Chapitre 11 : La vérité refait surface

par manga93

Elle resta figée, comment aurait-elle pût imaginer une telle révélation. Que devait-elle répondre ? Elle n'avait jamais imaginée leurs relation de cette façon. Pourtant il n'aurais pas été aussi étrange que leurs sentiments aient évolués durant ces trois années. Il était charmant, elle n'aurait put le nier mais était-ce suffisant ? Elle chassa ses pensées qui tourbillonnaient dans sa tête pour se concentré sur son objectif premier : Yamamoto.
Il se tenait droit, dur et froid, impassible comme il l'était toujours. Elle le détestait et tout en croisant ses yeux, elle se remémorait toute la douleur qu'il lui avait fait subir. Alors qu'elle fixait l'homme responsable de tout ses malheurs, son regard se tourna vers Toshiro. Il n'avait pas bougé depuis qu'elle l'avait laissé. Se relevant péniblement, couvert de blessures il ne lâcha cependant pas son regard. Ses yeux turquoises en disais long sur ses pensés et Karin les comprenaient toutes. Il était littéralement entrain de la sermonné du regard. Elle pouvait presque l'entendre l'insulter d'idiote, de lui rappeler qu'on ne s'attaque pas à un supérieur, que c'est incorrecte et qu'elle le regrettera. Elle lui sourit, sourire qui le fit arrêter son sermon d'un coup sec. Le regard du capitaine avait changé, il ne lui envoyait plus des sermons mais des questions. Elle sentait son regard peser sur elle. Il se demandait pourquoi elle faisait tout ça, questions que beaucoup se posais. Elle ne répondit pas. Comment aurait-elle put ? La réponse l'aurai détruit et elle l'avouait elle avait peur de la tournure que pourrait prendre la vie du jeune capitaine après cette révélation. Elle y réfléchit deux petites secondes, puis sourit. Non, elle n'avait pas à s'inquiéter, il resterait le même et soutiendrait le capitaine-commandant quoi qu'il advienne.
Le sauveur ayant bien vite remarqué la discussion télépathique qu'avait engagé les deux jeunes gens, il décida d'y mettre fin. Le sol sous les pieds du capitaine de la dixième division se désintégrait rapidement, allant l'engouffrer sous terre. Celui-ci s'en dégagea avec une grande aisance puis tourna les yeux vers son agresseur : Hiro. Karin les regarda tour à tour puis souffla, elle aura beau essayée de les séparer, leur combat était inévitable. Elle se concentra donc sur son problème, comment atteindre le capitaine-commandant avec cet vielle femme qui l'a gênait ?
Alors qu'elle cherchait un moyen de se débarrasser de Sachiko, une voix se fit entendre :


- Hey ! Toi ! Ouais toi la vielle, ta l'air plutôt balèze ! Cria une forte voix.


Tous se tournèrent vers l'auteur de la voix. Kenpachi s'était finalement réveillé du somnifère qu'on lui avait injecté. Avant même d'attendre une quelconque réponse il fonça sur la vielle femme qui s'écrasa contre le mur. Elle resta alors inerte, inconsciente.


- Quoi ? Déjà ?! T'es vraiment inutile ! Dit le capitaine en s'éloignant de sa victime.


Karin sourit, et un problème de réglé. Une nouvelle fois face à face avec le capitaine-commandant, elle lui lança un regard froid et impassible. Alors qu'elle tentait une nouvelle approche, la jolie brune n'eut pas le temps d'esquisser le moindre geste, qu'elle fut désarmée, les bras de son adversaire l'encerclant, un épée glacée contre la gorge. Karin écarquilla les yeux, elle ne l'avait pas vu se déplacer et c'était fait avoir comme une débutante. Elle s'en voulais mais ne baissait pas les bras pour autant.


- On ne joue plus jeune fille. Dit d'un ton froid le capitaine-commandant.


Les combats avaient cesser, tous les fixaient des yeux, attendant la réaction de la jeune femme. Elle ferma les yeux lentement puis s'adressa à son frère.


- Ichigo … tu vas le laisser me tuer comme il a tué maman ? Demanda t-elle d'une douce voix.


Son frère resta tétanisé, bien sure que non il n'allait pas la laisser mourir. Mais qu'allait-il faire ? Qu'était donc cette histoire ? Comment sa mère était-elle morte ? Tout les regards c'était tournés vers lui. Alors qu'Ichigo restait sans voix, Karin avançait doucement sa gorge contre la lame froide.


- J'ai peut-être été trop loin cet fois ci … dit-elle alors qu'un filet de sang coulait de sa gorge.

- Insolente ! Après tout les problèmes que tu nous as causé, tu crois pouvoir t'en sortir en mourant ? Dit Yamamoto

- Karin ! Que dois-je faire ? Qu'elle est cet histoire ? Hurla Ichigo désespéré.


A cet instant précis, la brune dessina un fin sourire sur ses lèvres que seul le capitaine Hitsugaya aperçu.


- Alors capitaine-commandant, vous préférez lui répondre ou je m'en charge ? Dit-elle d'une voix malicieuse.

- …

- Très bien. Dit moi Ichigo, sais tu qui était maman ?

- Que veux-tu dire ? Demanda son frère tout en ayant peur de la réponse.

- C'était sa fille !


A la fin de sa courte phrase, Ichigo resta impassible comme s'il tentait désespérément de comprendre l'information, tandis que tout les capitaines baissèrent la tête ou détournèrent le regard.


- Tu le savais ! Cracha Hiro à l'intention du capitaine Hitsugaya


A peine eut il détourner la tête vers son adversaire qu'il se retrouva à terre d'un fort coup de point d'Hiro. Toshiro à terre regardait l'homme d'un regard vide et désolé.


- Tu n'es qu'un chien de la Soul Society ! Crache Hiro.

- Vous le saviez ?! Souffla Karin à l'intention des capitaines.

- Mais savoir quoi ? S'énerva Ichigo Qu'est ce que ça change que maman soit sa fille ?

- Masaki n'était pas vraiment sa fille, il l'a en quelque sorte adopté. Commença Rukia resté jusque là silencieuse.

- Mais Masaki était comme toi et ta sœur, toujours à n'en faire qu'à sa tête, à désobéir. Continua Byakuya.

- Quand elle a rencontré ton père, tout à empiré, il n'était rien d'autre qu'un simple shinigamis à ce moment là … poursuivit Ukitake.

- Alors il l'a tout simplement banni de la Soul Society, sa propre fille ... Vous n'êtes décidément qu'un monstre ! Cracha Karin à son agresseur, la lame toujours sous sa gorge.

- Insolente ! Une simple fille comme toi ne pas comprendre, si je l'ai fait ce n'était que pour le bien de notre monde. Continua le capitaine-commandant.

- Mais tu as dit qu'il avait tué maman … dit d'une faible voix Ichigo, ayant peur de la réponse.

- Le capitaine-commandant n'aurait jamais lever la main sur elle, on m'a toujours dit qu'il l'aimait. Dit Toshiro reprenant la parole.

- Il l'a tué ! Comment peux tu encore le défendre ? Comment peux tu encore lui faire confiance ? S'énerva Karin.


Alors qu'elle criait contre le capitaine Hitsugaya, elle tentait de se dégager de l'emprise de Yamamoto sur elle. Malgré cela, il l'a maintenait avec force contre lui, la maitrisant d'une grande facilité.


- Lorsqu'elle a été banni de la Soul Society on lui a également retirer son zanpakto. Lorsque des Hollow vous ont attaqué, elle les a vu, mais n'a rien pu faire pour se défendre. Ce n'était pas ta faute Ichigo … Expliqua Rukia.

- C'était de la leurs, ils auraient pu la sauvé mais ils n'ont rien fait ! Finit Karin en coupant la shinigami.


Ichigo restait perplexe. Il venait d'apprendre qu'il n'était pas le responsable de la mort de sa mère comme il l'avait toujours pensé. C'était en lui un grand soulagement, mais pourtant cela ne l'apaisait pas pour autant. Ceux pour qui il s'était battu, ceux en qui il avait cru, était indirectement responsable de la mort de sa mère. Le shinigami remplacement était à présent déboussolé, que devait-il faire ? Cette information changeait complètement la donne. Il ne pouvait pas faire comme si de rien n'était, mais les détester et se venger comme le faisait sa sœur … il n'en n'aurait pas eu le courage. Se battre contre ses amis, qu'il avait protéger au péril de sa vie était au-dessus de ses forces.


- Pourquoi ne m'a tu jamais rien dit Rukia ? Demanda Ichigo.

- On me l'avait strictement interdit. Se contenta de répondre la shinigami.

- Karin … commença t-il.

- Quoi ? Que vas-tu me répondre ? Que ce n'était pas de leurs fautes ? Qu'ils ne pouvaient rien faire ? Ou peut-être qu'il ne l'avait pas voulu ? On sais tout les deux que c'est faux Ichigo ! Pourquoi leur cherche tu des excuses ? Pourquoi les protège tu, même en sachant la vérité ? Ichigo ! Réponds moi !


Son frère resta stoïque. Elle avait raison, mais se battre, après tant d'année … Autrefois, il n'aurais pourtant pas hésiter une seul seconde, il aurait soutenu sa sœur et venger sa mère. Pourtant aujourd'hui les choses avait changé. Voir sa sœur dans un tel état de haine, de colère et de vengeance, le perturbait plus qui ne le voulait. C'était comme si tout ce qu'elle avait dit ne l'atteignait pas, comme si il ne la comprenait pas, tellement elle lui faisait … peur.
Il ne pouvait pas pardonné à la Soul Society de n'avoir rien fait pour sauver sa mère et il ne pouvait nier qu'ils étaient coupable. Cependant, à ce moment sa sœur lui paraissait être une priorité. Il la connaissait et pourtant dans ses yeux jamais il n'avait vu autant de souffrance, pour elle c'était une nécessité de se venger. Pourtant, il ne pouvait la laisser faire. Dans son état actuelle elle aurait été capable du pire. Il cherchait un moyen de la calmer, de lui faire entendre raison, mais comment faire, elle avait beau être de la même famille que lui, elle lui paraissait être une étrangère.


- Tu ne crois pas que tu va trop loin ? Tenta de dire Ichigo.

- Trop loin ? Bien au contraire, je trouve que je n'est encore rien fait ! Lança t-elle, toujours au bras du capitaine-commandant.

- Réfléchit Karin, tu penses que c'est ce qu'aurait voulu maman ?

- Maman est morte Ichigo, elle ne reviendra pas !

- Elle était une shinigami, tu en es une aussi, tu ne vas pas détruire ce monde, son monde et le tien.

- Je ne suis pas une shinigami, je ne le serais jamais, je refuse de l'être. Il n'ont rien fait pour moi, rien ! Si je n'avais pas rencontré Sachiko, je ne saurais rien de cette histoire.

- Sachiko. Sais-tu seulement qui elle est, petite sotte ? Repris son agresseur.

- Vous taisez-vous ! Ordonna t-elle, se moquant de lui manquer de respect.

- Pourquoi crois-tu que j'ai adopté ta mère ?

- Que voulez-vous dire ? Demanda Karin, se calmant doucement.

- Si j'avais voulu un héritier quelconque, ne crois-tu pas que j'aurais choisis un homme ?


Karin resta muette. Si elle le croyait, et c'était bien ce qui l'embêtait dans cette histoire. On lui avait toujours décrit le capitaine-commandant comme quelqu'un d'infâme, cruel, se moquant de tous. Suivant ses principes, il aurait du naturellement choisir un homme comme héritier. Elle c'était souvent posée la question, ne trouvant aucune réponse, puis avait simplement décidé de passer outre. Mais on lui avait mentit, elle le savait et allait enfin connaître la vérité.


- Cela va te paraître invraisemblable, mais moi aussi j'ai été amoureux. Continua t-il.

- Sachiko … souffla t-elle.

- Tu n'es pas si bête que ça on dirais.

- Non, Sachiko ! Cria t-elle.


Elle se débattit d'un coup et se libéra de l'emprise du capitaine-commandant pris de surprise. Elle couru dans le bâtiment fissuré et s'y engouffra. A l'intérieur de la bâtisse qu'elle connaissait a présent très bien, de son passage à la Soul Society, elle commença à parcourir les couloirs vide. Elle aperçu enfin la vielle femme qui rentra dans une salle sur sa gauche. Karin s'y engouffra de suite en courant. Elle se retrouva dans une énorme salle remplit de livres entassés sur de grandes bibliothèques. Elle se faufila entre les rayons, tout en restant aux aguets.


- Sachiko ! A quoi jouez-vous ? Vous étiez aussi coupable que lui ? Pourquoi avoir voulu que je le tue ? Dit-elle.


Elle n'obtint aucune réponse. La salle des archives était si grande qu'elle n'en voyait pas le fond. La lumière était faible et les étagères poussiéreuses, si bien qu'elle détestait encore plus la Soul Society. Elle entendit du bruit venant de l'entré, surement les autres qui l'avait suivit. Elle continuait à parcourir les allées sans pour autant trouvé celle qu'elle cherchait. Soudain un fort bruit se fit entendre, venant de derrière elle. La brune fit demi-tour et se mit à courir. Elle accélérait l'allure, un mauvais présentement la parcourant. Quelques courtes minutes de course suffire pour que concentrée sur ses pensées, elle percute un homme. Tout deux tombé à la renverse sur le sol froid et dur, elle souffla tout en se relevant précipitamment. Devant elle la grande porte des archives, puissante, dur, froide, décoré de millier d'ornements, d'un style très ancien habillait cette salle sans style. Karin adorait ce type de porte que l'on trouvait dans les châteaux de ces jeux vidéo préféré. Pourtant se retrouvant face à elle et la voyant fermé, elle se demandait déjà comment faire pour la franchir. Elle baissa ensuite la tête, pour prendre connaissance de celui sur qui elle avait trébucher. Encore sur le sol, celui-ci la regardait fixement. Alors qu'elle avait passée tant de temps avec lui, elle ne voulait pourtant en ce moment, ne pas croiser son regard.