Chapitre 9 (p2) : Leurs rencontres semblaient inévitables

par Co.

Kizokugai, dans la résidence de Tsunayashiro :

Tokinada se prépare à partir pour une certaine réunion, quand il sent soudain quelque chose troubler l’air de sa propre chambre.

- Whooo… Je suis désolé mais puis-je vous demander de partir ? J’ai un rendez-vous important qui m’attend maintenant.

Après avoir entendu la voix de Tokinada, les intrus ont rapidement conclu qu'une attaque surprise était impossible.
Sans faire le moindre bruit, les panneaux s’écartent et un nombre incalculable de personnes brandissant des épées apparaît dans la résidence.

En regardant les hommes qui semblent clairement appartenir au même groupe d'assassins que l'autre jour, Tokinada secoue légèrement la tête.

- Hmm ... je dirais ... vous êtes environ huit à avoir la force d'un haut gradés.

Après avoir analysé la pression spirituelle de ses adversaires, Tokinada lâche un soupire apaisé.

- Bon sang, vous êtes réellement venu me prendre pour cible pendant que Hikone se fait soigner… C’est malheureux. dit Tokinada tout en plaçant sa main sur l'épée attachée à sa taille

Tokinada n'était plus un shinigami des 13 Divisions et son zanpakutō originel lui avait été confisqué.
Cependant, il existe un zanpakutō qui est transmise de génération en génération au sein du clan Tsunayashiro.
Tout comme le clan d’Ise dispose de l’épée Hakkyōken, Tokinada lui a secrètement acquis son héritage en tant que chef de clan.
Ou, pour être plus précis, cette arme avait secrètement été volé avant même qu’il ne devienne le prochain chef du clan.

- Hum... je suis sous-estimé depuis trop longtemps.

Alors qu'il combat et esquive sans efforts les assassins bondissant sur lui pour l’empêcher de dégainer son épée, Tokinada appelle le nom de son zanpakutō.

Un nom qui ressemble beaucoup au zanpakutō que possède son rival, Shunsui Kyōraku.

- Vénère, Kuten-kyōkoku ! *



----------------------------------------------------

Seireitei, avenue principale :

Hisagi Shūhei marche dans la rue principale du Seireitei sans même prendre conscience du chemin qu’il parcourt.

Il avait terminé ses préparatifs pour ses futures interviews.

Pendant que Seinosuke Yamada était en congés, Hisagi avait décidé de s’avancer et de récolter des informations sur le quartier de Kizokugai.

Après l'agitation qui avait secoué l’Institution Pharmaceutique Centrale, il avait tenté de mener une enquête indépendante sur l’enfant se nommant Hikone Ubuginu, mais n'avait rien découvert.
Il avait également demandé des renseignements à Kyōraku, mais lui-même n’était absolument pas au courant de quoi que ce soit concernant les soldats de Tokinada.

Par conséquent, il n’avait pas pu obtenir d’informations utiles.


- Quand ce gamin m'a jeté à terre, je n'ai ressenti aucune animosité chez lui, ni aucune malveillance.

- Je ne dirais pas qu’il est gentil ou naïf. Mais peut-être que cet enfant… ne comprend pas tout à fait les notions de bien et de mal.


Hisagi se souvient du visage Hikone qui souriait innocemment malgré ses horribles blessures.
Une fois encore, Hisagi s’emplit de résolution, désirant tout simplement savoir quel genre d’homme est réellement Tokinada.

Shūhei Hisagi noue les cordons de son sac et le porte par-dessus son épaule. Avec sa tenue sans manches habituelles et son visage tatoué, Hisagi, avait l’apparence d’un rocker en auto-stop.

Il a pris la décision d’avancer ses rendez-vous avec certaines personnes qu’il souhaitait interrogées, étant donné qu’il avait obtenu l'autorisation de Kyōraku.

En organisant des rencontres avec ces personnes, il suppose qu'il pourrait peut-être apprendre quelque chose sur la situation interne du clan Tsunayashiro ou sur l'étrange pression spirituelle de Hikone.


- Quoi de neuf Shūhei? Tu vas quelque part?
En poursuivant son chemin, Hisagi vient de tomber sur Shinji Hirako, le capitaine de la 5ème division.

- Tout à fait. Je vais dans le monde des humains, pour collecter des informations pour la Gazette du Seireitei.

À ses mots, Hirako l’interroge d’autant plus, tout en inclinant la tête en avant :

- Hein? Elle est déjà en cours de ré-impression?

- Non, il nous faudra encore quelques mois pour cela. Mais une édition spéciale sortira sur la Grande Guerre. J’ai l’opportunité d’aller rendre visite au local d’Urahara pour y mener des interviewers.
Si tout se passe bien, je pourrai peut-être aussi entendre l'histoire de ce gars, Kurosaki.

- Ha, chez Kisuké? Ça m’a l’air d’être un sacré calvaire. Ce mec-là n'est pas du genre à donner de réponses franches durant une entrevue.

- Hein? Comment pouvez-vous… ?

Mais après avoir réfléchi un instant à la remarque de Hirako, une goutte de sueur froide se met à couler le long de la joue d’Hisagi :
- …Maintenant que vous le dîtes.

- Pourquoi tu ne t’en rends compte que maintenant ? s’étonne Hirako. Tu aurais dû le savoir depuis le temps, c’était déjà comme ça avant même que tu naisses.
Bien qu’Hirako lui parle ainsi, il l’encourage tout de même à se rendre dans le monde des humains.

- Hé bien, si tu vas voir Kisuké, alors il y a des chances que tu croises Hiyori. S’il te plait, si tu la vois, moque-toi d’elle de ma part, autant que tu le souhaite.

- Dans ce cas, n’est-ce pas moi qui subirai son courroux à votre place ?! Pardonnez-moi, mais même après mon retour je serais submergé de travail, en collectant des documents dans des endroits aussi embarrassant que le quartier de Kizokugai.

- Kizokugai ? Pourquoi est-ce que tu irais là-bas ? Dans ce lieu aussi bourgeois et empreint du style de vie d’Ōmaeda ? En plus, en ce moment les travaux de restaurations causés par le chaos de la guerre sont toujours en cours, n’est-ce pas pénible ?

- C’est pénible peu importe le moment où on y va, plaisante Hisagi. Vous ne pensez pas ?

Après avoir échangé quelques boutades, Hisagi part en direction du Senkaimon.


Hirako observe Hisagi jusqu'à ce qu'il soit hors de vue, puis ses yeux se tournent involontairement vers Kizokugai.

- Kizokugai hein ?... Maintenant que j’y pense, Yoruichi a récemment parlé de divers événements suspects dans ces environs.

Bien que depuis cette rue principale il ne puisse pas observer la situation à l'intérieur de Kizokugai,
il se sent comme pris dans une illusion. Comme si quelque chose dans le ciel entourant cet endroit était en train de l’embobiner. Hirako se libère de cette impression en soupirant et en se grattant la tête.

- J'espère que ce ne sera pas trop difficile à gérer ... bien que, ce que je dis soit probablement un peu éloigné de la réalité.


-------------------------------------------------------


Au Seireitei, dans un certain endroit...

Dans les profondeurs souterraines d'un certain bâtiment, il existe un espace non mentionné sur les cartes officielles.
Depuis les temps les plus anciens, c’est un lieu sacré où les cinq grandes familles nobles discutent le plus souvent des affaires politiques du Seireitei.
Ce lieu est considéré comme l’un des plus importants de la Soul Society, après le palais du Roi Spirituel.
Cependant, cela ne signifie pas que l’élément central du Seireitei se trouve en cet endroit.
Ce n’est que lorsque les chefs des cinq grandes familles nobles se réunissent dans cette salle que cette dernière est sublimée.
Lorsque cela se produit, on pourrait dire que le destin du Seireitei lui-même est lié à leur sécurité.

Aujourd’hui, le clan Shiba est exclu de ces réunions. Et parmi les quatre autres grandes familles nobles, deux chefs de clan et une représentante d’un autre clan se sont rassemblés dans la salle de réunion.

Sur une table de conférence en forme de pentagone, Tokinada Tsunayashiro siège sur un côté.
Tandisque Kuchiki Byakuya et Yoruichi (agissant pour le compte du chef de la famille Shihōin), sont chacun assis sur les côtés les plus éloignés de Tokinada.

La dernière des quatre grandes familles nobles ne fera pas son apparition à cette occasion.
En effet, une ancienne loi du Centrale 46 a établi par mesure de précaution que « les chefs des cinq grands clans nobles ne doivent pas se réunir ensemble au même endroit».
Cette loi a été fondée sur la notion qu’on ne pouvait pas se permettre de perdre en même temps tous les chefs des cinq grands clans nobles en cas d’attaque ennemi ou de catastrophe. C’était ce qui avait été décidé à la suite de l’attaque des Quincy datant d’il y a mille ans.
Même si les cinq grands nobles clans sont à présent devenus quatre, cette loi est toujours de vigueur. C’est pourquoi il est maintenant devenu évident que seuls trois clans pouvaient se rassembler dans cette salle.

- Eh bien, c’est la première fois que je rentre dans cet endroit. Il semble qu’il n’y ait aucune preuve qu’elle ait servit récemment. La seule chose que je vois est que son nettoyage a été scrupuleusement effectué.

Tout à fait en contraste avec Yoruichi, qui est assise de manière décontractée, Byakuya lui est assis dans son fauteuil avec une posture calme et élégante.

- J’ai entendu dire, résonne la voix digne de Byakuya, qu’elle n’a été utilisé qu’une fois : lors d’une inauguration il y a de cela deux générations. C'était probablement la dernière fois. Même pendant l'expulsion du clan Shiba, cette salle n'a pas été utilisée.

- Ah, c’est pourquoi cet endroit a été spécialement préparé pour nous, répond Tokinada d’un ton décontracté. Je pense que c’est aussi l’un de nos nobles devoirs que de poursuivre ces coutumes traditionnelles.

Yoruichi émet un reniflement avant de prendre la parole :

- Cela mit à part, il y a une épaisse et puante odeur de sang qui flotte dans l'air. Auriez-vous capturé et dévoré des enfants avant de venir ici?

Autour de Tokinada, qui est indemne, plane en effet une odeur prononcée de fer rouillé.
Avec un visage calme et souriant, il répond sans même nier le fait qu’il s’est réellement trempé dans des gerbes de sang :

- Oh, ce n'est rien. J'ai simplement été entouré par une bande de scélérats. Je n’ai pas réussi à éviter toutes les giclées de leur sang. C’est tout.

Bien qu'ils aient rencontré Tokinada, Yoruichi et Byakuya n’arrivent toujours pas à sonder les véritables intentions de ce personnage.

Ils avaient même envisagé l'idée que, dans le pire des cas, Tokinada les avait convoqués dans un endroit comme celui-ci pour tenter de les faire assassiner. Mais à l’heure actuelle, ils sentaient qu’ils n’en étaient pas encore arrivés là.


- Mais en tout état de cause, pense Yoruichi, c'est un homme soupçonné d'avoir tué les membres de sa propre branche mère. Nous ne pouvons pas nous montrer négligents.