Entre coeur et raison

par Moon

Chapitre 18



En fin d'après-midi, Karin quitta en trombe son dernier cours essayant de se frayer un chemin dans la foule d'étudiants qui circulaient dans les couloirs. Elle se fichait pas mal de bousculer la moitié d'entre eux sur son passage, jouant la sourde oreille à toutes leurs réprobations. Et ce n'était certainement pas le plus redouté caïd de son établissement qui allait l'arrêter. Entouré de sa petite bande, il barrait l'accès de la sortie principale, obligeant la majorité des élèves à sortir par derrière. Pour éviter les ennuis, elle aurait probablement dû s'y résigner elle aussi mais cela l'obligeait à faire un détour considérable qui lui ferait perdre beaucoup trop de temps. Et ça, elle en avait déjà suffisamment perdu à attendre la fin de son cours.

« Pourquoi me chercher maintenant !? Ce n'est vraiment pas le moment de traîner », songea-t-elle rageuse. Il y a encore à peine cinq minutes de cela, elle avait ressenti une importante source d'énergie à l'Est de la ville, du côté du quartier voisin de Mitsumiya. C'était dans cette zone que se trouvait le magasin Urahara. Elle n'aimait guère l'idée que l'aura oppressante de ces « monstres » pourvus de trous dans la poitrine, viennent s'amonceler près du lieu où elle savait s'y trouver en ce moment même son frère, Rukia et Toshirô. Elle, bien sûr, ne pourrait pas faire grand-chose pour les aider, même rien du tout pour son plus grand désarroi, mais elle avait uniquement besoin de s'assurer que ce n'était pas le magasin en question qui était la cible de ces créatures. Ce qui l'effrayait au fond, c'était de voir se réitérer « l'incident Yumisawa ».

Yuzu vint se précipiter au bras de sa sœur, se faisant toute petite face à la bande qui bloquait la sortie.

Tandis que les autres s'esclaffaient bruyamment, une veine commença à pulser fortement à la tempe de la footballeuse.

Sakagami échangea un sourire goguenard à ses camarades, ses yeux étriqués animés d'une lueur narquoise.

Poussée par sa sœur, Karin finit par se détourner de la petite bande les dents serrées. Elle les entendit encore rire à gorge déployée, lancer un ultime sarcasme.

Mais Yuzu s'était exclamée trop tard. Sakagami, gémissant, se pliait déjà en deux sur le sol par le coup de pied magistral que venait de lui administrer Karin en plein dans l'estomac. Cette dernière saisit aussitôt sa jumelle par le poignet, l'entraînant avec elle par-dessus le corps du souffreteux.

Pas un seul garçon de la bande ne s'interposa pour les empêcher de passer, encore sous le choc d'avoir vu leur leader se faire mettre si facilement KO par un simple coup de pied, qui plus est par une fille...

Karin s'arrêta à deux pâtés de maisons du collège, le souffle court.


Lorsque la collégienne parvint éreintée jusqu'au magasin Urahara, elle poussa violemment la porte d'entrée, tombant nez à nez sur le marchand aux getas. Il la dévisagea stupéfait, lui offrant une paire d'yeux ronds et interrogateurs. La surprise passé, il troqua son effarement par un sourire jovial et la salua d'une voix enjouée :

Urahara resta muet quelques secondes.

Le gérant éclata de rire.

Cependant, Urahara put aisément lire l'incertitude ternir le regard de la jeune fille. Il le savait bien, elle devait s'alarmer de sentir autant de reiatsu de Hollows concentrés en un seul endroit. Et même s'il n'en disait rien, cela ne le tranquillisait pas non plus. Ce soudain assaut ennemi à Karakura était étrange. Bien qu'il ne fût pas le premier, il n'avait jamais été aussi important. En tout cas, pas depuis l'embuscade sur la colline qui bordait la ville... Plus curieux encore, cette vague d'Hollows ne cherchaient pas à cacher leur reiatsu. Pourquoi ? On leur en avait donné la possibilité de le faire, non ? Ils auraient eu un avantage considérable surtout qu'aucun d'eux ne semblait atteindre le niveau d'un Arrancar. Mais il n'en était pas certain vu la densité de leur pression spirituelle. Plusieurs hypothèses bourdonnaient dans son esprit. Néanmoins, leur manœuvre offensive ne ressemblait pas à une tentative d'invasion pure et simple. Le blond y voyait plus ici un moyen de détourner l'attention. Quelque chose allait se produire sous peu et il était plus que jamais sur ses gardes. Yoruichi rôdait autour du magasin pour renforcer la sécurité, ce qui était de loin leur meilleure défense.

Le gérant recentra son attention sur la jeune fille.

Karin acquiesça sans tout de fois paraître totalement convaincue. Afin d'estomper son trouble, Urahara lui proposa d'un ton badin :




A quelques kilomètres au Nord, un important combat faisait rage dans l'ignorance générale des habitants de la ville de Karakura. Peu de personnes en effet, en inclinant la tête vers le ciel, pouvaient être en mesure de contempler les différents corps spirituels s'affronter dans une sanglante mêlée. Les créatures masquées, pourvues d'un trou dans la poitrine, fondaient sur les hommes en uniformes noirs comme des bêtes sauvages et affamées. Les Shinigamis étaient peu nombreux comparés à la horde de Hollows qui n'avaient aucun scrupule à s'attaquer à plusieurs sur un seul individu. Mais peut-être était-ce pour eux leurs meilleures chances de réussite car les dieux de la mort les surpassaient largement en force et en technique... Par ailleurs, ces derniers ne semblaient avoir aucun mal à s'en défaire par quelques coups bien portés.

L'un d'entre eux, le crâne chauve et le regard mesquin, tournoyait sa lance dans un ballet sanguinolent. Il riait et semblait prendre beaucoup de plaisir à lacérer tous ses adversaires. En tout cas, il en fut ainsi les premières minutes car très vite, il s'était lassé de leur faible niveau de puissance. Il n'y avait pas un Arrancar pour lui tenir tête, ce bataillon n'étant composé que de Hollows de bas étages, de Gillians* et de rares Adjuchas*.

D'un coup, un seul, il projeta son énième adversaire vers les habitations au-dessous.

Le chauve lui adressa pour toute réponse un bruit sonore et incongru.

Il s'interrompit dans le but d'administrer un coup de la lame édentée de Zabimaru qui s'étira jusqu'à un ennemi placé sur sa gauche. Celui-ci poussa une longue plainte stridente qui n'avait rien d'humain. Ikkaku apparut derrière lui et lui asséna le coup de grâce.

Un Menos Grande s'était approché à leur insu, se préparant à leur cracher un cero. D'un shunpo, les trois Shinigamis évitèrent le faisceau écarlate. Ichigo fut le premier à se représenter devant lui, tranchant avec Zangetsu son masque sur toute sa longueur.

Le lycéen l'attrapa par le haut de son uniforme noir, amenant son front à choquer contre le sien.

Une voix claire et distincte s'éleva près d'eux.

Un tourbillon chaotique de neige et de glace jaillit de la lame immaculée de Rukia et se précipita sur les deux coléreux telle une avalanche. D'un bond, ils s'éloignèrent juste à temps pour éviter d'être pris dans la vague glacée. Quelques Hollows cependant n'eurent pas cette chance.

Yumichika arriva près de Rukia l'air incertain.

Le shinigami remplaçant se retint de réarranger la figure du tatoué, intrigué par ses derniers mots.

Yumichika acquiesça et présenta une petite boîte noire dans laquelle reposaient deux seringues remplies d'un liquide violacé. Le cinquième siège de la onzième division s'en empara d'une et lança la boîte contenant l'autre à Renji qui s'approcha ensuite d'Ichigo.

Le Shinigami au cheveux vermeils sortit la seconde seringue de son étui et s'empara du bras de son camarade. Ce dernier blêmit soudain en le voyant approcher l'aiguille de son membre.

Tandis qu'Ichigo continuait de se défendre corps et âme contre les tentatives du vice-capitaine pour lui injecter l'antipoison, Yumichika finit d'immuniser Rukia et se dépêcha aussitôt d'aider son coéquipier de la onzième division à terrasser les nombreux Hollows. La Shinigami quant à elle vint prêter main-forte à Renji afin de neutraliser le rebelle.

Rukia vint le faire taire en l'étranglant à moitié par-derrière de manière à faciliter la tâche à Renji.

Un cri étouffé s'échappa de la bouche d'Ichigo.

La mine du vice-capitaine de la sixième division devint subitement sombre.

Une ombre s'abattit sur eux sans crier gare, les ramenant dans la cohue du combat. Bien que les deux Shinigamis de la onzième division leur aient accordé un moment de répit en repoussant un maximum d'ennemis, il leur était impossible d'assurer sur tous les fronts.

Le roux s'écarta de plusieurs mètres, se préparant à lancer un Getsuga Tenshô sur le Hollow massif qui les avait attaqué. Mais au lieu de ça, une silhouette venue de nul part le devança, plantant son sabre avec hargne dans la tête de la créature masquée. Ichigo identifia rapidement le nouvel arrivant. En effet, sa tête blonde coupée carrée et sa veste blanche numérotée d'un 5 dans le dos ne laissaient planer aucun doute.

Ichigo le fixa interdit.

Comme pour soulager le pois douloureux de ses dernières paroles qu'il voulait désintéressé, Hirako dégagea sa lame de la tête du Hollow et répéta une succession de coups féroces jusqu'à la disparition totale de celui-ci. La scène ressemblait à une véritable boucherie.

Ichigo se souvint de l'étrange attitude adoptée par Rukia ce matin même avant leur départ pour le magasin Urahara. Venait-elle alors de recevoir l'information ?

Une fois de plus, Ichigo était perdu. Pourquoi est-ce que tout lui échappait encore ? Ce qui était certain, résidait dans le fait qu'Hirako affichait une mine grave. Il ne se souvenait pas de l'avoir déjà vu si virulent face à un simple Hollow. Il s'était inutilement acharné sur lui, de manière presque bestiale. Sa vice-capitaine avait été enlevée, ce qui expliquait cet étrange animosité de sa part mais pourquoi cela semblait-il si évident de le cacher à Toshirô ?

Percevant le trouble du Shinigami remplaçant dans son inertie, Hirako l'éclaira de manière abrupte :

Cette révélation fit l'effet d'une bombe silencieuse dans l'esprit du Shinigami remplaçant qui se revisionnait parfaitement les images de cet instant en même temps que résonnait en échos ses propres paroles : « Les gars ! Bon sang qu'est-ce que vous foutez tous ?! ». L'hypnose brisée, tous les visages s'étaient teintés d'effarement, d'incompréhension et d'horreur. Un hurlement prolongé d'une poignante douleur avait alors déchiré l'atmosphère. Absent de toute raison, Toshirô s'était aveuglément précipité sur Aizen, irradiant de haine. Ce coup de théâtre avait fini dans un bain de sang... L'ex-capitaine de la cinquième division était parvenu sans le moindre mal à le mettre à terre. Hirako, Kyoraku et Soi Fon suivant le même sort.

Les autres le contemplèrent interloqués.

Cet élan de colère et d'indignation figea les Shinigamis sur place.

Un détachement de Hollows se jeta sur le petit groupe, les forçant à se diviser. Ichigo profita de cette turbulence pour essayer de s'éclipser du combat, se débarrassant sans plus de considération des Hollows placés en travers de son chemin. Il devait prévenir Toshirô, ne pas tenir compte des protestations d'Hirako et des autres.

Renji se débarrassa de son adversaire d'un coup de zanpakutô mais fut aussitôt retenu par une nouvelle salve de Hollows. Rukia était la plus proche et sans adversaire pour la contraindre.

D'un shunpo, elle barra la route au lycéen.

Il essaya de la contourner mais la Shinigami le menaça presque tremblante de sa lame blanche.

Pourquoi fallait-il qu'il use de ces mots contre elle, surtout avec cette détermination dans les yeux. Elle partageait l'avis d'Ichigo bien sûr. Elle aurait haï la Soul Society pour l'avoir laissé dans l'ignorance si l'un de ses plus proches amis, son frère ou Ichigo avait été enlevé. Car oui, elle n'hésiterait pas une seule seconde pour sauver ceux qu'elle aimait. Elle l'avait déjà fait auparavant, en allant rejoindre Ichigo pour porter secoure à Inoue au Hueco Mundo. Mais... comment être certaine qu'Hirako se fourvoyait. Comment être certaine qu'Hitsugaya serait en mesure de contrôler ses émotions et par conséquent ses pouvoirs qui lui échappaient ? Comment être certaine qu'Ichigo ne serait pas blessé à ce moment précis si tout devait déraper ? C'était Matsumoto qui lui avait envoyé ce message. En lui priant de ne rien révéler à son capitaine sur la disparition d'Hinamori, n'était-ce pas parce qu'elle même savait qu'il serait incapable de contenir sa peur et sa colère ?

Elle repensa soudain aux paroles d'Hitsugaya : « Je pourrais exiger de toi que tu me révèles le contenu de ce message... Mais je n'en ferais rien. J'ignore qui de Kurosaki ou de moi doit être tenu à l'écart de cette information... C'est peut-être la seule question que je te poserai alors. »

Avait-il lui même peur de ses propres réactions ?

Revenant à la réalité, la vice-capitaine se sentit plus désemparée que jamais. Son cœur et sa raison en conflit, elle fut incapable de réagir.






La collégienne la reconnut aussitôt. C'était dans cette pièce que Rangiku lui avait permise d'échapper à son frère en la couvrant de sa pression spirituelle. Juste derrière cette porte. Puis soudain, elle percuta ce qu'Urahara venait à l'instant de lui signifier.

Sur ces mots qu'il ponctua d'un sourire, il inclina son chapeau rayé et s'en retourna, la laissant seule devant la porte.

Pourquoi avait-il toujours l'air de manigancer quelque chose ? La jeune fille l'observa désabusée parcourir les quelques mètres du couloir, se demandant comment Jinta et Ururu faisaient pour vivre au quotidien avec un type aussi bizarre sans jamais faillir. Quoi que... elle vivait elle aussi avec un père particulièrement loufoque. Au final, c'était tout aussi pénible pour les deux camps, non ? Laissant cette interrogation sur le banc de touche, elle frappa quelques petits coups à la porte. Comme elle n'obtint aucune réponse, elle entra. Hésitante d'abord puis avec plus de vigueur.


La petite chambre était aussi obscure que la dernière fois qu'elle y avait mis pieds. Le volet était quasiment clos, ne laissant pénétrer qu'un infime rayon de lumière qu'offrait le ciel grisonnant de cette fin d'après-midi. Le lit sur sa droite était vide et parfaitement rangé, tout comme semblait l'être le reste de la pièce d'ailleurs. En revanche, le futon où elle se souvenait avoir pris place l'autre jour en face de Rangiku n'y était plus. Le caractère pétillant de cette dernière allait lui manquer, même s'il se révélait un peu étouffant parfois. Toshirô lui avait expliqué la veille qu'elle avait dû repartir à la Soul Society pour mettre en ordre les affaires de sa division. S'il n'en avait rien laissé paraître, elle avait senti dans son regard une certaine amertume. C'était à ce moment-là qu'elle avait compris les intentions de son frère en invitant le Shinigami chez eux...

Ses iris balayèrent la chambre plusieurs fois sans tomber sur l'individu en question. Tout du moins, jusqu'à ce qu'une voix trainante derrière son dos ne la fasse sursauter.

Karin se retourna vivement à moitié excédé vers le garçon aux cheveux blancs. Il la fixait, impassible, les bras croisés sur son torse.

Il arqua un sourcil.

Il s'adossa nonchalamment contre le panneau, replongeant la chambre dans la pénombre.

Au vu de l'obscurité, elle eut beaucoup de mal à discerner l'expression de son visage. Sans en être certaine, elle l'avait cru s'assombrir.

Là encore, il resta indéchiffrable.

Karin se retint de rétorquer et soupira à son tour, ne cherchant pas davantage à creuser le sujet. Quoi qu'elle dise, il trouverait toujours une réplique pour évincer ses questions. S'il ne voulait pas parler, c'était tant pis pour lui. Visiblement, il ne lui faisait pas suffisamment confiance pour s'ouvrir à elle. Elle n'attendait pas forcément qu'il lui débite tout ce qui lui pesait sur le cœur ou sur la conscience mais simplement un signe. Un signe qui lui permettrait de comprendre qu'elle avait une place dans sa sphère étriquée, aussi infime soit-elle.

Le Shinigami, perplexe, se dégagea de la porte afin de la laisser passer. Il était un peu décontenancé face à son manque de combativité, elle d'ordinaire si tenace. C'en était presque aberrant. Pourtant, elle s'apprêtait véritablement à partir. La main sur la poignée de la porte, elle ne lui accordait d'ors et déjà plus un regard. Voulait-il qu'elle s'en aille ?

Ça ne lui ressemblait pas d'exposer ses tourments à autrui. La seule à qui il se sentait prêt à les partager avait été rapatriée loin de lui à la Soul Society. Et encore, il n'avait pas besoin de dire quoi que ce soit pour que cette dernière comprenne quand ça n'allait pas et elle ne le forçait jamais vraiment. Elle parlait, lui écoutait. Ou alors elle ne disait rien, se contentant juste de le scruter. C'était dans ses sourires que lui puisait le réconfort dont il avait besoin... même s'il ne lui les retournait pas toujours. Elle s'accommodait de ses silences ou de ses remarques cinglantes et les acceptait. Parce qu'elle était la seule à pouvoir sonder si profondément son âme, à comprendre le véritable sens de ses soupirs, de ses gestes et de chacun de ses mots.

Karin n'était pas Matsumoto.

« Il n'y a aucun danger à laisser une nouvelle personne, autre que moi ou Hinamori entrer dans votre cercle vous savez... »

Ou alors il avait tort. La jeune fille pouvait le comprendre. Peut-être pas aussi bien que sa subordonnée mais à sa manière. Sans doute ne lui laissait-il juste pas la chance d'essayer. Seulement voilà, il y avait une raison à cela. C'était idiot, d'autant plus que sa vice-capitaine l'avait percé à jour mais c'était un fait : il avait peur de se sentir proche de cette humaine.

« Ne le prenez pas mal capitaine mais depuis que Karin vient vous rendre visite tous les soirs vous apparaissez moins... distant. »


Avant que la collégienne n'est pue franchir le seuil de la porte, Toshirô s'était saisi de son poignet.

Il ne la regardait pas, ses yeux résolument fixés sur sa main qui la retenait. L'instant suivant, Karin referma doucement la porte sans un mot. De la même façon, elle déposa sa mallette à ses pieds et dirigea à son tour ses iris sur les doigts pâles refermés sur son bras.




*Gillian : Classe la plus basse des Menos Grande, qui en termes humains correspondrait à de la piétaille. Ils sont formés par des Hollows qui à force de s'entre-dévorer fusionnent en un seul immense corps doté d'une puissance spirituelle très élevée. Bien que peu intelligents et lents, ils représentent un danger pour les Shinigamis ordinaires.


*Adjuchas : Ce sont des êtres qui, parmi les gillians s'entre-dévorent. Ils possédaient un pouvoir remarquable ou une individualité puissante et ont évolué en continuant de se nourrir de leurs congénères. Ils obtiennent ainsi une grande intelligence et une puissance de combat plusieurs fois supérieure à celle des Gillians.


(Référence : Official character book 2 : Masked, de Tite Kubo, édition Glénat)