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La ligue des mangoustes recherche de nouveaux héros
 par   - 122 lectures  - 1 commentaire [30 mai 2020 à 12:42:02]

Fan de manga et/ou de comics et écrivain dans l'âme, cette annonce s'adresse à vous !


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Musique

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EXO

Opération : Sauver papa et maman !!
[Histoire En hiatus]
Auteur: onepiecelove Vue: 283
[Publiée le: 2017-02-01]    [Mise à Jour: 2019-07-13]
G  Signaler Général/Romance/Humour/Action-Aventure/Science-Fiction/Amitié Commentaire : 1
Description:
Quand les treize enfants de Chanyeol et Baekhyun viennent du futur pour les sauver d'une mort atroce - et accessoirement la leur - des mains de Kris Wu un bordel spatial et émotionnel se met en marche...

Les enfants sont des idoles coréennes : BTS, SISTAR, MAMAMOO, Geun Seok, SEVENTEEN...

Je rassure, pas d'histoire compliquée !! juste un mélange générationel... Ça ce dit ça ?

Même si cela est LOGIQUE : c'est un MPREG.
Crédits:
Comment ça les EXO et les autres idoles ne m'appartiennent pas bordel ?
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Le stagiaire, la nouvelle et le caissier

[8134 mots]
Publié le: 2017-02-01Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Si je vous dis qu'il y a encore plus de prénom... Vous me répondez quoi ?
  • Une machine à voyager dans le temps ?

Baekhyun fixe son petit- ami avec un sourcil interrogateur. C’est quoi cette nouvelle lubie, sans déconner… Alors que celle qui consiste à construire un robot avec sa propre conscience n’a qu’un petit mois ! Quand Baekhyun à rencontrer le viril Park Chanyeol il y a de cela trois ans, il était à des années lumières de penser qu’en dépit de son physique… Qui plait beaucoup à Baekhyun - oui il va penser comme cela, « innocemment », pour ne pas fantasmer sur propre petit- ami - Chanyeol est en réalité un putain de génie des science § Il n’aime pas beaucoup le sport et adore fabriquer, créer toutes sorte de chose. Il passe des heures entières dans son atelier, une pièce crée spécialement pour lui dans la maison de ses parents.

  • Oui !! Répond Chanyeol tout excité.

Il fouille dans son bazar pour trouver le plan qu’il cherche.

  • Regarde ! Je sais qu’il faudra du temps, beaucoup de temps, mais ça peut marcher ! Je n’ai jamais réussi à faire des calculs aussi complexes en aussi peu de temps mais j’ai réussi ! Les calculs sont bons ! Enfin, je crois…

Baekhyun regarde le plan pour seulement faire plaisir à Chanyeol. Il les remonte ensuite vers le plus grand avec une pointe de désarroi. En voyant cela, Chanyeol se calme et enroule son plan, quelque peu gêné.

  • Désolé de m’être emporté. Comme toujours… Tu- Tu veux sortir au lieu de rester coincer ici ?

Là, Baekhyun éclate de rire. En se mettant sur la pointe des pieds, il s’accroche au cou d’un Chanyeol surprit et l’embrasse. Chanyeol rend bien sûr le baiser en enroulant ses bras autour de la taille du plus petit. Baekhyun rompt le baiser mais en rien ne se détache de son petit-ami, leurs lèvres se frôlant encore.

  • Je t’aime, Chanyeol. (Le cœur du plus grand loupe un battement, comme à chaque fois qu’il entend ces mots) alors non, je ne veux pas sortir. Après, si tu veux. Quand ton excitation pour une nouvelle invention que j’affectionne tant sera passée.

Chanyeol rougit un peu de honte. Il lui picore la bouche pour se faire pardonner.

  • Ça ne te dérange vraiment pas ? Demande-t-il entre deux baisers.

  • Non. Ricane le plus petit. J’aime ces moments où nous sommes tous les deux dans ton atelier où chacun est à ses propres occupations. J’aimes le fait que malgré que nous soyons dans la même pièce, nous pouvons faire des choses séparément. Bien évidemment, j’aimerai être le plus souvent possible avec toi mais pas non plus que l’on soit collés H vingt-quatre. Je pense que ce n’est pas bon pour un couple.

Chanyeol acquiesce sans pour autant avoir une opinion. En fait, avant l’arrivée de Baekhyun, Chanyeol était persuadé qu’il allait rester seul toute sa vie. Il ne comprend toujours pas pourquoi cet adorable petit brun est venu vers lui.

Baekhyun offre un dernier baiser à Chanyeol avant de se détacher complétement de lui en lui tapant les fesses et s’assoir sur le canapé que Chanyeol a installé spécialement pour lui. Amoureux de la lecture, Baekhyun attrape son livre du moment et s’installe confortablement. Chanyeol sourit une dernière fois et se presse vers ses tables de travails.

Une fois que Chanyeol est entré dans son monde à lui, oubliant tout ce qui se trouve autour, Baekhyun pose son bouquin sur ses genoux et le fixe amoureusement. Au début, il a juste abordé Chanyeol parce que bordel, il est carrément canon ! Mais, quand au fur et à mesure du temps qu’ils passaient ensemble, Chanyeol l’a invité chez lui pour lui avouer son terrible secret – sa passion pour les sciences – Baekhyun en est tombé des nues. Il est où le quater back torse nue dans la boue ?

Bon ça… Baekhyun doit avouer qu’il n’est pas déçu. Il se souvient très bien de leur première fois ensemble, sur ce même canapé et les tablettes de chocolats étaient bien présentes ! Et elles le sont toujours… C’est de cette façon que Baekhyun a découvert que Chanyeol fait du sport en cachette, pour lui plaire.

Mais Baekhyun ne s’était pas arrêté à cela. Même s’il espérait plus avec le géant à l’époque, il était avant tout son ami. Donc il a accepté son passe-temps favori sans hésiter. Oui, il était très surpris mais où est le problème, si c’est sa passion ? C’est à ce moment-là que le canapé est arrivé et que Baekhyun passait tout son temps chez le plus grand. Il tombait un peu plus chaque jour pour lui en le voyant créer toutes sorte de chose avec autant de passion. Et à un moment donné, il a craqué. Il l’a embrassé et s’est confessé en une minute chrono, montre en main. Chanyeol l’a fait aussitôt également mais avec plus de timidité.

Et voilà comment leur histoire à débuter il y a maintenant deux ans. Et Baekhyun ne voit pas ce qui pourrait dérégler leur bonheur.

***

Chanyeol regarde une dernière fois son portable en attendant son professeur.

« Fait chier ! Ils me foutent un stagiaire alors que je suis seulement apprenti ! »

Le plus grand rigole au dernier sms qu’il a reçu de son petit-ami puis, il pianote une réponse.

« Courage petit Baek ! Pense que si tu veux vraiment faire ce métier, tu en auras beaucoup des stagiaires »

Petit Baek… Il n’a jamais autant affectionné un surnom donné par lui-même. Et si Baekhyun ne l’aime pas et bien… Il arrive parfaitement à ne pas le montrer.

« Mouai… Je te laisse Chan, le patron se ramène avec le stagiaire ! Je t’aime ! »

Chanyeol sourit comme un benêt. Merde ça fait deux ans maintenant, il faut qu’il arrive à s’y habituer ! Il faut dire qu’avec ses délires trop voyant, Chanyeol n’a pas vraiment d’amis. Tout le monde le traite de bizarre dans cette école d’ingénieur qu’il a, bien évidemment réussi les examens d’entrée haut la main, depuis quatre mois et demi. Mais puisqu’il a Baekhyun, cela l’atteint beaucoup moins qu’il ne l’aurait imaginé. C’est donc heureux qu’il met son portable en silencieux quand le professeur entre. Il fronce les sourcils d’étonnement en voyant une jeune fille le suivre docilement jusqu’au bureau.

Le silence se fait dans la classe en très peu de temps. Il faut dire qu’il ne faut pas trop le contrarier, le Professeur Zion.T, malgré qu’il soit tout de même sympa.

  • Bonjour à tous. J’espère que vous avez passé un bon week-end.

Une vague de « oui » « trop bien ! » « La merde ! » « Je me suis fait chier » prend place avant que le silence revienne au galop. C’est comme un rituel qui se répète tous les lundis matin. Et comme à chaque fois, Chanyeol n’ouvre pas la bouche. Il se contente de fixer la nouvelle venue. Les gens de sa classe sont tout comme lui des génies mais ils sont également des gros cons. Les filles comme les garçons. Il commence à avoir peur pour la nouvelle car elle va se faire bouffer en moins de deux. Elle a l’air si fragile… Et il est trop froussard pour intervenir auprès de ces gars qui aiment la bagarre malgré leur intelligence.

  • Je vois, vous aussi, vous ne m’avez pas manqué. Sourit le professeur. Bien ! (Il claque dans ses mains.) Je remarque où vos yeux se posent, je vais donc faire les présentations. Voici Kim Ji Soo. Elle vient d’être transférée et à seulement dix-huit ans alors je vous demanderai de ne pas être vous-même, donc, de ne pas être de gros lourd et de prendre soin d’elle dans le bon terme ! Bande de petit con, vous croyez que je ne vois pas vos sourire, là !

Un petit ricanement général prend place. Chanyeol n’y participe bien évidemment pas, comme d’habitude, mais il doit avouer que le fait que la jeune fille le fixe le bloque un peu aussi. Elle n’a vraiment que dix-huit ans ? Whoua, Chanyeol est tout de même impressionné. De son côté, Ji Soo sait que ce n’est pas discret et que ça risque de compromettre la mission d’une façon ou d’une autre mais elle ne pas s’empêcher de le fixer. A son époque, cela fait déjà un mois que son père a disparu.

Quand Geun Seok a suggéré que ça serait mieux de changer de nom pour plus de sécurité, Ji Soo avait fait la moue mais s’est pliée à cette règle sans rechigner. Même si elle est un peu en froid avec son père en ce moment, elle aime porter le nom de famille de son paternel. Comme un trésor.

Elle reporte son attention sur son professeur quand il l’appelle et Chanyeol remarque qu’il avait retenu sa respiration. Ok, ça, il ne le dira pas à Baekhyun. Zion.T demande à la jeune fille de se présenter pour commencer le cours.

  • Annyeonghaseyo ! Je m’appelle Ji Soo, merci de prendre soin de moi !

Elle se courbe et ignore les quelques sifflements. Trois garçons tentent d’éviter les cahiers que leur professeur leur lance en pleine face, sans trop de succès.

  • Yah ! Vous voulez déjà aller au bureau du directeur ? A huit heures du matin ? Aish… Ji Soo, je t’en prie, va t’assoir à la place libre que tu-

Ji Soo, sans regarder son professeur, part s’assoir avant qu’il n’ait finit sa phrase. L’étonnement prend place alors chez tout le monde.

  • Ou prend place maintenant sans m’écouter. Finit Zion.T, abasourdi.

Les étudiant sont encore plus choqués quand elle choisit, sans hésiter, la place vide à côté de Chanyeol. Non en fait, c’est ce dernier le plus surprit de tous.

« Nous connaissons ton caractère et même si nous savons que tu ne le feras pas, essaie d’être le plus discrète possible, Ji Soo. »

Un petit sourire nait sur le visage de la jeune fille à ce souvenir de ses frères et sœurs. Non, elle n’a pas envie de foutre en l’air la mission et de voir mourir ses parents mais elle n’a pas envie d’être discrète à cent pour cent. Ce n’est pas son genre.

Chanyeol, lui, panique. Oui, oui, il panique. En triturant ses doigts, il ose demander d’une voix basse une fois l’attention des autres sur leur cours :

  • Euh… Tu-tu… Tu es sûr de vouloir t’assoir ici ?

La voix timide de Chanyeol est ce qui surprend la petite dernière de la fratrie. Donc, à cette époque, il était… Timide ? Elle connait son père, très diplomate mais pas aussi timide que ce qu’elle a sous les yeux ! Fronçant les sourcils, elle répond de façon sèche, mais c’est surtout parce qu’elle ne comprend pas :

  • Bien sûr, pourquoi ?

Chanyeol se bloque. Bon, c’est vrai que ça peut paraitre une question assez bizarre mais il n’y a pas besoin d’être aussi sèche…

  • Eumm… Excuse-moi. Dit Chanyeol en baissant la tête sur ses cours.

De plus en plus surprise, Ji Soo ne reconnait pas là l’homme qui lui a donné la passion des sciences, environ trente ans plus tard. Elle tourne alors le regard vers les quelques gloussements discrets aux tables d’à côtés. Des gloussements moqueurs dont Ji Soo ne comprend vraiment pas l’utilité.

Un « D’où il croit avoir ses chances avec la nouvelle en lui parlant, ce looser de Chanyeol ? » chuchoté à son voisin par un gars de la classe juste devant Chanyeol se fait entendre. D’autres gloussements interviennent. Cette fois, Ji Soo se sent en colère. Un défaut qui donne souvent des bleus à ses frères : elle s’énerve assez vite.

  • Minho, je sais que c’est toi qui l’ouvre. Alors tu l’as ferme. Intervient Zion.T.

  • Oui, monsieur. Continu de sourire le dit Minho.

Cette nonchalance énerve encore plus la jeune fille.

  • Qu’il continu à se foutre de la gueule de Chanyeol et de lécher les bottes du prof, il ratera son année et je me ferais un plaisir de le voir chialer comme jamais.

Alors là, l’étonnement n’est plus un mot assez fort pour montrer le ressenti de la classe entière. Chanyeol a de suite levé la tête, des yeux aussi gros que des planètes alors que Minho se retourne doucement, la bouche ouverte, vers une Ji Soo, bras croisés sur sa poitrine, avec un sourire fier mais qui sonne comme un défi. Zion.T, comme son boulot de prof devrait l’obliger, ne reprends pas Ji Soo mais, sourit de façon assez carnassière.

  • On dirait que quelqu’un a enfin le courage pour te défier, Minho. Une fille, en plus ! On va bien rigoler !

Le dit Minho continu de la regarde alors avec son regard noir qui lui est propre et qui lui a permis d’être le « boss » de cette université, mais comme il fait ricaner Ji Soo qui laisse un « ridicule » sortir, Minho commence à rager. Zion.T, plus rapide, ne le lui laisse pas le temps de dire quoi que ce soit et lui fait comprendre que malgré le fait que Ji Soo joue avec le feu, il pense qu’elle est plus maligne que lui et que par conséquent, c’est lui qui se prendrait toutes les sanctions. Minho grogne, fait comprendre à Ji Soo qu’il en a pas fini avec elle mais la jeune fille ne fait que lever les yeux au ciel.

Le cours reprend normalement et alors que Chanyeol fait un signe de tête à la jeune fille pour le remercier d’avoir à moitié pris sa défense, cette dernière décide de lui sourire car c’est mieux pour elle si elle veut l’approcher au plus prés. La première fois, c’est la surprise qu’il l’a fait réagir si férocement.

Rassuré, Chanyeol peut arrêter de suer à grosse gouttes et se concentrer sur le cours. Ji Soo, elle, lance des regards discrets mais insistants – comme Jae Joong lui a appris et Chanyeol n’y voit que du feu – vers son voisin. En deux-mille cinquante-deux, si quelqu’un lui avait dit que le grand Park Chanyeol, cette personne qu’elle adule malgré leur froid en ce moment, est en réalité un grand timide soumit, elle lui aurait casser la gueule sans hésiter.

La dernière conversation qu’elle a eu avec son père est une dispute assez violente avec pour derniers mots « Je te déteste ! Pourquoi tu n’es pas un père pour moi ? » ce genre de chose – qu’elle ne pense évidemment pas – mais cela ne l’empêche pas d’être déterminer de le protéger de Kris.

Avec sa vie s’il le faut.

***

Baekhyun est déjà sur les nerfs et il est à peine huit heures du matin ! Putain ! Personne ne se démène dans cette maison d’édition pour lui apprendre les bases du métier – il se débrouille tout seul depuis presque deux ans – et on lui fout un stagiaire ! C’est une blague ?!

C’est rageant, qu’il prend – froisse – une pile de papier et s’installe à son bureau. Il commence à travailler dix minutes mais il est tellement en rogne qu’il balance son stylo et soupire. Seule solution pour qu’il se calme : Chanyeol. Généralement, il sait que le lundi matin, son prof n’arrive que vingt minutes après la sonnerie, alors il envoie un message de plainte.

Petit Baek… Baekhyun n’aime pas trop que l’on le considère comme petit mais qu’est- ce qu’il aime ce surnom ! Il ne le dit pas à Chanyeol pour ne pas que ce dernier en profite plus, mais ne pas trop sourire quand il l’appelle comme cela, devient de plus en plus difficile pour le plus petit.

Tout ce que dit Chanyeol est vrai. S’il décide de monter sa propre maison d’édition, il en aura des stagiaires !... Qu’il refoulera à ses apprentis. Cette pensée le fait légèrement sourire. Un dernier message à Chanyeol et Baekhyun se lève pour accueillir le directeur qui est, bien évidemment, accompagné d’un jeune garçon.

Un visage timide qui n’ose pas trop le regarder dans les yeux. Génial…

  • Ah, Baekhyun ! Je te présente Kim Jungkook. Il sera ton stagiaire durant le prochain mois et si ça se passe bien, on pourra peut-être le prolonger. Annonce J.Y Park, le directeur.

« Et si ça se passe bien on pourra le prolonger et gniagniagnia… » Mais Baekhyun sourit – faussement – mais il sourit en se rapprochant. Statufié, Jungkook se demande maintenant si c’est une bonne idée que ça soit lui qui se rapproche de leur mère… Mais si Hwa Sa l’a désigné sans hésiter, c’est qu’il doit y avoir une raison. Il se courbe avec une petite voix :

  • Annyeonghaseyo, je suis Kim Jungkook. Merci de prendre soin de moi.

Baekhyun a un peu pitié de lui. Il se retient de lever les yeux au ciel et lui rend son salut poliment.

  • Baekhyun sera ton Maitre de stage. Va donc le voir si tu as des questions ou des problèmes.

Jungkook hoche doucement la tête vers le directeur. De son côté, Baekhyun fulmine aux mots de celui-ci et après avoir rapidement listé les avantages et les inconvénients de tuer son directeur, il décide de le tuer quand même mais d’attendre d’avoir son diplôme.

  • Oui, j’y répondrait avec joie !

Il ne se savait pas aussi bon menteur.

Encore une fois, trop perturbé d’être devant la personne qu’il aime le plus au monde sans que ce dernier ne le sache, Jungkook ne peut que donner un petit hochement de tête nerveux pour le remercier. Et c’est encore pire quand le directeur sort de la pièce, les laissant seul.

J.Y Park parti, Baekhyun perd instantanément son sourire ce qui glace le sang de son fils. Ah… Il avait donc déjà ce fameux faux sourire en deux-mille seize… Jungkook se tient droit comme un piquet, attendant que Baekhyun parle en premier. Ce qu’il fait sans perdre de temps :

  • Je suppose que tu n’as aucunes connaissances dans le domaine de l’édition...

FAUX ! Depuis tout petit, Jungkook squatte le bureau de sa mère – éditeur en herbe – pour à la base, être simplement avec lui. Il ne faisait jamais de bruit et n’embêtait jamais Baekhyun durant ses heures de travail. Il emmenait ses jouets, ses coloriages, ses devoirs quand il grandissait… Mais il restait toujours dans un coin du bureau où quelque fois, sa mère venait lui caressait les cheveux.

Mais au fur et à mesure du temps, il l’observait travailler. Baekhyun était un travailleur rapide – ce qui également le cas en deux mille seize - mais tellement admiratif, Jungkook suivait tranquillement ses mouvements, sa façon de travailler, son organisation… En quinze ans environ, Jungkook a appris le métier d’éditeur en regardant sa mère.

  • J’ai quelques connaissances. Je me suis beaucoup documenter pour savoir si cela me plaisait mais je reste un stagiaire, désolé.

Ses yeux font navettes entre le sol et Baekhyun qui semble réfléchir. C’est vrai que ce gamin n’a pas choisi son maitre de stage. C’est juste la faute du directeur qui veut prendre des stagiaires pour son image mais qui ne veut pas s’en occuper. Il soupire.

  • C’est vrai… D’accord. Voilà ce que je te propose : Au lieu de te donner d’autres tâches que les miennes, tu vas plutôt m’assister. Cela ira plus vite et tu pourras voir comment on procède. Ça te va ?

« Au fait, Jungkook ! Essaie de ne pas sourire comme un benêt à chaque fois que maman te parlera » Jungkook n’est plus très sûr de tenir la promesse qu’il a faite à ses frères et sœurs avec une proposition pareille !

  • Euh… Jungkook ?

Ce dernier sursaute légèrement et perd l’envie de sourire en voyant le regard sévère de Baekhyun.

  • Mm. Oui, pardon.

Mais son sourire intérieur est immense. Il ne demande pas mieux !

  • Tu ne m’as pas l’air méchant et je pense que tu ne souhaites qu’apprendre. Mais essaye d’être plus attentif. On dirait que tu en peu tête en l’air.

Il n’aime pas faire de remarque surtout aussi rapidement, mais la colère encore présente en lui, il n’a pas pu s’en empêcher. Plus déterminé, Jungkook hoche la tête en souriant. Lui aussi n’a pas pu s’en empêcher.

  • Donc on va commencer par trier le courrier des lecteurs. Tu vois, on commence par…

Jungkook ne l’écoute plus. En même temps, il sait très bien comment Baekhyun trie le courrier des lecteurs. Il en profite donc pour sourire de toutes ses dents en fixant sa mère, qui, dans son monde, ne le voit pas. Un mois… Un mois que sa mère a disparu ! S’il n’y aurait pas ses frères et sœurs, il serait totalement en panique.

  • Tu as compris ?

Son fils diminue beaucoup son sourire pour qu’il ne soit plus qu’un sourire de politesse.

  • Oui !

  • Très bien. Je coupe la pile en deux et au boulot !

Les deux se placent, côte à côte, et Jungkook, aux anges, en oublie presque sa mission. Presque… S’il voit l’ombre d’un Kris dans les parages, il n’hésitera pas à faire barrière humaine pour celui qui lui a donné la vie.

***

  • Et bien tu vois, il ne fallait pas être si grognon ! Ricane Chanyeol.

Au téléphone avec son petit Baek, ce dernier est d’une voix incertaine. Il ne sait plus trop quoi penser. C’est qu’en réalité, il a très bien bossé le stagiaire !

  • C’est juste le fait d’en avoir un alors que toi tu n’as eu personne pour t’apprendre qui t’énerve.

Baekhyun grogne.

  • Tu étais censé me rassurer avec des mots doux ! Pas me balancer la triste vérité en pleine tronche !

Chanyeol rigole encore plus. En vérifiant autour de lui que personne l’écoute, il continu avec une voix plus basse :

  • Et le fait que je t’aime est une triste vérité, aussi ?

  • Bah maintenant, je ne sais plus.

Imaginant très bien la moue boudeuse de son copain, Chanyeol tente de ne pas rigoler trop fort.

  • Et toi ? On ne t’a pas trop emmerdé ce matin ?

Chanyeol met du temps à répondre, ne sachant pas trop par où commencer.

  • Je t’avouerais que je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé ce matin.

  • Comment ça ?

Il peut sentir de l’inquiétude dans la voix de Baekhyun.

  • Rien d’alarmant ! Mais, il y a… Il y a une nouvelle et…

  • Et je te jure que si tu me dis qu’elle te plait, t’es un homme mort, Park Chanyeol.

  • Non !

Les quelques personnes proches de Chanyeol sur l’immense table de cantine se tournent vers lui, suite à ce cri. Au bout de la table, seul, Chanyeol rougit un peu de honte avant de reprendre plus doucement :

  • Je me sens blessé que tu penses cela !

  • Désolé, désolé…

  • Ce n’est rien. Dit finalement Chanyeol. Pour tout te dire, c’est juste que cette fille, d’à peine dix-huit ans, truc de dingue, m’a défendu ferme.

  • Vraiment ?

  • Oui ! Ou alors… Je ne l’ai peut-être qu’imaginé…

Baekhyun ricane de façon adorable ce qui fait sourire Chanyeol.

  • Je suis content si quelqu’un ne te déteste pas. Même si c’est une fille, vraiment ! Et désolé d’avoir douté de toi.

  • Ce n’est pas grave. Tu sais… Je me retiens de te demander comment est ce stagiaire ? Physiquement je veux dire… Car je flippe un peu…

Cette fois, Chanyeol rougit vraiment de honte. Il se cache en baissant au maximum la tête. A l’autre bout du fil, Baekhyun explose de rire.

  • Alors là, tu n’as rien à craindre mon amour. Il ne doit pas avoir plus que ta nouvelle en âge et il est d’une timidité qui m’horripile quelque peu mais je pense qu’il doit juste être impressionné.

Chanyeol plisse du nez.

  • Je te rappelle que quand on s’est connu, j’étais tout ce qu’il y a de timide parce que justement, tu m’impressionnais ! Et tu m’impressionne toujours…

Attendri, Baekhyun sourit largement même s’il sait que Chanyeol ne le voit pas.

  • Qu’est-ce que… ?

  • Qu’est-ce qu’il se passe ? Demande Baekhyun.

Chanyeol ne répond pas et se contente de fixer Ji Soo qui s’est installé en face de lui comme si de rien n’était.

  • Chanyeol ?

  • Je crois que je suis entré dans une autre dimension.

  • Quoi ? Attends, ne quitte pas, le stagiaire veut me parler.

  • Le stagiaire ?

C’est plus fort que lui, il faut qu’il flippe. Il en oublie Ji Soo qui en profite pour sourire, satisfaite d’avoir une preuve que Jungkook va bien, qu’il n’est toujours pas mort de manque d’oxygène. Ça lui arrive. Surtout quand leur mère lui sourit.

  • J’ai le pire patron du monde ! Je dois y retourner, Chan ! Je suis désolé ! Je t’aime !

  • Tu as mangé au moins ? Se précipite Chanyeol.

Mais Baekhyun a déjà raccroché. Refrogné, Chanyeol range son portable dans sa poche et c’est à ce moment-là qu’il remarque les regards curieux sur lui. Comme d’habitude, il les ignore en prenant sa fourchette.

  • Moi non plus je ne sais pourquoi elle reste avec moi, pas la peine de me fixer. Murmure-t-il.

  • Petite-amie ? Demande-t-elle avec naturelle.

Elle ne parle pas assez fort pour que ceux qui sont sur la même table entendent mais c’est bien le dernier des soucis de Chanyeol. Il en a presque lâché sa fourchette et pour la énième fois de la journée, la regarde avec des yeux ronds. Ji Soo le fixe, attend la réponse qui ne vient pas et reprend une bouchée de son repas.

  • Ou petit-ami aussi. L’amour est le même.

Chanyeol bégaie. En fait, il ne sait même pas s’il doit dire quelque chose ou non. Cela fait sourire sa fille.

  • Petit-ami alors. Il s’appelle comment ?

Mais, mais, mais… D’où sort-elle cette assurance alors qu’elle parle d’un sujet assez intime et privé ?

Ji Soo, elle, jubile. N’en croyant toujours pas ses yeux que son père était en réalité aussi timide que Jungkook, n’a pas pu résister à la tentation : le taquiner. Si les autres apprennent cela, elle se fera sûrement engueler donc elle va faire en sorte qu’ils ne le sachent pas.

Chanyeol est en beugue total. Il est hors de question qu’il lui dise le prénom de son petit-ami ! D’accord, il a très bien compris qu’elle a percé un secret qu’il garde depuis son entrée dans cette université et que mentir ne servirai à rien mais de-là à dire le prénom de…

  • Baekhyun.

C’est sorti tout seul. Il ferme les yeux en se mordant la lèvre inférieure. Mais quel idiot !

  • Ne t’inquiète pas, je ne dirais rien. Ricane Ji Soo.

D’un autre côté, une part d’elle est rassurée. Elle le savait qu’à cette époque, ses parents étaient déjà ensemble mais sait-on jamais… Il la regarde boire sa bouteille d’eau, méfiant. Peut-il vraiment lui faire confiance ? Si ça se trouve, elle est de mèche avec Minho ! Chanyeol secoue la tête. Non. Il ne faut être aussi débile. Quoi que…

Il finit par simplement hocher la tête pour la remercier et commence enfin à manger mais…

  • Vous êtes ensemble depuis combien de temps ?

***

  • Tu es sûr que ce n’est que ton premier stage ?

Jungkook lève un regard interrogateur sur Baekhyun. En voyant le sourcil relevé de ce dernier, Jungkook commence à paniquer.

  • Ou-oui, pourquoi ? Je… Je ne fais pas comme il le faut ?

Sa mère aurait-il changé son organisation au fil des années avant sa naissance ?

  • Non, au contraire ! Tu t’es plutôt bien débrouillé ! Un peu trop même…

C’est au tour de Jungkook de plisser les yeux. Depuis quand sa mère est-il si méfiant ? Jungkook cherche dans sa mémoire la dernière fois qu’il l’a vu ainsi mais il ne trouve rien ! Remarquant Baekhyun en train de s’impatienter, il répond une excuse trouvée sur la volée :

  • J’ai… J’ai compris que… Que j’étais un poids pour toi et… (Il se concentre pour ne pas se jeter dans les bras de sa mère lorsque celui-ci lance un regard désolé qu’il n’a pas pu retenir) et j’ai tendance à trop bien faire pour ne pas déranger les gens et montrer que j’en suis capable. Ça me met sous pression et… Voilà.

Jungkook se répète à lui-même : Une putain de réponse trouvée sur la volée.

  • Mes frères et sœurs ont tendance à me répéter que je devrais voir cela comme une qualité. Finit par ricaner Jungkook.

Baekhyun ne répond rien durant quelques secondes formant une boule de stress dans le ventre de son fils.

  • Dans un sens, ils ont raison. Soupire Baekhyun avec un petit sourire. Et… Il est vrai… Qu’au début… Je te voyais plus comme un boulet au pied qu’autre chose. J’en suis désolé.

Jungkook lui fait comprendre par des gestes que s’est déjà oublié. De toute façon, sa mère peut le poignarder dans le dos que Jungkook ne lui en voudra jamais.

  • Non, vraiment. Insiste Baekhyun. Si tu continu comme cela, je n’aurais plus d’heure supp à faire !

Il rigole et Jungkook le suit, ne sachant quoi faire d’autre. C’est à ce moment que Baekhyun pense au SMS qu’il a reçu de Chanyeol, disant comme quoi il avait invité Ji Soo à boire un café avec eux. Baekhyun avait d’abord grimacé. Ces moments à deux, Baekhyun, il les chérit. Généralement, tous les soirs, quand Baekhyun ne fait pas des horaires de ouf, ils se retrouvent tous les deux dans le même café depuis qu’ils ne sont plus dans la même école.

Mais il avait ensuite souri parce Chanyeol a utilisé trois SMS pour lui dire cela car par la suite, il a écrit des phrases et des phrases pour demander à son copain si c’est en fait, une bonne idée, qu’il l’a juste invité pour la remercier et que ça serait une bonne idée que Baekhyun la voit pour qu’il soit plus rassuré. Ce dernier a alors imaginé un Chanyeol en total panique et cela lui a permis de voir les choses différemment.

Effectivement, ce serait une bonne idée de la rencontrer pour de vrai, se rassurer, mais aussi faire comprendre à Chanyeol que ça ne lui gêne vraiment pas s’il traine avec elle à l’université. Il s’inquiète énormément de la solitude de Chanyeol alors si cette fille peut arranger les choses… Sans aller plus loin, hein ! Il ne faudrait pas qu’elle abuse !

Il se dit alors que ça ne serait pas mal d’emmener Jungkook aussi. Que Chanyeol se rassure également.

  • Bon bah… Je vais y aller. A demain.

Jungkook se dit qu’il aurait pu être plus enthousiaste mais sa mère l’intimide tellement – même à cette époque – qu’il n’a pu sortir qu’un timide au revoir ! Il se sent si pathétique.

  • Attends !

Baekhyun se tait suite à ce mot qui a sonné plus comme un cri. Il se racle la gorge et reprend alors que Jungkook ne cligne plus des yeux.

  • Hum… Je vais rejoindre mon copain et… La nouvelle de son lycée qu’il veut me présenter…

Jungkook voit bien le début de grimace qui nait sur le visage de Baekhyun et se retient de rire, sachant pertinemment qui est la nouvelle.

« Si tu savais à quel point tu n’as rien à craindre, maman ! » Il se maudit de ne pas pouvoir le rassurer. Ni de l’appeler maman ouvertement. Eh bien, Jungkook ne donne pas cher de sa peau avec cette mission !

  • Et je voulais savoir si tu voulais te joindre à nous ? Je pourrais te présenter aussi et je te paie la consommation pour me faire pardonner de mon comportement.

Là, Jungkook panique et le montre, ne pouvant pas vraiment le cacher. Doit-il accepter ? Refuser ? Pourquoi Ji Soo a-t-elle accepté ? Est-ce elle qui l’a proposé ? Que dirait Hwa Sa bordel !!!!

  • Tu n’es pas du genre social ? Tu es tout blanc… S’inquiète Baekhyun. Tu sais, c’est juste un simple café avec seulement deux autres personnes.

  • Non, non, ce n’est pas ça c’est juste que… Tu n’as rien à te faire pardonner, tu sais.

  • Ça, c’est ce que tu dis. Mais moi, je veux me faire pardonner.

  • Mais… Mais… Je ne veux pas être encore plus un b…

  • Tu vas vraiment refuser une invitation lancée avec politesse ? Rétorque Baekhyun.

Au lieu de se figer comme à son habitude, Jungkook sort un petit ricanement amusé. Il se revoit des années auparavant où sa mère lui faisait une leçon de moral. Il finissait toujours par baisser la tête en s’excusant et obéir à sa mère.

Et aujourd’hui n’est pas une exception.

  • Cool ! Mais il ne faut pas que ça te fasse chier non plus, hein.

  • Non, pas du tout, au contraire ! Je ne demande que ça… Que l’on s’entende bien…

  • C’est vrai que ce n’est pas cool quand on travaille dans une ambiance de merde. Dit Baekhyun en enfilant son manteau.

  • Oui.

« On va dire ça… » Finit par penser le plus jeune.

***

San Cheong est plutôt du genre moqueur. Pas méchant, mais il aime beaucoup se foutre de la gueule de ses frères et sœurs dès que l’occasion se présente. Et là, il doit dire que… Il ne remerciera jamais assez le ciel de lui donner un tel spectacle.

Caissier dans le petit restaurant – mais dont les trois quarts des bénéfices sont réalisés grâce au bar – où ses parents se retrouvent toujours, il profite de sa pause, adosser contre un mur les bras croisés, pour se moquer ouvertement de son petit frère et de sa petite sœur. Et ces derniers ont bien compris que leur ainé se foutaient littéralement de leur gueule. Le premier, ne sait pas où regarder, gêné, mais la deuxième, au contraire, ne se gêne pas de foudroyer San Cheong du regard et celui-ci sait très bien qu’elle doit l’insulter en plusieurs langues.

Il faut dire que voir ses deux parents les présenter l’un l’autre est une situation qui lui plait beaucoup.

Baekhyun regarde Ji So de la tête au pied.

  • Elle est plutôt jolie…

Alors que San Cheong évite de sortir son plus gros fou rire de l’année et que Jungkook voit son estomac se tordre de gêne et de stress, Ji Soo, elle, remercie sa mère, sereine avant d’ajouter :

  • Je te remercie, Baekhyun. Je sais que les mots sont assez futiles mais je te prouverai que tu n’as rien à craindre de moi.

San Cheong lève les yeux au ciel alors que Jungkook voudrait tellement se ronger les doigts ! Mais ne voulant en aucun cas avoir l’attention sur lui car il ne saurait gérer comme sa petite sœur, il se retient.

  • J’aime bien cette petite. Sourit sincèrement Baekhyun à son petit-ami.

Ce dit petit-ami soupir de soulagement. Franchement, il la voyait déjà, la crise de jalousie. Ji Soo ricane de façon à s’attirer encore plus la sympathie de sa mère – aussi bien pour la mission que pour son amour propre – alors que Jungkook s’autorise un sourire amusé. C’est en le voyant que Baekhyun le présente à Chanyeol.

Autant Chanyeol et Baekhyun ne savent rien, autant San Cheong et Ji Soo savent que Jungkook et leur père ne sont pas particulièrement proche. Jungkook n’a pas de juste milieu avec ses parents. Il vénère sa mère autant qu’il… Ignore son père. Ils ne se détestent pas juste… Ils ne sont pas proche. C’est tout.

Alors, quand Chanyeol tend sa main à Jungkook, le frère et la sœur de celui-ci se demandent comment il va réagir. Mais contre toutes attentes, Jungkook lui serre la main avec empressement. Comme s’il attendait ce geste depuis des années et des années.

C’est donc un peu tremblant d’excitation et de bonheur qu’il serre la main de son paternel et c’est au tour de Ji Soo et de San Cheong de se maudire de ne pouvoir rien faire pour le calmer. Mais apparemment, leur mère lui a – encore une fois - donné du courage car il prend la parole de son plein gré, sa voix, assurée :

  • Désolé… Je dois avouer que je ne suis pas à l’aise avec les gens en général.

C’est une triste vérité, même en deux-mille cinquante-deux.

  • Ah… Ne t’inquiète pas, ce n’est rien. Il faut de tout pour faire un monde, haha.

Tous caractères confondus, ses trois enfants soupirent intérieurement, lasses : leur père n’avait déjà pas de tact en deux-mille seize. Cela et se gratter l’arrière de la tête quand il est gêné à ce qu’ils voient également. Ji Soo et San Cheong voient aussi d’où vient la timidité de Jungkook : de leur père et de la surprotection de leur mère.

Ce dernier prend la parole en montrant sans aucunes gênes Jungkook avec de grands gestes :

  • Tu vois, il est trop jeune pour moi donc, tu n’as rien à craindre aussi.

En tout cas, leur mère n’a pas tellement changé depuis deux-mille seize…

Gêné comme jamais, Jungkook détourne la tête pour ne pas montrer la couleur rouge de ses joues. Il va mourir dans très peu de temps si ça continu !... Ils entendent tous quelqu’un pouffer fortement et ils se retournent vers le caissier qui semble lire quelque chose d’amusant sur son téléphone. Le couple ne s’en préoccupe donc pas plus alors que Ji Soo et Jungkook voudrait tout simplement l’étrangler. Oui, même Jungkook car ils savent pertinemment que ce n’est pas son téléphone qui le fait rire mais bien ce que Baekhyun a dit.

Chanyeol aussi ne sent pas trop à l’aise sur le coup. Donc il propose de commander. Les autres acquiescent et ils se dirigent vers les caisses. C’est à ce moment que San Cheong intervient. Son collègue lui rappelle qu’il a encore cinq minutes de pause mais avec un sourire sincère, le jeune homme lui fait comprendre que c’est cadeau.

Comme si son collègue allait l’empêcher d’interagir avec ses parents…

San Cheong est plus proche de son père que de sa mère même s’il est en froid avec aucun des deux. Avant l’arrivée de Ji Soo, il était celui qui testait les expériences de son père. Ils ont passés de très bons moments ensemble. Mais c’est vraiment avec le sourire qu’il a passé le flambeau à Ji Soo pour se concentrer sur l’organisation secrète que Hwa Sa a créé.

  • Bonjour et bienvenu ! Que puis-je vous servir ?

Sans grande surprise, c’est Baekhyun qui prend la parole avec assurance :

  • Bonjour ! Taemin n’est plus là ?

  • Il est parti en formation. Je le remplace. Je m’appelle San Cheong, pour vous servir.

Il se courbe avec grâce. Ji Soo lève encore une fois les yeux au ciel. C’est quoi cette surenchère ? Jungkook ne dit rien et le laisse gérer, presque jaloux de cette assurance.

  • Ah oui, c’est vrai il nous en avait parlé ! Dit Baekhyun en regardant Chanyeol avant de remettre son regard sur le serveur. Eh bien, j’aimerais…

« J’aimerai » pas « je voudrais » Baekhyun serait presque en train de les reprendre et cela fait du bien aux trois enfant d’entendre leur mère parler ainsi.

C’est aussi dans ses moments qu’ils veulent crier « Bordel, mais où vous êtes !! »

  • Un grand café serré, un chocolat chaud et… (Il se retournent vers les deux nouveaux) Vous prendrez quoi ? J’invite. Finit-il par dire en voyant Jungkook commencer à parler pour dire quelque chose du genre « ce n’est pas la peine ».

Donc après une hésitation, Jungkook finit par répondre un Américano alors que la caractériel Ji Soo prend un délicieux chocolat liégeois.

Ils finissent par s’assoir autour d’une table et plus le temps passe, plus San Cheong est mort de rire. Bidonné comme jamais, il rigole tout de même silencieusement pour ne pas attirer l’attention mais son frère et sa sœur peuvent aisément le voir, caché derrière un poteau, ouvrir grand la bouche avec un énorme sourire que la petite dernière voudrait arracher car leur mère essaie, sans discrétion de la mettre en couple avec Jungkook pour ne plus avoir ce tiraillement de doute.

Jungkook a failli faire un AVC après s’être étouffé quand Baekhyun a sorti un innocent :  « Vous iriez tellement bien ensemble, hein Chanyeol ? » alors que Ji Soo voudrait simplement tout dire pour ne plus subir cette humiliation qu’elle en lâche un « aish ».

***

  • Je viens d’avoir San Cheong. Il paraitrait que Ji Soo et Jungkook s’en sortent aussi bien que papa et maman. Surtout maman. Ricane Geun Seok.

Restée avec son frère dans la machine, Hwa Sa sourit pour plusieurs choses. La mission commence plutôt bien, Ji Soo n’a pas encore fait trop de dégât aussi bien que Jungkook n’a pas encore fait de crise cardiaque, San Cheong s’amuse et par-dessus-tout, ses parents sont vivants et en bonne santé. En deux-mille seize en tout cas. Car en deux-mille cinquante-deux… Ne pas savoir l’état de santé de leur parent est assez oppressant.

  • Mais… Reprend Geun Seok, es-tu sûre que Ji Soo et Jungkook sont un bon choix pour approcher nos parents ? Tu sais que Ji Soo a un compte à rendre avec papa et que Jungkook… Eh bien, c’est Jungkook, quoi.

  • Depuis que j’ai créé cette organisation secrète, je n’ai jamais autant été sûr de l’une de mes décisions que celle-là. Je suis persuadée que, comme ils sont les plus impliqués émotionnellement, ils protégeront comme ils se doit, papa et maman. Qu’importent-s’ils craquent et qu’ils leur racontent tout, que nos parents soient au courant pour les machines à voyager dans le temps, pour Kris, qu’ils sachent ce qu’ils leurs arrivent dans le futur… Je prendrais la responsabilité des conséquences. Tant qu’ils sont vivant, le reste m’importe tellement peu…

Geun Seok sourit avec douceur.

  • Arrête avec ce sourire de frère surprotecteur. Rigole-t-elle.

Elle se sent gênée à chaque fois qu’elle se libère avec des mots. Heureusement qu’il n’y a que Geun Seok qui puisse y arriver à lui faire faire dire cela…

  • Et toi, arrête d’être responsable de tout. Nous sommes là, Hwa Sa. Je suis là.

Même si cela sonne comme un reproche, Geun Seok a une voix calme. L’ainée de la famille finit par rigoler en secouant la tête.

  • Il faut bien des défauts à chacun.

  • Je vais te laisser avec cette excuse. Sourit Geun Seok parce que le téléphone de la machine sonne. Yeoboseyo ?

Hwa Sa prend une position droite de « leader » quand Geun Seok appuis sur les boutons que Ji Soo lui a indiqués. L’ainée de la famille sait ce qu’il est en train de faire.

  • Ok… Attends deux secondes…

Une télé assez grande grisonne alors et donne comme seule image, des signes brouillées. Puis, après une petite minute, une image nette est envoyée. Une belle jeune femme de l’âge de Hwa Sa leur sourit.

  • Tu m’as l’air bien fatiguée, Hwa Sa. Sourit la jeune femme.

  • Et ce n’est que le commencement. Comment se passe la vie en deux-mille cinquante-deux chère cousine ?

  • Plutôt pas mal. Les journaux s’emballent parce que la célèbre famille Park a mystérieusement disparu en même temps que Kris, son demi-frère et sa sœur. Mon frère, Yong Guk, s’éclate devant les caméras à jouer le cousin triste et désespéré de retrouver sa famille et des théories folles sur l’effondrement économique que cela engendre fusent de partout. Non, ça va, une bonne journée.

Hwa Sa sourit. Dieu qu’elle sait l’importance de ses cousins qui sont aussi nombreux qu’eux. Aussi bien familial que professionnel.

  • En disparaissant, je te donne du travail ! Toi qui te plaignait que l’on te le piquait alors que nous sommes dans la même équipe.

  • Il y a toujours de la compétition quelque part.

  • Et tu es toujours la première à les engendrer, Hwa Sa. Intervient Geun Seok.

  • Voilà qui est bien vrai. Bada ? Si tu appelles, c’est que tu as des choses à nous dire.

  • Exact ! Nous avons réussi à capturer un quart de « l’armée » de Kris.

  • En un seul coup ? Demande Hwa Sa.

  • Chansung a réussi à les repéré à la dernière minute, dans une grange abandonnée mais encore sous le joug de la famille Wu.

  • Qu’est-ce qu’ils faisaient tous là ?

  • Apparemment, Kris devait revenir les chercher mais il n’est jamais revenu.

  • Il aurait abandonné son armée ? Son seul atout ? Réfléchit Geun Seok. Non, il y a autre chose.

  • Je suis d’accord. Approuve Bada. Bien entendu, les hommes de mains ne savent rien car le seul plan dont ils sont au courant, c’est que Kris devait revenir.

  • Ce n’est pas bon….

Hwa Sa n’aime pas du tout cela.

  • Il va falloir renforcer la protection autour de nos parents. Merci Bada.

  • De rien, ma cousine.

  • Rappelle-nous si tu as d’autres nouvelles.

  • Si vous nous envoyer des nouvelles de vous en premier.

  • Bien entendu. Sourit Hwa Sa.

  • Vous nous inquiétez, vous savez ? Mes frères, mes sœurs et moi.

  • Je ne répondrai rien car je pense que nous serions dans la même quiétude à votre place.

Geun Seok approuve d’un signe de tête avant de demander :

  • Je pense savoir la réponse mais ce sont les jumeaux qui enquêtent sur la disparition de nos parents ?

  • Et je sais ce que tu vas demander… Je suis désolé, de ce côté-là, nous n’avons rien. Mais nous n’abandonnons rien.

  • Nous en doutons pas, Bada, sourit sa cousine. Mais rappelle-leur de bien manger et dormir.

  • Comme la grande sœur que je suis.

  • Merci d’être là, vraiment. Je pense bien que toutes ces missions sans inquiéter vos parents qui doivent gérer la situation ne doit pas être simple…

  • Nous sommes une famille Hwa Sa et…

  • Hé la frangine ! Où sont les… Oh ! Hwa Sa ! Geun Seok !

  • Salut CL ! Ricane le frère de Hwa Sa.

  • CL tu n’es pas avec Eun Ha ?

  • Ne t’inquiète pas, elle est avec ses deux frères préférés, elle se fout de la grande sœur !

Bada lève les yeux au ciel.

  • Alors, cette virée en deux-mille seize ? Racontez-moi tout…

CL s’installe confortablement sur le bureau, près de l’écran en ignorant les rappels à l’ordre de sa sœur ainée.

***

  • Combien de temps allons-nous rester caché, Kris ? S’énerve un garçon.

Sur les nerfs de nature, ce jeune homme d’une bonne vingtaine d’année, qui aime le sang et l’action, fait les cents pas, ne tenant plus en place.

  • Autant de temps qu’il me faudra pour réparer cette machine, Joo Heon. Cet enfoiré de Chanyeol… Pourquoi avoir mis une sécurité enfant sur une machine à voyager dans le temps ?!! Il n’a qu’à mieux tenir ses gosses !

En effet, la machine a cessé de fonctionner dès qu’elle s’est posée en deux-mille seize. Un cadran avec une petite voix de femme lui a rigolé au nez en répétant : sécurité enfant ! Sécurité enfant ! Se savoir piégé comme un bleu par une simple sécurité enfant sans pouvoir retourné en deux-mille cinquante-deux pour aller chercher ses - très nombreux - hommes de main lui donne une rage énorme ! Son plan était de venir en reconnaissance avec Lee Hae Ri et Joo Heon avant de faire venir toute sa petite armée personnelle ! Mais non ! Il a fallu que Chanyeol ait mis cette putain de sécurité enfant ! Il a envie d’hurler mais cela ne serait pas professionnel alors il prend sur lui. Sans être aidé de son demi-frère, bien entendu :

  • Et si tu m’avais laissé faire au lieu d’être prétentieux, ils seraient déjà tous morts !

Kris grogne.

  • C’est justement grâce à ma prétention que tu es devenu celui que tu es aujourd’hui. Alors tu m’écoute sans broncher !

  • Tu n’as vraiment que la carrure d’un leader, rien d’autre.

  • Tu veux que la carrure te donne un coup de poing qui te mettra à terre pour des mois ?

  • Et vous voulez que cette mission soit un échec ? Intervient Lee Hae Ri en entrant dans l’entrepôt abandonnée. Non ? Alors, arrêtez de vous disputez.

Les deux se taisent. Comme Hwa Sa et Bada, Lee Hae Ri est l’ainée.

  • Kris, cette guerre contre ces treize gosses – et accessoirement leurs cousins - est la tienne. On te suit par devoir familial mais cette fois, on est en mauvaise posture. Tu es en mauvaise posture. Alors répare cette machine pour l’instant. Joo Heon, arrête d’avoir cinq ans dans ta tête et agis avec plus de maturité. (Ce dernier encaisse durement, n’appréciant pas du tout se faire reprendre comme un enfant mais il sait que c’est peine perdu de le faire comprendre à sa sœur alors à part un regard mauvais il ne dis rien) Donc, avec moi, nous allons voir qui Hwa Sa a placé en mission et où. Comprendre leur organisation précipitée. Des objections ?

  • Nan… Grimace Joo Heon.

  • Très bien. Et ne crois pas que parce que Chanyeol et Baekhyun ne te connaissent pas, que tu peux tout faire librement. Leurs treize enfants te connaissent et au contraire de ce que tu penses, ils ont malheureusement du talent.

Le plus jeune aimerait tellement balancer quelque chose violemment sur le sol. Et c’est ce qu’il fait avec un cri de rage. Son ainée soupire mais le laisse faire pendant que Kris l’ignore. Le calme survient et Lee Hae Ri en profite pour se tourner vers Kris :

  • Quant à toi, arrête de chouiner et répare cette machine, vu que tu es plus doué que Park Chanyeol.

  • Je m’y attèle. Répond sèchement Kris.

  • Bien. Joo Heon, on y va.



La dernière guerre entre les Park et les Wu après tant d’années vient de commencer.







Commentaire de l'auteur Je dois avouez que je suis curieuse et... Oui je sais je me grouille sa mère à écrire la suite de l'internat ! Posez ces pieds de biches immédiatement !!!

PS: Je me tâte à mettre encore plus de prénom dans les prochain chapitre... je ne sais pas ce que vous en pensez ?...
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