avorter - one shot

par amethyste

Avorter.

 

Elle y avait pensé depuis des jours. Elle y avait mûrement réfléchi. Elle avait pensé à tout : au passé, au présent….et à l’avenir. L’avenir.

 

Passant une main sur son ventre, une larme se perdit une fois de plus dans son cou.

 

Comment expliquerait-elle à ce petit être que son ^ère ne serait jamais présent ? Comment tenir son éducation ? Comment….lui parler de son père ?

 

Oui elle le  devait. Elle devait avorter.

 

 

Bien que fait dans l’amour, ce petit être aurait à souffrir toute sa vie  des « choix » de son père.

 

Souffrant déjà en son cœur, elle ne se sentait pas la force de voir son enfant détruit pas le regard et le mépris des autres.

On dit souvent de ne pas faire attention aux jugements des autres, pourtant……….cela a une part énorme dans la vie. Sans le regard de la société, on est paria ; et lorsque l’on est paria……..

 

Avorter. Pour cet enfant mais aussi pour elle.

 

Elle avait tu sa douleur au plus profond d’elle-même. Elle avait fait bonne figure. Elle avait été là pour tout le monde. Elle souffrait aussi. Ironiquement c’était la personne qui avait donné toute l’ampleur à sa vie qui la faisait souffrir.

 

Avorter.

 

Avorter.

 

Avorter.

 

Oui sa décision était prise, alors, pourquoi ses larmes ne cessaient-elles pas de couler ?

 

Elle ne désirait pas cet enfant. Elle ne désirait pas devoir subir les inconvénients de la grossesse et de l’éducation d’un enfant. Elle ne désirait pas……… Il avait été conçu dans l’amour de deux êtres. IL est le fruit de l’amour de deux personnes à jamais séparés par leurs choix mais dont les cœurs ne cessent de s’appeler mutuellement. IL serait la preuve éternelle que leur amour est vrai.

 

Voilà pourquoi elle pleurait ! voilà pourquoi son cœur se brisait chaque fois qu’elle repensait à sa décision.

 

 

*  -  Aurions-nous eu la chance, si tout avait été différent, Gin , de vivre heureux ?    *

 

 

Séchant ses larmes, elle avala net un cocktail de cachets avec un grand verre de sake bien fort. Se laissant tomber au sol et se recroquevillant sur elle-même, Matsumoto Rangiku se laissa sombrer aussi loin que ses larmes coulaient. Demain elle se réveillerait, et , devra faire comme si de rien n’était.

 

Si le jour de son départ pour l’Hueco Mundo, il avait tué son cœur ; elle, aujourd’hui s’apprêtait à tuer son âme. Elle n’espérait plus que son corps meurt à son tour.

 

 

Avorter. Quel destin cruel pour cet être qui pourtant était la plus belle preuve d’amour qu’une personne aimée peut avoir.

 

 

 

Bon alors

1)   je ne suis ni pour ni contre l’avortement ! ( tout dépend des cas )

2)   je sais pas pourquoi j’ai écrit cette fic

3)   écouter « Kodoku » , une musique de full métal alchemist ( demandez la moi je vous la donnerais si vous voulez) 

 

 

 

J’ai toujours pas écrit une fic où le Gin/Ran se finit bien –‘