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Travail scientifique: L´auteur fanfiction
 par   - 893 lectures  - 4 commentaires [16 décembre 2021 à 19:07:21]

Karl Helbig, un étudiant allemand, entreprend un travail scientific sur la fanfiction francaise comme genre litteraire. Quels sont vos opinions sur ses questions?


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SHINee

Humanoid Auteur: Evil_Keshi Vue: 9222
[Publiée le: 2014-02-10]    [Mise à Jour: 2017-07-22]
G  Signaler Romance/Drame/Yaoi (HxH) Commentaires : 97
Description:
[Jongkey]

2077. Le monde a changé et les scientifiques ont créé des humains artificiels afin d'aider les gens normaux dans leur vie quotidienne. Ils ont créé les humanoïdes.
Jonghyun était l'un d'entre eux, un humanoïde au service de la famille Kim. Une famille agréable avec un adorable enfant nommé Kibum.
Et si, avec le temps, ils découvraient que Jonghyun n'est pas le parfait robot qu'il aurait dû être ?
Crédits:
L'histoire et les quelques personnages additionnels m'appartiennent, tandis que Jonghyun et Key n'appartiennent qu'à eux-mêmes (j'ai loupé la vente aux enchères)
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The arrival

[3948 mots]
Publié le: 2014-02-10Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Me revoilà avec ma fic Jongkey ! J'espère qu'elle vous plaira ;)

Humanoid

Chapitre premier: The arrival

Un homme grand et élancé marchait dans la rue déserte, la neige sous ses pieds émettant un son de craquement alors que ses bottes hautes s'enfonçaient profondément dans l'épaisse couche blanche. Il semblait pressé, peut-être parce que la neige continuait à tomber et lui brouillait la vue, ou peut-être parce qu'il était déjà tard et que le ciel s'obscurcissait rapidement en cette soirée d'hiver. L'homme se retourna et fixa de son regard deux autres personnes qui le suivaient, trainant derrière eux ce qui semblait être une lourde et longue boite.

Ils portaient tous les deux des pantalons noirs, des chemises noires et des manteaux noirs, tenue fortement déprimante; il y avait également une étiquette nominale sur chaque manteau, en-dessous du niveau de la clavicule gauche, mais le premier homme ne pouvait lire ce qui était inscrit sur ses badges: il faisait trop sombre et il n'était pas suffisant proche pour pouvoir apercevoir le nom des deux autres.

- Dépêchez-vous s'il-vous-plait, je vais être en retard ! dit-il, leur faisant signe de marcher plus vite, ce qui leur était difficile de faire.

- Oui, monsieur Kim, répondit poliment l'un des deux, bien qu'il soit plutôt fâché.

Il n'était pourtant pas en colère contre l'homme: il pouvait comprendre que monsieur Kim veuille passer cette soirée avec sa famille - qui ne le voudrait pas ? Le réveillon de Noël n'avait lieu qu'une fois par an, après tout - mais il était légèrement ennuyé par le fait que lui-même et ses collègues soient obligés de travailler ce soir-là. Pas de Noël pour les scientifiques ! Ils avaient bien trop de travail et ne pouvaient perdre leur temps à passer Noël - une fête ancienne et obsolète, du moins de l'avis de leur cher employeur - à la maison.

Monsieur Kim traversa soudain la rue et mit sa main dans la poche droite de son long manteau gris; il en sortit une petite clé électronique et appuya sur un bouton, puis deux points lumineux apparurent non loin de lui.

Lorsque les phares de sa voiture gris métallisé s'allumèrent, il fut soulagé que personne ne la lui ait volée. Ce quartier de Seoul n'était pas le plus sûr, mais c'était le seul où il pouvait acheter ce qu'il venait d'acquérir, donc il n'avait pas eu d'autre choix que de se rendre dans cette zone où il n'aurait jamais mis les pieds en temps normal.

D'ailleurs, pourquoi avaient-ils choisi un endroit comme celui-ci ? Ce quartier était le plus ancien, rien n'y avait changé depuis au moins quinze ans... Les quelques lampadaires fonctionnaient encore à l'électricité, qui n'était plus utilisée depuis des années dans certains autres quartiers: elle avait été remplacée par l'énergie solaire.

Mais cet endroit était également une zone très calme pendant la journée, donc c'était probablement le meilleur quartier dans lequel s'installer s'ils voulait mener à bien leurs expériences scientifiques: personne ne les dérangerait.

Malgré le voisinage insécurisant, le building utilisé par les scientifiques était très luxueux, avec de nombreuses fenêtres qui rendaient les couloirs tout à fait bien éclairés - quand il y avait du soleil, bien entendu. Aussi, nombreux étaient ceux qui disaient que les laboratoires n'étaient pas aussi lumineux que les bureaux et qu'ils étaient plutôt effrayants, mais la plupart de ces gens n'avaient jamais pénétré dans le bâtiment et ne faisaient que répandre des rumeurs. Monsieur Kim n'avait jamais visité les laboratoires non plus mais il était entré dans le building à plusieurs reprises, la dernière fois remontant à cinq minutes auparavant. Il ne connaissait pourtant que le premier étage, ainsi que les bureaux dans lesquels il s'était rendu afin de payer pour son achat.

Il appuya à nouveau sur un des boutons de sa clé et le coffre de sa voiture s'ouvrit avec un léger bourdonnement, permettant aux scientifiques de placer précautionneusement la boite à l'intérieur; ils s'assurèrent qu'elle était bien fixée et ne risquerait pas de s'ouvrir accidentellement pendant le trajet, puis ils reculèrent.

- Rappelez-vous qu'il s'éveillera dès que vous enlèverez le patch dans son dos, dit l'un des scientifiques tout en serrant la main de monsieur Kim. Nous avons tout vérifié avant votre arrivée et tout était en ordre concernant son programme, mais si vous aviez le moindre problème avec lui, n'hésitez pas à nous le ramener.

Les scientifiques se jetèrent un regard en coin, un sourire s'épanouissant sur leurs lèvres: c'était ce qu'ils disaient à chaque fois afin de suivre la procédure de l'entreprise mais cela ne s'était jamais produit auparavant et ce n'était pas près d'arriver. Leurs expériences avaient toujours fourni d'excellents résultats. Ils étaient bien programmés, très intelligents et talentueux, durables, polis... Parfaits.

Leur client sourit: il le savait. Cette entreprise était la meilleure d'Asie, peut-être même du monde, alors il attendait la meilleure qualité pour le produit également; en outre, il n'avait décidé d'acheter qu'après avoir eu droit à énormément de retour positif... Donc, il était totalement certain qu'il ne serait pas déçu.

- Merci pour tout votre travail, dit monsieur Kim en s'inclinant, rapidement imité par les deux autres. Je suis sûr que je serai satisfait.

L'homme monta dans sa voiture et quitta rapidement les environs, parvenant avec soulagement dans les quartiers les plus récents, avec leurs routes illuminées mais également avec plus de trafic. Il leva les yeux au ciel lorsqu'il fut forcé de ralentir et il jeta un coup d'œil à sa montre digitale, poussant un profond soupir en voyant qu'il était déjà presque vingt heures: il serait définitivement en retard. Heureusement, la boite à l'arrière de la voiture l'excuserait et sa femme serait très contente, ou du moins l'espérait-il.

Quand il arriva finalement en face de sa demeure, il arrêta la voiture et coupa le moteur avant de sortir. Il neigeait toujours, et il secoua la tête afin de se débarrasser des flocons de neige posés sur ses cheveux courts tandis que le coffre s'ouvrait; il saisit la boite à deux mains et la souleva, gonflant les joues en réalisant à quel point elle était lourde. A présent, il comprenait pourquoi les scientifiques avaient paru si fatigués après avoir tiré la boite du building à sa voiture...

Monsieur Kim déposa le bout de la boite dans la neige, puis il attrapa l'autre côté et appuya sur le bouton de sa clé pour fermer le coffre et verrouiller sa voiture, avant de trainer la boite derrière lui tout en se dirigeant vers la porte d'entrée.

Il frappa contre le battant et entendit aussitôt une voix joyeuse s'exclamer:

- Papa ! Papa est rentré !

Monsieur Kim sourit en imaginant son fils débouler dans le hall depuis le salon, sa mère le suivant de près.

- Kibum, éloigne-toi de la porte, il fait froid dehors, fit une autre voix.

Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrit et l'homme put voir le visage souriant de sa femme, un tablier rouge et blanc noué autour de ses hanches.

- Bonsoir ma belle, la salua-t-il sur un ton volontairement séducteur tout en pénétrant dans la maison, déposant la boite au sol avant d'embrasser doucement sa femme.

Elle tenta de dissimuler son sourire et le gronda faussement:

- Tu es en retard !

- Je sais, répondit-il en enlevant ses bottes et son manteau. Mais j'ai quelque chose pour toi...

Il désigna la boite du doigt et son épouse demanda:

- Est-ce que c'est un cadeau pour moi ?

- Oui, répondit-il en hochant la tête, mais aussi pour notre famille au complet.

- Vraiment ? Je peux l'ouvrir ?

Monsieur Kim secoua la tête et sourit.

- Il faut d'abord le mettre sous le sapin. Et tu ne peux pas ouvrir les cadeaux avant minuit, ne l'oublie pas.

Sa femme leva les yeux au ciel mais l'aida à amener la boite dans le salon, brillamment éclairé grâce au sapin de Noël rempli de guirlandes lumineuses.

Ils étaient probablement l'une des dernières familles qui décoraient toujours un sapin pour Noël: après tout, il s'agissait d'une vieille fête et peu de personnes se souvenaient encore de son origine réelle ou même de la façon dont on la célébrait, soixante ans auparavant. Cependant, ils la fêtaient encore à leur façon, car c'était l'occasion de passer un bon moment en famille et d'être heureux.

- Tu crois vraiment que Kibum sera capable d'attendre minuit ? demanda madame Kim sur un ton taquin.

- Hé bien... Je suppose que non, répondit son mari en ramassant un emballage vide.

- Exactement. Il a déjà ouvert un des paquets, tu sais, la petite voiture rouge ? Il l'adore, ta mère a eu une bonne idée.

Monsieur Kim se mit à rire et dit:

- C'est bien la première fois que tu penses pour de vrai que ma mère a eu une bonne idée... Tu finiras par l'aimer.

- Oui, si elle se met à m'apprécier aussi, fit-elle en reniflant.

Son époux rit et lui prit la main. Il était fils unique et sa mère en voulait toujours à son épouse de l'avoir séparé de son enfant, ce qu'elle ne pouvait se résoudre à accepter. Il avait essayé de lui parler, de lui expliquer qu'il était normal pour un enfant de grandir, quitter la maison et épouser la femme qu'il aimait mais... Elle était bornée et s'entendait pas avec sa femme, raison pour laquelle ils ne célébraient jamais Noël tous ensemble; enfin, ils l'avaient fait une fois mais... Plus jamais.

Heureusement, sa mère adorait Kibum et le gâtait bien plus que nécessaire.

- Où est Bummie ? demanda-t-il.

- Je crois qu'il est remonté dans sa chambre... répondit sa femme. Est-ce que tu peux le ramener ici pendant que je jette un coup d'œil au riz ? On va ouvrir les cadeaux, sinon il va bouder toute la soirée.

Il hocha la tête et monta les escaliers, ouvrant silencieusement la porte de la chambre de son fils, y jetant un bref regard; Kibum lui tournait le dos et ne sembla pas l'entendre lorsqu'il entra dans la pièce. Le petit garçon était à genoux sur son matelas à eau - qu'il adorait - et il jouait avec une voiture rouge, probablement celle que lui avait offerte sa grand-mère.

Tout sourire, son père s'approcha et couvrit les yeux de son fils avec ses paumes; l'enfant sursauta mais ensuite, il gloussa.

- Papa ! cria-t-il en se libérant pour se retourner, enlaçant son père.

- Coucou toi, fit l'homme en tapotant le crâne de son fils. Tu as passé une bonne journée ?

- Oui ! J'ai décoré le sapin avec maman ! répondit-il joyeusement. Tu l'as voyu ?

- Tu l'as vu, Bummie, le corrigea son père. Oui. Il est magnifique.

Kibum acquiesça, visiblement tout content que son papa pense qu'il ait fait du bon travail.

- Viens, descendons, dit son père en tendant la main au petit garçon. Nous allons bientôt ouvrir les cadeaux.

Kibum lâcha aussitôt la petite voiture qu'il tenait toujours dans sa paume et il mêla ses doigts à ceux de son père, le tirant presque vers les escaliers, l'excitation se lisant sur son visage.

Il finit par courir jusqu'au salon, là où se trouvait le sapin de Noël, et il attrapa l'un des sucres d'orge qui pendait à l'une des branches du conifère; il le tendit ensuite vers son père.

- Mange, c'est bon ! dit-il.

- Pas maintenant, Bummie, répondit son père. Après le diner, d'accord ? Na Yung, viens !

Sa femme arriva de la cuisine, s'essuyant les mains sur le tablier autour de sa taille, et elle s'agenouilla en face du sapin à côté de Kibum.

- Alors... Qui est le plus impatient d'ouvrir un cadeau ? demanda-t-elle en souriant, connaissant déjà la réponse.

- Moi ! Moi, moi, moi ! s'exclama son fils.

Sa mère prit l'un des paquets rassemblés au pied de l'arbre et le donna au petit garçon, souriant à la simple pensée de ce que serait sa réaction. L'enfant déchira le papier cadeau et fixa, surpris et sans avoir la moindre idée de ce dont il s'agissait, l'objet dans ses mains.

- Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-il avec curiosité tout en faisant courir ses petites mains sur la chose, l'ouvrant et découvrant plein de feuilles de papier couvertes de mots.

- C'est un livre, Kibum, lui expliqua sa mère.

- Un... livre ? répéta-t-il.

Son père hocha la tête et ajouta:

- C'était très utilisé avant, pour écrire des histoires, que les gens pouvaient lire. A présent, il n'y a plus que quelques livres restants de par le monde, puisque tout est écrit de façon informatique... Celui appartenait à ton grand-père, le père de ta maman, quand il était enfant. Prends-en bien soin, d'accord ?

Kibum acquiesça sans même regarder son père, hypnotisé par le livre qu'il tenait à présent serré contre lui. Un livre... Une chose qu'il n'avait jamais vue auparavant, pas plus qu'il n'en avait entendu parler; sa maman n'en utilisait jamais quand elle lui lisait des histoires avant d'aller dormir. En vérité, il ne savait pas que le papier pouvait servir à autre chose qu'à dessiner - ah, et il y avait le papier toilette, bien sûr.

Il ouvrit le livre à nouveau et fixa la première page, sur laquelle figurait le titre; il n'avait que six ans et ne pouvait pas encore lire correctement mais il parvint quand même à déchiffrer quelques mots.

- A... Alice au... Pa... Pays des Mer... veilles, lut-il lentement.

- Merveilles, répéta sa mère. C'est une belle histoire, tu verras.

Kibum hocha la tête et remercia ses parents pour ce beau cadeau. Il se sentait étrangement attaché au livre: il n'avait jamais connu le père de sa maman, qui était mort quelques mois avant sa naissance; avoir entre les mains le livre qu'il avait tenu de nombreuses années auparavant était émouvant et le petit garçon se sentait comme lié à son papy à travers ce livre.

Il le mit précautionneusement de côté, sur la table au milieu du salon; ensuite, il se tourna vers ses parents et le sapin, remarquant au passage la grande boite à moitié cachée par une guirlande et d'autres cadeaux.

- Maman, qu'est-ce que c'est ? dit-il en montrant le cadeau du doigt.

Son père décida de lui répondre, étant donné que sa femme ne savait pas non plus ce dont il s'agissait:

- C'est un cadeau pour toute la famille et crois-moi, ça va tout nous simplifier... Est-ce que tu veux l'ouvrir avec maman ?

- Oui ! s'exclama-t-il en s'agenouillant en face de la boite, surexcité.

Il n'y avait aucun emballage cadeau autour de la boite, seulement du ruban adhésif à certains endroits; Kibum tenta de l'enlever lui-même mais il finit par se casser un ongle, donc sa mère prit une paire de ciseaux afin de couper au milieu de l'adhésif. Le petit garçon ouvrit joyeusement la boite et lâcha une exclamation à la vue de ce qu'il y avait à l'intérieur.

Un homme.

Un très bel homme. Il semblait jeune, mais Kibum ne savait pas quel âge il pouvait bien avoir. Il avait un nez droit avec des narines un peu grandes, et ses cheveux étaient vraiment bizarres: ils étaient de plusieurs couleurs, il y avait du châtain foncé à l'arrière de sa nuque, du châtain clair au milieu de son crâne, et des mèches d'un blond clair retombaient sur son front. L'homme avait les yeux fermés... Est-ce qu'il dormait ?

Sa mère jeta un coup d'œil à l'intérieur de la boite par-dessus ses frêles épaules et elle se couvrit la bouche de sa main lorsqu'elle comprit ce dont il s'agissait.

- Chéri ! s'exclama-t-elle. Tu... Tu as vraiment... Whoa, ça doit être tellement cher ! C'est... Ce... Whoa !

Monsieur Kim sourit, satisfait: il savait que sa femme serait surexcitée à la vue de son cadeau.

- Qu'est-ce que c'est, papa ? demanda Kibum, les sourcils froncés.

Il ne comprenait pas. Pourquoi un homme était-il couché dans une boite ? Pourquoi sa mère semblait-elle si contente ? C'était seulement un homme après tout, rien de plus... Si ?

- Bummie, ce garçon est un humanoïde, expliqua sa mère.

Elle rit en le voyant hausser un sourcil, perdu. Comme était-il censé comprendre quelque chose comme ça ? Il était si jeune, il lui serait difficile de comprendre qu'un humanoïde était... Un humain artificiel.

Pendant plus de vingt ans, de nombreux scientifiques avaient secrètement cherché un moyen de créer une autre sorte de vie, et ils avaient fini par créer les humanoïdes, quarante ans plus tôt. Ils avaient attendu d'être sûrs de pouvoir les utiliser et les avaient améliorés avant de révéler leur existence, environ quinze ans auparavant.

Les humanoïdes étaient des robots à l'apparence humaine. Ils n'avaient pas d'organes, rien qu'un cerveau électronique et de nombreux mécanismes qui les faisaient parler, marcher et agir comme le ferait un véritable humain.

Les différences ? Ils étaient plus forts que n'importe quel humain et possédaient une intelligence artificielle indépendante: ils étaient extrêmement intelligents, plus que la plupart des gens; ils pouvaient analyser des problèmes et suggérer des solutions précises très aisément. De plus, ils ne ressentaient aucune émotion, ils étaient... Sans cœur, littéralement. Car ils n'avaient pas de cœur.

Le but des scientifiques avait été de créer quelque chose à même d'aider les citoyens dans leur vie quotidienne, de leur prêter assistance et de faire les corvées; leur but ultime était de rendre les gens plus heureux. Pendant que les humanoïdes travailleraient dans la maison, les humains pourraient prendre le temps de s'occuper de leurs enfants, ils pourraient s'amuser... Et une personne heureuse était une personne plus efficace au travail. Un meilleur travail signifiait de meilleurs résultats, une meilleure économie pour le pays, un meilleur niveau de vie, des citoyens plus heureux et plus riches; donc, plus d'humanoïdes seraient vendus, et ainsi de suite.

Bien entendu, le gouvernement donnait de très importants subsides aux entreprises scientifiques qui travaillaient à développer la vie artificielle - et l'économie.

- C'est un robot, Kibum, expliqua finalement sa mère.

- Comme celui que j'ai dans ma chambre ? demanda-t-il candidement. Mais il ressemble à un humain ! Et il est plus grand que mon robot...

Monsieur Kim sourit.

- C'est un robot très spécial, Bummie, dit-il. Il parlera même si tu n'appuies sur aucun bouton, il marchera et fera les mêmes choses que nous.

- Est-ce qu'il jouera avec moi ?

Madame Kim rit: son fils ne pouvait penser à rien d'autre qu'à jouer. Il était tellement mignon !

- Peut-être, dit elle en caressant les cheveux courts et noirs de son fils. Mais il sera comme une sorte de majordome pour nous, donc il aura beaucoup de choses à faire... Mais je suis certaine qu'il aura le temps de jouer avec toi si tu le lui demandes.

Kibum jeta un bref regard à l'homme qui dormait dans sa boite, souriant en imaginant le robot lui courir après dans le jardin. Il était sûr qu'il ne l'attraperait jamais !

- On devrait le réveiller, déclara son père avec un sourire en attrapant gentiment son fils par les épaules, le forçant à s'écarter pour qu'il puisse se rendre près de sa femme.

Kibum observa son père trainer la boite au milieu du salon et tendre le bras pour enlever quelque chose se trouvant dans le dos de l'homme. Pendant quelques secondes, rien ne se passa mais ensuite, les yeux de l'humanoïde s'ouvrirent en grand et il se redressa, fixant ce qui l'entourait d'un regard fixe, jusqu'à ce que ses pupilles se posent sur Kibum et ses parents.

- Bonjour, dit-il.

Lorsqu'il entendit la voix de l'homme, le petit garçon en resta bouche bée. C'était une voix profonde mais douce, quoiqu'un peu froide. Aussi, il y avait quelque chose d'un peu étrange lorsqu'il regardait le robot... Puis il réalisa ce dont il s'agissait: il ne clignait pas des yeux. Kibum avait un jour essayé de ne pas fermer les yeux et il avait fini par en pleurer, parce que ça lui faisait mal. Cependant, il n'y avait aucune trace de larme dans les yeux de l'humanoïde, il les regardait simplement comme s'il les analysait afin de se rappeler d'eux par après.

Le robot se leva et Kibum le fixa, la bouche toujours entrouverte d'ahurissement. Il était grand ! Pas autant que son père mais quand même, il était plus grand que lui, du haut de ses six ans.

- Etes-vous mes maîtres ? demanda enfin l'humanoïde.

Monsieur Kim hocha la tête.

- Oui, je suis Kim Chin Hae et voici ma femme, Na Yung. L'adorable bout de chou que voici est notre fils, Kibum, dit-il en se désignant lui-même, puis son épouse et son enfant.

L'humanoïde s'inclina plusieurs fois en face d'eux et s'agenouilla pour ancrer son regard à celui du petit garçon.

- Bonjour, dit timidement Kibum en s'accrochant au tablier de sa mère. Je... Je peux te toucher ?

Sa mère dut se retenir de le gronder: cela n'aurait pas été très poli de demander ça à quelqu'un, mais elle supposait que poser la même question à un robot n'était pas si grave.

- Oui, répondit l'humanoïde en hochant la tête et en tendant la main.

Kibum effleura - avec hésitation - la paume de l'humanoïde du bout des doigts et laissa échapper un murmure émerveillé lorsqu'il sentit ses mains froides. Son petit robot était tout froid aussi... Alors cet homme était vraiment un robot ? Etait-il le cousin de son jouet ?

- Tu as quel âge ? demanda-t-il à l'humanoïde.

Celui-ci répondit:

- Trois minutes et cinquante-trois secondes.

Kibum fit une drôle de tête et jeta un coup d'œil curieux à ses parents. Ils gloussèrent en s'apercevant que leur fils n'y comprenait rien.

- J'ai six ans, fit le petit garçon en gonflant les joues. Tu es plus grand mais tu es plus jeune que moi ? Tu es bizarre.

L'humanoïde ne répondit rien mais essaya d'imiter l'expression de Kibum, et l'enfant se mit à rire à la vue de son visage.

- Comment t'appelles-tu ? demanda Chin Hae à l'humanoïde.

- Je suis Jonghyun.

Na Yung sourit et dit:

- Hé bien à présent, tu es Kim Jonghyun. Bienvenue dans la famille.




Commentaire de l'auteur C'est tout pour le premier chapitre, n'hésitez pas à donner votre avis, c'est très important pour moi et ça me motive !
A bientôt~
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