qu'il a sur le cœur, il pourra me réprimander, me dire que je suis une chieuse ou un fardeau. Rien qu'à cette pensée, je me retenais de pleurer. Ça me déchirerait le cœur si il me disait ça …


Moi : Je … Je ne sais pas …


Ma voix était tremblante, à ma plus grande honte. Mais, rien qu'en l'entendant, Toshiro se radoucit un peu et s'approcha de moi avant de me prendre dans ses bras, m'enlaçant avec force et douceur en même temps. Mais j'appréciais ce contact, si rassurant …


Toshiro : J'ai cru que tu étais partie une deuxième fois … Que tu m'avais encore abandonné … Que tu n'avais pas tenue ta promesse … Tu m'es précieuse Karin …


Ses mots … Ils me réchauffaient le cœur, et je ne pus m'empêcher de répondre à l'enlacement. Je ne sais pas combien de temps nous restâmes comme ça, mais tout ce que je sais, c'est qu'aucun de nous ne voulait se séparer …