Chapitre 7 ~ Date limite...

par hitsukarin

Deux jours sont passé depuis qu'il lui avait annoncé la mort de son amie. Deux jours qu'elle déprime. Ichigo et Rukia lui ont dit qu'il fallait beaucoup de temps à Karin pour accepter.

Et beaucoup plus pour oublier. Il était entré dans la chambre tout en pensant et il vit Karin assise sur le fauteuil. Allant s'assoir à ses côté, il l'a pris dans ses bras. Il sentait son doux parfum. Une odeur d'hiver, fraiche et revigorante. Comme elle. Elle qui est d'habitude si énergique semble à présent dépressif. Et le pire pour lui étais le fait de la voir souffrir et de ne rien pouvoir faire.

Il se sent impuissant, inutile. Ichigo se sentait comme lui, c'est pourquoi il a préféré partir.

«  Prend soin d'elle » Lui avait t-il demandé... Tout les deux comprenait la douleur de Karin. Tout les deux avait eût un jour ou l'autre un ami qui avait décédé. « Demain, c'est le dernier jour. » Pensa le jeune Capitaine. Il ne tenait plus en place. Demain, il attrapera la personne qui veut tuer depuis maintenant plusieurs jours. Demain, ça fera exactement un mois et quatre jours depuis le début de ses cauchemars. Et comme l'enquête le leur montre, toute les victimes ont disparu en ce laps de temps.

Il la serra un peu plus fort.

« Je ne la lui laisserai pas. Jamais. »


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A présent elle va mieux. Toshiro est là. Elle ne pensait pas se remettre aussi vite de la mort de Megumi mais il l'y avait aidé. « Quand il est là, tout semble aller mieux. »

Il l'avait soutenu. L'avait aidé en restant près d'elle. Il avait séché ses larmes, lui avait prêté son épaule autant de fois qu'elle le souhaitait. En y pensant, Karin se dit que ces deux derniers jours, Toshiro et elle semble s'être rapproché... C'est à présent plus facile pour elle, presque naturel de se loger dans ses bras ou de lui prendre la main. La plupart du temps, elle était dans ses bras. Ils dormaient ensemble, mangeaient ensemble. Elle laissa ses pensés de côté et tout en restant dans ses bras, elle le regarda.

« Oui, car tu es là... » Elle hocha le tête et lui sourit. Cet nuit encore, elle fit un cauchemars. Mais à la seule différence que celui-ci était bien plus effrayant que tous ceux qu'elle avait fait depuis le début. Heureusement, Toshiro était encore à la tenir dans ses bras.


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Elle se leva encore une fois dans les bras de Toshiro, mais celui-ci était déjà réveillé.,Le savoir à ses côté fait qu'elle n'avait pas peur de cet journée qui commence... Malheureusement, il ne peut rester avec elle aujourd'hui. Il ont reçu de nouvelles informations de la part d'Ichida et devront sortir encore une fois. Ils ne reviendront pas avant la tombé de la nuit mais Toshiro lui a promit de revenir plus tôt. Ils étaient tous conscient que la laisser seule était dangereux car aujourd'hui est le dernier jour avant que l'on ne l'enlève mais Urahara a mis en place une barrière que même un « Espada » ne saurait franchir. Elle ne sait pas ce qu'est un « Espada », mais Toshiro eut soudainement l'air soulagé. De plus, d'après Urahara, le Hollow n'agit qu'une fois la nuit tombé. Toshiro ne voulait pas la laisser seule mais elle avait insisté en disant que rester seule pour une fois ne lui ferait pas de mal.

Karin ne voulait pas être un poids pour eux. Ni maintenant, ni jamais. Ce qui acheva les discutions. Elle avait donc passé la moitié de la journée à tourner en rond en attendant leur retour... Karin regarde pour la énième fois l'horloge murale. « Il reste environ une heure avant qu'ils ne reviennent... ».

Après avoir mangé, elle revisita la maison puis, finalement ennuyé de faire le tour, elle se posa et fit ses devoirs de trigonométrie qu'elle n'avait pas terminé. C'est Ichigo qui les lui a ramené de la part de Yuzu. Elle devait surement être inquiète. Cela va faire deux jours qu'elle découchait... Deux jours qu'elle n'a aucune nouvelle. Elle devait surement avoir été mise a l'écart...

Quand à son père, il est au courant de ce qui se passe et se contente de faire confiance à son frère quand à sa protection. Soupirant, elle se remit à son devoir de trigonométrie. Ça lui semble bizarre de faire son devoir après ce qui se passe en ce moment dans sa vie. Elle avait l'impression que l'école était derrière elle... ! Enfermé ici, elle n'a aucun contact avec le monde extérieur. Deux jours on réussi à changer complétement le cour de sa vie. Plus rien ne sera comme avant. Elle entendit soudainement un bruit à l'extérieur. « Ils rentrent si tôt ? ».

Elle se leva et alla dans la salle à manger. Elle sursauta. Un deuxième bruit, plus fort venait de la porte d'entrée. Elle prit un des vieux Katakana qu'elle avait remarqué en revisitant et marcha doucement vers la porte d'entrée. Le bruit ne cessa pas. Elle regarda par la fenêtre. « Il y a environ dix centimètre de neige dehors ! » S'étonna la jeune fille. Il neigeait encore et la visibilité depuis la fenêtre à la porte d'entrée était quasi nul. Elle remarqua un petit garçon dehors. Elle ne voit, cependant, qu'une petite tête brune. Il devait vraiment faire froid dehors... « Il semble perdu... Le bruit venait donc de lui, il cherche juste de l'aide. J'ai vraiment eu peur inutilement... ». Elle se traita de trouillarde mentalement. Il ne fallait pas qu'elle le laisse à l'extérieur sinon il allait finir congelé. Elle déposa le katakana où elle l'avait trouvé et se rendit presque en courant à l'entrée. La brune ouvrit la porte à la volée et laissa le petit brun entrer. Le souffle du vent entra momentanément dans la pièce.

Des frisson parcourut le long de son échine. Elle referma en vitesse la porte à clé et se dirigea vers le petit garçon qui l'attendait sans un mot derrière elle. Ses lèvres bleu lui indiqua que le jeune enfant en face d'elle avait froid. Elle le détailla rapidement. Vêtu d'un simple Tee-shirt et d'un short, il tremblait de la tête aux pieds. « Sa tenu si légère aurait pu le tuer si il serait rester dehors ! » Constata la jeune fille. Elle était heureuse qu'il lui ai demandé de l'aide. Elle s'abandonna à ses réflexions et prit une des nombreuses couvertures entreposé dans une des armoires de l'entrée et se dépêcha de la mettre sur ces petites épaules qui se secouait frénétiquement dû au fait qu'il avait froid. Une chose perturba Karin ; Elle avait l'impression de le connaître, il lui semblait vraiment familier. Pourtant, elle ne l'avait jamais vu, elle en était certaine...

Karin prit l'enfant par sa petite main et l'emmena vers le salon avant de le faire s'assoir sur un des canapés.

Pas de réponse. Peut être qu'il était timide... Ça se comprendrai, il est si jeune et tout seule dans une maison qu'il ne connait pas et avec une inconnu...

Toujours rien. Pas de réponse. «  Serait-il muet ? » Se questionna la jeune fille. Mais elle sentait qu'il y avait autre chose. Elle tenta une approche.

Rien a faire, toujours aucune réponse. Karin lâcha prise. Ce n'est rien, l'important est qu'il soit en sécurité...

Il hocha la tête. « Enfin ! Même sans mots, ça reste une réponse, non ? » Karin prit ça pour une petite victoire. Elle sourit et alla en direction de la cuisine.

Elle prit du lait qu'elle commença à réchauffer. Quand soudain, elle entendit un énorme bruit. Le cri perçant d'un Hollow. « Ça vient du salon ! Le petit garçon est en danger ! » S'alarma Karin.

Elle se précipita vers le salon, oubliant le lait. Arrivé à la porte, elle tituba.

La pression spirituel du Hollow était vraiment trop élevé pour elle. Son corps ne le supportera pas longtemps... « Il faut que je parte mais pas sans le petit garçon ! » Décida la Kurosaki. Ni une ni deux, elle s'engouffra dans le salon. Mais elle ne remarqua plus la présence de l'enfant. Elle comprit. Elle en rirait presque d'elle même. Ça aurait fait marré Jinta de la voir s'être fait avoir de la sorte.

Il n'y avait qu'une seule pression. D'une seule et même personne. Le petit garçon s'était transformé en Hollow sous ses yeux. C'est pour ça qu'elle avait l'impression de le connaître... Sa pression spirituelle est la même que celui de son rêve... Karin déglutit. Elle était sans défense et seule face à celui qui la traquait depuis maintenant un mois.