Chapitre 22

par memorex

an Une semaine. Une semaine qu’elle était revenue chez les Kuchiki. Une semaine qu’elle servait de bouche trous pour des missions ou sauvetage et de punching ball pour Ikkaku. Il avait prétexter une revanche et l’avait simplement laminer. Depuis, il revenait tous les jours, des fois deux fois par jour, pour lui proposer de rejoindre la onzième division et enchaîner sur un combat et la ramasser une fois de plus.

Elle ressentait en elle une fatigue, une saine fatigue qui n’était pas du a divers excès dont elle avait l’habitude, mais à une vie que l’on pourrait qualifier de bien sportive. Elle passait le plus claire de son temps à courir après les hollow, à s’entraîner, à courir pour fuir Ikkaku. Autrement, elle dormait.

Cet après-midi, elle n’avait rien de prévu, et Matsumoto devait vérifier l’administration d’un district de Rukongai. Elle l’accompagna, mais elle trouva ça réellement inintéressant. Elle ne resta pas donc pas avec ça nouvelle partenaire de beuverie et entreprit de visiter la partie de Rukongai qui s’offrait a elle. C’était le 47ème, ou le 46ème. Peut être était-ce le 36ème ? Marlène ne le savait pas, d’ailleurs, elle n’en avait rien à faire. Les gens dans la rue lui jetaient de drôles de regards, ça lui rappelait lorsque, sur terre, elle s’était coupée les cheveux et ce les était teint en vert. Elle ressemblait a une punk, elle avait exagéré ce jour là : elle avait mit sa blouse de chimie et se baladait dans la rue avec a la main le sabre de bois d’un de ces pote. Elle s’était prit une paire de claque quand elle était rentrée chez elle. Par réflexe elle regarda rapidement autours d’elle en se touchant la joue du bout des doigt, espéra ne pas voir sa mère au coins de la rue.

-Pour passer le temps, elle décida de s’installer à la table d’une taverne. Lorsqu’elle commanda un jus de fruit, le barman lui répondit sèchement :

-On n’a pas ça pour vous.

-Bon bah, de l’eau alors.

-Non plus.

-Ah ! Vous, vous tenez réellement à me faire boire une boisson alcoolisée ! , plaisanta-t-elle. Une bière donc s’il vous plait.

- On ne sert pas les shinigami. C’est pas clair ? Z’avez qu’a boire chez vous.

-Ah ! Ca tombe bien gugusse ! J’suis pas vraiment shinigami. J’suis dans aucune division et je joue au morback chez l’un d’eux pour crécher et bouffer gratos, alors file moi à boire. Ou je t’éclate, t’as le choix.

-Une bière ?

-Un jus de pomme.

Une fois assise elle sortit le bouquin qu’elle avait entreprit de lire la veille. La bibliothèque des Kuchiki regorgeait de livres tout bonnement passionnants. Si cette fichue fatigue ne la tenait pas, elle aurait passé de nombreuses nuit blanche assis sur le sol de la bibliothèque a dévorer ces ouvrages. Lorsqu’elle daigna lever la tête de son livre, elle vu que Rangiku était assise en face d’elle et sirotait je ne sais quelle boisson.
-Enfin tu me remarques ! , s’exclama la blonde. Ca a l’aire captivant ce que tu lis. C’est quoi ? Un recueil de photo de mec en maillot de bain ? Un livre ero ?

-Pff. Nan, c’est un livre sur la vie d’un vice capitaine qui…

-Ennuyant, décréta Rangiku.

-Comment ça se fait qu’il t’a servit à boire ? questionna Marlène en observant la boisson de Matsumoto.

-Je te retourne la question, lui répondit-elle en souriant.

Sur le chemin du retour, elle annonça à Matsumoto qu’elle allait partir, regagner le monde des humains la semaine prochaine sûrement. Matsumoto ne lui demanda pas la raison, et n’essaya pas de la dissuader. Elle ne fit que plaisanter :

-T’en a déjà marre de vivre sous le même toit qu’un sex-symbol ? C’est trop blasant de vivre le rêve de centaine de femme ?!

Elle tomba nez à nez avec le dit sex-symbol lorsqu’elle arriva chez les Kuchiki.

-Yo Byakuya ! Tout roule ? Ca fait longtemps qu’on a pas discuté tout les deux ! On s’prend un verre ? C’est moi qui régale.

-…

-Hey, dis moi oui, ou dis moi non. Mais c’est vexant d’être ignoré comme ça !

-N’es-ce pas ce que j’ai été cette dernière semaine, sous mon propre toit ? L’hôpital se moquerait-il de la charité ?

-Quelle belle phrase… Bon tu dis oui ou non ?

-J’accepte.

-Nan ! J’le crois pas ! T’as fais exprès de pas dire oui ! Quel esprit de contradiction !



Dans un bar du sereitei :

-Je.. J’vais partir. J’vais rentrer la semaine prochaine.

-Te rendrais-tu compte que tu as assez abusé de mon hospitalité ?

-Ta quoi ? demanda-t-elle bêtement dans le but de l’énerver.

Enervé, il l’était. Mais il était hors de question de le montrer. Il ne comprenait pas cette fille qui ne lui témoignait aucunement le respect qui lui était du. Il ne comprenait pas cette fille qui souriait sans raison et qui semblait se servir de son sourire comme d’une arme. Il ne comprenait pas cette fille qui semblait agir sans réfléchir. Il ne comprenait pas cette fille qui semblait prendre un malin plaisir à l’exaspérer.
Elle l’énervait, et encore bien plus qu’il ne se l’avouait.

-Soit… Puis-je savoir la raison de ce retour dans ton monde ?

-Bah… T’as dit la réponse dans ta question ! Il s’agit de mon mode. Là-bas, il y a ma famille, mes amis, ma scolarité même si je n’aime pas dire ça, donc mon avenir.

-Tu réfléchis donc…Surprenant.

-Oh ! Feigna-t-elle de s’offusquer pour lui donner un coup de pied sous la table.

Le reste du temps, il restèrent silencieux puis Byakuya quitta la taverne. Marlène paya en ronchonnant et partit chercher Rukia à sa division. Sur le chemin, elle croisa des shinigamis avec qui elle avait sympathisé devant la semaine. A force de s’arrêter, elle arriva presque une heure après son départ de la taverne a destination. Rukia arriva plus tard, car elle avait une affectation, et lorsqu’elle vit Marlène qui l’attendait, un sourire éclaira son visage rapidement, car elle était trop fière pour montrer qu’elle était contente que quelqu’un l’attende.

Sur le chemin du retour, elles plaisantèrent bêtement, chose que Marlène n’avait pris l’habitude que depuis quelque jour, car elle n’avait eu que très rarement d’amie parmi les filles. « J’peux pas lui dire comme ça que j’vais partir sinon elle va demander une affectation sur Kurakara et le vieux va la lui refuser et elle va être triste de pas voir Ichigo. Raah ! Il était obligé de déblatérer sur sa vie Ukitake ? J’vais me mettre à culpabiliser pour rien ! »

La semaine qui suivit ne se démarqua en rien de la précédente, sauf qu’elle ne s’enfuyait plus en courant lorsque Byakuya venait prendre son bain. Elle ne lui prêtait aucune attention et Rukia arrêta elle aussi. Elle était dans leur coin, lui dans le sien.

Le jour de son départ, elle annonça à Rukia qu’elle allait régler quelques trucs et qu’elle reviendrait. Elle dit au revoir à toute les personne avec qui elle avait passé les quelques semaines précédentes. Byakuya lui ouvrit un passage pour le monde réel et s’éloigna. Elle passa par le portail sans se retourner et se retrouva face à la maison ou elle habitait depuis maintenant six ans.