Chapitre 23

par memorex

Elle somnolait dans ses bras. Instinctivement, elle revisionna dans sa tête ce qu’il s’était passé. Elle vira au rouge et se sentit obligé de parler.

-C’est ta chambre ?

-Non.

-Ah…

-…

-…

-Il y a 142 chambres en tout, sans compter celle de Rukia.

-Wouah ! Y’a d’quoi faire !

-Ahaha ! Effectivement !

Elle ne comprit qu’après coup le sens de sa phrase et rougit encore plus. Et pardessus le marché, elle l’avait entendu rire, ce qui rajouta une couche de rouge sur son visage. Heureusement, elle lui tournait le dos et ils étaient en pleine obscurité. Il fallait qu’elle change de sujet.

-Il est grand comment ton jardin ? «Quelle question de naze! »

-Je ne sais pas.

-T’as jamais fait le tour ?!

-Non.

-…

-Tu voudrais en faire le tour ?

-En moto ce serait cool !

-…Moto ?

-Oué ! C’est un engin à deux roues et…

En se redressant vivement pour lui expliquer ce qu’était une moto, elle cogna violement la mâchoire de Byakuya avec son épaule. Le rouge qui s’était estompé reprit sa place sur son visage. Elle s’excusa auprès de ladite mâchoire et sentit deux bras l’entourer.
« C’est r’partit ! »

Le capitaine Kuchiki arriva sérieusement en retard, prétextant une affaire urgente. Un capitaine si sérieux, tout le monde le crut.
L’humaine Marlène se réveilla seule au milieu de l’après midi. Elle sortit de la pièce, mal réveillée, les cheveux en bataille. Se passant une main dans les cheveux, elle s’allumait une cigarette en déambulant dans les couloirs à la recherche de sa chambre afin de se changer.

Elle alla se présenter devant le capitaine général Yamamoto, se portant volontaire pour les missions qu’il voulait. Elle croisa Matsumoto en début de soirée, qui la fit venir chez elle.

-Alors ! Pourquoi tu viens pas ici ? On pourrait bien s’amuser !

-J’crois que j’vais rester chez Byakuya.

-Quoi ?! Mais ya rien a faire là bas !

-Pour toi peut être…

-Beuh, si t’es seule, c’est naze aussi.

-Deux.

- Des trucs a DEUX ? Tu te tapes Rukia ?

-T’es lourde !

-Un des domestiques alors ?

-Lâche l’affaire.

-Dis moi ou j’te préviens pas de la prochaine fête.

-… Byakuya…

-Quoi Byakuya ?

-Bah ! Tu veux une raison, j’t’en donne une !

-Non !? Laisse tomber. C’est mister freeze ce mec !

-Ahahaha ! C’était son surnom sur Terre… On parie ?

-Oué ! La perdante passe une journée avec un slip sur la tête !

Un sourire carnassier passa sur le visage de Marlène.

-T’as de l’ambition ma grande, reprit Matsumoto. Le leader d’une des trois grandes familles nobles de Soul society, une des plus influente. Il parait que c’est le plus puissant à travers les ages, et accessoirement, le shinigami élu le plus beau de soul society.

-Va pour le slip !, répondit Marlène avec un clin d’œil.


Assise sur la terrasse, elle lisait à la lumière d’une bougie en pleine nuit. Elle sentit une couverture se poser sur ses épaules.

-Les nuits sont fraîches. Couvre toi, cela m’ennuierait que tu tombes malade, je me sentirais obliger de faire venir un médecin.

-Ahaha… Tu recommences.

-Ne me la jette pas à la figure cette fois ci.

-T’inquiète. Tu t’assoies ?

-Oui…

-Combien de temps je peux rester ?

-Aussi longtemps que tu veux…

-O.K ! , répondit-elle avec un sourire.

-N’as-tu rien qui t’oblige a rester sur Terre ?

-Si… Mes parents… Ca me fait mal de les laisser dans l’ignorance…

-…

-Si je reste, j’veux leur dire pourquoi…, les prévenir, leur expliquer… Les laisser dans l’flou, c’est indigne de leur fille.

-C’est tout à ton honneur…

-Yep !

Il prit ses mains dans les siennes et plongea son regard dans le sien.

-Quand veux-tu aller voir tes parents ? Je t’accompagne.

-Sérieux ?! Demanda Marlène, si étonnée qu’elle remercia le ciel d’être déjà assise, sans quoi elle serait tombée. Alors demain !

-Es-tu sure de toi ?

-J’sais pas… Ca dépend…

Ne le lâchant pas des yeux, elle soutint son regard, chose difficile, tout en s’approchant de lui. Elle passa la main dans sa nuque, et il l’embrassa, l’allongea sur le sol. Elle se redressa sur les coudes et lui dit en souriant :

-Maintenant, je suis sure. ! On continue ?

Il ne répondit rien, ils continuèrent. Pendant une durée indéterminée. Jusque au moment ou :

-Nii-sama….

Bam ! Rukia était tombée sur ses fesses et regardait, la bouche entre ouverte, les yeux écarquillés, la scène qui se présentait à elle. Son frère n’avait plus son kenseikaan, le haut de son kimono était ouvert, celui de Marlène était posé négligemment plus loin, comme si on l’avait lancé, ils étaient entrelacés, etc. Elle n’avait jamais pu imaginer son frère ne serait-ce que se montrer amical envers quelqu’un. Elle avait des fois, envisager sa sœur avec lui, mais bien que cela ait réellement eut lieu, elle n’arrivait a le concevoir. Maintenant, elle se voyait de ses propres yeux, son frère, se montrer bien plus qu’amicale avec une HUMAINE ! Elle n’avait jamais fait de réelle scission jusqu’à présent entre les shinigamis et les humains, mais elle savait que son frère si. Elle ne comprenait rien.

Ils se séparèrent et regardèrent Rukia qui n’avait….pas l’air très intelligente.

-Ah Rukia ! T’vas t’coucher ? demanda Marlène.

-Non ! Je viens de me lever !

-Woah !

-Quoi woah ?!

-Ca veut dire que c’est l’matin ! s’exclama Marlène

-Bien sur que c’est le matin ! Tu ne vois pas qu’il fait jour ?

-Non… J’pas vu l’temps passer et j’y ai pas fait attention vois-tu… On dirait pas comme ça, mais il a d’la discussion ton frangin !

-Humhum…

Byakuya n’intervenait que maintenant dans la discussion qu’il avait écouter jusqu’à présent en remettant son kimono et sa coiffe correctement, d’un air imperturbable, comme si cela lui arrivait tous les jours, et que c’était parfaitement normal.

-Rukia, ne te présente pas ainsi devant des gens. Vas te coiffer et t’habiller, tu ressembles à une souillon… Nous sommes le lendemain Marlène. Nous allons donc voir tes parents.

-TES PARENTS ?!, cria littéralement Rukia

-Ne hurle pas ainsi, ce n’est pas digne de ton rang, Rukia. Viens avec nous.

-Nii-sama !

-Contrairement a ton frangin, toi, t’as pas de discussion aujourd’hui !

Finalement, Rukia les accompagna, mais même un fois habillé, elle garda cet air de stupide étonnement, fronçant ses sourcils ou écarquillant les yeux brusquement sans raison apparente. Marlène ne possédant pas de papillons de l’enfer, ils durent passer par le portail non officiel, arrivant donc dans le Urahara’s shop. Yoruichi le attendait, et avait qu’elle n’ait eu le temps pour la moindre remarque, le moindre regard, Marlène attrapa Byakuya par la taille et lui roula une pelle terrible devant les yeux ébahis de Rukia et de Yoruichi. Lorsqu’elle eut fini, elle jeta en regard victorieux à Yoruichi, avec un sourire en coin, pendant que Byakuya réajustait sa tenue, l’air toujours imperturbable. Marlène s’alluma une cigarette que Byakuya fit valdinguer a quelque mettre plus loin grâce a une technique de Kido, sans lui accorder un regard, en se dirigeant vers la trappe qui donnait sur la pièce du dessus. Lorsqu’il eut disparut par la trappe, Yoruichi reprit ses esprits.

-Et ben dis donc !, commença Yoruichi en s’avançant vers Marlène d’une démarche féline.

-Et ben dis donc quoi ?, répondit Marlène en imitant sa démarche et le ton de sa voix.

-T’as bien grandis dis donc, répondit-elle de la même voix, continuant de la même démarche jusqu’à se retrouver face a elle. T’es devenue une adulte ?

-Euh…

L’air d’incompréhension de Marlène avait brisé l’ambiance qu’elles avaient mise en place.

-Aucune subtilité ma fille !

-Aaaaah ! Caaaaaa ! Oué, répondit Marlène, clignant lentement des paupières, annonçant le chiffre deux avec ses mains, toujours lentement.

-Mais tu n’es resté que deux jours !

-Exact !

-Et ben dis donc !!

Rukia suivait leur discussion comme elle suivrait un match de tennis, sport dont elle ne connaît pas les règles, complètement perdu. A la vue de son visage complètement perdu, Yoruichi passa son bras autour de ses épaules et lui dit :

-Mais c’est qu’tu va p’tete être Tata !

-Moi, j’aimerais bien Ichigo comme beau frère !, annonça Marlène en s’allumant une deuxième cigarette.

-Moi pas, répondis une voix à l’étage supérieur, accompagnée d’un rayon lumineux qui fit voler la cigarette de Marlène en Eclats.