Ne pas suivre ce lien !

Fanfic Fr

Publiez et gérez vos fanfics en ligne

 Créer un compte | S'identifier.

Sommaire

Version mobile



Accueil


FANFICTIONS


Lecture


Entre Vous


Édition


Internet & Liens



Derniers Blogs Modifiés


Derniers liens


Publicité


Publicité

Votre campagne ici

Articles

(Consulter tous les articles)

Travail scientifique: L´auteur fanfiction
 par   - 155 lectures  - 1 commentaire [21 novembre 2021 à 14:54:06]

Karl Helbig, un étudiant allemand, entreprend un travail scientific sur la fanfiction francaise comme genre litteraire. Quels sont vos opinions sur ses questions?


Lire la suite...

Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Coup de cœur Hasard...

Musique

 > 

EXO

Something Strange [Fiction]
[Histoire Terminée]
Auteur: GoldFish Vue: 8612
[Publiée le: 2015-07-04]    [Mise à Jour: 2019-05-12]
G  Signaler Romance/Yaoi (HxH)/Amitié/Lemon Commentaires : 41
Description:
Pairings: Sehun & Jongin (KaiSoo + SeBaek)
Résumé : Une légende chinoise raconte qu'un fil rouge relie deux personnes. Ce fil ne pourra jamais se rompre. Il peut s'emmêler mais jamais il ne cédera. Quoi qu'il arrive vous êtes destiné à rencontrer cette personne et lorsque vous l'avez en face de vous, tout s'illumine. Je n'avais jamais cru à cette légende jusqu'à ce que je me retrouve face à lui.
Crédits:
L'histoire m'appartient entièrement mais pas les personnages. Sauf les parents de Jongin XD
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>
  Commenter ce chapitre 

Chapitre 19 (Première partie)

[6099 mots]
Publié le: 2019-05-04Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Bonjour tout le monde !
Le chapitre tant attendu est arrivé ! Comme d'habitude, je suis trop partie en cacahuète alors il sera en deux parties ! (La seconde partie est d'ailleurs terminé donc vous ne l'attendez pas très longtemps ~)
J'espère qu'il vous plaira, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !

 

 

J’ignore ce qu’il se passe, mais je sais que quelque chose de terrible est en train d’arriver. Je le sens au fond de moi. Je l’ai ressenti dès l’instant où Sehun a perdu connaissance et que son corps s’est écroulé sur le sol.

Une sensation désagréable s’est emparée de moi depuis qu’on l’a éloigné de moi. Cette douleur me brûle le cœur au fur et à mesure que l’anxiété me ronge de l’intérieur dans l’attente de savoir ce qu’il se passe. Ce ne devrait pas être autorisé de rester dans l’ignorance aussi longtemps.

 

22H15.

La salle d’attente de l’hôpital est presque vide. Seules quelques personnes attendent des informations concernant leur proche encore en soin. Et j’en fais partie. Cela fait presque une heure que je suis assis dans la salle d’attente de l’hôpital dans l’espoir vain de voir Sehun s’avancer vers moi et me dire que nous pouvons rentrer à la maison. Cependant la réalité me ramène toujours à la raison en me rappelant que si c’était le cas, je n’aurais pas attendu si longtemps, qu’il serait déjà là et qu’à cette heure-ci nous serions déjà bien loin.

 

22H30.

La jambe sautillante par l’impatience, j’observe longuement les personnes qui m’entourent. Baekhyun s’est endormi contre l’épaule de Chanyeol, à quelques pas de moi. Ce dernier le réconforte de ses deux bras, le berçant pour que son sommeil soit paisible malgré la situation. Eux aussi doivent être morts d’inquiétude… Mais pas autant que Hyomi, la mère de Sehun. Je tourne doucement la tête vers elle pour regarder ce qu’elle fait. Ma mère la rejoint avec deux gobelets de café. Elle s’assoit près d’elle et lui offre son sourire réconfortant. Hyomi lui répond poliment du sien avant qu’elle ne boive une gorgée de cette boisson vivifiante, s’y cramponnant subtilement.

 

22H40.

À bout de nerfs, je prends mon visage dans mes mains pour tenter de me calmer face à cette interminable attente. Lorsque je redresse la tête, mon regard tombe sur le corps du monstre qu’est le soit disant « père » de Sehun. Il est appuyé contre un mur et pianote sur son téléphone, un sourire aux lèvres. Je serre le poing en me rappelant la façon dont il m’a repoussé des côtés de Sehun lorsqu’il s’est évanoui. Si Baekhyun et Chanyeol ne m’avaient pas retenu et expliqué qu’il était son « père », je crois bien que j’aurais pu le frapper de rage. Mais cette colère envers lui est toujours bien présente. Il lui a fait tellement de mal. Comment ose-t-il se pointer ici et avoir cette attitude si joviale alors que son « fils » est aux urgences.

 

22H47.

Il était si pâle. Son corps inerte jonchait le sol sans aucun signe de vie. Aucun… D’après les secouristes obligatoirement présents en raison du spectacle de fin d’année, il ne respirait plus… Ils l’ont intubé pour qu’il survive… Puis ils l’ont emmené en urgence à l’hôpital. Il était dans les alentours de 21h lorsque l’incident s’est produit. Et depuis, je reste sans nouvelle de lui. Personne ne nous informe de ce qu’il se passe et l’anxiété me ronge. La douleur dans mon cœur ne fait que s’intensifier mais je dois rester calme malgré mes pressentiments. Après tout, ce n’est peut-être rien de grave…

 

_ « Rien de grave » ne dure pas deux heures…  soufflé-je à moi-même en essuyant mes mains moites sur mon pantalon.

_ Ça va mon grand ? M’interroge mon père en s’asseyant près de moi. Tu tiens le coup ? Continue-t-il en déposant sa main réconfortante sur mon épaule.

_ Ça ira quand il sera près de moi… Réponds-je un peu froidement en fixant la porte battante qui nous sépare des médecins dans l’espoir de voir quelqu’un en sortir.

_ Je comprends… Ça va bien se passer, Sehun est un homme fort, me rassure-t-il en ébouriffant mes cheveux.

 

23H03.

La salle d’attente est maintenant totalement vide. Il ne reste que nous et l’homme de ménage qui vide les poubelles. N’en pouvant plus de rester assis à rien faire, je fais les cents pas au milieu des sièges, faisant tourner nerveusement autour de mon doigt la bague que Sehun m’a offerte pour mon anniversaire. Par pitié, est-ce que quelqu’un peut nous donner des nouvelles de Sehun ?!

 

_ Vous êtes la famille d’Oh Sehun ?

 

Enfin…

 

_ Oui, je suis sa mère, réponds Madame Oh en se levant instinctivement. Est-ce qu’il va bien ? Demande-t-elle en s’agrippant à son bras, impuissante.

_ Veuillez-me suivre, s’il vous plait, s’incline le médecin en se reculant vers la porte battante.

_ Viens Jongin, m’appelle-t-elle en me faisant signe de la rejoindre.

_ Mais… Ce genre d’entretien est uniquement réservé à la famille… Soufflé-je de désespoir face à la situation.

_ Tu es aussi sa famille. Tu mérites de savoir tout autant que moi, me rassure-t-elle en m’invitant à avancer d’un bras dans le dos.

_ C’est qui ce mioche ? Nous interrompt l’homme qui a osé faire du mal à la personne la plus précieuse à mes yeux.

 

Serrant les dents pour me contrôler, je m’éloigne de Madame Oh pour regarder longuement l’homme qui se tient face à moi, en profitant grandement pour le dévisager de par les propos qu’il vient de tenir à mon égard.

 

_ Ce mioche, comme tu dis, c’est le petit ami de Sehun, lui répond Hyomi en le dévisageant à son tour. Viens Jongin, m’invite Madame Oh en suivant le médecin.

_ Seul la famille est autorisée à connaître l’état du patient, réplique Monsieur Oh en essayant de m’empêcher de la suivre.

_ Alors restez là, s’il vous plait, me retourné-je face à lui en contenant furieusement ma colère.

 

Mon regard est mauvais et le sien est défiant. Il sourit amèrement face à mes mots avant de se passer une main dans les cheveux, grimaçant de stupeur avant de s’avancer vers moi.

 

_ Comment est-ce qu’un mioche ose me parler ? Demande-t-il avec un regard menaçant. Je sers les poings, prêt à répliquer.

_ Il a raison, intervient la mère de Sehun. Tu n’as rien à faire avec nous dans cette pièce. Tu n’es rien pour lui, et tu n’es rien pour moi non plus.

_ N’importe quoi… Trouve-t-il uniquement à dire, nous passant devant pour retrouver le médecin qui nous attend à l’entrée du service.

_ Ignore-le, me dit-elle en m’attirant par le bras. À partir de maintenant tu es mon fils, comme ça tu n’auras pas de problèmes pour le voir.

_ Merci Hyomi… Réponds-je en la serrant dans mes bras.

_ Allons-y, ils nous attendent.

 

La tension en moi monte au fur et à mesure que j’approche du spécialiste. L’heure de vérité a sonnée et nous allons enfin savoir ce qu’il se passe avec Sehun : Pourquoi l’ont-ils gardé si longtemps ? Pourquoi n’est-il pas venu nous rejoindre lui-même ? L’homme nous tient la porte afin que nous pénétrions tous les trois dans une pièce qui semble être similaire à une petite salle de réunion.

 

 

_ Vous faites bien tous partie de sa famille ? Demande le médecin en me dévisageant.

_ C’est mon fils. me présente Hyomi en m’invitant à prendre place.

_ Tiens donc… Pesta Monsieur Oh à l’autre bout de la pièce en me lançant un regard mauvais.

_ C’est le frère de Sehun. Vous voulez peut-être faire un test ADN pour en être certain ? Lui répond froidement Hyomi avant de s’asseoir près de moi.

_ Toutes mes excuses Madame Oh. C’est vrai qu’il y a un air de famille, s’excuse-t-il en prenant place au centre du bureau.

 

Une fois assis, je ferme les yeux pour calmer les battements de mon cœur qui raisonnent si fort en moi qu’ils déclenchent une violente migraine. L’angoisse me donne la nausée et la seule chose à laquelle je peux me raccrocher, c’est la main de Hyomi que je serre fort par l’appréhension du moment. Ressentant ma détresse, elle enferme délicatement ma main de sa seconde, les pressant anxieusement autour de la mienne. Nous nous lançons un regard en soutien l’un à l’autre avant que le médecin débute.

 

_ Je ne vais pas vous mentir, mais la situation est grave. Commence-t-il par nous dire en nous regardant tour à tour. Sehun… Reprend-t-il avant de marquer une pause pour chercher ses mots, Sehun souffre d’une insuffisance rénale chronique… Nous annonce-t-il enfin en croisant ses doigts sur la table, guettant la moindre de nos réactions.

_ Qu’est-ce que ça veut dire ? Questionne Monsieur Oh en se repositionnant sur sa chaise, comme soudainement concerné.

_ Vous pouvez le soigner ? Ajoute Madame Oh, en serrant davantage ma main alors que de mon côté, je reste silencieux, écoutant ce qu’il se passe pour comprendre.

_ Malheureusement il est trop tard pour traiter la maladie. La seule solution pour guérir Sehun, c’est une greffe de reins. 

_ Je ne comprends pas… Comment c’est possible ? Demande Hyomi alors que ses yeux se voilent de larmes.

_ L’insuffisance rénale est malheureusement une maladie silencieuse. Chaque symptôme peut avoir une explication rationnelle si l’on n’y prête pas attention mais lorsqu’ils se déclenchent, il est parfois déjà trop tard. Les symptômes sont divers et variés : une fatigue physique, des nausées et vomissements, une perte d’appétit, donc de poids, mais aussi la perception du goût. Certain cas ont l’impression d’avoir mauvaise haleine par exemple. Ils peuvent aussi se traduire par des troubles du sommeil, des douleurs dans le milieu ou le bas du dos, ou encore des crampes… Tous ces symptômes peuvent être rationnels selon le mode de vie du sujet.

 

Perdu dans le vague, les yeux grands ouverts suite à la violente claque qui vient de me frapper, j’encaisse les différentes informations alors qu’un voile de larmes recouvre mes yeux. Je repasse en boucle les différents symptômes évoqués par le médecin, les associant à divers souvenirs. Mon esprit diffuse devant mes yeux l’instant où je l’ai massé pour la première fois car il avait mal au dos… Ses nombreux états de fatigue… Lorsqu’il est tombé malade alors que nous nous entrainions… Sa soudaine perte de poids qui m’a tant inquiété… Le refus de m’embrasser pour me dire bonne nuit car il avait mauvaise haleine… Et notre dernier week-end, lorsqu’il ne se sentait pas bien… Je n’ai rien vu… Tout était sous mes yeux mais je n’ai rien vu…

 

Mon cœur loupe un douloureux battement. Les larmes s’accumulant, je ne peux lutter contre l’une d’elle qui glisse silencieusement contre ma joue, traçant un unique chemin humide jusqu’à mon menton avant de faire le grand saut. Je me fais violence pour garder le contrôle par une grande inspiration, baissant la tête pour ne pas attirer l’attention, par respect pour Hyomi.

 

_ Comment va-t-il ? Interroge Monsieur Oh, et je l’en remercie car la douleur est si intense que je n’ai pas la force de poser la moindre question.

_ Son état est critique… Madame Oh craque en un violent sanglot qui camoufle le déchirement de mon cœur qui se brise en mille morceaux. Je tente de contrôler ma respiration tout en serrant plus fortement la main de Hyomi qui cache son visage de sa seconde. Le dossier médical de Sehun indique qu’il a été adopté, cependant un don de votre part est impossible car vous n’êtes pas compatibles…  Nous l’avons donc inscrit en tête de la liste d’attente des greffes. En attendant de trouver un donneur compatible, nous l’avons mis sous dialyse et sous oxygène pour qu’il se repose.

_ Est-ce qu’on peut le voir ? Réussit à articuler Hyomi entre deux sanglots.

_ Il est extrêmement faible, je ne peux malheureusement pas vous autoriser à le voir ce soir. Il doit se reposer. Le mieux est de revenir demain matin dès l’heure des visites, en espérant qu’il aille mieux.

_ Combien de temps peut-il survivre dans cet état ? Ose se renseigner Monsieur Oh alors que je lui lance le regard le plus haineux qui puisse exister pour sa question.

_ Nous ne pouvons pas être formel à ce sujet… Répond le docteur en baissant la tête pour regarder son dossier. Nos estimations tournent autour d’une semaine tout au plus…

 

L’annonce est si brutale que ma tête se met soudainement à tourner. Je ferme les yeux violemment pour retenir mes larmes. Hyomi se lève brusquement, faisant tomber sa chaise sur le sol. Je joins mes mains contre mon visage pour me cacher derrière, sentant les battements de mon cœur se désordonner dans un douloureux tambourinement.

 

_ Vous êtes en train de me dire que mon fils est en train de mourir en ce moment même et que je ne peux pas le voir ?! S’écrit-elle d’une voix tranchante, tapant sur la table sans retenir les flots de larmes. Vous êtes un monstre ! Vous m’entendez ! Un monstre ! Il a besoin de moi ! Vous n’avez aucune pitié… Fini-t-elle en se retenant à la table, rattrapée de justesse par Monsieur Oh qui l’avait rejoint avant qu’elle ne tombe.

_ Je suis vraiment désolé… Nous allons prendre soin de lui pour que vous puissiez le voir le plus tôt possible. Vous devriez rentrer vous reposer… Conseille le médecin avant de raccompagner les parents de Sehun à la porte. Je suis vraiment désolé…

 

23H38.

À l’instant où je me retrouve seul dans la pièce, le temps semble s’arrêter. Le silence est oppressant. J’ai la sensation que les murs se resserrent autour de moi, j’étouffe. J’ai l’impression que mon cœur s’est arrêté de battre pendant une durée indéterminée. Tout est si calme. J’ouvre doucement les yeux puis me lève de mon siège. Je fais un premier pas hésitant, je ne sais pas combien de temps mes jambes pourront me soutenir. J’arrive finalement devant la porte battante. Je vois à travers le hublot que tout le monde est attroupé autour de Madame Oh. Elle doit leur expliquer la situation. Je le sais car mes parents me cherchent du regard, je les vois. Je pousse doucement la porte, attirant l’attention de tout le monde à cause du grincement de celle-ci. Je ne prête pas un seul regard à mes amis et ma famille. Je me dirige, chancelant, vers la porte extérieure.

 

À chacun de mes pas, les battements de mon cœur s’accélèrent. À chacun de mes pas, ma respiration s’accélère. À chacun de mes pas, mes oreilles bourdonnent. Plus j’avance, plus la chaleur de mon corps augmente. On m’appelle, mais je n’entends rien. Je n’entends plus que les battements incertains de mon cœur à la recherche de ceux de leurs jumeaux. Ceux avec qui ils vivent quotidiennement. Leurs fluctuations sont dévastatrices. Je pousse enfin la porte vitrée qui me sépare de l’air vivifiant de la nuit qui me saisit sur place, me ramenant violemment à la réalité.

 

_ Jongin !

 

Un cri féminin m’appelle mais je ne suis plus que l’ombre de moi-même. Ne réagissant pas, j’avance doucement dans la nuit, portant la main sur mon cœur déchainé. La douleur est si vive que je dois m’arrêter. Je grimace douloureusement en serrant mon vêtement au niveau de mon organe. Ça fait tellement mal…

 

_ Jongin ! S’écrit cette fois-ci mon père non loin de moi.

 

Ça ne peut pas recommencer. Ce n’est pas possible… C’est un cauchemar. Ça ne peut pas être réel. Pas une seconde fois. Je ne survivrais pas à une seconde perte…

 

_ Jongin, est-ce que ça va ?

_ Foutez-moi la paix ! M’exclamé-je avant de fuir les lieux au pas de courses.

_ Jongin ! Hurle ma mère que je sens morte d’inquiétude.

 

Être seul, c’est tout ce que je veux. Si je ne peux pas être avec lui alors je ne veux être avec personne. Je ne veux pas de la pitié de mon entourage. Je le veux lui, à mes côtés et en bonne santé. Alors je cours. Je cours les yeux braqués vers l’inconnu. Je cours avec toutes l’énergie qu’il me reste. Je cours pour fuir le présent. Pour fuir la réalité. Je cours à en perdre la raison, à ne plus savoir qui je suis, à ne plus savoir où je vais. Je cours pour oublier. Je cours pour me sauver de cette malédiction qui m’entoure. Je cours pour échapper à mon destin. Je cours comme si cela allait le soigner.

 

00H07.

Je m’effondre à bout de souffle. Je suis au milieu de nulle part, dans la nuit noire. Je ferme les yeux puis vois son visage me sourire, ses yeux remplis d’amour me regarder. Je l’entends rire joyeusement. Je l’entends me souffler à l’oreille à quel point il m’aime. Un violent sanglot me secoue alors que je tente de me raccrocher à l’asphalte qui me soutient difficilement, tant le poids sur mes épaules est imposant. Je ne lutte plus et déverse ma peine en de nombreux torrents de larmes.

 

Mon cœur me fait si mal. Je pousse un hurlement tranchant qui perturbe le calme paisible de la nuit. Je recommence encore et encore. Je hurle si fort que le sang me monte à la tête à la limite de l’évanouissement. Il ne peut pas m’abandonner. Il n’a pas le droit de me quitter après m’avoir sauvé.

 

À genoux par terre, à bout de souffle, exténué, je ferme les yeux en grimaçant de douleur, déposant ma tête contre le sol, entre mes bras. Je reprends ma respiration entrecoupée par de nombreux gémissements de pure souffrance. J’ai la sensation que mes organes sont noyés dans le plus puissant des alcools. Ma peine me consume de l’intérieur mais je n’ai plus la force de crier ma détresse. Seuls des plaintes franchissent mes lèvres. Seuls des supplications raisonnent autour de moi.

 

Pitié, épargnez-le…

 

01H15.

J’arrive finalement chez moi. Les lumières sont éteintes alors je me confonds dans l’obscurité pour rejoindre silencieusement ma chambre. Lorsque je passe dans le salon, j’entends bouger derrière moi.

 

_ Enfin, tu es rentré… prononce mon père d’une voix soulagée en allumant la lumière, se levant pour venir me prendre dans ses bras. On était tellement inquiet…

 

N’étant plus qu’un corps sans âme, je ne prends même pas la peine de l’enlacer à mon tour, laissant uniquement mes larmes couler sur mes joues. Je ne voulais pas les inquiéter…

 

_ Comment tu te sens ? Me demande-t-il en se reculant pour m’observer.

 

Son expression se fige face à mon visage défiguré par la douleur. Mes yeux gorgés de larmes percent ses pupilles d’un regard sombre pour lui répondre. J’ai l’impression de revivre les mêmes scènes que l’an passé. Et je suppose que lui aussi. Je peux percevoir l’émotion dans son regard bienveillant. Il essuie doucement les larmes qui tâchent mon visage habituellement si souriant.

 

_ Je comprends que tu n’aies pas envie de parler… m’avoue-t-il en baissant la tête, triste de ne pas pouvoir m’aider. Essaie quand même de te reposer un peu, d’accord ?

 

Je hoche la tête et m’apprête à faire demi-tour pour monter dans ma chambre.

 

_ N’oublie pas que tu peux venir me voir à n’importe quelle heure, si tu en trouves le besoin.

_ Merci…

 

Ma voix ne raisonne qu’en un souffle rauque, cassée par mes hurlements, éteinte par ma douleur. Je lui offre un simple hochement de tête avant de lentement monter les escaliers pour rejoindre ma chambre. Je traverse silencieusement le couloir puis pousse la porte de ma chambre vide. Je ne prends même pas la peine d’allumer la lumière. Je ne veux pas constater l’absence de ma moitié. Je ferme la porte à clé derrière moi car je ne veux pas être dérangé par la visite impromptue d’un de mes parents. Je veux juste être seul.

 

01H56.

Sortant de la douche après vingt bonnes minutes, je me sèche et attrape les premiers vêtements qui arrivent sous ma main. La pièce plongée dans le noir uniquement illuminée par la lumière de la nuit, je ne remarque qu’à l’instant où je les enfile qu’il s’agit de ceux de Sehun. Par reflexe, je m’y blotti fragilement, comme s’ils pouvaient me protéger de tout. Je ferme longuement les yeux et inspire l’essence qui s’en échappe. Je m’appuie maladroitement contre le meuble du lavabo pour ne pas m’effondrer sur le sol par faiblesse.

 

02H04.

Je parviens finalement à rejoindre mon lit dans lequel je m’enfonce, attrapant son oreiller pour le serrer très fort contre moi. Son odeur si délicieuse, si rassurante, si protectrice, m’enveloppe et je ne peux retenir mes nouveaux sanglots qui se perdent dans le tissu qui avait jusqu’à présent uniquement été témoin de notre amour.

 

03H00.

Je regarde un point invisible sur le mur face à moi. Par reflexe, mes doigts caressent le tissu de l’oreiller entre mes bras. Je l’imagine allongé dans son lit d’hôpital, plongé dans le noir dans une pièce si froide, seul. Est-ce que tu arrives à dormir, mon amour ? Car sans toi je n’y parviens pas…

 

03H15.

Lentement, je me tourne sur le dos, regardant le plafond illuminé par la lumière de la rue. Je repense à notre réveil ce matin. Je le regardais dormir avec tellement d’amour et de bienveillance. Il semblait si paisible et calme. Il s’était finalement réveillé après une bonne heure et je ne l’avais pas lâché du regard une seule seconde. Il m’avait demandé si j’étais réveillé depuis longtemps mais je n’avais rien trouvé d’autre à répondre qu’un long baiser qui fut le premier d’une longue série.

Rien ne présageait les évènements du soir…

 

04H51.

Assis en tailleur au milieu de mon lit, je déverrouille mon téléphone pour la première fois et constate plusieurs appels manqués. Une trentaine provient de mes parents, douze de Hyomi et une bonne vingtaine de Chanyeol et Baekhyun. Ces derniers m’ont envoyés beaucoup de messages. Je les lis rapidement mais n’y répond pas. Je suis touché par leur inquiétude mais ça n’aidera pas Sehun. Je me rends dans notre conversation intitulée « Mon Kim Sehun ♥ » puis remonte l’intégralité de nos échanges pour les relire un à un, me rappelant de chaque instant où nous étions ensemble sans l’être.

 

05H09.

Je contemple chacune de nos photos prises à deux, chaque photo que j’ai prise de lui. En me perdant dans mon album photo, j’en découvre même certaines que je n’ai jamais vues, qu’il a prise lui-même pour s’amuser. Certaines m’affichent en train de dormir paisiblement, d’autres le montrent uniquement lui en train de faire des expressions idiotes. Un petit sourire étire mes lèvres alors que mes doigts caressent son visage pixélisé.

 

05H17.

Envoyé à Mon Kim Sehun ♥ :

« Je t’aime mon amour… Bat toi… »

 

05H48.

_ Jongin…

 

Je sursaute brutalement dans mon lit, ouvrant de grands yeux par la surprise. Sa voix était si distincte, comme s’il était allongé juste derrière moi. C’était si réel que l’empreinte de son souffle trace un puissant frisson sur mon cou. C’était quoi ça ? Je n’ai ni la sensation, ni l’impression de m’être endormi. Ce n’était pas un rêve. J’en suis certain. Je ne suis pas fou. Je l’ai entendu m’appeler. C’était comme s’il était juste à côté de moi…

 

_ Sehun ? Demandé-je tout bas en regardant partout autour de moi bien que ma chambre soit plongée dans le noir total.

_ T’es où… J’en peux plus, j’ai trop mal…

 

Les battements de mon cœur se stoppent. Ma respiration s’affole brusquement à m’en brûler l’œsophage. Je me précipite sur l’interrupteur près de la tête de lit pour allumer la lumière car je sais qu’il est là, qu’il me regarde, qu’il me parle. Je me retourne précipitamment vers ma chambre pour la découvrir totalement vide.

 

_ Sehun... Appelé-je en regardant dans tous les coins de la pièce.

_ Je t’en supplie, sauve-moi…

 

Sa voix raisonne si clairement dans ma tête. Elle est si suppliante, si déchirante. Un violent coup au cœur me pli soudainement en deux alors qu’un gémissement de pure souffrance franchi mes lèvres, déformant mon visage d’une douleur atroce. Qu’est-ce qu’il se passe ?! Je t’en supplie, accroche-toi mon amour… J’arrive.

 

07H17.

_ Je suis désolée jeune homme mais les heures de visites ne commencent qu’à 9H, s’excuse la jeune femme de l’accueil.

_ Je vous en supplie… insisté-je, le visage dévasté par ma nuit blanche et douloureuse.

_ Je ne peux pas vous aider, ce sont les règles, me répond-t-elle en baissant la tête sur ses dossiers.

_ C’est mon frère … Recommencé-je bien que je savais que c’était peine perdue.

_ Je suis désolée.

_ Dites-moi comment il va, s’il vous plait ? Continué-je, passant ma main tremblante sur mon visage, totalement désespéré.

_ Je ne suis pas autorisée à divulguer l’état de nos patients. Je suis vraiment désolée mais vous devez attendre 9H pour les visites.

 

07H23.
Encore 1H27 à attendre avant d’enfin pouvoir le voir. Je m’éloigne lentement de l’accueil, je me dirige d’un pas hésitant vers les couloirs accessibles au public. Le silence qui m’entoure serait presque apaisant s’il n’était pas provoqué par le vide, la souffrance et la mort. Je passe nerveusement ma main dans mes cheveux pour me donner contenance, même si tout mon courage s’est envolé. Ce genre d’endroit ne me met pas du tout à l’aise, j’en garde un très mauvais souvenir.

 

07H27.
J’erre dans les couloirs telle une âme sans vie parmi toutes ces autres. Les esprits enfermés ici n’ont certainement pas de mal à me voir mais doutent probablement de mon authenticité. Suis-je vivant ? Suis-je mort ? Seul le temps nous le dira. Je me tourne doucement sur moi-même pour observer les lieux. Mon estomac se manifeste lorsque je perçois une fine odeur de nourriture en cours de préparation, me rappelant ainsi que je n’ai rien mangé depuis la veille au midi – ayant prévu un grand festin pour l’après spectacle -. Attiré par cette odeur alléchante, j’erre finalement vers la cafeteria où quelques personnes se trouvent déjà. Arrivé face aux vitrines, mon sentiment de faim est plus puissant au point que ma bouche devient saliveuse, cependant ma peine, camouflée par l’odeur, me rappelle qu’elle est toujours là d’un violent haut le cœur qui m’oblige à m’éloigner de cet endroit.

 

07H35.

Continuant à vagabonder ici et là, je m’arrête finalement dans ce qui semble être une boutique cadeaux. Par curiosité, je pénètre à l’intérieur pour voir quels genres de « cadeaux » sont proposés pour rendre la mort moins douloureuse. Je me promène dans les allées et découvre diverses choses. Des soins pour cacher les maux en attendant la mort, des livres pour patienter en silence jusqu’à la mort, et des fleurs artificielles plus vivantes que nos espoirs…Simple, efficace… Et propre, pas besoin de ramasser les restes de fleurs mortes…

 

07H59.

Je retourne finalement m’asseoir dans la salle d’attente. Encore aujourd’hui, l’attente est insupportable. La veille, je patientais pour savoir comment allait Sehun, et aujourd’hui je patiente dans le but de profiter de lui au maximum avant qu’il-

À cette pensée, je ferme brusquement les yeux, me recroquevillant sur moi-même alors qu’un soubresaut secoue mon corps. Je blotti mon visage entre mes bras qui reposent sur le dessus de mes genoux puis laisse aller mes sanglots sans faire attention à ce qui m’entoure.

 

08H13.

Les larmes séchées sur mes joues, les yeux papillonnants face au lever du jour et douloureux par la fatigue, je regarde d’un air vide par la fenêtre qui se trouve à côté de moi. Je regarde la végétation se réveiller, les oiseaux s’envoler et chanter. Mon regard les suit et s’arrête sur le ciel. Il est si calme, si paisible, si beau…

 

_ Je t’en supplie… protège-le… demandé-je sans le perdre des yeux.

 

Ma détresse me pousse à croire que le ciel peut m’aider, qu’il est le seul à pouvoir faire quelque chose pour Sehun. Alors je le supplie. Encore et encore. Inlassablement. Car je ne veux pas qu’il disparaisse comme Yixing m’a été arraché. Je ne veux pas qu’il me quitte, peu importe la façon ! Je nous voyais déjà emménager ensemble à la fin de l’année, avoir notre chez nous, notre univers, notre intimité. Notre vie à deux. Rien que tous les deux et notre amour. Je nous imaginais déjà dans les scènes banales du quotidien, choisir les couleurs des murs de notre appartement, faire nos courses ensemble et préparer nos repas, inviter nos familles autour de notre table, nous endormir enlacés l’un à l’autre dans notre lit.

 

Je nous voyais vivre.

 

08H42.

Mes yeux sont braqués sur les aiguilles de l’horloge suspendue contre le mur face aux sièges. Le temps semble ralentir au fur et à mesure que l’heure de nos retrouvailles approchent. J’ai tellement besoin de le voir, de le serrer dans mes bras pour lui partager mon énergie, ma force. Je donnerai tout ce qu’il me reste pour qu’il se batte.

 

_ Jongin… M’interpelle une voix féminine qui sonne de façon si douce à mes oreilles. Je relève la tête vers la source de cette voix.

_ Hyomi… Constaté-je en la regardant s’avancer vers moi, puis prendre place sur le siège voisin.

_ Tu es déjà là… Dit-elle en essuyant, avec toute sa douceur, une larme qui roulait sur ma joue. T’as l’air épuisé… Depuis combien de temps es-tu là ? Me demande-t-elle en remontant sa main pour caresser délicatement mes cheveux.

_ Depuis environ 1H30… J’ai pas réussi à trouver le sommeil, réponds-je d’une voix silencieuse et monotone. Je n’arrive plus à m’endormir sans lui… Avoué-je en laissant échapper de nouvelles larmes alors qu’elle me serre contre elle tendrement. J’ai tellement peur… sangloté-je en m’agrippant à elle comme si elle était ma dernière chance.

 

09H05.

La tête appuyée contre la paroi qui me sépare de la Sehun, j’attends les yeux clos que mon tour arrive. Je n’ai pas souhaité entrer avec Hyomi. Bien que l’envie d’être auprès de Sehun soit infinie, je ne peux pas voler ce moment à sa mère. Elle a autant besoin que moi d’être à ses côtés et peu importe les circonstances, elle sera toujours prioritaire sur moi.

 

09H33.
Hyomi vient enfin me chercher pour me laisser sa place. Je la regarde un instant et elle m’offre un petit sourire réconfortant. Cette femme est si forte... Même dans ces moments-là elle trouve la force de sourire et d’être là pour les autres. Je la remercie en déposant ma main sur les siennes avant de finalement pénétrer dans la chambre de mon amour, fermant la porte derrière moi.

 

Hésitant, je relève doucement le regard vers le centre de la pièce où sont installés le lit et toutes ces machines aux divers sons infernales. Mes yeux larmoyants se posent finalement sur le corps de Sehun, là, allongé devant moi, inerte, branché à tous ces appareils. La sensation qu’on me broie les entrailles revient violemment alors qu’un sanglot brise le calme de la pièce. N’en pouvant plus, j’avance jusqu’au rebord du lit, laissant mes doigts retrouver leurs places au creux des siens avec précautions. La chaleur de sa paume contre la mienne à l’effet de calmer ma douleur, alors je caresse doucement sa peau, priant pour que l’effet soit réversible et que je puisse soulager ses maux. Je me penche enfin vers lui, déposant délicatement mes lèvres contre sa tempe, recommençant à plusieurs reprises en descendant vers son oreille. Je prends une longue inspiration, respirant son odeur si rassurante avant d’enfin ouvrir la bouche.

 

_ Je suis là mon amour… Le rassuré-je en caressant ses doigts délicatement tout en embrassant sa peau. Je suis là… Répétai-je en déposant mon front contre sa tempe, fermant les yeux violemment pour tenter de rester calme, mais ma prise sur sa main se resserre face à ma lutte interne. Je suis tellement désolé de ne pas avoir su te protéger… Sangloté-je, la tête posée contre son crâne.

 

10H00.
Le silence a repris place dans la chambre. Hyomi m’a rejoint et s’est installée sur un siège de l’autre côté du lit. Elle tient fermement la main de son fils pendant que l’autre caresse inlassablement ses cheveux comme pour le rassurer. De mon côté, ma tête repose doucement sur le haut de sa hanche par l’épuisement. Mon regard ne quitte pas son visage endormi qui semble si apaisé. Son bras est étendu entre les miens qui l’enserrent et le blottissent contre mon torse. Sa main enlacée fermement à la mienne est blottie tendrement contre mon visage, la recouvrant inlassablement de mon souffle et de caresses rassurantes. Trouvant enfin la paix, mes yeux se ferment doucement à la recherche d’un léger repos, mais la porte coulissante de la chambre s’ouvre doucement après que quelqu’un ait frappé deux coups. Je me redresse, sans lâcher la main de mon amour, pour regarder qu’il s’agit d’une infirmière.

 

_ Bonjour, je suis l’infirmière en charge de surveiller Oh Sehun, se présente-t-elle d’un ravissant sourire en se faisant toute petite, faites comme si je n’étais pas là ! Nous rassure-t-elle en chuchotant.

_ Est-ce que vous pouvez nous dire s’il va bien ? Demande Hyomi en se reculant pour la laisser inspecter les liquides auxquels Sehun est rattaché.

_ Son médecin va arriver d’ici quelques minutes. Il termine avec une patiente et il viendra tout vous expliquer. Mais je peux d’ores et déjà vous dire que votre présence semble lui faire beaucoup de bien, nous sourit-elle tour à tour après avoir regardé les statistiques sur les écrans.

 

10H13.

_ Bonjour, pardonnez-moi de vous déranger, s’excuse le médecin que nous avons rencontré hier en en entrant dans la chambre.

_ Bonjour Docteur, l’accueillons-nous dans une inclinaison de tête. Comment va-t-il ? L’interroge Hyomi en se postant devant lui.

_ La nuit avait bien commencée avant qu’il ne se réveille aux alentours de 5H45. Il était très agité et ne faisait qu’appeler le prénom d’un certain « Jongin ». Il essayait de se lever bien qu’il souffrait énormément alors nous avons décidé de le plonger dans un coma artificiel pour qu’il ne se mette pas en danger, annonce le médecin alors que je serre faiblement le bras de Sehun contre moi, blottissant mon visage entre mes bras qui emprisonnent sa main – toujours dans la mienne - pour cacher mes larmes qui coulent lentement contre mes joues suite à la douleur de l’information.

_ Je suis là maintenant, mon amour… Lui murmuré-je en embrassant délicatement ses doigts, je ne te laisse plus, je te le promets… 

 

10H58.

La tête toujours appuyée contre sa hanche, son bras disposé de façon à ce que sa main soit posée contre mon cou, je regarde le vide devant moi. Ma main est toujours agrippée à la sienne comme pour m’accrocher à ce qu’il me reste de lui. Je repense sans cesse aux paroles du médecin concernant son état de santé. Une larme silencieuse roule sur ma joue, se perdant dans le tissu de la couverture qui le recouvre. La porte s’ouvre soudainement mais je ne prends pas la peine de me retourner pour voir de qui il s’agit.

 

_ Salut les garçons, accueille gentiment Hyomi nos invités, me faisant finalement tourner la tête, Merci d’être venu lui rendre visite.

_ Bonjour, répondent en cœur Chanyeol et Baekhyun alors qu’elle se levait pour les prendre dans ses bras tour à tour. Salut Jongin, m’interpelle Baekhyun avec un petit sourire.

_ Je reviens… Préviens-je Sehun en embrassant sa main avant de rejoindre mes amis pour sortir de la chambre alors que son infirmière entrait.

_ Comment tu te sens ? Me demande Chanyeol en déposant sa main réconfortante sur mon épaule alors que je me laissais glisser le long du mur pour rejoindre le sol.

_ Tout était devant mes yeux et je n’ai rien vu venir… soufflé-je en prenant mon visage dans mes mains, me livrant enfin à quelqu’un depuis l’incident. J’aurais pu le protéger, continué-je en sanglotant, mon visage caché entre mes mains, j’aurais pu empêcher tout ça !

_ Ne dis pas ça Jongin… Ce n’est pas de ta faute, me rassure Baekhyun en s’asseyant près de moi, posant son menton sur mon épaule ainsi que sa main sur mon bras.

_ Il a raison, tout le monde sait que tu ferais tout pour le bien être de Sehun, alors ne rejette pas la faute sur toi, poursuit Chanyeol en faisant de même de l’autre côté.

_ Ils l’ont plongé dans un coma à cause de moi ! Leur avoué-je, ne retenant plus mes larmes et mes sanglots qui rendent mes paroles peu compréhensibles. Il m’appelait ! Je l’ai entendu m’appeler ! M’exclamé-je en glissant mes mains dans mes cheveux pour les agrippe violemment. Il avait besoin de moi et j’étais pas là ! Gémissais-je de douleur en imaginant mon petit ami agoniser en tentant de s’accrocher à quelque chose, mais se retrouvant totalement seul, livré à lui-même après tout ça. Je l’ai abandonné ! Reniflé-je bruyamment en tirant mes cheveux alors que chacun d’eux caressait vigoureusement mes bras pour me réconforter en vain.

 

Commentaire de l'auteur Et voila !
Première partie terminée ! Comment l'avez-vous trouvé ?
Pour rappel, il ne reste plus qu'un chapitre (enfin la seconde partie du chapitre avant la fin de la fiction !
Je vous dis donc à bientôt ! :D
  Commenter ce chapitre 
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>



© Fanfic Fr 2003 - 2021 / Mentions légales