Chapitre 1 ~ 14 ans

par hitsukarin

Elle attacha ses longs cheveux en une queue de cheval. Celle-ci virevoltait à chacun de ses pas. Soupirant elle s'étira un peu, se préparant pour son futur match.

Elle se sentait si fatigué, elle avait l'impression de s'être bien trop surmenée. Mais elle décida de se reposer plus tard. Ce match était important pour son futur et elle ne devait pas le louper. Elle s'était entraînée dur pour pourvoir avoir une chance de battre ces lycéens, bien qu'elle ne soit qu'en deuxième années de collège, et elle ne comptait pas battre en retraite maintenant. C'était devenu une sorte de match officiel, par l’entraîneur de foot de son collège pour savoir qui serait capable de rentrer dans son club d'après les capacités de tout les jeunes qui s'étaient réunit pour jouer aussi. Les filles autant que les garçons pouvait participer au match et celui-ci se déroulait dans la salle de sport du quartier, et il y avait un monde monstre sur les bancs de la salle. Il se passait rarement des choses dans le quartier où vivait Karin, à Karakura. Alors une occasion pareil pour se changer les idées n'était pas de refus. De là où elle était, Karin pouvait voir les femmes du quartier faire une vente de pâtisserie, tandis que d'autre s'étaient fixé le rôle de gardienne des enfants turbulents des nombreuses mamans présente. D'ailleurs, le vacarme lui faisait mal à la tête. Elle n'appréciait pas la foule et se sentait mieux seule. Mais elle aimait aussi se défouler sur le terrain, car ça lui changeait les idées. Karin jeta un bref coup d’œil à sa famille, venu profiter de l'occasion d'un moment distractif au quartier.

Ichigo avait l'air blasé et parlait avec ses amis étranges où elle ne reconnaissait que Toshiro et Matsumoto. Elle s'attarda peu sur les personnes qui lui était inconnu, trop captivé par la chevelure désordonné du capitaine de la dixième division et de son air ennuyé. Elle sourit doucement car elle savait parfaitement que ce genre d'événement n'était pas sa tasse de thé. Elle ne le connaissait pas plus que ça mais ne pouvait s'empêcher de penser qu'ils étaient pareils. Karin avait le sentiment qu'elle n'avait pas besoin de l'approcher ou de lui parler pour le comprendre. Parce qu'ils avaient le même caractère, soit introverti et distant, peut être... ? Elle ne savait pas trop. Depuis qu'il l'avait emmené voir sa grand-mère de cœur, il y a de cela environ trois ans, elle ne l'avait plus approché. De même pour Matsumoto, qu'elle n'avait pas vu depuis très longtemps. Laissant son attention sur le groupe d'amis au loin, elle remarqua que personne d'autre à part elle ne voyait les amis de son frère.

Son attention fut ensuite attiré par une banderole ridicule et criarde pas loin du Shinigami remplaçant. Yuzu ainsi que son père brandissait une affiche stupide «  Kurosaki 4ever, fight ! », qu'ils trimballait partout et donnait envie à la brune de se cacher sous un trou. Elle soupira avant de sourire doucement, tout de même attendrie par cette marque d'attention.

Elle entendit son entraîneur l'appeler pour pouvoir commencer le match. Les autres joueur vinrent se mettre en place et le silence se fit dans la salle. La partie débuta et la brune se mit en position. L’entraîneur donna un coup de sifflet et tous se mirent à courir après le ballon pour pouvoir avoir la possibilité de marquer un but et de se faire remarquer par l’entraîneur. Karin ne se préoccupa pas de faire bonne figure et joua comme à son habitude. Elle réussit dès la première minutes à prendre le ballon à ses adversaires, car elle se faufilait habilement et sans effort apparent jusqu'au fond du terrain, tout en passant quelque fois la balle à ses coéquipiers. Elle n'aurait jamais pensée que ces lycéens soit si faible au jeu, bien qu'ils lui paraissait imposant. Elle marqua le premier but du match tout en gardant le visage neutre. La première demi-heure se passa ainsi, et ils en étaient à 5-2 pour l'équipe de Karin quand ce fut la pause.

L'entraîneur vint directement voir Karin, lui demandant de venir dans son équipe à la prochaine rentrée ainsi qu'à quelques autres de ses camarades, dont ses adversaires. Elle fut contente de l'opportunité mais, éreinté, elle se glissa rapidement dans les vestiaires. Elle était seule dans la pièce, car c'était c'était un vestiaire réservé pour les filles et qu'elle étaient à peine trois dans l'équipe. Celles-ci devaient sûrement être aux côtés de leur familles.

Karin se reposa une minute sur le banc pour reprendre un rythme de respiration normal. Elle se décida à aller voir sa famille, avant que le coup de sifflet ne retentisse à nouveau et se leva. Mais à peine s'était t-elle redressé qu'elle sentit un élancement d'une souffrance qu'elle n'aurait jamais cru imaginer dans sa poitrine, qu'elle compressa de ses mains machinalement, comme si la douleur allait disparaître par ce simple geste, et se mit à tousser. La douleur lancinante ne semblait pas s'apaiser et Karin dû se replier sur elle-même une minute pour essayer de retrouver un semblant de souffle. Elle mit du temps à se remettre, mais la douleur disparaissait peu à peu, bien qu'elle en resta bouleversé un long moment.

Elle se rendit compte que la pause était bientôt fini, quand elle regarda l'heure sur l'horloge murale du vestiaire, et se leva très lentement et doucement, bien que difficilement pour aller voir sa famille avant la reprise. Faisant un gros effort sur elle-même, elle cacha tant bien que mal son mal-être.

«  Zut, j'ai oublié de me débarbouiller le visage... » se dit Karin en se forçant à sourire à sa sœur.

C'était un euphémisme ! Elle avait l'impression qu'un déchirement c'était opéré dans son corps et c'était une véritable torture de s'être hissé jusqu'à eux. Son père la regardait songeur, et elle savait qu'il ne croyait pas un mot de ce qu'elle disait. Elle détestait quand son père devenait sérieux que dans les moments où justement, elle aurait préféré qu'il continu ses bêtises. Même son frère la regardait, mais cette fois-ci, inquiet. Elle détestait ça.

Un coup de sifflet les rappela à l'ordre, ce qui soulagea Karin, car elle pouvait s’éclipser. Mais d'un autre côté, elle aurait voulu s'allonger dans un coin et ne plus avoir à se lever, car même si la douleur avait disparu, elle ne voulait pas risquer de tenter l'expérience tant la douleur l'avait atteinte. Elle vit que son frère allait dire quelque chose et que ses amis étrange la fixait tous mais elle s'échappa doucement vers le terrain. Mais une immense fatigue la submergea encore et elle eût l'impression que ses jambes ne pouvait plus la maintenir debout. Karin se sentit tomber mais fut happé dans l'inconscience avant de toucher le sol, ce qui lui évita de sentir la douleur de sa chute. Elle entendit vaguement des cris, dont celui de son frère qui l’appelait par son prénom. Puis elle se sentit partir. Elle aurait voulu rester dans cette état d'inconscience bien plus longtemps encore, car elle pouvait enfin se reposer d'une longue fatigue qu'elle traînait depuis un bon moment. Karin mit cinq minutes avant d'avoir la force d'ouvrir les yeux. Voyant d'abord flou, elle ne distinguait que de vagues ombres. Puis elle agrandit difficilement ses paupières et vit plusieurs personnes la scruter, inquiète.

Tout d'abord son père, qu'il ne la regardait plus que comme l'une de ses patientes, sa sœur, qui avait les larmes au yeux et qui sourit de soulagement quand elle croisa son regard, son frère, qui fronçait les sourcils et qui avait encore une main sur sa joue – il avait sûrement dû la tapoter –.

Détournant la tête, elle croisa le regard froid de Toshiro. Elle ne voyait que lui, et avait oublié le reste, l'espace d'une seconde. Ses yeux semblait contenir tout les mystères du monde, et elle en fut intriguée. Elle aura voulu percer les secrets de ces yeux de glace, se noyer dedans et tout oublier. Mais cette seconde, bien qu'elle fut longue, eût une fin quand son frère la rappela à l'ordre en lui retapant la joue.

Remise de ses émotions, elle se reprit et fis comme à sa habitude ; elle fit mine d'aller bien afin de tenir sa promesse.