Yuzu Kurosaki; Chapitre Deux.

par Kiwi-Lollypop

La malédiction des Gémaux.
Yuku Kurosaki
Chapitre Deux.
 
Yuzu sortit de l'épicerie les bras charges de sacs. Dès qu'elle fut sortie du magasin à grande surface, les portes automatiques se refermèrent immédiatement derrière elle.
 
Comme toujours, elle repartait dans les rues de Karakura pour se mettre en direction de la clinique familiale, mais également sa maison. Hier, son père était partit pour un important rendez-vous médical, puisque son patient concerné était incapable de partir de son lit. Dès qu'il était rentré de l'école, son grand-frère Ichigo s'était annoncé, puis était immédiatement partit. Karin, aujourd'hui, avait un match contre des jeunes, donc elle rentrerait plus tard qu'à l'habitude. Yuzu soupira en replaçant une des ganses de plastique d'un sac qui avait glissé de son épaule. Aujourd'hui, elle allait être une nouvelle fois toute seule dans cette maison. Bien sûr, elle commençait à s'habituer à être seule depuis que son frère avait brusquement commencé à disparaître depuis deux ans au moins. Pourtant, à chaque fois qu'elle songeait qu'elle serait une nouvelle fois seule dans l'obscurité de sa maison, un goût âcre se formait au fond de sa gorge.
 
Depuis son plus jeune âge, elle avait toujours détesté être seule, sans personne avec elle pour camoufler le silence qui lui bourdonnait aux oreilles. Elle avait toujours eu l'impression que, lorsqu'elle se retrouvait toute seule, était encore plus misérable et faible. Yuzu avait toujours été le style de fille incapable de rester dans un silence de mort, qui devait absolument combler la conversation pour ne pas sentir mise de côté.
 
Mais maintenant, la jeune fille devait faire face à ce silence.
 
Brusquement, un coup de tonnerre la fit sursauter, la ramena brusquement à la triste réalité. L'adolescente leva son regard marron vers le ciel ombragé par de gros nuages noir, qui grondait leur fureur de ne pouvoir encore déverser leur rage sur la ville. Pourtant, elle ne pu pas s'empêcher de songer au fait le ciel aurait pu être de cette couleur parce qu'il partageait sa peine.
 
 Yuzu se décida à accélérer le pas pour ne pas se faire mouiller par la pluie. Mais malgré tous ses efforts, la pluie s'abattit sur la ville quelques minutes par la suite. Bientôt, les lampadaires se mirent à éclairer les rues  où se déversait des torrents de larmes de nuages. Trempée jusqu'aux os, ses vêtements lui collant affreusement à la peau, tels des ventouses, Yuzu avait vraiment hâte de rentrer chez elle, malgré le fait qu'elle devrait affronter le silence seule.
 
Elle marcha dans une flaque d'eau, mouillant encore plus ses souliers et ses longs bas.
 
Depuis une semaine déjà, il ne cessait de pleuvoir. Et les seules fois où les occupants de la ville pouvaient enfin sentir les rayons du soleil effleurer leurs peaux, il ne durait pas cinq minutes.
 
L'automne approchait à grand pas, les feuilles changeait lentement de couleur, et certaines tombaient déjà au sol, comme les soldats qui tombent face au combat qu'ils livrent contre l'hiver. Mais à chaque fois, et ce, pour l'éternité, le tronc verraient tous ses soldats tomber au sol par millier. Même s'il en faisait naître de nouveau, l'arbre les verraient tomber une par une.
 
Yuzu s'engeait maintenant sur une pente glissante dans une rue, le vent s'engeant maintenant aussi au combat contre les feuilles d'arbre. Justement une feuille écarlate fonça dans son visage, lui brouillant la vue, mais malheureusement pour la jeune sœur du shinigami, ses mains étaient étroitement enlacées après des sacs mouillés.
 
Un autre coup de tonnerre retentit, et se répercuta en écho dans toute la ville de Karakura.
 
Yuzu, sursauta une nouvelle fois de terreur, puis elle sentit une douleur vive sur son pied gauche. Sans se rendre compte de se qui lui arrivait, elle sentit le vent lui fouetter le visage, ses sacs lui échapper des mains, puis une douleur qui lui parcourra le corps au complet.
 Lorsque la Kurosaki ouvrit ses prunelles chocolatées, elle remarqua qu'elle voyait une personne marcher horizontalement. Ses sens lui revinrent peu à peu. La peau lui martelant la peau à coup de marteau glacé, la main touchant le trottoir humide, ses yeux aveuglés par la lumière orangée des lampadaires.
 
Elle entendit vaguement les aliments de ses sacs roulés, glissés, cassés au choc de leur atterrissage au sol.  Puis, Yuzu cru percevoir des bruits de pas se dirigeant droit vers elle.
 
Des bruits de sacs de plastique, puis une jolie voix s'éleva dans le silence pesant et humide que Yuzu avait tant détesté toute sa vie.
 
-          Oh, hé... Dit le garçon. Hé, toi... Tu vas bien?
 
Yuzu ne prit pas le temps de répondre. Non, en fait, elle n'avait pas envie de répondre.
 
Elle n'avait pas le moral.
 
Lentement, elle souleva sa tête, ses cheveux châtains se décollant du sol de pierre. Lorsqu'elle croisa le regard aussi froid que cette pluie lui tombait sur le territoire, la brune en fut immédiatement captivée, comme un aimant est attiré par un autre.
 
Sous la lumière crépusculaire des lampadaires, Yuzu pu voir un adolescent de son âge accroupit tout près d'elle, la fixant de son regard turquoise.
 
La première chose que Yuzu remarqua, ses fut ses cheveux décoloré lui collait à sa peau bronzée.
 
Puis, elle se souvenu.
 
Elle se souvenue du jeune garçon qu'elle avait rencontré il y avait près de dix-sept mois maintenant, lorsqu'il était venu dormir à la maison, invité par sa sœur jumelle Karin. Dans ses souvenirs, il était beaucoup plus petit que maintenant, et ses cheveux étaient hérissés sur sa tête, au lieu de retomber en bataille devant son visage, cachant ses magnifiques yeux aussi turquoise que l'océan.
 
Maintenant qu'elle le reconnaissait, elle devait s'admettre qu'il était beaucoup séduisant qu'il y avait dix-sept mois.
 
Par contre, il abordait toujours cet air d'indifférence sur son beau visage. Les sourcils froncés, les yeux rivés sur elle.
 
-          Hé oh... Répéta-t-il, la ramena une nouvelle fois au moment présent. Tu vas bien?
 
Yuzu secoua la tête, pour démêler ses pensées.
 
-          As-tu envie que je t'aide à te relever?
 
Yuzu sursauta, puis elle rougit.
 
-          Oh... Non. Je vais bien.
 
Aussitôt qu'elle eu dit ces paroles de sa voix timide, elle prit appuie sur ses bras et se releva. Bientôt, l'appui fût remplacé par celui de ses pieds. Durant plusieurs secondes, des points noirs vinrent obstrués sa vue, et elle fut éprise d'un vertige qui la fit légèrement chancelée. Elle ne montra cependant aucun mouvement de faiblesse, puis lorsqu'elle revu le bel adolescent, il la fixait encore, scrutant la moindre de ses expressions. Rougissant, elle détourna la tête, trouvant soudainement le quartier d'une beauté saisissante.
 
-          Tiens. Déclara-t-il d'une voix aussi morne que le ciel noir d'orage. Tes sacs.
 
Yuzu le vit lui tendre ses sacs mouillés de pluie qui tombait toujours aussi fort. Elle les prit à la va vite, et failli en échapper un particulièrement lourd. Pourtant, lorsqu'elle tenta de reprendre ceux que tenait le garçon de sa main gauche, il tient bon et ne desserra pas sa prise. Au contraire, elle le vit serrer plus fort les sacs. Yuzu fronça les sourcils, et croisa une autre fois son regard froid et dur.
 
-          Non. Je vais t'aider. Montres-moi simplement où tu habites.
 
Yuzu le considéra un instant avec méfiance, se questionnant quant au choix à faire.
 
Mais avait-elle vraiment le choix? Au risque de se retrouver encore à terre...
 
-          D'accord. Capitula-t-elle. Puis elle pointa une direction. C'est par-là.
 
Ensembles, ils prirent le chemin indiqué par la jeune fille, en silence. Tout en avançant d'un pas pressé, le garçon la suivant quelque peu en retrait derrière elle, elle tentait de trouver un sujet de conversation intéressant pour ne pas avoir l'impression d'être seule. Car à quoi bon être avec une personne si  on fait la même chose que quand on est seul?
 
-          Euh... Jeummm... Bredouilla-t-elle, pour se forcer à trouver un sujet de conversation.
 
Le garçon se retourna vers elle, et la dardait encore de son regard froid. Et encore une fois, elle rougit.
 
-          C-comment t'appelles-tu? Demanda-t-elle.
 
-          ... Hitsugaya Toshiro.
 
-          Eh bien... Hitsugaya-kun... il fait un temps horrible hein?
 
Mal à l'aise, elle se mit à rire nerveusement. Puis, à côté d'elle, elle l'entendit grogner d'affirmation.
 
Honteuse de cet échec de conversation, elle se concentra sur le chemin vers chez elle. Elle tourna la rue vers la droite, puis au bout d'une minute, elle aperçut sa maison, l'insigne de la clinique familiale brillant dans la nuit qui venait de tomber. Une fois devant, elle s'arrêta de marcher. À son tour, Toshiro s'arrêta et  la fixa.
 
-          Tu t'es blessé?
 
Elle fronça les sourcils. Mais diable pourquoi lui demanda-t-il cette question? Puis elle tourna son regard vers l'insigne de la clinique, puis elle comprit, et elle rougit encore.
 
-          Oh! Non, non, non, non! Je ne suis pas blessée! C'est... euh... Ici que j'habite. C'est ma maison.
 
Toshiro Hitsugaya plissa les yeux.
 
-          Tu es une Kurosaki?
 
-          ... Tu connais quelqu'un de ma famille? Demanda-t-elle naïvement, mais immédiatement, elle se sentit idiote d'avoir posé cette question. Évidemment qu'il connaissait quelqu'un de sa famille, puisque Karin l'avait invité chez eux il y avait plus d'un an.
 
-          ... Ouais.
 
Il s'avança dans l'allée, et Yuzu le suivit aussitôt. Elle déverrouilla la porte, et elle rentra dans l'entrée de sa maison. Elle enleva ses souliers mouillés, puis elle alluma la lumière.
 
-          Tu peux déposer les sacs sur la table.
 
Il acquiesça et s'opéra. Lorsqu'il eu finit, il la regarda en silence, les mains dans les poches.
 
-          Je peux t'aider? Lui proposa-t-elle sans vraiment avoir de conviction dans la voix.
 
-          Oh... Non, ça va être correct comme ça. Merci. Tu peux retourner chez toi.
 
Il hocha tête, mais au moment où il fit un pas vers l'entré, Yuzu le rappela.
 
-          Karin-chan avait un match de soccer aujourd'hui, Hitsugaya-kun... Et... Je pensais que tu jouais avec elle...
 
Il ne se retourna même pas pour lui répondre.
 
-          Oui, je joue avec elle... Mais je n'ai pas pu aujourd'hui, j'avais quelque chose d'important à faire.
 
-          Oh... Bon, bonne soirée, Hitsugaya-kun.
 
Il ne répondit pas, et partit de la maison sans plus ajouter quelque chose.
 
Sans vraiment prêter attention au départ du garçon, elle sortit ses achats de ses sacs, et pu constater quelques dégâts de sa chute par ici et par-là. Une caisse d'œufs cassés, un sac de chips déchiré et des fruits endommagés.
 
Seule, elle prépara son souper dans le silence, malgré le fait qu'elle ait ouvert la télévision pour se sentir émotionnellement moins seule.
Plus tard dans la soirée, Ichigo rentra, des égratignures sur son corps, les vêtements mouillés et en lambeaux, mais il ne parla même de comment il s'était fait tout ça. Karin rentra également peu après son frère, de la boue couverte sur tout son corps.
 
Une fois couchée dans son lit, Yuzu songea qu'elle avait passée une soirée pas si mal que ça.
 
Elle n'avait pas été seule trop longtemps.