5. Changements

par Black Demons

Cinq


Nous étions restés dans la chambre durant deux jours. A profiter du contact de l'autre. Mais, finalement, nous nous décidâmes à sortir. Toshiro allait mieux, et cela me réconfortait. Je marchais dans les allées du Seireitei, heureuse de pouvoir à nouveau observer les bâtiments. Je remarquais alors que les Crossbreed et les Shinigamis marchaient dans les mêmes rues, et me souvenais de ce que m'avait dit Natsu : ils vivaient ensemble désormais. Il n'existait plus de guerre entre les deux clans. Cela me fit sourire. Je me dirigeais vers les bâtiments de la 6eme Division, ou du moins, au manoir des Kuchiki, pour rendre visite à Ai. On m'y fit entrer et l'on me conduisit à une pièce centrale, grande. Quand la porte s'ouvrit, j'aperçus Ichigo, Ookami, Ai, Byakuya et Matsumoto. En m'entendant entrer, ils tournèrent la tête vers moi et me sourirent.


- Enfin tu sors !, lança Ai en venant à ma rencontre.

- Ouais … Qu'est-ce qu'ils font ici ?

- Qui ?

- Matsumoto, Ookami et Ichigo.

- Ah ! Je les ai invités !

- Ah, ok.

- Mais qu'est-ce qui t'amènes ici ?, s'interrogea Ai.

- Oh ! Je voulais juste vous rendre visite, à toi et Byakuya.

- Et bien, installes-toi !


Je m'assis donc aux côtés de Ookami et Ai, et nous parlâmes durant plus de deux heures, nous remémorant des souvenirs amusants.


- Au fait, vous vous êtes mariés ?, lançais-je aux deux couples.


Ceux-ci se turent, mais je pus voir que Ookami, Ai et Ichigo baissèrent le regard, Byakuya lui avait fermé les yeux. Je compris alors que non.


- Je vois … Mais vous avez des enfants non ? Autre que Hitomi, ajoutais-je à l'adresse du Kuchiki et de Ai.


Mais ils répondirent non de la tête, et je soupirais d'agacement et de lassitude. Je suis pas tante !


- Et pourquoi ?

- Karin, c'est notre vie privée, fit Ichigo.

- Réponds.

- C'est que … tu étais morte, dit Ookami.


Je les considérais quelques secondes avant d'éclater de rire, sous leurs regards étonnés. Puis je me calmais, mais continuais avec un sourire amusé.


- Ah la la ! Et si j'avais pas ressuscitée, vous en auriez jamais eu, c'est ça ?

- Et bien …, commença Ichigo.

- Tais-toi, ordonnais-je plus durement, ma voix devenue glaciale. Maintenant que je suis en vie, il n'y a plus de raisons que vous n'ayez pas d'enfants. Donc, messieurs, allez faire des gosses à vos fiancées, et de suite !


Ils ne dirent rien, mais rougirent, sauf Byakuya, bien que je pouvais percevoir sa gêne. Mais les amoureux s'échangèrent ensuite des regards, et Ai déclara aller voir comment se portait Hitomi, tandis que Byakuya affirmait qu'il avait du travail. Ichigo et Ookami, eux, partirent sans un mot. Ne restait plus que Matsumoto et moi. Nous échangeâmes un coup d’œil avant d'éclater de rire. Puis je pris le verre qui contenait mon thé, et but un peu avant de le reposer sur la table basse de bois.


- Ah … Que feraient-ils sans moi ? Je vous le demande !

- Oui ! Mais tu sais Karin, tout le monde a été chamboulé par ta mort, et encore un peu plus par ta résurrection.

- Ouais, je sais …

- Mais celui qui a le plus souffert est le Capitaine !

- Je sais aussi, soufflais-je.

- En fait …

- Oui ?

- Tu sors avec lui n'est-ce pas ? C'est pour ça que vous avez été absent pendant deux jours.


J'acquiesçais en rougissant, et Matsumoto afficha un doux sourire, ce qui m'étonna un peu. J'aurais cru qu'elle m'aurait sauté au cou pour m'enlacer et faire tout un plat juste pour ça. Mais non. Au contraire, elle montrait par la suite un air nostalgique.


- Matsumoto ?

- Ce n'est rien … C'est juste que ça me rappelle des souvenirs assez … douloureux.

- A propos de l'homme que tu aimais ?

- Oui … Gin. Il est mort, et je n'ai jamais pu lui avouer ce que je ressentais pour lui …

- Je suis désolée …

- Ce n'est rien ! C'est du passé désormais !, fit-elle, un sourire sur ses lèvres.


Mais je devinais qu'elle se forçait. Alors, je me levais et me congédiais, avant de marcher de nouveau dans les allées, bondées de monde. Un sentiment de mélancolie envahissait peu à peu mon cœur, et je soupirais mainte et mainte fois. Alors, je me dirigeais vers les bâtiments de la Division 10, dans l'espoir de trouver Toshiro et obtenir du réconfort. En effet, comme je le pensais, il était dans son bureau. Quand j'ouvris la porte, il leva ses yeux azurs vers moi et mon cœur s'emballa.


- Karin ?, demanda t-il, surpris. Qu'est-ce qu'il se passe ?


Je ne répondis rien. Je réalisais à ce moment précis la chance que j'avais de le retrouver. Je me demandais, comment aurais-je pu survivre dans ces ténèbres sans lui ? Aujourd'hui, cela me semble impossible. Inquiet que je ne dise rien, mon amant se leva, et se mit face à moi, m'observant de ses prunelles si envoûtantes, ses prunelles que je pourrais contempler des heures entières en me perdant complètement dans leurs profondeurs. Il prononça de nouveau mon prénom et sans réfléchir, je l'embrassais. D'abord surpris, il y répondit. Je sentis alors sur mes joues des larmes couler, et Toshiro le perçut aussi, se détachant de moi.


- Karin ? Ça va ?

- Je … Je … Je suis désolée, Toshiro …, murmurais-je difficilement, ma voix parsemée de sanglots.


Je le vis se raidir, mais n'en tins pas compte.


- Je suis tellement heureuse de t'avoir retrouvé que … que j'en pleure ! C'est si … idiot !

- Karin …, souffla t-il.


Puis je sentis la porte se fermer derrière moi, et relevais les yeux sur lui, constatant qu'il affichait un tendre sourire. Puis il prit possession de mes lèvres, m'embrassant tendrement. Nous fermions les yeux pour mieux apprécier cet instant, puis nous fîmes l'amour encore une fois, tendrement ( et dans son bureau accessoirement ).


Le lendemain.


On vint me prévenir, tandis que j'étais dans mes appartements respectifs ( ceux que j'avais pendant mon infiltration ) que ce soir se préparait une fête en mon honneur, pour mon retour miraculeux. En premier lieu gênée, j'acceptais tout de même. Puis, accompagnée de Ai, Saya, Matsumoto, Ookami et DJ alias Diana de son vrai nom, nous allâmes en ville acheter nos tenues. Et nous trouvâmes notre bonheur dans une seule boutique. Quand Ai sortit de la cabine d'essayage, nous la découvrîmes magnifique : elle portait une robe longue et ample d'une belle couleur rose poudré, en mousseline et doublé de satin. Les bretelles assez épaisses et la ceinture sous la poitrine étaient serties de strass argentés et de cristaux, donnant à la robe un côté élégant. La robe était aussi légèrement dos nu. Et avec la robe, une paire d'escarpins beiges aux talons hauts. Elle était magnifique. Nous restâmes bouche-bée, nous comme les autres clientes ou même me gérant.


- Ai … Tu es superbe !, m'exclamais-je.

- N'exagère pas Karin …, répondit la concernée.


Mais après maints compliments, Ai se convainquit que cette robe lui allait, au lieu d'une autre plus … osée et l'acheta, avec les chaussures, avant de s'asseoir sur des fauteuils mis à disposition, aux côtés des autres. En effet, c'était une seule essaye et les autres regardent, pour être sûres de ne rien louper. Ce fut donc au tour de Ookami, qui essaya plusieurs tenues. Mais ce fut l'avant-dernière qui fit chavirer les cœurs : une robe taille empire avec une jupe de pleine longueur, vaguement drapée et ample elle aussi d'une belle couleur violette sombre, en mousseline soyeuse et au licol haut du cou, le bustier froncé et au décolleté V laissant peu de place à l'imagination, sans paraître vulgaire pour autant. Trois ceintures de strass argentés cintraient la taille, éloignées les unes des autres de quelques centimètres, deux ou trois tout au plus. Avec cette robe, elle portait des chaussures à talons noires à lanières. Nous n'eûmes même pas besoin de la complimenter, elle tomba sous le charme automatiquement et l'acheta sans hésitation. Puis vint le tour de Matsumoto. Finalement, ce fut une magnifique tenue pour elle aussi : une robe de dentelle blanche doublé d'un tissu blanc, aux manches trois-quarts de dentelle elle aussi blanche, assez courte, atteignant les genoux. Avec cette robe sans grand décolleté, des chaussures à talons blanches. Elle l'acheta elle aussi, après s’être assuré que sa poitrine était bien mise en valeur. Saya prit une belle robe verte d'eau effet bustier avec de la dentelle sur le haut. Assez courte elle aussi, atteignant plus haut que ses genoux et sans manches. Avec cette robe, Saya avait choisi des chaussures à talons aiguilles vertes, de la même couleur que la robe. Diana choisit une robe noire effet bustier elle aussi, courte, sans manche, avec des bottines noires et des collants opaques sombres. Quant à moi, je pris sous la contrainte des filles, une robe bleu marine longue et ample à bretelles, en mousseline, dos nu. Les bretelles se rejoignaient dans mon dos en un enlacement représentant comme une sorte d'étoile à six branches et la jupe de pleine longueur était vaguement drapée, comme la robe de Ookami. Avec cette robe sans manches, je portais des escarpins à haut talons bleu marine, accordée avec la robe. Je me trouvais … changée, métamorphosée. Les filles s'extasièrent devant moi, et je rougis mais dus reconnaître que j'étais belle. Puis vint la coiffure : Ai mit tout ses cheveux d'un côté en les retenant avec des barrettes noires, Matsumoto, DJ et Saya les laissèrent comme ils étaient, Ookami fit un chignon très beau et quant à moi, l'on me fit une tresse en forme de couronne, faisant le tour de ma tête, tout en laissant mes cheveux détachés. Nous voilà donc fin prête ! Le soir était déjà tombé depuis longtemps, la fête avait sûrement commencée. Nous partîmes alors de l'endroit où nous nous préparions, en direction de la salle où se tenait la fête.


Point de vue Haru


Ce que c'est chiant ! Et la tension est tendue de surcroît, chose que je déteste plus que tout ! En face de nous, soit Natsu, Fuyu, Aki et moi-même, se trouvaient nos '' supérieurs ''. En vérité, ils jouaient avec nous : un coup ils nous virent, un autre coup, ils nous redonnent notre grade sans raison. Je ne les aime pas, ils sont arrogants, vicieux et sûrement traîtres. Jamais je ne les ai portés dans mon cœur. Natsu restait silencieux, moi aussi. D'ordinaire, notre chef blond aurait déjà ajouté quelque chose, mais là, il ne disait rien. Puis l'un d'eux parla, brisant ce silence effrayant :


- Nous vous avons convoqué à propos de Kurosaki Karin, commença t-il de sa voix de baryton.


Je serrais les poings discrètement. Que lui voulaient-ils encore ? En premier lieu, je n'avais pas compris leur motivation pour le devoir de la protéger, il y a six mois. Mais désormais, leur desseins me semblent encore plus obscurs. Elle ressuscite et ça y est, ils veulent de nouveau parler d'elle. Alors que pendant sa mort …


- Nous souhaitons vous restituer le grade de protecteurs envers Kurosaki Karin.

- Non, refusa sèchement Natsu.

- Pardon ?

- On refuse.

- Vous n'en avez pas le droit.

- Nous avons été banni par vous de cette société. Vous n'avez plus aucun droit sur nous.

- Je vois … Alors je suppose que j'en enverrais d'autres … Que pensez-vous du groupe Yoso ?


Nous tressaillîmes comme un seul homme. Le groupe Yoso … L'un des groupes les plus dangereux de l'ordre. Mais je suppose que vous ne comprenez pas … Disons que nous, gardiens, avons été formés dans une école d'élite dès que nous avions l'âge de tenir convenablement une épée. Et dans cette académie, ce n'était pas des classes mais des groupes. Nous étions le groupe Kisetsu, qui veut dire saisons à cause de nos prénoms rappelant l'hiver, le printemps etc. Il y avait plusieurs bandes, mais la plus connue était Yoso, qui signifie les éléments. Ils étaient dangereux, impulsifs pour certains, traîtres et malins pour d'autres. Si ils devenaient les protecteurs de Karin, celle-ci mourrait d'eux.


- Non, fit Natsu froidement. Vous ne pouvez pas envoyer Yoso la protéger ! Elle mourrait de leurs mains !

- Je sais … C'est un risque à prendre, répondit malicieusement l'homme.


Comme je le haïssais ! Je n'avais qu'une envie, lui foutre mon poing dans sa gueule de vieux barbu ! Mais des gardes étaient aux quatre coins de la pièce, observant chacun de nos mouvements. Natsu considéra ce vieux longuement, l'assassinant du regard. Je remarquais que ses poings étaient si serrés que le jointure de ses doigts en devenant blanches, et tout son corps tremblait légèrement de colère. Je posais alors une main rassurant sur son épaule, pour tenter de le calmer et répondis à sa place :


- Très bien. Nous acceptons.

- Haru !, s'exclama Fuyu.

- Nous ne pouvons pas laisser Karin aux mains de Yoso, vous le savez comme moi. Alors, autant reprendre nos places de gardiens auprès d'elle, fis-je en le regardant.


Il ne répondit rien. Puis le vieux frappa dans ses mains, affichant un sourire satisfait.


- Bien. Très bien ! Tant que vous êtes de retour parmi nous, pourquoi n'iriez vous pas rendre visite à votre famille ? Ces six mois ont du être long pour eux, sans vous voir.


Je le fusillais du regard. A cause de qui nous n'avons pas pu retourner à la Cité ? Hein ? Je te pose la question, connard ! Puis nous sortîmes sans un salut pour ces arrogants, avant de nous diriger vers la Cité.


- Heureusement que tu étais là, Haru, avoua Natsu. Je pense que je lui aurais sauté à la gorge si t'avais pas répondu à ma place.

- Bah, je pense que nous tous voulions le faire !

- Ouais …


Sans un autre mot, nous arrivâmes à destination. La Cité est la ville de ce monde, un peu comme le Seireitei et le Rukongai dans la Soul Society. Il y a l'Académie pour devenir gardiens, la bibliothèque, des magasins, des restaurants, un théâtre, un centre d'éducation sportive, un hôpital, un parc et bien évidemment, les habitations pour le peuple. Au fur et à mesure, nous nous séparâmes, nos maisons n'étant pas dans le même quartier. Je me retrouvais finalement seul à arpenter les rues, avant d'arriver devant ma maison, dans le treizième. Je toquais à la porte de bois, et entendis des voix venant de l'intérieur. Cela me fit inspirer avec émotion. Puis la porte s'ouvrit sur une petite fille aux nattes brune et aux yeux dorés. Ses grands yeux m'observaient quelques secondes avant qu'elle n'affiche un grand sourire et me saute dans les bras.


- Grand-frère !


Je l'enlaçais, les larmes prêtes à dévaler mes joues. Puis ma mère arriva, et me fixa quelques secondes avant de porter sa main à sa bouche, prête à pleurer elle aussi.


- Haru !, souffla t-elle.


Puis elle m'enlaça, et nous emprisonnions Myriam entre nos corps. Myriam est ma petite sœur. Nous restâmes longtemps comme ça, avant que je n'entre. Puis je leur parlais de tout, enfin presque, assis dans la cuisine, une tasse de chocolat chaud entre mes mains. J'adore le chocolat ! Bref. Puis vint doucement la nuit, et Myriam dût aller se coucher, après que j'eus joué avec elle, profitant de sa présence, marquant son visage souriant d'enfant dans ma mémoire. Ma mère m'ordonna d'aller me coucher, ce que je fis. J'entrais dans ma chambre, pris une douche et m'enfonça dans les couvertures. Rien n'avait changé … Je regardais à travers la fenêtre la lune briller dans les cieux obscurs, bien que parsemé d'étoiles, et repensais à mon combat contre Raytoku.


Aki et Fuyu n'avaient pas réussi à stopper l'Arrancar, et je m'étais porté garant pour l'empêcher d'aller plus loin, laissant Natsu et Karin seuls. Debout sur une branche, je fixais l'endroit où il allait apparaître. Quand je le vis, avec sa tête hideuse, je me mis face à lui, et il s'arrêta. Nous échangeâmes quelques mots, comme quoi je serais son adversaire, et le combat commença. Je pensais avoir eu l'avantage à un moment donné, mais aussitôt que j'allais le frapper, il se métamorphosa, copiant l'image de Myriam, recroquevillée et pleurant à chaudes larmes. Je me bloquais, étonné. Puis ma soi-disant petite sœur afficha sur son visage d'enfant un sourire cruel, et Raytoku m'enfonça son zanpakuto dans l'épaule. Par chance, j'avais réussi à esquiver et les lames s'enfoncèrent dans l'épaule droite, plutôt que la gauche. Mais le poison se répandit dans mon corps assez rapidement, ma vision se brouillait, je ne percevais plus les sons alentours. Je ne sentis même pas mon corps tomber sur le sol, mais la dernière chose que je vis fut Raytoku reprenant sa forme normale, affichant un sourire arrogant.


Mon esprit frustré par ces événements, je m'endormis.


Point de vue Toshiro


Tout les shinigamis et Crossbreed étaient réunis dans la salle des fêtes. Avec le Capitaine Kuchiki, le Capitaine Kyouraku, Dosan et Ichigo, nous attendions nos fiancées. Je remarquais que le grand-frère Kurosaki me jetait des coups d’œil, ayant connaissance de ma relation avec Karin. Connu comme étant quelqu'un de très protecteur, je dois avouer que je suis surpris qu'il ne m'ait encore rien dit. Je remarquais aussi Hinamori, dans une robe orange mi-cuisse, cintrée par une ceinture de strass argentée, portant des chaussures à talons blanches. Pour une fois, elle avait laissé détaché ses cheveux. Puis elles arrivèrent. Mon cœur fit un bond, et je me rappelais la soirée de bienvenue de Karin, Ai, Dosan et Saya, il y a sept ou huit mois. Karin était magnifique. Vous voyez à quoi ressemble une Déesse ? Vous imaginez sa beauté ? Et bien, Karin était dix fois plus superbe. Elle m'offrit un sourire, que je lui rendis. Je vis du coin de l’œil que mes compagnons d'attente fixaient eux aussi leurs compagnes avec admiration. Mais mon regard dériva bien vite sur la Kurosaki.


- Tu es magnifique.

- Merci, fit-elle en rougissant un peu.


Puis la soirée passa tranquillement. Karin dut faire un discours, remerciant les organisateurs de cette fête ainsi que ceux qui étaient venus, et nous dansâmes, bûmes, rîmes et la soirée se termina finalement. Nous rentrâmes tous chez nous, dans nos appartements. Une fois dans ma chambre, Karin vint à ma rencontre. Elle me sourit langoureusement, avant de m'embrasser avec passion, caressant mon torse. Je répondis à son baiser, avant de la porter, elle enroulant ses jambes autour de ma taille, et la poser sur le meuble le plus près : le canapé. Je me mis sur elle et entrepris de la déshabiller, toujours en l'embrassant avec ardeur. Et nous fîmes l'amour. Mais quelque chose me dit que nous n'étions pas les seuls …


Point de vue Karin


Quelques semaines plus tard.


Ai et Byakuya nous avait réunis, nous leurs amis, dans une des salles de la Division. Avec Toshiro, nous y étions allés, un peu curieux mais surtout excités. Enfin, moi surtout … Toshiro lui … Bref ! J'entraperçus Ichigo, Ookami, DJ, Saya, Dosan, Renji ect. Cette vision, bien que désormais habituelle, me réchauffa tout de même le cœur. Rien que de les revoir, ça me faisait repenser à l'obscurité, au néant, à la Mort, puis mon séjour horrible sur cet îlot, mourant de faim, de soif et de froid. Je serrais un peu plus la main de Toshiro dans la mienne, et après un petit regard, il me fit un bisou dans le cou pour me consoler, en serrant la mienne à son tour. En tout, nous n'étions même pas une vingtaine. Enfin, le Kuchiki et Ai entrèrent à leur tour, mon amie souriante. Byakuya, toujours le même, bien que je vis dans son regard qu'il était heureux. Si si, j'ai réussi, à force de traîner avec lui, de décrypter son état d'esprit rien qu'avec ses yeux ! Fortiche hein ? Enfin bref.


- On a une grande nouvelle à vous annoncer, Byakuya et moi !, lança joyeusement Ai.


Quelques murmures parcoururent l'assemblée, bien que le silence fut vite rétabli par les regards des deux amoureux.


- Nous allons nous marier !, s'écria t-elle alors, un grand sourire sur ses lèvres.