Chapitre 2 (p1) : Les derniers mots d'Aizen

par Co.

Seireitei, devants les baraquements de la 1ère division


Quelques jours après la fin de la guerre contre les Quincy, on s’était entièrement débarrassé des mystérieux oiseaux tueurs tombés comme de la pluie sur le Seireitei.
Cependant, même si l’horrible odeur de mort s’était considérablement estompée dans les environs, des tensions se ressentaient toujours devant la caserne de la 1ère division, et ce depuis le début de la guerre.

« Bien alors, avez-vous une derrière chose à nous dire ? » les propos calmes du capitaine commandant résonnent aux oreilles d’un certain criminel.
Aux côtés de Kyōraku, le capitaine commandant, se tiennent les membres des forces disciplinaires gérant le «Muken» (le niveau le plus bas de la prison souterraine).
Les autres shinigamis de grade de capitaine sont disposées autour en prévision de l’état d'urgence.
L’homme accusé de haute trahison qui a temporairement été libéré du Muken, Sōsuke Aizen, est prêt pour sa ré-incarsération.

À l’heure actuelle, de nombreux shinigamis sont morts des suites de la guerre contre les Quincy.
Et la majorité de ceux qui ont survécu reçoivent encore des traitements médicaux.
Grâce à l’intervention d’Orihime Inoue, beaucoup de shinigami qui étaient aux frontières entre la vie et la mort avaient pu revenir à la vie. Cependant, le « bouclier des deux cieux » était incapable de restaurer la pression spirituelle perdue. Même si cela pouvait guérir les blessures, elles n’étaient complètement guéries que quand elles retrouvaient leur pression spirituelle originale.
C’est pour cela que la vie de ces patients était instable, même s’ils avaient pu retrouver leurs forces physiques grâce au pouvoir de la jeune femme.
C’est pourquoi Orihimé avait eu pour mission de ne soigner que les patients étant gravement souffrants et qui ne pouvaient être secourus par personne d’autre.
Pour ceux qui avaient surmonté le pire, la 4ème division avait ensuite pris la relève en administrant des traitements médicaux.
Les pouvoirs d’Orihimé pouvaient certes restaurer et restructurer les membres supérieurs arrachés des arrancars, mais ils avaient aussi des limites.
Ceux qui avaient laissé passer trop de temps avant de soigner leurs blessures mortelles, ceux qui étaient s’étaient complètement éteint, et ceux dont il ne restait plus aucune trace… pour tous ceux-là, le « bouclier des deux cieux » ne pouvait plus rien faire.
Après avoir perdu tant de vies, de nombreux shinigamis s’étaient senti découragés et impuissants.
Et pourtant, l'annonce de la victoire avait suffi à encourager les 13 divisions Impériales à rester une organisation tenace.

Pour que la réincarcération d’Sōsuke Aizen se passe bien, les 13 divisions avaient employé toutes les mesures possibles. Bien que cela soit parfaitement inutile face à un homme tel que lui, elles maintenaient leur vigilance à un niveau maximal.

Quoi qu'il en soit, seul le capitaine commandant Kyōraku était autorisé à rentrer dans le Muken.
Il avait demandé à Aizen s’il avait une dernière chose à dire, mais ce n’était qu’une simple formalité.
Il était également conscient du fait qu'il était dangereux de laisser Aizen parler, même si celui-ci est actuellement retenu sur une chaise où diverses parties de son corps sont scellées.
Aizen est toujours capable d'utiliser le Kidō et les mots qui sortiraient de sa bouche pourraient faire partie de l'une de ses machinations.

Kyōraku se tient prêt à sceller la voix d’Aizen si ce que celui-ci dit est trop perturbant.
En partant de ce principe, Aizen secoue la tête en affichant un sourire audacieux.

« C’est dommage, mais il n’y a personne ici qui soit assez digne pour entendre mes paroles.
Cela vous inclut également, Kyōraku Shunsui »
- Ravi de l'entendre. Cela signifie que vous n'êtes digne que de vous-même et ne savez faire que le malheur des autres.
- J’aurais aimé parler un peu plus avec Ichigo Kurosaki. Mais Kisuke
Urahara veille au grain, n’est-ce pas ?

Au même instant, Ichigo se trouve dans la résidence de Kukaku Shiba au Rukongai avec son père, Isshin Kurosaki, Orihime Inoue et les autres. En considérant son potentiel de guerre, Ichigo aurait très bien pu sceller Aizen en se rendant sur les lieux. Mais par mesure de précaution, on avait éloigné Aizen de lui, afin que l’hollow intérieur d’Ichigo ne soit pas influencé d’une manière ou d’une autre.

- Ichigo est un marginal depuis le début, hein? En plus, si tu as quelque chose à lui dire, il semble que lui en ait déjà fini avec toi, tu ne penses pas? dit Kyōraku tout en évitant le sujet.
Il ajuste son chapeau conique et braque son œil gauche intacte sur Aizen.
Bien que les sorts scellant Aizen aient été renforcés grâce à l’intervention de Kisuke Urahara, il ne veut pas baisser sa garde.
Mayuri Kurotsuchi, qui venait à peine de sortir de son « dispositif de sauvetage », n’avait pas eu le temps d’ajouter à Aizen de nouvelles contraintes physiques.
- Vous faites confiance aux mesures déployées par Kisuke Urahara, c’est ça ?
- Bien, on y va ? Quand vous aurez fini votre peine de prison, j’espère que vous en sortirez comme un allié de la Soul Society.
- Votre cœur exprime des sentiments étranges…
Il sourit comme s’il peut voir à travers toute chose. Aizen prononce ses mots sans regarder Kyōraku.
- … et puis de toute façon vous pensez vraiment que la Soul Society existera toujours quand j’aurais purgé ma peine de prison?
- Bien entendu. Parce que c’est notre devoir de la préserver.
- Vous
l’avez vu, au Palais du Roi Spirituel, n’est-ce pas ? Ce péché originel de la Soul Society.
- …
Étrangement, quand Aizen parle de cela il affiche la même expression que son ancienne subordonnée Harribel.
Kyōraku comprend. La chose dont Aizen parle, il l’a vu de ses propres yeux, dans le plus grand palais du Roi Spirituel.
Mais c’est intentionnellement qu’il ne répond pas à la question d’Aizen. Et il reste silencieux, en se préparant à ouvrir la voie vers l’entrée du Muken.
Même s’il avait voulu répondre à la question d’Aizen, il ne l’aurait fait qu’après être arrivé à l’intérieur du Muken. Là où il aurait été sûr que les autres capitaines ne l’entendraient pas.
Aizen n’attend pas vraiment de réponse. Mais il s’exprime avec cynisme, comme si il lisait dans le cœur de Kyōraku et de tous les shinigamis qui l’accompagnent :
- Vous êtes un homme avar en parole. Craignez-vous qu’une conversation avec moi réveille des souvenirs perfides chez les shinigamis ? Comme ce fut le cas pour Kaname Tōsen.
Puis, à la seconde suivante, une voix remplie de colère s’élève et résonne dans la caserne de la 1ère division :
« Ne vous foutez pas de nous ! »
Ce n’était pas Kyōraku qui avait élevé la voix.
C’est un jeune shinigami qui a le souffle court, et qui est arrivé il y a peu dans cet endroit.

Un shinigami caractérisé par son tatouage et ses cicatrices sur le visage.
Il s’agit du vice-capitaine de la 9ème division, Shūhei Hisagi.

Son corps bandé est douloureux à regarder. Il semble qu’il vienne juste de sortir du sanatorium de la 4ème Division.
En faîte, pour le décrire on ne peut dire qu’une chose : il est couvert de blessures des pieds à la tête.

Lille Barro des troupes de Yhwach avait tiré sur son corps et avait atteint les points de son Saketsu* et de son Hakusui*. Autrement dit, ce qui lui donnait des pouvoirs de shinigami avait été endommagé.
Néanmoins, il avait miraculeusement survécu parce que le reste de ses tissus n’avait pas été touché par l’arme de Lille, l’X-Axis. C’est grâce à cela qu’Orihime avait pu le sauver, mais elle ne s’était occupée que de ces blessures physiques et était incapable de restaurer sa pression spirituelle perdue.
Ce qu’il avait perdu ne pouvait pas facilement être restauré.
Par la suite, il avait passé plusieurs jours dans le coma.
Malgré le fait qu’il n’était pas complètement remis, il était arrivé devant Aizen. Avant que les portes ne se referment.

L’une des raisons expliquant sa précipitation, c’est qu’il voulait remplir son devoir de vice-capitaine.
Son capitaine et supérieur en chef, Kensei Muguruma, avait été placé dans une capsule spéciale de dé-zombification appartenant à la 12ème Division.
C’est pourquoi, même s’il arrivait à peine à se déplacer, il avait tenu à le remplacer.
L’autre raison est motivée par des sentiments plus personnels et inconscients. Il voulait voir distinctement l’emprisonnement de l’homme qui avait causé la ruine de Kaname Tōsen, son ancien supérieur.

Il aurait dû comprendre ce qu’il se passait dans son cœur.
Le fait qu’Aizen soit de nouveau emprisonné, aurait dû l’apaiser.

Hisagi avait serré fortement les poings et tenté de se retenir.
Il ne pouvait en aucun cas se permettre de compliquer la situation à cause de sa rancune personnelle. Mais cette résolution s’est rompue suite aux paroles d’Aizen. Dès qu’il les a entendus, il s’est précipité pour le rejoindre.