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Tokio Hotel

Apologize
[Histoire En hiatus]
Auteur: Nobody_Else Vue: 1685
[Publiée le: 2009-06-27]    [Mise à Jour: 2010-04-27]
G  Signaler Général/Romance/School-Fic Commentaires : 18
Description:
Univers Alternatif

"Une main effleurant une autre, sans un regard. Ce n’était rien mais tellement tout à la fois à ses yeux. Malgré tout, elle avait pris ça décision : il fallait vraiment tout arrêter."
Crédits:
Les membres du groupe Tokio Hotel ne m'appartiennent pas, toute ressemblance avec la réalité est totalement fortuite.
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Apologize

[6068 mots]
Publié le: 2009-06-27
Mis à Jour: 2010-02-09
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Apologize

Partie 1

 

 

La place du fond.

 

Comme chaque année, dans toutes les classes, de chaque filière, de chaque degré d’étude, les places du fond sont occupées par les mêmes élèves durant toute l’année scolaire. Ceux que tout le monde s’accorde à étiqueter sans préambule comme étant des « perturbateurs », les cancres si irrespectueux de l’autorité professorale, mais tellement adulés par la majorité des élèves, prêt à la moindre occasion à perturber le cours ou bien ceux qui espèrent ainsi passer l’heure de cours tranquille, se faisant le plus discret possible pour pouvoir rêvasser ou finir une nuit trop courte, et enfin, les solitaires, ceux passant inaperçus aussi bien aux yeux de leurs camarades qu’aux yeux des professeurs.

 

Lena était une solitaire. Du moins, elle en avait tout l’air. Elle n’était en aucun cas asociale en réalité, elle n’adressait la parole qu’aux personnes qu’elle jugeait intéressantes, ce n’est pas pareil. C’est pourquoi elle ne s’intéressait pas à ces camarades de classe qu’elle trouvait pour la plupart immatures. On pourrait prendre ce comportement pour de l’arrogance et c’était peut-être vrai dans un sens. Tout ce qu’on savait de Lena Freimann était qu’elle venait de Berlin, avait deux ans de plus que la plupart des étudiants de dernière année et qu’elle passait le plus clair de son temps au labo photo. Son âge et son allure revêche attiraient l’attention autant qu’elle douchait les tentatives d’approche de ses condisciples, bien qu’elle n’en ait pas réellement conscience.

 

Perdue dans ses pensées, la voix de son vieux professeur de littérature en fond sonore, la jeune femme releva la tête en soupirant. C’était une chose qu’elle faisait souvent en ce moment. Trop de choses tournaient dans sa tête à lui en donner le tournis. Elle ne comprenait pas comment quelqu’un comme elle avait pu se laisser embarquer dans une histoire comme celle-là. Elle balaya la petite salle des yeux et ils finirent par s’arrêter sur le dos d’un de ses camarades situé juste devant elle, éclipsant pour un moment cette douleur qui lui lacérait le cœur et l’esprit. Tous ses camarades étaient immatures et sans intérêt… ou pas. Elle ne pouvait dire avec exactitude ce qui l’avait séduit chez lui. Son charme indéniable, sa douceur ou même peut-être sa maladresse ? Peut-être un peu tout à la fois en réalité. Mais tout était tellement compliqué…

 

-        Hey ! Psst ! Tom ! Tu viens toujours à la maison ce soir ?

 

Vanessa et son sourire si parfait, situé juste devant le jeune homme s’étaient retournés discrètement pour pouvoir lui chuchoter ces quelques mots et ce dernier releva la tête vers elle. Il ne fit que lui hocher la tête, mais Lena devina sans peine le sourire qu’il devait sûrement afficher. Satisfaite, la jolie blonde se retourna. Le cœur de Lena se serra. Vanessa était une fille parfaite, LA fille parfaite pour être exacte. Du moins, c’est ce que tout le monde se plaisait à croire. Petite blonde, apprécié de tous, d’apparence douce et gentille et d’une beauté sans égal. Lena n’était en aucun cas jalouse, elle était même plutôt fière de ne pas ressembler à une playmate de supermarché. Il suffisait de les regarder pour se rendre compte qu’elles n’avaient rien en commun.

 

Rien à part Tom…

 

Et comme souvent derniers temps, elle sentit les larmes affluer au bord de ses yeux. Et comme à chaque fois, elle se contrôlerait pour ne pas les laisser couler… du moins, pas à la vue de tous. Tout cela devenait ridicule, elle n’était pas ce genre de fille à pleurer pour un garçon ! Il fallait y mettre un terme. Pour son plus grand bonheur, la sonnerie retentit, signalant la fin du cours et le début de la pause de midi. Elle ne perdit pas de temps, rassembla ses affaires avant de sortir rapidement. Une main effleurant une autre, sans un regard. Ce n’était rien, mais tellement tout à la fois à ses yeux. Malgré tout, elle avait pris sa décision : il fallait vraiment tout arrêter.

 

[…]

 

 

Aujourd’hui elle ne rentrera pas chez elle pour manger. Et elle n’irait pas le voir non plus, comme d’habitude, à leur rendez-vous quotidien. D’un pas décidé, elle sortit du bâtiment principal pour traverser la cours et arriver au bâtiment des sciences. Là, sous les escaliers, se trouvait une porte. Et derrière celle-ci, un petit couloir au bout duquel se trouvait une autre porte derrière laquelle se trouvait l’endroit qu’elle affectionnait le plus ici : le labo photo. Avant qu’elle n’ait pu ouvrir la porte, celle-ci s’ouvrit sur un jeune homme qu’elle ne connaissait que trop bien. Grand et élancé, brun, des yeux noisette cerclés de noir, un charme fou et un sourire ravageur : Bill, sûrement la personne avec laquelle elle avait le plus d’affinité dans ce fichu lycée.

 

-        Hey Bill ! Tu as fini avec le lab’ ? Je peux squatter ? J’ai quelques photos à développer.

-        Salut princesse ! dit-il lui claquant un baiser sonore, alors qu’il courait à reculons pour pouvoir continuer à lui parler. Il est tout à toi. Je repasserai juste avant la reprise des cours pour récupérer les photos que j’ai mises à sécher. Bye !

 

Il lui adressa un clin d’œil et disparut derrière la porte qui se referma lentement dans un grincement. Elle secoua la tête, amusée. Ce garçon était vraiment spécial, mais elle l’adorait. Mais comme à chaque fois qu’elle le voyait, elle ne pouvait s’empêcher de penser à Tom. Ils avaient, à peu de détail près, le même visage et, malheureusement pour elle, le même regard. Bien que celui de son ami avait cette lueur espiègle qui ne le quittait jamais. Elle entra dans la petite salle, le cœur lourd, et alluma la lumière. La pièce fut alors éclairée faiblement d’une lumière rouge. Sur le mur du fond, deux fils parcourant toute la largeur de la salle servaient à suspendre les photos alors qu’en son centre trônait une table avec les divers matériaux dont elle aurait besoin. Elle s’approcha des clichés suspendus pour regarder de plus près et, sourit tristement en reconnaissant la personne sur les clichés : Tom, comme toujours. Elle avança la main vers le papier glacé sans jamais véritablement le toucher. Comment avait-il fait pour qu’elle tombe sous son charme ? Absolument rien pourtant. Il avait juste été… lui.

 

 

Huit mois plus tôt

 

C’était quelques jours après la rentrée. Lena se tenait dans le hall et regardait avec attention le tableau d’affichage. Parmi toutes les diverses petites annonces, de fiches d’information et autre, une seule chose avait retenu son attention lui arrachant un sourire. L’affichette bleue était toute simple :

 

Le club photo ouvre ses portes

Que vous soyez débutants ou passionnés, rendez vous à la salle 102 du bâtiment B. à partir du 10 septembre pour les inscriptions.

Bill Kaulitz"

 

-        Ça t’intéresse ?

 

Une voix à la fois grave et mutine lui parvint, la faisant se retourner. Elle se retrouva alors face à un des personnages des plus étonnants qui lui avait été de voir au sein de cet établissement depuis des jours. Le jeune homme lui souriait amicalement. Dans ces yeux brillait cette pointe de malice qui le rendait immédiatement sympathique.

 

-        Possible, je ne sais pas encore. répondit-elle en haussant les épaules.

 

-        C’est moi qui m’en occupe. Bill, dit-il en pointant l’affichette où apparaissait son nom, si tu veux, je te montre les locaux.

 

-        Avec plaisir.

 

Ils se sourirent, et partirent en direction du bâtiment des sciences.

 

-        Tu verras, le lab’ est plutôt petit, mais très bien équipé. Il n’y a pas beaucoup de monde qui s’en sert et ce n’est pas plus mal pour un passionné comme moi. J’y passe le plus clair de mon temps en dehors des heures de cours quand je suis au lycée… et même quand je ne devrais pas y être pour dire la vérité. En tout cas, ça serait vraiment cool d’avoir une personne en plus. On a un projet d’exposition pour la fin d’année, mais on ne sait pas vraiment sur quoi l’orienter…

 

Jamais de sa vie Lena n’avait vu quelqu’un parler autant. Et bien qu’ils ne se connaissaient pas, il ne semblait pas du tout mal à l’aise. Elle appréciait son caractère jovial et direct. Elle ne put s’empêcher de rire face aux mimiques et aux gestes innombrables que le brun faisait en parlant.

 

-        Quoi ? Tu te moques de moi, c’est ça ? lui demanda-t-il, faisant mine d’être vexé. C’est parce que je parle beaucoup ? Faudra t’y habituer, car tu vas devoir pas mal me fréquenter à cause du club.

 

-        J’ai pas encore dit oui. rétorqua-t-elle avec malice.

 

Il s’arrêta devant une porte et se tourna vers elle.

 

-        Et moi, je suis sûr que tu le feras.

 

Il lui adressa un clin d’œil et ouvrit une porte avec une clef donnant sur une chambre noire.

 

-        Après toi.

 

Elle entra et entendit la porte se refermer avec un cliquetis alors que Bill allumait la lumière d’un rouge pourpre. La pièce était petite, on ne pouvait pas y travailler à plus de deux, mais Lena nota que tout le nécessaire était présent. Ses yeux parcouraient chaque recoin de la salle, regardant les bacs où étaient généralement versés les produits qui servaient au développement. Ses yeux furent attirés par le mur du fond sur lequel étaient exposées quelques photos accrochées par des pinces à linge sur un fil tendu sur la largeur de la pièce. Elle s’en approcha et pencha la tête sur le côté pour les examiner. Elles représentaient pour la plupart un jeune homme qu’elle reconnut comme un de ses camarades de classe. Grand, blond avec des dreads interminablement longs qu’il relevait en queue de cheval.

 

[…]

 

 

Ils étaient maintenant assis à même le sol, l’un en face de l’autre en plein milieu d’une immense pièce d’une annexe du lycée. La salle était neuve et les murs d’un blanc immaculé. Il avait absolument voulu lui montrer cet endroit.

 

-        Tu vois tout cet espace ? demanda-t-il en désignant les alentours d’un large mouvement du bras. Et bien, à la fin de l’année, ces murs seront recouverts de photos prisent par le club photo. Et j’espère bien y voir les tiennes. rajouta-t-il avec un clin d’œil.

 

Elle lui répondit d’un sourire franc.

 

-        On verra.

 

-        C’est tout vu ! Mais dis-moi… Parlons un peu de toi… La seule chose que je sache c’est que tu t’appelles Lena, et que tu ne décroches pas plus de deux mots d’affilés. la taquina-t-il. Tu es en quelle classe ? Tu habitais où avant de venir ? Tu es néophyte dans le monde de la photo ? Tu as quel âge ? Tout ça quoi.

 

Elle éclata de rire, rejetant sa tête en arrière. Dire que ce mec était un moulin à parole était un euphémisme. Pourtant, malgré ce qu’on aurait pu penser, elle n’était en aucun cas irritée ou gênée par toutes ses questions. Bill était le genre de personne tellement candide qu’il était impossible de ne pas l’apprécier ou de se sentir mal à l’aise à ces côtés.

 

-        Si je parle pas beaucoup, toi tu parles pour deux, donc ça va, lui répondit-elle avec malice, et pour te répondre, je suis en terminal littéraire, je viens de Berlin et je fais de la photo depuis plus de huit ans. Et j’ai vingt ans.

 

Il la détailla de haut en bas, haussant un sourcil avec un air appréciateur.

 

-        Je m’en doutais un peu en fait…

 

-        Comment ça ?

 

-        T’as franchement pas l’allure d’une fille de province ou d’une nana qui vient à peine d’atteindre sa majorité. expliqua-t-il d’un air entendu.

 

-        Je fais si vieille que ça ? demanda-t-elle, faisant mine d’être choquée.

 

-        Une vraie grand-mère ! Mais une grand-mère qui a la classe ! On doit être les deux seuls étudiants à affectionner les vestes en cuir ici.

 

Ils éclatèrent de rire.

 

-        Arrête de me charrier gamin. Parle-moi plutôt un peu de toi. Ça fait longtemps que tu fais de la photo ? T’as l’air mordu.

 

Il hocha la tête avec enthousiasme, s’appuyant en arrière sur ses mains.

 

-        Ça doit faire à peu près six ans maintenant. J’ai toujours aimé prendre des photos ou dessiner, mais mes parents n’avaient jamais vraiment pris mon passe-temps au sérieux. Comprenant qu’ils n’investiraient jamais une somme astronomique dans « un délire de jeunesse », j’ai économisé des mois entiers pour pouvoir me payer mon premier appareil pro. J’avoue que mon frère jumeau, Tom, m’a aidé, mais bon… C’est d’ailleurs mon modèle préféré. rajouta-t-il dans un sourire.

 

-        Le mec sur les photos du lab’ ? Je me disais aussi qu’il te ressemblait beaucoup.

 

-        Tu trouves ? demanda-t-il, ses yeux s’écarquillant sous l’effet de la surprise. T’es bien la première personne à me dire ça. La plupart du temps lorsqu’on nous voit côte à côte, les gens sont d’abord étonnés que nous soyons frères. Quand on leur explique qu’on est en plus jumeaux, généralement ils ne nous croient pas.

 

-        Je ne vois pas pourquoi…, répondit-elle dans un haussement d’épaules, de visage vous êtes quasi semblables. Les gens ne savent pas regarder, c’est tout.

 

Il lui sourit doucement, ses yeux se couvrant d’un léger voile de tristesse.

 

-        C’est possible… Mais c’est surtout le fait que Tom et moi soyons si différents. Et je ne parle pas seulement de notre look.

 

Elle avait de suite noté le changement de comportement de son vis-à-vis et sentait venir sur le tapis un sujet plus délicat.

 

-        Vous ne vous entendez pas ? demanda-t-elle prudemment.

 

Il secoua la tête négativement en souriant.

 

-        Au contraire ! Comme beaucoup de jumeaux, nous avons une relation très fusionnelle. Il n’y a rien que je ne ferai pour lui et inversement. C’est la personne la plus chère à mes yeux. Mais Tom est…,il roula des yeux, semblant exaspéré, il est tellement renfermé ! Il est plutôt du genre naïf et influençable, tu vois… Il accorde souvent sa confiance aux mauvaises personnes et… je n’aime pas sa petite amie. rajouta-t-il d’un air penaud en une grimace.

 

Cette dernière remarque eut pour effet de faire rire la jeune femme.

 

-        Quoi ? Elle est du genre garce ou autre ?

 

Il haussa les épaules, fixant le sol. Contrairement à elle, il ne souriait pas.

 

-        J’ai juste pas confiance en elle … Elle l’éloigne de moi …

 

Sa voix s’était faite basse et tellement lourde d’une peine soudaine que Lena ravala le rire qui s’apprêtait à s’échapper de ses lèvres. Elle avait du mal à saisir le pourquoi d’une telle réaction.

 

-        T’es jaloux ? demanda-t-elle, septique, en fronçant les sourcils, ahurie.

 

Il releva des yeux ronds vers elle.

 

-        Quoi ? Non mais non ! C’est pas ça ! C’est … pff, laisse tomber, va…, il secoua la tête, agacé, c’est juste que je trouve qu’elle a mauvaise influence sur lui.

 

Il se releva prestement, tendant une main à sa, sûrement, nouvelle amie.

 

-        Depuis quand tu parles autant toi ? demanda-t-il, amusé, mais sa voix gardant tout de même une certaine froideur.

 

Il était désireux de changer de sujet et s’en voulait déjà d’avoir était aussi sec dans ses paroles. Une certaine tension s’était installée et tout sourire avait déserté le visage de sa compagne. Elle saisit sa main tout en évitant son regard.

 

-        Tu m’as juste rendu curieuse, c’est tout. Désolée.

 

Il lui fit un signe de tête en souriant lui faisant comprendre qu’il n’y avait pas de mal allant même jusqu’à s’excuser platement. Il n’aimait pas perdre le contrôle et laisser sa mauvaise humeur prendre le dessus. Après tout, il n’y avait aucune raison pour qu’elle fasse les frais de ses sautes d'humeur.

 

-        C’est moi qui m’excuse. Je n’aurais pas dû crier.

 

Ils se sourient timidement, évaporant ainsi le froid qui s’était insinué entre eux.

 

-        Alors… T’en est ou pas ?

 

Elle fronça les sourcils, ne voyant pas à quoi il faisait allusion. Il fit un large geste pour désigner la pièce vide et elle écarquilla des yeux lorsqu’elle comprit où il voulait en venir. Elle prit son temps pour répondre, affichant un air neutre :

 

-        Et bien j’avoue que je suis plutôt soulagée de savoir que j’aurai un labo à disposition. Je n’aurai pas à en chercher un désespérément en ville. Puis… celui qui gère le club me plait bien, elle lui adressa un clin d’œil complice, donc OK, je marche.

 

-        Bonne fille !

 

Il l’attira contre elle, passant un bras autour de ses épaules et l’embrassa sur la joue.

 

-        T’es toujours aussi direct avec les filles ?

 

-        Non. Seulement lorsqu’elles sont aussi mignonnes que toi.

 

Elle lui donna un petit coup dans l’épaule et ils quittèrent les lieux en rigolant. Il ne faisait aucun doute que ces deux-là allaient s’entendre à merveille.

 

[…]

 

Plusieurs jours étaient passés et rien n’avait véritablement changé. Lena restait toujours aussi isolée, ne se mélangeant pas au reste des étudiants, encore moins ceux de sa classe. Mais, même si elle ne les fréquentait pas, l’attention qu’elle leur apportait avait évolué. Du moins, cela était vrai pour un de ses camarades de classe : Tom, le frère de Bill. Elle avait eu un véritable coup de cœur pour ce dernier et c’est presque malgré elle qu’elle s’était mise à s’intéresser au blond et, elle en avait été la première étonnée. Elle comprenait mieux les paroles du brun quand celui-ci avait affirmé qu’ils étaient tellement semblables et différents à la fois. Autant l’un était bavard et extraverti, l’autre était plutôt discret et rêveur. Elle avait pu, à plusieurs occasions, le voir relever la tête et regarder par la fenêtre d’un air songeur. Il ne paraissait ni heureux, ni triste, juste… absent.  Et plus étonnant encore, était ce drôle de hasard qui avait fait de la petite princesse du lycée sa petite amie. Vanessa : « petite blonde à forte poitrine » aurait pu être sa description. Un peu réducteur, certes, mais totalement vrai. Ils faisaient un couple si… dépareillé. Et malgré tous les sourires qu’elle distribuait à qui voulait bien porter les yeux sur elle (c'est-à-dire, à la quasi-totalité des personnes l’entourant), elle dégageait quelque chose de malsain. En clair, elle n’inspirait pas confiance à Lena.

 

Nous étions mercredi après-midi et Lena cherchait désespérément Bill. Elle avait espéré pouvoir profiter du labo durant quelques heures pour pouvoir développer quelques photos. Malheureusement, le local était fermé et il ne semblait n’y avoir personne à l’intérieur. De plus, Bill était la seule personne à en posséder la clef, à sa connaissance. Elle finit par tomber sur lui au détour d’un couloir.

 

-        Tiens ! Salut toi ! s’exclama-t-il avec un large sourire.

 

-        Salut ! Justement, c’est toi que je cherchais. Il y a moyen que je développe quelques photos cet après-midi si le local est libre ?

 

-        Bien sûr Princesse. Je ne reviens que vers quinze heures et Jan et Sonja n’en ont pas besoin. Il est tout à toi.

 

Ils prirent la direction du bâtiment des sciences en discutant tranquillement, parlant de leur début de semaine respectif. Comme à son habitude, le jeune homme était intarissable et cela amusait toujours autant sa compagne. Il déverrouilla la porte et alluma la lumière avant de la laisser entrer.

 

-        Voilà ! Par contre, il s’interrompit et se dirigea vers une table, fouilla un peu dans un casier de métal, pour en ressortir un vieux bout de carton, coince ça dans la porte au niveau de la serrure si tu veux pouvoir entrer et sortir librement. Cette pièce ne peut s’ouvrir que de l’extérieur.

 

-        Pratique. ironisa Lena.

 

-        T’inquiète, je te ferai faire un double des clefs plus tard. Je te laisse Princesse, peut-être à tout à l’heure si tu es toujours là.

 

Il lui adressa un clin d’œil avant de disparaître. La jeune femme referma la porte comme il lui avait été montré précédemment et tira le rideau noir qui empêchait la lumière de s’infiltrer quand celle-ci était ouverte. Elle s’appuya contre le panneau de bois soupira de contentement en contemplant l’espace qui lui était offert pour les quelques heures à venir avant de visser ses écouteurs sur ses oreilles et se mettre au travail.

 

[…]

 

 

Durant ce temps, errant dans les couloirs pratiquement déserts de l’établissement, un certain blond marchait, la tête basse, la mort dans l’âme. Il s’était une fois de plus disputé avec sa petite amie qui lui reprochait de ne pas faire assez attention à elle. Il avait déjà passé pratiquement la totalité des vacances en sa compagnie, se pliant en quatre au moindre de ses désirs. Cela ne le gênait en aucun cas, il était bien avec elle et la vie était tout simplement plus facile lorsqu’elle était satisfaite. Cependant, avec son frère, ils avaient prévu de partir ce week-end à Berlin, voir de vieux amis. Ils voulaient, tous les deux, profité du fait que l’école venait juste de reprendre et que par conséquent, ils n’étaient pas surchargés de travail pour pouvoir le faire.

 

Malheureusement, Vanessa ne l’entendait pas de cette oreille. Il venait tout simplement « de gâcher un week-end parfait en amoureux qu’elle se faisait déjà une immense joie de vivre en sa compagnie ». Une chose dont elle avait horreur : que Tom passe le temps qu’il lui était normalement dédié avec d’autres personnes, en particulier son jumeau qu’elle n’avait jamais véritablement apprécié. Ce dernier le lui rendait bien d’ailleurs. En plus, il ne trouvait son frère nulle part et ce dernier ne répondait pas au téléphone, enfonçant le dreadé encore plus dans sa déprime. Il avait besoin de lui parler, quitte à entendre pour la énième fois toutes les horreurs que Bill pensait à l’égard de sa petite amie, mais il avait besoin de se confier. Car au final, après avoir gueulé un bon coup, Bill finissait toujours par se radoucir et conseiller son frère du mieux qu’il le pouvait.

 

Comme un automatisme, ses pas l’avaient mené devant le labo. De toute façon, son frère ne pouvait être que là. Il frappa deux coups bien distincts contre le panneau de bois et attendit, en vain malheureusement. Il voyait le morceau de carton dépasser entre l’interstice de la porte, signe que la salle était occupée. Il hésita un long moment avant d’abaisser la clenche et d’entrer. Il avait toujours eu une sainte horreur de cette pièce qu’il trouvait beaucoup trop petite, sombre, à la limite du glauque. Il n’y était entré que peu de fois, toujours en la présence rassurante de son frère. Il referma la porte, sans vraiment faire attention au bout de carton avant de soulever le rideau et de faire un pas dans la pièce rougeâtre.

 

Il entendait distinctement le grésillement d’une musique provenant probablement d’un baladeur. Quelqu’un était agenouillé sous une table, il ne voyait qu’une chevelure sombre en dépasser. Il s’approcha et s’appuya d’une main sur le support en bois, évitant de renverser quoi que ce soit avant de se pencher en avant pour tapoter sur l’épaule de son prétendu frère.

 

-        Bill…

 

La personne se releva d’un bond en jurant et Tom recula d’un pas terrifié en se rendant compte que ce n’était pas son jumeau qu’il avait en face de lui, mais sa nouvelle camarade de classe qui le toisait d’un regard pire que noir. Cette dernière arracha ses écouteurs et hurla.

 

-        Putain ! Mais t’es pas bien ou quoi ?

 

Il leva les mains en l’air en se répandant en excuses plus maladroites les unes que les autres, mais il n’était pas certain qu’elle ait pu les entendre, persuadé que les battements de son cœur qui s’affolait couvraient le son de sa voix trop faible. Quant à Lena, une fois remise du choc, elle fut plus que surprise de voir qui était en face d’elle. Elle ne s’était pas attendue à le voir ici et encore moins échanger leurs premiers mots dans ces conditions. Devant sa mine embarrassée, elle ne put que se radoucir et lui faire un sourire d’excuse, portant la main à son cœur.

 

-        Excuse-moi d’avoir crié, Tom. Tu m’as juste foutu une de ces putains de trouille ! dit-elle, lâchant un rire nerveux.

 

Elle l’avait appelé par son prénom. Elle, la mystérieuse, l’insaisissable nouvelle qui venait de lui crier dessus, lui sourire et l’appeler par son prénom. Et pour une raison qui lui échappait totalement, cela suffit à le faire rougir encore plus fortement, bien qu’il fut certain qu’elle n’en verrait rien à cause de la lumière de la pièce.

 

-        Désolé... j’ai pas voulu… je… je croyais que…

 

Il n’en finissait plus de s’emmêler et de bafouiller. La brune le regarda en souriant plus franchement.

 

-        Calme, respire, tu vas y arriver. le badina-t-elle.

 

Il referma la bouche, pire que gêné, se grattant la nuque, mal à l’aise alors qu’elle ramassait le bidon de stabilisant qui lui avait échappé des mains.

 

-        En fait, je cherche Bill, mon… mon frère.

 

Elle se releva en fronçant les sourcils, versant un peu du liquide transparent dans un bac blanc en face d’elle avant de remettre le bidon sous la table tout en lui répondant :

 

-        Il n’est pas là, il ne revient qu’en milieu d’après-midi. Désolée.

 

Les épaules du jeune homme s’affaissèrent. Il hocha la tête, déçu.

 

-        Ah… euh, OK. Désolé encore… Si jamais tu le vois, tu pourrais… Enfin non, laisse tomber. Merci. Désolé… encore.

 

Il lui adressa un sourire confus et tourna les talons sous le regard à la fois amusé et ahuri de sa camarade. Décidément, les Kaulitz étaient de drôles de personnages. Elle s’apprêtait à immerger les feuilles de papier brillant dans la solution lorsqu’elle entendit un choc contre la porte et Tom jurer.

 

-        Eh merde !

 

À ses pieds gisait le morceau de carton alors qu’il se frappait la tête contre le panneau de bois.

 

-        Quel con ! Quel con, mais quel con ! répétait-il à mi-voix.

 

Il entendit Lena pouffé derrière lui et se retourna.

 

-        Apparemment t’es coincé avec moi pour un petit moment.

 

[…]

 

Jamais auparavant il ne s’était retrouvé dans une situation aussi embarrassante. Il en était certain, car dans le cas contraire, il était sûr qu’il serait mort de honte. Littéralement ! Son inattention légendaire finirait par avoir sa peau. Ce n’est pas la première fois pourtant qu’il se rendait dans cette salle à la recherche de son frère, il connaissait les caprices de la serrure. Maintenant, il passait pour un véritable abruti aux yeux d’une parfaite inconnue. Elle devait certainement le trouver lamentable. Pourtant, Lena ne semblait pas s’en formaliser plus que ça. Elle avait continué son travail en silence et était maintenant en train d’accrocher ses photos. Un bruit sec la fit se retourner et elle entendit une fois de plus son compagnon d’infortune jurer alors que son portable s’échouait lamentablement au sol. Il avait passé son temps à essayer de joindre le brun de manière fébrile, espérant le faire revenir plus tôt. Lena soupira et s’assit en tailleur en face de lui, lui retirant délicatement les composants détachés des mains. À ce contact, le jeune homme frissonna, relevant ses yeux timides vers la brune. Elle lui sourit gentiment et il se laissa tomber assis en face d’elle en soupirant, secouant la tête avec lassitude.

 

-        Pardon, je suis désolé… À cause de moi tu te retrouves coincé et…

 

-        Eh, il n’y a pas mort d’homme ! C’est pas grave, je t’assure. le rassura Lena d’une voix douce, remettant précautionneusement en place la batterie et la coque du téléphone. Tiens, j’espère qu’il marche toujours.

 

Elle le lui glissa dans les mains et il la remercia d’un petit sourire timoré, les joues toujours légèrement chaudes. Finalement, cette jeune femme si mystérieuse aux yeux de ses camarades n’était pas si terrible, pensa-t-il. En plus d’être jolie, elle était même plutôt gentille.  Se rendant compte qu’il était en train de l’observer fixement, il baissa bien vite les yeux sur son téléphone pour vérifier qu’il était encore en état de marche avant de le ranger dans l’une des profondes poches de son baggy. Un silence s’installa durant lequel Tom faisait son possible pour poser ses yeux partout sauf sur le corps lui faisant face.

 

Il commençait à se sentir mal à l’aise, assis dans cette pièce qui l’oppressait par sa petitesse et commençait à suffoquer sous une chaleur sûrement imaginaire qui lui montait à la tête. Une goutte de sueur suivit la courbe de son visage pour venir s’échouer dans son cou alors qu’imperceptiblement, son souffle se faisait plus irrégulier. De plus, la présence intimidante de Lena et son regard fixe sur lui n’arrangeaient pas les choses. La jeune femme avait remarqué le malaise de son camarade, notant son souffle erratique et la raideur avec laquelle il se tenait. Elle finit par rompre ce silence si pesant, inquiète.

 

-        Tom, ça va ?

 

Il secoua négativement la tête, changeant de position, préférant coller son dos au mur, le vide derrière lui donnait un sentiment d’insécurité.

 

-        Ça va passer. C’est … J’aime pas cet endroit… Il fait chaud.

 

Il jeta un coup d’œil désespéré vers la fenêtre qui avait depuis longtemps été condamnée.

 

-        Putain !

 

Il cogna sa tête contre le mur en expirant fortement, ses mains commençant à trembler. La jeune femme se releva avant de venir s’accroupir en face de lui, prenant appuis sur les genoux que Tom avait repliés contre son torse. Elle avança une main vers son front et il ferma les yeux au contact de sa paume froide.

 

-        Dis, t’es pas claustro au moins ? demanda-t-elle, commençant légèrement à paniquer.

 

Seule une faible plainte lui répondit. Il avait la tête qui tournait et se sentait maintenant nauséeux.

 

-        Je crois que je vais vomir…

 

Il avait sorti ces mots dans un souffle, la voix faible.

 

-        Putain ! Il l’est. murmura-t-elle, plus pour elle-même qu’autre chose.

 

Comme un automatisme, elle saisit les mains de son vis-à-vis et caressa leur dos dans une douce rotation à l’aide de ses pouces. Elle avait répété ces gestes tellement de fois auparavant…

 

-        Mets ta tête sur tes genoux et respire calmement.

 

Sa voix était calme, mais ferme, Tom ne pensa même pas à protester et se laissa faire. Elle s’installa plus confortablement, continuant les caresses sur ses mains tout en lui conseillant de respirer profondément. Peu à peu, la nausée passa, mais il se sentait toujours aussi faible et étourdi. Elle lâcha une de ses mains pour la porter à sa tête et elle lui caressa doucement le front.

 

-        Maintenant Tom, parle-moi. Raconte-moi n’importe quoi, ça fera passer le temps plus vite.

 

Un silence passa, puis il secoua doucement la tête en signe de négation.

 

-        Pourquoi tu ne veux rien dire ? Tu te sens toujours nauséeux ?

 

Sa voix restait douce alors qu’elle continuait ses caresses apaisantes. Elle avait presque la sensation de parler à un enfant.

 

-        J’ai juste rien à raconter… lâcha-t-il après un moment, sa voix légèrement rauque.

 

Elle laissa échapper un faible « oh » et sourit tristement pour elle-même. Elle était sûre que ce n’était pas la réponse qu’elle aurait obtenue avec Bill. Plus le temps passait, plus l’écart entre les deux frères se faisait net dans son esprit. Le bruit d’un vibreur de téléphone les surprit et, de stupeur, Tom resserra instinctivement la main de la jeune femme dans la sienne. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre que c’était lui qui recevait un appel. Il plongea tant bien que mal une main tremblante dans sa poche pour pouvoir attraper l’appareil et répondit.

 

-        Oui… Bill…

 

Sa voix était encore faible, Lena décida de prendre la communication. Elle prit doucement l’appareil et le rassura du regard.

 

-        Bill ? C’est Lena.

 

-        Lena ?

 

On pouvait facilement entendre la surprise dans sa voix, mais Lena avait plus urgent à faire.

 

-        Bill. Ton frère est claustrophobe ?

 

Elle lui posait une simple question, mais une tension était facilement palpable.

 

-        Oui ! Ça, c’est pas nouveau ! s’exclama le brun en riant. Quand on était petit…

 

Au grand désespoir de Lena, il ne semblait pas saisir la gravité de la situation, c’est pourquoi elle le coupa :

 

-        Bill, on est au lab’, il fait une crise, tu peux venir rapidement s’il te plait ?

 

Il y eut un bref silence avant qu’il ne réponde d’une voix où toute trace d’amusement avait disparu :

 

-        J’arrive. Tu restes près de lui, OK ?

 

-        T’inquiète.

 

Elle raccrocha et se retourna vers Tom. À son grand soulagement, il semblait aller mieux, comme si la certitude de savoir que son frère allait bientôt pouvoir le sortir de là, le soulageait déjà. Elle lui rendit son portable et lui dit, d’une voix toujours étonnamment douce :

 

-        Il arrive. Ça va aller ?

 

Il fit un bref hochement de tête et elle s’installa contre le mur à ses côtés. Hésitante, elle reprit sa main dans la sienne et il resserra de lui-même sa prise. Il se rapprocha et laissa tomber doucement sa tête sur l’épaule de sa camarade, comme craignant un refus de sa part. Celle-ci sourit pour elle-même. Ils ne durent pas attendre longtemps avant que la porte ne s’ouvre. Bill apparut derrière le rideau et se précipita à l’intérieur de la pièce, semblant paniqué. Il poussa un soupir de soulagement lorsque ses yeux se posèrent sur son frère.

 

Les deux étudiants se levèrent, l’un plus difficilement que l’autre et Bill passa instantanément un bras autour des épaules de son grand frère. Du regard il remercia son amie qui lui sourit pour lui faire comprendre que ce n’était rien. Une fois sorti du labo, Tom s’adossa en soupirant fortement au mur du couloir. La matière dure et froide lui fit un bien fou alors qu’il fermait les yeux, la soudaine lumière des lieux lui donnant mal à la tête. Bill ouvrit une des fenêtres donnant sur la rue pour laisser circuler l’air frais alors que Lena déposait le sac de son camarade à ses pieds.

 

-        Je vais vous laisser, il faut que j’y aille. Ça va aller ?

-        Oui, t’inquiète, je m’en sortirai. le rassura le brun. Merci encore Princesse.

 

Il la prit dans ses bras pour une brève étreinte, lui faisant comprendre par-là à quel point il lui était reconnaissant de s’être occupée de son frère. Après avoir jeté un bref coup d’œil à Tom qui avait toujours les yeux fermés, elle s’en alla, laissant les deux frères en tête à tête. Bill s’approcha et se laissa tomber à côté de son double. D’une main, il lui releva la tête et à ce contact, Tom ouvrit les yeux, passablement hébété.

 

-        Tu m’as fichu une de ses trouilles, tu sais ?

 

Sa voix se voulait enjouée, mais il avait ressenti trop de peur pour qu’elle ne le trahisse pas. À voir tant d’inquiétude et de tendresse dans les yeux de son jumeau, le blond baissa la tête.

 

-        Désolé…

 

-        C’est pas grave, va. Heureusement que Lena était là. dit-il en l’attirant à lui pour lui embrasser la tempe.

 

Lena. À ce mot, Tom releva la tête brusquement et sembla chercher quelqu’un des yeux. Bien évidemment, elle n’était plus là, il ne l’avait pas entendu partir. Il faudra qu’il la remercie… S’il trouve le courage de lui adresser la parole après ceci.

 

-        Ça va mieux ? On rentre ? lui demanda son jumeau.

 

Il acquiesça et ils se levèrent et sortirent du bâtiment, Bill faisant bien attention à ne pas marcher trop vite.

 

-        Pourquoi tu étais au labo d’ailleurs ? demanda-t-il après quelques minutes de marche.

 

Le blond sembla réfléchir. Toute cette histoire lui avait fait sortir la raison de sa présence là-bas.

 

-        Je te cherchais. Je voulais juste te voir et te parler…

 

Il marqua une pause. Il savait que Bill lui laisserait le temps de lui dire ce qu’il avait à dire sans montrer de signe d’impatience.

 

-        J’ai parlé à Vanessa pour ce week-end et elle n’est pas vraiment d’accord.

 

Le brun roula des yeux. Il l’avait senti venir celle-là…

 

-        Qu’elle le veuille ou non, tu viendras avec moi. T’en as autant envie que moi, sinon plus ! Pour une fois, arrête de pense à elle et pense un peu à toi, merde ! Et de toute façon, si elle n’est pas d’accord avec ça, qu’elle vienne me voir.

 

Son ton était sans appel et Tom ne put que sourire face à la fouge de son frère. Il savait qu’il ne la portait pas dans son cœur et d’habitude, cela le mettait un peu mal à l’aise. Il lui fallait juste une raison de plus, outre sa propre envie et Bill venait de la lui donner. Jamais la blonde n’oserait se dresser contre le brun ouvertement. Il irait donc à Berlin.

 

 

 

Commentaire de l'auteur Chapitre corrigé par Rikku-chan. Merci à elle :)
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