14. Après la pluie le beau temps

par Black Demons


Quatorze



Point de vue Karin


Le matin se levait quand mes paupières réagirent à la lumière. J'ouvris doucement les yeux et remarquais une touffe blanche devant moi. Mes yeux s'écarquillèrent sous le choc puis s'adoucirent. Toshiro dormait à mes côtés. Il était mignon. On aurait dit une personne innocente, ses traits étaient adoucis. J'entendais sa respiration lente et régulière. Puis remarquais soudain que j'étais contre lui, dans ses bras. Il me tenait à la taille. Je rougis soudainement et la chaleur de la couette n'était pas pour quelque chose. Mais j'étais toujours en robe, mis à part mes talons qui ont dû s'enlever pendant que je dormais. Mais dans quelles positions on s'est retrouvés ? Je n'osais même pas l'imaginer vu que je bougeais beaucoup dans mon sommeil. Chassant ces idées de ma tête, je me redressais doucement et sortis de son emprise avec délicatesse. Puis je sortis du lit et remarquais que j'étais dans sa chambre. Et, prise de curiosité, je fouillais cette pièce. Alors que j'étais derrière son bureau, mon bracelet rosé tomba par terre et, alors que je me baissais pour le ramasser, ma tête se cogna contre le bureau, ouvrant un tiroir mal fermé. Je regardais ce qu'il y avait à l'intérieur et vis une photo de … moi. Sur la photo, je souriais, heureuse. Je me demande quand Toshiro m'a photographié. Mais qu'importe. Je me rendis compte à quel point ma disparition lui avait fait de la peine et j'eus un pincement au cœur.


Toshiro : Tu sais, c'est pas bien de fouiller dans les affaires des autres.


Je relevais la tête, surprise et le vit, assis sur le lit, me regardant de ses yeux azurs. Je me sentis aussitôt gênée et reposais la photo sur le bureau, légèrement rouge.


Moi : Désolée …

Toshiro : C'est rien.


C'est quand il se leva que je vis qu'il était torse nu. Et là, mon cœur rata un battement. Il était très beau gosse quand il s'y mettait !! Je rougis un peu plus et cacha mes yeux, gênée.


Moi : Bon, ben, je vais te laisser.


Je me dirigeais vers la porte quand il m'arrêta en me retenant par le poignet. Je me retournais, surprise et le vit avec quelques rougeurs.


Moi : Toshiro … ?

Toshiro : Je voulais … euh … Je veux juste te dire que j'ai passé une super soirée avec toi hier.


Je le regardais, encore plus surprise. Puis un sourire naquit sur mon visage. Un sourire que je croit être doux, tendre, heureux …


Moi : Moi aussi. Merci Toshiro.


Il me lâcha et m'adressa un petit sourire. Je le lui rendit puis sortis de sa chambre, mes talons à la main et me dirigeais vers ma chambre pour prendre des habits, des serviettes et la teinture brune. Et oui, c'est décidé ! J'abandonne le violet !!


Point de vue Toshiro


Karin venait de quitter ma chambre et je soupirais. Mes sentiments devenaient beaucoup trop compliqués pour moi. Après avoir fixé la porte quelques secondes, je me retournais vers mon bureau et m'avançais vers le meuble. Puis je pris la photo et la regarda longuement.


Toshiro : Si seulement tu savais combien tu m'as manqué … Karin …


Je reposai le petit cadre de bois dans le tiroir et remis correctement mon Shihakusho avant de partir pour retrouver mes fonctions de Capitaine.


Point de vue Karin


Après mettre lavée, teintés les cheveux, et habillée, je sortis de la Division 10 et me dirigeais vers la 11eme pour voir Saya. C'est sur le chemin que je la croisa, courant.


Moi : Saya !!


Elle me regardait à peine et continuait à courir. Là, je suis très, mais alors très vexée. Puis, quelques secondes plus tard, je vis un mec au crâne chauve courir comme un dément. Il me vit et me fonça dessus. Je compris alors pourquoi et courais, cherchant à m'enfuir. Au bout de dix minutes de course acharnée, je réussis à me cacher dans une petite ruelle sombre et malodorante du Rukongai. Je soufflai puis, sûre qu'il n'y avait plus personne, sortais de ma cachette pour revenir vers le Seireitei. Ce fut devant les quartiers de la Division 8 que je la vis, soufflant.


Moi : Saya !!


Elle releva la tête en entendant son nom et me vit puis souri de toutes ces dents.


Saya : Karin ! Ça va ?

Moi : On peut dire ça comme ça. Je me suis juste faite courser par un gars chauve.

Saya : Ikkaku ? Ouais, il est toujours comme ça ! A force on s'habitue!

Moi : Ouais enfin les sprints dès le matin c'est dur !


Saya hocha les épaules dans le style '' j'ai l'habitude tu sais ''. Je lui fit un sourire compatissant et nous allâmes retrouver Ai à la 6eme Division. Quand nous arrivâmes, nous croisâmes le gars aux cheveux rouges et aux tatouages. Il me salua, auquel je répondis en souriant.


Renji : Salut Karin ! Tu cherches quoi ?

Moi : Salut. On vient voir Ai.

Renji : Ai ? Elle est partie à la Division 4 pour la petite fille qu'elle avait ramenée.

Moi : Ah d'accord ! Merci !


Puis Saya et moi nous partîmes. D'ailleurs celle-ci me lança un regard suspicieux. Je l'avais remarqué et lui en fit la remarque, un peu énervée.


Moi : Quoi ?!

Saya : C'est quoi ta relation avec le Lieutenant Abarai ?

Moi : Aucune.


Elle s'arrêta et me prit le poignet, me faisant m'arrêter et me retourner par la même occasion. Mais elle me regardait avec un regard … avertisseur ? J'étais surprise par sa réaction.


Moi : Saya ?

Saya : Karin … N'oublies pas qui nous sommes. Des espions. Des Crossbreed.

Moi : Ça va, je sais !

Saya : Et n'oublies pas la mission.


Celle-ci me revint soudainement en mémoire. Ce que cet homme nous avait ordonnés de faire. Ce qu'il nous avait dit quand nous allions sortir de la salle.


Homme1 : Quand les 3 mois seront écoulés, vous resterez à la Soul Society et nous préviendrez quand nous pourrons attaquer. Puis il y aura une bataille. Entre nous et les Shinigamis.


Je baissais la tête, un peu confuse. La bataille finale. Entre les Crossbreed et les Shinigamis. C'était un projet secret mais je savais que notre armée se préparait déjà.


Saya : Mais surtout, n'oublies pas la règle numéro un.

Moi : Ne pas s'attacher.

Saya (soupire) : Exactement.

Moi : Et pourtant Ai et le Capitaine Kuchiki.

Saya : Ai est en connaissance de cause. Elle sait qu'elle devra faire un choix décisif.

Moi (pensées) : Se battre avec les Crossbreed ou contre …


A quelques kilomètres de là, dans une petite maison, une femme aux cheveux bleu nuit eut cette même pensée, en regardant son amoureux.


Ookami (pensées) : Lors de la bataille, il faudra qu'il fasse un choix … Se battre pour moi et Karin ou se battre avec ses amis …


Juste cette idée lui arracha le cœur. Elle aussi devra faire un choix. Shinigamis ou Crossbreed ? Crossbreed ou Shinigamis ? L'amour se tiraillait en deux camps dans le cœur d' Ookami. Ses origines et Karin, ou plutôt son grand amour ? Elle n'en avait aucune idée et rien que d'y penser lui donnait mal à la tête. Elle soupira et alla embrasser Ichigo.


Mais retournons à moi. Oui, moi, Karin. Se battre avec ou contre ? Mon âme s'était déchirée en pensant à ça. Mais je le cacha et sourit à Saya qui me regardait avec inquiétude.


Saya : Karin ? Ça va ?

Moi : Oui. Pourquoi ?

Saya : Je sais pas …


Alors, nous continuions notre chemin vers la Division 4, où se trouvait par la même occasion Dosan. Sans le vouloir, j'avais créer un petit mur dans mon cœur. Mais il était mince. Et je redoutais, comme vous devez le croire mais c'est le contraire, qu'il s'agrandisse. Non pas qu'il tombe comme le mur de Berlin mais qu'il s'affirme en grossissant et en s'agrandissant. Je soupirais intérieurement et me permis même une baffe mentale. Pourquoi c'est si compliqué ? Nous nous retrouvâmes devant l'imposa,t bâtiment et entrâmes. Les murs étaient blancs, tout comme les sols. En voyant ça, je trouvais que ça ressemblait aux hôpitaux du monde réel. Enfin … Mis à part les shinigamis qui se baladent partout. Alors que Saya et moi nous marchions dans les couloirs aux hasard, quelqu'un nous appela.


: Saya ! Karin !


Je me retournais, tout comme mon amie, et nous vîmes Dosan. Il s'approcha.


Moi : Hey ! Ça va ?

Dosan : Oui. Mais qu'est-ce-que vous faites ici ?

Moi : On cherche Ai.

Dosan : Ah. Ben, suivez-moi …


Il nous dépassa et avança le long de couloirs, saluant parfois des shinigamis de la Division 4. Quand je le voyais agir ainsi, j'eus un pincement au cœur. Lui aussi se souvient de cette fameuse bataille qui aura lieu dans quelques temps … Il le sait et pourtant, il ne peut s'empêcher de devenir ami avec les shinigamis, nos ennemis. « Ennemis … » Ce mot résonnait étrangement dans ma tête. Et c'était agaçant. Puis, Dosan s'arrêta devant une porte.


Dosan : Elle est là.

Moi : Merci. Mais tu ne viens pas avec nous ?

Dosan : Non. J'ai un truc à régler …


Il l'avait dit avec le sourire mais je savais bien que quelque chose n'allait pas. Saya aussi. Mais aucune de nous deux n'a cherché à comprendre quoi et pourquoi. Notre amitié s'effaçait-elle peu à peu ? A cause de ma mission ? En premier lieu, il y a DJ. Je ne la vois plus, ou les rares fois, elle est taciturne. Je ne sais pas ce qu'il lui arrive et je suis inquiète. Mais je ne fais rien. Alors, chassant ces mauvaises pensées, j'ouvris la porte et vis Ai assise sur un fauteuil près d'un lit où reposait la petite Hitomi et … Byakuya ? Enfin, le Capitaine Kuchiki. Mais il faisait quoi là ? Les deux adultes tournèrent la tête vers nous. Ai sourit mais le Capitaine resta de marbre. Intérieurement, je soupirai. Il était aussi animé qu'une boite aux lettres. Ne cherchez pas le pourquoi du comment de cette phrase. Bref.


Ai : Salut. Vous êtes venues voir Hitomi ?

Moi : Et bien … C'est à dire que … En fait, on était venues pour te voir mais ça me fais plaisir de voir Hitomi !


La concernée me sourit, un peu rouge. Je lui rendis son sourire.


Moi : Bon, ben, vous êtes occupés donc on va …

Ai (me coupe) : Non, c'est bon ! J'arrive !


Et, devant nous, elle embrassa Byakuya, qui était surpris soit dit en passant, et fit un bisou sur le front de Hitomi avant de nous rejoindre dans le couloir. Saya et moi étions nous aussi surprises. Ignorant nos regards, Ai se dirigea vers la sortie, nous la suivant. Puis, nous nous dirigeâmes vers le cerisier, notre lieu de rencontre. On y va à chaque fois pour parler, ou si l'on est préoccupé, triste etc … Nous nous assîmes sur le banc.


Ai : Les filles, je dois vous annoncer quelque chose de très important …

Moi : Hein ?

Ai : Je pense … que je vais, enfin Byakuya et moi, nous allons adopter Hitomi …

Saya et Moi : Pardon ?!!


Nous étions toutes les deux très surprises par cette décision. Adopter Hitomi ? Ça reviendrait à faire le choix de se battre contre les Crossbreed lors de la futur bataille, puisque le ''père'' est un shinigami et Ai ne pourra pas le tuer … Saya se reprit plus vite que moi.


Saya : Tu es sûre ? Et puis, tu sais, nos règles disent que …

Ai (la coupe) : Je sais. Nous ne pouvons adopter des enfants lors d'une mission. Mais on ne peut pas non plus sortir avec un shinigami ! Surtout un Capitaine !


A ces mots, mon cœur se serra. Elle avait raison. Jamais je ne pourrais vivre en bonne amitié avec Toshiro, puisqu'il est mon ennemi en quelque sorte. Mais il le sait peut être. Mes yeux me piquèrent alors. Les filles me regardèrent, inquiètes.


Ai : Karin, ça va ? T'es toute rouge.


Je les regardai vivement, surprise.


Moi : Hein ? Ah … euh … non, c'est bon ! C'est juste la chaleur !


Puis suivit un rire nerveux de cette foutue tirade. Mais pourquoi je suis comme ça ?! Puis, remarquant leurs regards insistants, je changeai la conversation.


Moi : Mais, dis moi, pour l'adoption, Byakuya est d'accord ?

Ai : Oui … Mais j'ai dû un peu insister.

Moi : Ah … Et Hitomi est au courant ?


Ai acquiesça.


Ai : Oui. Elle avait déjà compris que sa mère était morte. D'ailleurs, elle est très contente !

Moi : D'accord …


Je me disais. Où vont les morts ? Quand ils meurent une seconde fois ? En premier, c'est la Soul Society ou les Enfers. Mais ensuite ? Où est-ce-que la mère de Hitomi allait. Mourrait-elle tout simplement ? Serait-elle dans un espace noir et froid, où elle ne ressent plus rien ? Où tout serait vide ? Avant de connaître l'existence de la Soul Society, je voyais la mort comme ça … Juste noir, froide et insensible … C'est pour ça que je ne voulais pas mourir. Une voix me sortis de mes pensées.


Saya : Karin ? Hey Karin ! Tu es sûre que ça va ?

Moi : Oui … Tout va bien …

Saya : Mouais …


Elle ne semblait pas convaincue par mes propos. Remarquez, moi non plus je ne l'étais pas. Rhaaa ! Mais qu'est ce qu'il ne va pas chez moi ? Et puis, Ichigo me manque. Ainsi que Yuzu, et même Papa. Et Ookami aussi. En fait, ils me manquent tous. Tout mes amis, tout ceux qui sont encore vivant. Les parties de foot contre des collégiens arrogants, les plats de Yuzu et ses reproches, les crises de Ichigo et de Papa … Tout cet univers me manque … Le vent souffla un peu, faisant voler mes cheveux. Et mes larmes coulèrent. Ai et Saya s'alarmèrent.


Ai : Karin ! Qu'es-ce-que tu as ?!

Saya : Ça ne va pas ?!


Mais je ne pouvais rien leur répondre. Alors, bêtement, je me levais brusquement et courut, en espérant qu'elles ne me suivraient pas. Je les entendis crier mon nom. J'aime cette vie, mais l'autre me manque. Je m'en souviens. Certains oublie et je les trouve chanceux.


Point de vue Toshiro


Je me promenais dans la Soul Society, voulant un peu profiter du beau temps et de la chaleur, ne pensant pas aux dossiers qui m'attendaient en pile sur le bureau. Rien qu'à cette pensée, je soupirai. Puis un petit vent se leva. Et j'entendis quelqu'un crier un nom que je ne compris pas. Puis, juste quelques secondes après, je vis Karin courir, en larmes, la tête baissée. Choqué. Voilà comment j'étais. Puis, mon corps bougea de lui même et je la suivit en courant, tentant de la rattraper. Mais je n'arrivais pas. Elle était rapide.


Moi : Karin !!


Point de vue Karin


Je courais, je pleurais. Puis j'entendis une voix familière m'appeler. Par réflexe, je tournai la tête pour voir qui c'était, et je le vis. Le seul homme que je ne voulais pas voir. Toshiro. Il me suivait. Alors, je redoublais de vitesse, ne voulant en aucun cas qu'il me voit dans cet état. C'est gênant. En peu de temps, je réussis à lui faire perdre ma trace, et j'effaçais mon reiatsu, pour être sûre qu'il ne me repère pas. Mais où pouvais-je aller ? Et c'est, dans une rue du Rukongai, qu'une main me saisit l'arrière de mon vêtement, et me tirai dans une ruelle étroite. Je fus alors plaquée contre le mur, une main sur ma gorge, m'étouffant. Quand je relevais les yeux, je vis un shinigami. Celui que j'avais légèrement rembarrer à la fête. Qu'est-ce-qu'il me voulait ? Son regard était empli d'une haine perverse. Il était seul. J'ai voulu le repousser mais je ne pus pas. Je n'avais presque plus de force.


Moi : Lâche-moi !

: hors de question, sale peste !


Il me frappa à l'estomac avec force, au point que j'en eu le souffle coupé. En fait, son nom c'est, je crois, Shirotsume.


Shirotsume : A cause de toi, j'ai perdu toute ma popularité !

Moi : Je … Désolée mais …

Shirotsume : Ta gueule ! Je veux te faire payer depuis ce soir là …


Alors, il serra encore son emprise sur mon cou, et rapprocha son corps du mien, où je pouvais maintenant sentir tout son corps. Personne ne nous entendait. Et je n'avais plus de force. Pourquoi merde ! Puis je sentis sa langue lécher mon cou et je frissonnai. Mes larmes coulèrent encore plus. Personne ne viendrait m'aider n'est-ce pas ? J'allais finir comme ça … En plus de me violer, il me ruait de coups.


Shirotsume : Tu ne peux pas t'enfuir …


Sa voix me fit froid dans le dos. La ruelle était sombre et nous étions éloignés de la rue principale. J'étais seule … Fermant les yeux, j'encaissais. Je ne pouvais appeler personne. Ma voix restait toujours bloquée dans ma gorge. Puis il mit son genou entre mes deux jambes et je rougis. De honte. Je ne pouvais rien faire. Qu'est-ce-que je dirais à Ookami ? Et aux autres ? Pourquoi ? Les yeux perdus dans le vide, des larmes coulant sur mes joues, je pensais à ça. Puis, soudainement, la main libre de Shirotsume se posa sur ma poitrine. A ce contact, je rouvris les yeux brusquement et me crispais. Et je libérais alors toute mon énergie spirituelle, espérant que quelqu'un vienne m'aider. Shirotsume s'éloigna, surpris, puis me regarda avec méchanceté et m'arracha d'un geste vif mon Shihakusho, me révélant en sous-vêtements. Il me regarda avec envie mais, alors qu'il allait enlever le haut, une main se posa sur son épaule gauche. Il tournais la tête vers l'inconnu. Et je le reconnus. L'un des hommes de la fête, de ceux qui savent qui je suis vraiment. Shirotsume lâcha son emprise sur moi et je m'effondrais à terre. Je n'avais même plus la force de me couvrir avec le reste de mon habit … Où même avec mes bras … J'étais faible. Shirotsume regarda l'homme avec haine.


Shirotsume : Lâche-moi, crevard !


Intérieurement, je rigolais un peu, malgré la situation dramatique. Pourquoi vous dîtes-vous ? Ben, crevard → crever → mourir. Or, il était déjà mort. Bref. Shirotsume se dégagea d'un geste sec et voulu lancer une attaque de Kido. Mais mon sauveur fut plus rapide, beaucoup plus, et, d'un seul mouvement, tua Shirotsume. Son sang me couvrit le visage en quelques traînées. Je regardais, effarée, les yeux agrandis par la terreur. Le corps de mon agresseur tomba lourdement à terre, devant moi. Puis, lentement, mon peut être sauveur se retourna vers moi. Il me fixais avec insistance. Et moi, je ne pouvais pas dégager mon regard de ses yeux. Je ne sais même pas pourquoi ! Puis il disparut, utilisant le Shunpo. Une minute après, je vis du coin de l’œil Toshiro, à l'intersection de la ruelle et la rue principale.


Toshiro : Karin !


Point de vue Toshiro


Karin m'avait dépassé et je ne retrouvais pas sa trace, vu qu'elle effacé sa présence. Et merde ! Je parcourais les rues de la Soul Society pendant de nombreuses minutes déjà quand, soudainement, je sentis la pression spirituelle de Karin apparaître et augmenter avec force. Si elle fait ça, c'est qu'elle est … en danger. La colère s'empara de moi, envers celui ou celle qui lui faisait du mal et je me mis à courir en direction de l'endroit. Dans le Rukongai. Tous les shinigamis que je voyais soit me regardait courir comme un dégénéré, soit essayait de savoir d'où venait cette pression, celle de Karin. Elle était forte. Puis, m'arrêtant, j'utilisais le Shunpo. Et quand j'arrivais au bout de la ruelle, je vis Karin en sous-vêtements, pleurant, un corps sans vie devant elle. Et je ne pus m'empêcher de l'appeler.


Moi : Karin !


Point de vue Karin


Quand j'entendis Toshiro prononcer mon prénom, je ne pus résister encore une fois et de nouvelles larmes coulèrent sur mes joues. Toshiro resta choqué puis, vivement, s'approcha de moi, s'agenouilla à mes côtés, enleva son Haori et m'enveloppa dedans, me couvrant. En sentant ses mains froides, je ne pus m'empêcher de frissonner. Il dut croire que j'avais peur car, il me prit le bras et utilisa le Shunpo, laissant le corps de Shirotsume.


Quand nous arrivâmes, nous étions sur un plateau, l'horizon d'arbres s'étendant devant nous. Le temps s'était couvert, et la pluie menaçait de tomber. Toshiro et moi étions toujours agenouillés par terre. Je serrais le Haori de mes mains. C'était gênant. Toshiro me regardai de son regard indéchiffrable.


Toshiro : Karin, que s'est-il passé ?


Juste en repensant à ce qu'il s'était passé, mes yeux s'ouvrirent de frayeur et je fus parcourue de tremblements incessants. Mes larmes, que j'avais séché un peu avant, coulèrent de nouveau. Toshiro, voyant mon état, s'alarma. Et il fit la chose que tous les garçons font face à une fille en pleurs. Il me prit dans ses bras, m'enlaçant et me rassurant. Et moi, comme toutes les filles, je pleurai encore plus et me laissais aller contre lui. Il me murmurait des mots rassurants mais mon esprit était obnubilé par ces images. Je sentais encore les mains de Shirotsume autour de ma gorge, sur ma poitrine, encore sa langue lécher mon corps. Je tressaillis encore plus. Et serrais le Shihakusho de Toshiro, le froissant. Mais j'avais peur.


Moi : Toshiro …


Ma voix était tremblante et faible. J'eus honte.


Moi : Je suis désolée …


Pourquoi ? Aucune idée. J'avais juste le besoin de le dire.


Toshiro : Karin … Je suis désolé moi aussi …


Sa voix était emplie de tristesse, de remords et de … honte ? Pourquoi ? Bah. De toute manière, je ne lui en veut en aucun cas. Tout est de ma faute. Nan mais quelle idée de partir en courant juste parce qu'on est hanté par des souvenirs d'antan ! Toshiro me serra un peu plus.


Toshiro : Je n'ai même pas été capable de te protéger …


Je ne répondais rien. Que pouvais-je dire ? Je le connaissais. Quoique je dise pour le rassurer, que je lui dise que ce n'était pas de sa faute, il rejetterait ces propos. Quand quelqu'un qu'il aime a été en danger, il se croit, en plus du fauteur, le responsable. Enfin, d'après ce que m'avait dit Matsumoto … Du coup, ça veut dire qu'il m'aime ? Oui, sûrement. En tant qu'amie. Et mince. En tant qu'amie. Cette phrase, je ne l'aimais pas. Je la trouvais amère, âcre … Bizarre. Je suis bizarre. Donner un goût à des phrases ! N'importe quoi ! Je continuais à pleurer.


Toshiro : Je suis désolé mais Karin … Qu'est-ce-qu'il est arrivé ?


Et je lui déballai tout. Du moment où Shirotsume m'avait emmené de force dans la ruelle au moment où Toshiro était arrivé. Bien sûr, j'omettais quelques détails, tout ça étant embrouillé malgré le fait que ce ce soit passé il y a seulement une heure ou deux. Mais, plus je continuais dans la direction de la tentative de viol, je sentais Toshiro se crisper et resserrer son étreinte. Il se contenait. Je pense que, même si Shirotsume est mort, il avait envie de lui planter son zanpakuto dans le ventre. Remarquez moi aussi … Puis finalement, je terminai ce récit. Le vent se leva, faisant voler nos cheveux. Je sentais la chaleur de Toshiro contre moi, et ça me rassurais. En plus de me réchauffer.


Toshiro : Je vois …


Sa voix était distante, froide – non, glaciale – et meurtrière. Et la pluie tomba. Torrentielle. Nous fûmes bientôt trempés. Nous nous regardâmes. J'appréciais toujours autant ses yeux. C'est idiot de penser ça. Mais pourtant … Puis, doucement, il approcha son visage du mien et, à quelques centimètres de mes lèvres, il me souffla quelque chose. Mais je ne l'entendis pas, le tonnerre ayant couvert ses mots. Puis il m'embrassa. Je ne le repoussais pas. Non … Pourquoi ? Une question que je pose bien souvent maintenant. Bref. Mon cœur s'emballa, et mon cerveau marcha à fond. Mais Toshiro se retira rapidement, rouge, et baissa la tête.


Toshiro : Je … Désolé …


Il était sans aucun doute gêné. Bon, autant lui venir en aide. Enfin, moi aussi j'étais embarrassée.


Moi : Non … Euh … C'est rien …


Puis un petit rire nerveux. Mon visage devait être rouge. La pluie me le refroidissait. Puis une pensée me prit. J'avais eu envie, durant un instant, qu'il continue son baiser. Ou même qu'il l’approfondisse ! Je rougis de plus belle à ces pensées. Je suis folle ! Ou bien … Impossible ! C'est pas ça du tout !


Moi : Toshiro …


J'avais parlé avec une petite voix et j'en étais consciente. Mais je m'en fichais. Au pire.


Toshiro : Hum ?


Et bien, vachement causant pour un gars qui vient de m'embrasser ! Ou alors, j'embrasse mal ? Intérieurement, je soupirais de découragement. Je m'égare.


Moi : Je peux … dormir avec toi cette nuit ?


Bon, c'est dit. Toshiro releva la tête, visiblement surpris. Moi, à mes mots et son regard, je rougis. Je dois me rattraper.


Moi : Je veux dire, je veux pas déranger Ai et Byakuya et Saya est à la 11eme Division, Dosan est très occupé et DJ ne va pas très bien et … euh …

Toshiro (me coupe) : Oui.

Moi : Hein ?


J'étais surprise. Toshiro, lui, avait les yeux cachés mais affichait un léger sourire.


Toshiro : Je veux bien que tu dormes avec moi.

Moi : Ah … Merci !


La pluie continuait de nous mouiller. Et, à ma grande gêne, le Haori blanc (j'insiste) commençait à laisser voir mes sous-vêtements. Bref. Quand Toshiro vit ça, il rougit brusquement et nous partîmes en Shunpo.




Point de vue Karin


Je me retrouvais dans la chambre de mon Capitaine, Hitsugaya Toshiro. Non pas que ce soit la première fois mais il y avait quelque chose de différent. Une odeur de parfum de … femme. Mon cœur se serra un peu. Ce n'était pas celui de Matsumoto. Non, c'était un autre. Enfin bon, il invitait qui il veut. C'est pas comme si j'étais sa petite-amie ou autre conneries de ce genre. On se sépara, et après ayant reçu son autorisation, je pus utiliser la salle de bains. Il était juste chargé de prendre des affaires pour que je puisse m'habiller.


Moi : Tu sais Toshiro.

Toshiro : Hum ?

Moi : Je sais exactement le nombre de mes sous-vêtements. Si il en manque un, je saurais que c'est toi.


Après cette menace, il avait rougi comme pas possible. C'était mignon à voir.


Point de vue Toshiro


Après que Karin soit partie sous la douche, je me dirigeais vers sa chambre, toujours trempé. Personne dans les couloirs. Pourtant il n'est pas tard … Je soupirai. Ils doivent tous être réunis dans une salle de la Division en train de faire la fête, profitant de mon absence. Et la pile de dossiers n'avait pas diminué, bien au contraire. Étrangement, j'en ai marre. Et Matsumoto qui fout rien ! Tss … Et me voilà. Devant la porte de la chambre de Karin. Une porte coulissante, typiquement japonaise. La dernière fois que j'y étais, elle m'avait embrassé sur la joue. Et cet après-midi, je l'ai embrassé. Mais vraiment embrassé ! Je ne sais même pas ce qu'il m'a pris. Quand j'y pense, Karin aurait pu me repousser mais elle ne la pas fait. Pourquoi ? Bah … Plus tard. J'entrai dans la pièce et prit des affaires à Karin, y compris sa teinture brune. Puis, quand je dus prendre ses sous-vêtements, je m'arrêtais. Mon corps tremblait, et des rougeurs apparaissaient sur mes joues. Jamais de ma vie, je n'aurais cru que je fouillerais dans les tiroirs de sous-vêtements d'une femme. Si quelqu'un me surprenait, je suis mort. Surtout si c'est une femme. Bon, je me concentre ! J'ai vaincu de nombreux ennemis au court de ma vie, qu'on ne me fasse pas croire que ça, c'est impossible ! J'ouvris le tiroir et tombai sur les soutien-gorge. Et en voyant leurs tailles, je rougis de plus belle. Karin devait avoir des formes avantageuses d'après ce que je voyais … Mon corps commençait à entrer en ébullition. Je me dépêchais donc, fermant les yeux pour prendre un soutien-gorge, pareil pour les petites culottes et partis de cette pièce.


J'arrivais dans ma chambre sans avoir croisé personne, les habits dans un sac, et c'est à ce moment précis que Karin sortit, laissant échapper la vapeur. Ses cheveux étaient à peu près secs, mais quelques gouttes roulaient encore sur sa peau. Une descendait de l'épaule pour aller plus bas … Une simple serviette la couvrait. Je rougis. Mon corps, encore en ébullition, chauffa encore plus. J'avais des frissons que j'espérais bien cacher. Karin s'approcha et prit le sac que je tenais. Quand je la regardais, je vis en effet de belles formes. Rien qu'à cette pensée, je rougis de plus belle. Mais qu'est-ce-qu'il m'arrive ? Ah oui, je sais. Bref. Contrôler ses pulsions, contrôler ses pulsions …


Karin : Merci Toshiro pour les affaires.

Moi : Hein ? Oh … de rien …

Karin : Ça va ?

Moi : Oui oui ! Je dois juste prendre une douche !


Puis, sans attendre, je gagnai la salle de bains et pris une bonne douche froide.


Point de vue Karin


Toshiro venait de s'enfermer dans la salle de bains pour prendre une douche. Malheureusement. Maintenant, je devais attendre avant de pouvoir m'habiller. Quelques minutes après, Toshiro sortit. Avec juste une serviette autour de la taille. Je contrôlais mes rougeurs. Ses cheveux étaient encore mouillés. Quand je vis son torse, je ne pus m'empêcher de remarquer qu'il était bien dessiné. Des abdominaux là où il fait, ni trop ni trop peu. Juste parfait. Je me demande comment il fait … Bref ! Je m'égare !


Toshiro : Tu t'es pas changée ?

Moi : Bien sûr ! Dans ta chambre ! Comme ça, si quelqu'un entre, il me voit à moitié à poil ! Quelle bonne idée !


J'étais ironique.


Toshiro : Mais qui veux-tu qui entre ?


A peine avait-il dit ces mots que la porte s'ouvrit, dévoilant un shinigami. Heureusement que j'avais mis une serviette sur mes cheveux pour qu'ils sèchent plus vite. Je pointais le nouveau venu – qui nous regardait bizarrement d'ailleurs – du pouce.


Moi : Ah ! Lui par exemple !


Le shinigami remarqua ma tenue et ne se gêna pas pour me mater. Ça fait plaisir. Par contre, en voyant le regard meurtrier de Toshiro, il arrêta de suite.


: Je … Désolé de vous déranger …

Toshiro : Qu'est-ce-que tu veux ?


Il était impatient. Pourquoi ? On n'était pas dans une grande discussion importante.


: Juste pour vous prévenir qu'une réunion se tiendra demain.

Toshiro : Pour quel sujet ?

: Je ne sais pas.

Toshiro : Et pourquoi vous me prévenez la veille ? Demain, ça aurait suffit.

: Eh bien …

Moi : Les papillons de l'Enfer font grève. Ils veulent une augmentation de salaire.


Les deux hommes me regardait bizarrement.


Moi : Ça va ! C'était juste une blague !


Toshiro soupira de découragement. Tss … Il a pas le sens de l'humour. Puis il concentra de nouveau son attention sur le shinigami qui regardait mes jambes discrètement.


Toshiro : Merci. Tu peux disposer.

: Bien !


Puis il disparut. Toshiro se focalisa encore sur moi et, avant qu'il n'ajoute quelque chose, je le coupai.


Moi : Minute. On parlera après, je dois m'habiller. Et toi aussi.


Puis, le dépassant, je m'enfermais dans la salle de bains, le sac à la main. Put*** ! J'ai failli me faire violer et pourtant, je peux me montrer en serviette de bain devant Toshiro et un autre shinigami ! Qu'est-ce-qu'il ne va pas chez moi ?! Soupirant, je sortis mes affaires. Mais en voyant ce qu'il m'avait pris, je rougis. Puis ensuite, je tirais une tête blasée et haineuse. Lingerie fine pour les sous-vêtements. Tss … Heureusement qu'il a pris des choses à mettre dessus. Un short de nuit bleu et aux bordures jaune et un débardeur vert fluo. Bon, ça va. Je m'habillais puis sortis de la pièce, où je vis Toshiro assis sur le lit, attendant. Il m'entendit puis, des affaires à la main, s'habilla dans la salle de bain. En voyant les habits trempés, je me dis, comme seule pensée, qu'il y aura de la lessive à faire. Super. Même pas deux minutes après, Toshiro sortit, un caleçon atteignant un peu plus haut que les genoux le couvrant. Me calmer, me calmer, mecalmermecalmerme … Il s'assit au bord du lit et me fit signe de le rejoindre. J'obéis.


Toshiro : Karin … Pourquoi tu ne t'es pas débattue ?

Moi : Je … J'en avais pas la force …

Toshiro : Hein ?

Moi : C'était à peine si je pouvais parler.


Toshiro me regarda longuement.


Toshiro : Tournes-toi.

Moi : Pourquoi ?

Toshiro : Faut que je vois ta nuque.

Moi : Je répète. Pourquoi ?

Toshiro : Fais-moi juste confiance.


Soupirant, je me retournais. Il enleva délicatement les cheveux qui couvraient ma nuque. Je frissonnais.


Toshiro : C'est bon.


Remettant mes cheveux en place, je me tournais encore une fois pour le regarder.


Moi : Donc ?

Toshiro : Ton agresseur …

Moi (le coupe) : Shirotsume.

Toshiro : Oui, si tu veux, t'a piqué avec un venin qui te paralysait. Je suis étonné que tu aies pu libérer ton reiatsu. Et que tu puisses bouger. D'habitude, il était censé te rester encore deux heures environ immobilisé.

Moi : J'aurais été à ta merci …

Toshiro : Ouais … Hein ?!! Mais qu'es-ce-que tu racontes ?!!


Il était gêné, ça se voyait. Et rouge.


Moi : Bah quoi ? C'est vrai. T'aurais pu me faire des choses


J'accentuais sur le mot '' choses ''.


Toshiro : Mais ça va pas ! Je ne te ferais jamais de mal !

Moi : On dit ça …


Je lui lançais un sourire narquois. Il soupira.


Toshiro : Bon, je peux continuer mes questions ?

Moi : Oui oui.

Toshiro : Pourquoi tu t'es enfuie ?

Moi : Ma vie d'avant me manque.


J'avais parlé trop vite. Toshiro me regarda, mais je perçus un voile de tristesse passer dans ses yeux.


Moi : Mais que quelques fois ! Et puis, je suis heureuse de cette vie ! C'est vrai, j'ai des amis formidables, une grande sœur et …


« Et je t'ai toi … » J'avais envie de le dire mais je n'avais pas le courage. Vouloir et pouvoir.


Toshiro : Et ?


Je baissai la tête et fermai les yeux vivement, serrant les poings sur mes jambes.


Moi : Et ça m'a permis de te retrouver !


Je peux pas croire que j'ai dit ça … Toshiro me regardait, choqué.


Moi : Je … Tu es un ami très cher à mes yeux et … te voir me fait plaisir …

Toshiro : Ça veut dire que tu m'aimes ?


Je relevais la tête, surprise.


Moi : Amicalement, oui. T'es quelqu'un de très important pour moi …

Toshiro : Moi aussi je t'aime.


Je le regardais, encore plus surprise. Mais il s'était exprimé avec sérieux et je ne pus m'empêcher de rougir un peu.


Toshiro : Il t'as fait du mal ?

Moi : Hein ?

Toshiro : Shirotsume. Il t'as frappé ?


M'a t-il frappé ? Oui. De nombreuses fois. Je détournais le regard, ne pouvant répondre. Mais quand une personne faisait ça, ça signifiait que c'était la vérité. Le regard de mon Capitaine et ami se durcit.


Toshiro : Où ?


Sa voix était dure, coléreuse. Je tressaillis et gardais le silence.


Toshiro : Où Karin ? Où cet enfoiré t'as t-il frappé ?


Il avait hurlé. Puisque je ne répondis pas, il me prit par les épaules et me plaqua contre le matelas, lui sur moi, son corps à quelques centimètres du mien. Bon, une bonne vingtaine / trentaine mais bon. Il souleva alors mon débardeur, pas assez pour qu'il voie mon soutien-gorge, et vit donc mes bleus, dû aux coups de poings de Shirotsume.


Moi : Toshiro, arrêtes …


Il me regarda, remit mon débardeur en place et mit sa tête dans le creux de mon épaule, m'enlaçant au cou. A ce simple contact, je rougis énormément. Puis, d'un coup, la lumière s'éteignit. Et je suis sûre que ce petit morveux y est pour quelque chose.


Toshiro : Je suis désolé … Tu m'as tellement manqué Karin …


Mon visage s'adoucit.


Toshiro : Je t'ai tant cherché … Mais jamais je n'ai su t'oublier …

Moi : Toshiro …

Toshiro : Tu tiens une place importante dans mon cœur … Je ne veux plus te perdre encore une fois … Promets-le.

Moi : Je …

Toshiro : Promets-le !


Que dois-je faire ? Dans quelques mois, il y aura une bataille opposant les Shinigamis et les Crossbreed et il me perdra. Pourtant, j'avais envie que de tenir cette promesse … Être avec lui …


Moi : Je te le promets.


Souriant, Toshiro se bascula vers le côté, me tenant toujours, pour s'endormir à mes côtés, moi dans ses bras.


Point de vue Toshiro


Je sentis Karin s'endormir dans mes bras, contre mon torse, et resserra mon emprise. Je ne veux plus qu'elle me quitte. Qu'importe ce que je devrais faire ! Puis, lentement et doucement, je m'enfonçais dans le sommeil, repensant aux mots que je lui ai dits, cet après-midi, mais qu'elle n'a pas entendus.


« Je suis amoureux de toi, Karin »