Prologue

par cornila-san

PROLOGUE:

 

Une ombre furtive se fit voir sur un mur de pierre. D’une rapidité et d’une précision sans égales, elle courait dans l’obscurité ambiante. Au bout d’une dizaine de minutes, elle arriva face à un immense rocher. Elle tourna la tête à droite, à gauche, et une fois qu’elle eut vérifié que personne n’était dans les parages, elle appuya sa main sur une fissure si petite qu’elle en était presque invisible. Elle psalmodia quelques mots dans une langue étrange, le genre de langage oublié depuis des siècles. Dans un grincement, une ouverture apparut dans le rocher, et la silhouette s’y engouffra rapidement, se tenant toujours sur ses gardes. Elle marcha le long d’un couloir de pierre éclairé par des chandelles, laissant apercevoir sa silhouette. Grande et fine elle portait une cape d’un marron terne dont la capuche était rabattue sur son visage, empêchant ainsi de le voir. Elle se retrouva face à une porte en bois surmontée de gravures représentant un homme entouré d’un étrange halo lumineux, une épée à la main, en train d’affronter une sorte de monstre à huit têtes. A côté de ce dessin, étaient inscrits quelques mots dans une langue étrangère. La silhouette frappa un unique coup à la séparation rugueuse et attendit quelques secondes avant qu’un « Entre ! » ne se fasse entendre. Elle obéit et se retrouva dans une pièce circulaire assez spacieuse. Les murs en terre battue étaient recouverts de gravures aussi différentes les unes que les autres, ainsi que de divers textes, tous écrits dans une langue ancienne. Des consoles et des étagères en bois étaient installées contre ou sur les murs. Dessus, on pouvait observer nombre de livres, de bocaux et d’instruments en tous genres. La luminosité était assurée par des chandelles installées aux quatre coins de la pièce. Face à la silhouette, on pouvait voir un homme se tenir, mais il s’était caché dans l’ombre. De cette façon, personne ne pouvait voir son visage.

-Alors? Demanda celui-ci.

La silhouette retira sa capuche, se révélant ainsi. Son visage fin et pâle était encadré par des cheveux mi-longs cuivrés, aux reflets miel, légèrement ondulés. Son nez droit, sans défaut, ses yeux saphir d’une profondeur inégalée, la prestance qui se dégageait de cet homme, tout en lui aspirait à la perfection. Il se mit à parler, d’une voix lente, assurée et mélodieuse:

-Je l’ai trouvée, maître. Il n’y aucun doute que c’est bien elle qui possède le pouvoir que vous cherchez.

-Magnifique, répondit l’autre, je ne m’étais donc pas trompé!

-En revanche, il risque d’y avoir un problème…

-Quel est-il?

-Amu cherche à entrer en contact avec elle.

L’homme se tut quelques secondes. Il semblait réfléchir à ce qu’il convenait de faire.

-Je vois… reprit-il finalement, Dans ce cas, je n’ai pas le choix, il va falloir que j’agisse rapidement.

-Il sera fait comme vous le désirez, maître!

Il s’inclina et se retourna, prêt à partir, lorsque…

-Un instant! Tu as oublié de me dire une chose importante: quel est son nom?

L’homme ne bougea pas pendant quelques instants, puis se retourna, et tout en fixant son maître de ses yeux perçants, il déclara:

-Karin…Son nom est Kurosaki Karin…

Fin du Prologue!