Chapitre 8 (p2) : Un trône convoité ? Le retour de l'enfant prodige

par Co.



Institution pharmaceutique central, salle d'attente :

- ... Incroyable, souffle Hisagi. Tout ici, même les meubles, fait penser aux domiciles appartenant à la noblesse. Tu ne trouves pas ? ... Cet endroit, est-ce que c’est vraiment une salle d’attente pour les patients?

Hisagi et Hanatarō sont actuellement dans la salle d’attente de l’institution pharmaceutique.

Il semble que Seinosuke Yamada soit pour le moment absent de son poste de travail, mais ils doivent l’attendre car il reviendra bientôt.
Aujourd'hui, il était apparemment en congé d’examens médicaux généraux et, à l'exception des cas d'urgences, il ne recevait personne.
Cependant, quand Hanatarō a donné son nom à la réception, il a reçu une réponse polie qui l’a conduit dans cette pièce où ils attendent présentement.

Même s’il existait également une chambre d’ami, il a cru qu'il perdrait son sang-froid si on l’avait conduit dans cette chambre réservée aux nobles importants. Suite à une suggestion d’Hisagi, ils ont donc été invités à patienter dans cette salle d’attente.

- P-peut-être. Je pense que même tout cela est considéré comme étant le strict minimum. Mon frère, il n'aime pas la décoration superflue. Alors je pense que tout ça est probablement dut aux demandes des nobles gens.

- En d’autres termes, même la pièce dans laquelle ils attendent un examen médical doit être fantastique, sinon ils ne peuvent pas le supporter. C’est barbant non ? Cette prétendue vanité aristocratique.

- Mais, le capitaine Kuchiki ne semble pas accorder trop d’attention à la vanité, n'est-ce pas?

- Tu dis ça, mais le capitaine Kuchiki ne porte-il pas un bout de tissu autour du cou? Apparemment, ce genre d’écharpe correspond au prix d’environ dix demeures majestueuses.

- Di-Dix ? s’écrit Hanatarō surpris, tandis que ses yeux demeurent partiellement ouverts.

- Je ne le savais pas non plus au début. Mais j’en ai entendu parler lorsque je collectais des informations pour un évènement spécial dans des magasins bien établis… Je me demande combien de motos vaut un de ses ornements pour cheveux… hum?

Hisagi lâche un soupir dut à la différence de richesse entre lui et les nobles. Mais il lève soudainement les yeux au ciel, en tournant son attention vers la cour de l’institution pharmaceutique adjacente à la salle d’attente.

- Qu'est-ce qui ne va pas, Hisagi?

Quand Hanatarō incline la tête avec perplexité, Hisagi lui répond en plissant les yeux.

- Non, c'est juste ... il m’a semblé ressentir une sorte de d’étrange pression spirituelle … dit-il en fixant le regard sur la cour.

Quand tout à coup, cet espace s'ouvre comme la gueule d’une bête.

- Qu-quoi… ?

Ce n'est pas le genre de porte que les shinigamis utilisent.
Pour le moment les fissures sont similaires à celles d’un Garganta utilisé par les hollows.

- Une attaque de hollow !?

- À l'intérieur de la barrière du Seireiteil !?

Hisagi se redresse malgré le choc, mais il réalise qu'il ne porte pas de Zanpakutō à la taille.

À l'heure actuelle, même si l'un d'entre eux occupait le poste de vice-capitaine, le port du sabre était interdit dans plusieurs endroits, notamment à l'intérieur de l'Institut pharmaceutique.
Et il n'existait aucune exception, même en temps de guerre.

Hisagi anticipe qu'il devra courir au bureau de la réception, récupérer le Zanpakutō qu'il leur a laissé… mais il s'arrête lorsqu'il voit la réelle apparence de la personne qui vient d'apparaître.

C’est un jeune portant un shihakushō semblables aux vêtements des shinigamis.
Il semble aussi que tout son corps soit couvert de blessures.

- Ce n’est pas un hollow… mais un shinigami? Il est terriblement blessé!

- C’est-c'est sérieux! Si je ne lui donne pas de traitement médical tout de suite…!

Hanatarō s'empresse de se diriger vers la cour.

Là-bas, un jeune androgyne dont il est impossible de déterminer si c’est un garçon ou une fille, a les épaules gravement mutilées. Des trous sont percés à plusieurs endroits de son abdomen et un de ses bras se trouve tourné dans une position anormale.

Quand on regarde l'état de l’enfant, plutôt que de décrire ses blessures des pieds à la tête, il ne serait pas étonnant qu’on puisse le confondre avec un cadavre… même s'il était toujours debout et en train de marcher.

Hanatarō place immédiatement ses mains sur les ouvertures laissées par ses blessures, activant des sorts de guérison connu sous le nom de Kidō.

- ... Hmmmhn, gémit l'enfant en se laissant tomber sur ses genoux, les traits du visage déformé par la douleur.

- C’est bon, je vais refermer ces blessures tout de suite! Vous pouvez entendre ma voix?!

Hanatarō, qui d'habitude est timide, ressemble à une toute autre personne. Sa voix résonne dans la cour alors qu'il tente vigoureusement d'encourager son patient.

L'enfant secoue la tête d'un côté à l'autre, l’air affligé. Ses yeux se remplissent de larmes tandis qu’il ouvre la bouche pour parler :

- C’est inutile, je ne peux plus continuer ...

- Allons ne dites pas de telles choses, pourquoi voudriez-vous… ?

- Je, j’ai été incapable d’exécuter les ordres de maître Tokinada… La vie, la vie ne vaut plus la peine d’être vécue. Laissez-moi simplement mourir ici…!
- Vous êtes sans doute confus… tout va bien! S'il vous plaît, essayez de vous ressaisir!
dit frénétiquement Hanatarō tout en continuant le Kidō.

Derrière eux cependant, le corps de Hisagi se raidis.

- À l’instant… qu'est-ce que…?

- … Ce gamin vient-il de dire: « maître Tokinada »?

Alors qu’Hisagi semblait perplexe à cause du nom prononcé par la bouche de cet enfant, Hanatarō lui semble anxieux pour une toute autre raison.

- Cette pression spirituelle… elle change continuellement!? Je ne pourrai pas refermer ces blessures avec mon Kidō…!

Déterminant que continuer les soins ainsi serait périlleux, Hanatarō crie à Hisagi :

- Hisagi ! S'il te plaît, appelle vite un membre du personnel de l'Institut pharmaceutique ! Nous allons déplacer le patient dans une salle de traitement d'urgence!

- O-oui !

La voix d’Hanatarō lui avait fait retrouver la raison, mais dès qu'Hisagi se retourne il fait face à un homme.

- … !? Êtes-vous un membre du personnel !? Nous avons un blessé…

Avant qu’Hisagi ne finisse de parler, cet homme s'était déjà approché du jeune homme ensanglanté.
Il se met à côté d’Hanatarō et place ses mains sur les blessures.

- En effet, l’efficacité de ton Kidō s'est améliorée. Cependant, ce patient est un cas un peu particulier. Tu ne pourras pas le soigner tout seul.

- Oh ?!
En regardant la personne qui est apparue à côté de lui, les yeux de Hanatarō se sont écarquillés se surprise et sa voix s’élève alors :
- Gr-grand frère Seinosuke!

- Quoi !?
C’est au tour d’Hisagi d’être surpris.

Un homme avec un regard vif et un grand self-contrôle, on pourrait difficilement associer son image à celle d’Hanatarō, de quelque façon que ce soit.

Seinosuke ne prête aucune attention à la surprise des deux autres. Il continue de suivre son traitement médical tout en modifiant habilement la nature de la pression spirituelle de son propre Kidō.

Les blessures commencent à cicatriser.
En un instant le saignement a cessé de couler.

Hisagi qui observe la scène en a le souffle coupé.
Il était habitué à recevoir des traitements médicaux. Mais même de son point de vue, Hisagi pouvait comprendre que le niveau de Kidō de cet homme était d’un niveau complètement différent de celle des membres ordinaires de la 4ème division.

- Il est plus compétant qu’Hanatarō… ce gars… se pourrait-il que sa puissance même soit égale à celle d’Unohana…?

Bien que « le pouvoir de rejeter les événements » d’Orihime Inoue n’ait toujours pas son pareil, face à l’extraordinaire talent de Kidō qui se déployait devant lui, Hisagi se demandait si c’était vraiment là le pouvoir d’un chef de l’Institution pharmaceutique centrale.

Cependant, le jeune qui est maintenant guéri ne présente aucun signe d'amélioration :

- … Oh, Monsieur Yamada. Je suis une cause perdue. S'il vous plaît, ne me guérissez pas…!

- Je n’aime ce que j’entends. Je préfère garder un patient désireux de mourir en vie, même contre son gré. Et comme je ne vous laisserez pas mourir aussi facilement, ce serait une bonne idée que vous vous prépariez psychologiquement. Préparez-vous à vivre avec ce déshonneur.

- Je ne peux pas affronter maître Tokinada…! S'il vous plaît, laissez-moi pourrir ici dans un coin…!

- C’est hors de question, glousse Seinosuke. Après tout, Tokinada Tsunayashiro est votre propriétaire, n’est-ce pas? Si vous deviez mourir ici, de votre propre chef, vous ne pensez pas que Tokinada Tsunayashiro pourrait ne pas vous le pardonner ?

- Hmm! grogne l’enfant en écarquillant les yeux.

Hisagi et Hanatarō sont abasourdis par la nature de cet échange.
Les blessures de l’enfant se referment alors complètement, et il commence à se relever et bouger lentement.

- … Merci beaucoup, Monsieur Yamada. J'ai presque commis un acte impardonnable de déloyauté envers maître Tokinada…

En les regardant, Hisagi avait remarqué quelque chose. La souffrance qu’affichait cet enfant il y a quelques instants, ne provenait pas de la douleur causée par ses blessures. Elle provenait plutôt de l'angoisse et du découragement ressentit à cause du fait qu'il avait simplement manqué à ses obligations envers cet homme, appelé « maître Tokinada ».

- Ce gamin… ressent-il vraiment des choses… comme la douleur pour commencer?

Emporté par ses réflexions étranges, Hisagi ne sait pas exactement comment il pourrait engager la conversation avec eux.
Mais à la place, c’est Seinosuke Yamada qui prend la parole :

- Pour le moment j'ai donné au patient un traitement d'urgence, mais un traitement médical complet est encore nécessaire. Je suis désolé que vous ayez été obligé de vous déplacer pour rien, mais puis-je vous demander de reporter notre entrevue plus tard? Voir un autre jour? Lieutenant Shūhei Hisagi?

- Euh ... O-oui.

Il semble que la réception ait déjà renseigné Seinosuke vis-à-vis des raisons de sa venue et de celle d’Hanatarō.

Bien qu’Hisagi se soit rendu compte qu’il serait impossible d’essayer faire une interview d’aujourd’hui, il avait encore cette petite voix en tête qui l’encourageait à poser des questions :
- Hé cet enfant, pourquoi était-il blessé comme ça? Quel type de connexion a-t-il avec Tokinada Tsunayashiro?

À la place de Seinosuke, c’est le jeune blessé qui répond avec un sourire inattendu, tout en recommençant à marcher.

- Vous voulez parlez de moi? Je suis le vassal de maître Tokinada !

- … Tu es son « vassal »…?

Hisagi, perplexe, se tourne vers Seinosuke.
Mais ce dernier lui adresse un sourire malicieux :

- Désolé, mais en tant que professionnel de santé, je ne peux pas divulguer les informations personnelles de mes patients.