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La ligue des mangoustes recherche de nouveaux héros
 par   - 133 lectures  - 1 commentaire [30 mai 2020 à 12:42:02]

Fan de manga et/ou de comics et écrivain dans l'âme, cette annonce s'adresse à vous !


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EXO

Le rouge de tes joues
[Histoire Terminée]
Auteur: Nihana Vue: 937
[Publiée le: 2015-11-12]    [Mise à Jour: 2015-11-12]
G  Signaler Romance/Yaoi (HxH)/One-Shot/Amitié/Tranche de vie/Univers alternatif Commentaires : 5
Description:
Yixing est maladivement timide et amoureux d'un certain Kim Junmyeon, un bel étudiant en lettres modernes.

" Il ne lui a jamais parlé, ce dernier ne connait d’ailleurs pas son existence, et pourtant, cet homme est devenu une des raisons pour lesquelles Yixing se lève le matin et trouve le courage d’affronter le monde extérieur. "

One shot - Sulay

(niaiserie et clichés sont au rendez-vous, vous êtes prévenus pauvres fous.)
Crédits:
Junmyeon appartient à Sehun et Yixing appartient à Jongdae, mais pour une fois, je veux bien faire une exception pour ce sulay, cadeau d'anniversaire, -très en retard- de bbsungra.
Ah et Baekhyun appartient à Chanyeol, même si ça n'a rien à voir avec le reste.
L'histoire m'appartient.
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Chapitre unique

[6071 mots]
Publié le: 2015-11-12Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Bonjour les enfants, je poste rapidement ce one shot spécialement écrit pour les beaux yeux de sungra et pour son anniversaire, en passant. Oui c'était le cinq septembre, oui je suis très en retard, mais cette chère petite va me pardonner n'est-ce pas ?
J'espère que ça te plaira malgré le taux de niaiserie relativement élévé, ainsi que la belle brochette de clichés faufilés un peu partout dans ce texte.
Donc bonne lecture bb, et joyeux anniversaire très très très en retard et bonne lecture à vous autres, petits lecteurs intrépides. J'vous aime.



Aujourd’hui est un jour comme les autres, de ceux où Yixing gravie les escaliers de sa fac, ses cheveux noirs dansant au gré du vent. En franchissant le hall, il remet nerveusement en place le col de sa veste en cuir et en profite pour replacer correctement les écouteurs dans ses oreilles qui jouent une chanson de Linkin Park à fond.

Fixe le sol. Ignore les regards sur toi. Contrôle ta respiration.

Oublie que tu es différent.

Le jeune homme se sent honteux, comme toujours. Il possède une particularité, une particularité qui lui bouffe littéralement l’existence.

Il est atteint de ce que l’on pourrait appeler une timidité maladive. On peut également parler de sociophobie.

Chaque jour est une épreuve pour lui et le moindre contact avec le monde extérieur est une torture. Répondre au téléphone en bégayant, passer à la caisse des supermarchés les mains moites, devoir faire un exposé devant une trentaine de personnes la boule au ventre et les larmes aux yeux, ne pas pouvoir parler à quelqu’un en le regardant dans les yeux plus de deux secondes avant de se sentir gêné et épié sous toutes les coutures, tout cela, Yixing le vit chaque jour de sa vie.

Mais la chose que le jeune homme hait le plus à propos de lui est sans aucun doute son rougissement incessant. La moindre chose un peu inhabituelle, impressionnante ou déstabilisante provoque chez lui une montée de stress et une coloration rouge pivoine de ses joues.

Il aimerait ne pas être comme ça, ressembler aux personnes de son âge, ne pas tout le temps fuir les autres.

Mais parfois il y a des choses qui ne peuvent pas changer aussi facilement malgré la volonté. C’est bien plus qu’une question de contrôle de soi.

Yixing a affreusement honte de son être, se dénigre parfois même, et fait tout pour cacher cette timidité qu’il considère comme une anomalie détestable au maximum de monde gravitant autour de sa petite personne. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a abandonné tout espoir de construire une quelconque relation sociale avec d’autres semblables de l’espèce humaine, il y a déjà bien longtemps.

La seule personne à avoir échappé à cette résolution est son meilleur ami d’enfance affublé de cheveux en bataille aux reflets châtains et au sourire rayonnant, Baekhyun.

Ces deux-là se connaissent depuis le jardin d’enfant, Baekhyun ayant toujours voulu protéger et rester aux côtés de Yixing malgré sa bonne humeur et sa sociabilité plus qu’évidente. Il s’est d’ailleurs toujours questionné au fond de lui-même ; Pourquoi cet enfant souriant et plein de vie, qui pourrait avoir des dizaines d’amis tout comme lui, reste-t-il avec un garçon aussi réservé et effrayé du monde extérieur ?

Baekhyun n’a jamais voulu répondre à cette question, et Yixing, au fil du temps, a fini par se dire que peut-être, éventuellement, étrangement même, son amitié lui suffisait.

Malheureusement pour les deux garçons, Baekhyun est parti habiter à l’autre bout de la Corée du Sud juste avant leur rentrée au lycée, laissant Yixing affronter le dur monde du secondaire seul avec sa timidité. Au fil des mois et des années, il s’est accommodé à la solitude malgré les appels téléphoniques plus que réguliers de son meilleur ami.

D’un point de vue extérieur, énormément de personnes croient que Yixing est seul par choix, par envie, parce qu’il n’aime pas côtoyer les gens, mais en vérité, cette vie s’est en quelque sorte imposée à lui et il a fini par s’y habituer.

Car même si Yixing fuit le monde, le monde le fuit aussi.

Il n’a pas le souvenir que des camarades de classe, durant ses trois années au lycée aient un jour essayé de l’approcher.

Il se disait à l’époque qu’il devait être effrayant pour eux.

La discrétion, le silence, la gêne, ça fait peur aux gens. Ils deviennent mal à l’aise, ce n’est pas agréable.

C’est ce que se répétait inlassablement Yixing pour se convaincre que ce n’était pas seulement lui qui était effrayé des autres. Que ce n’était pas seulement de sa faute s’il n’était pas accepté dans ce monde un peu trop cruel.



. . .



Il se dirige à présent d’un pas rapide en direction de la machine à café. Ce sera un cappuccino.

Tout comme lui.

Il sort quelques wons de la petite pochette de son sac à bandoulière et les glissent délicatement dans la machine. Un regard vers sa montre. Sept heures trente-sept.

Il ne devrait plus tarder.

Une fois le gobelet remplit du liquide chaud et vaporeux, Yixing s’en saisis et part cette fois-ci vers un petit banc en bois où la machine à café est visible, un peu plus loin. Il s’assoit, pose son gobelet à côté de lui et sort un livre de son sac. Le Petit Prince de St Exupéry. Son livre préféré. Ses mignonnes petites fossettes se creusent tandis qu’il feuillette son livre en jetant de petit coup d’œil vers l’entrée de la fac.

Il va arriver, enfin.

A sept heures quarante-trois exactement, un beau brun fait son apparition sous le hall de l’établissement.

C’est lui.

Junmyeon, un étudiant en lettres modernes.

Le cœur de Yixing s’emballe en regardant ce jeune homme se diriger à son tour vers la machine à café.

Il va allumer sa Chesterfield puis prendre en même temps sa monnaie pour se payer un cappuccino.

Les joues du timide se colorent doucement de rouge en voyant cette scène se dérouler comme il la voyait dans son esprit.

Comme tous les matins.

Un doux sourire illumine également son visage, il est heureux. Et c’est dire à quel point il adore sentir son cœur battre aussi fort en regardant ce beau mirage passer devant ses yeux.

Bien que tous les jours ne soient faits que de solitude et de gêne pour le jeune homme, une chose, une personne, illumine désormais ses journées depuis maintenant plus de sept mois.

Cet étudiant en lettre moderne.

Il ne lui a jamais parlé, ce dernier ne connait d’ailleurs pas son existence, et pourtant, cet homme est devenu une des raisons pour lesquelles Yixing se lève le matin et trouve le courage d’affronter le monde extérieur.

Observer ce bel étudiant, de loin, en secret, est une des activités préférées de Yixing. Etant un peu innocent d’âme et d’esprit, ce dernier ne se rend pas vraiment compte de la raison pour laquelle ce Junmyeon a une telle influence sur son humeur et son corps, mais une chose est certaine pour lui ; il aime tout ce que représente ce beau brun.

Il aime la façon qu’il a de marcher fièrement tous les matins vers cette machine à café. Il aime voir ses yeux se plisser adorablement quand il sourit, son style vestimentaire classe et distingué. Il aime ses beaux cheveux châtains qui lui tombent un peu sur le front, ils ont l’air si doux. Il aime ses petites manières. Comme poser sa tête sur l’épaule d’un de ses amis durant la file d’attente à la cafétéria, faire une moue adorable quand il écoute sérieusement quelqu’un, boire son cappuccino d’une drôle de manière.

Mais ce qu’il préfère à propos de Junmyeon, c’est son humour. Il pense d’ailleurs être le seul dans cette situation car nombreuses sont les fois où Yixing a remarqué le bel étudiant se fait charrier sur ses tentatives humoristiques, neuf fois sur dix soldées par un échec cuisant et des rires moqueurs de ses amis ou des visages blasés. Pourtant, à chaque fois qu’il l’entendait raconter une blague ou le voyait faire l’imbécile, Yixing pouffait toujours de rire. Discrètement évidement, mais il riait.

Et il n’arrive toujours pas à comprendre aujourd’hui pourquoi il reste le seul à le faire, il se sent si désolé pour Junmyeon. L’envie de lui faire un câlin envahit à chaque fois son esprit, et quand il pense à la façon dont il l’enlacerait pour le réconforter, son cœur s’emballe et ses joues deviennent rouge pivoines.

Il préfère donc rester dans l’ombre, ne pas s’approcher de trop près, et continuer d’observer ce bel apollon vivre sous ses yeux. Et de toute façon, il ne voit pourquoi il devrait faire sa connaissance. L’entendre, le voir sourire et être heureux suffit à son propre bonheur.



Ce dernier est en train de souffler sur son cappuccino, de toute évidence bouillant, tout en tapant sur le bout de sa Chesterfield qui abandonne un morceau de cendre sur le bitume.

Souffler. Tremper les lèvres. Sourire. Boire. Souffler. Fumer.

Junmyeon reproduit exactement ses mêmes actions sous l’œil attendri de Yixing qui cache son visage rougissant sous son livre. Un garçon aux bouclettes brunes arrive quelques instants plus tard aux côtés de l’étudiant en lettres modernes et le salue en lui faisant une tape sur l’épaule. Kim Jongdae, en licence culturelle. Vient ensuite le beau brun ténébreux de la filière artistique, Kim Jongin.

Le timide aux fossettes creusées observe ce groupe d’amis interagir entre eux, rire, se taquiner, puis partir en direction de leurs amphithéâtre respectifs. Il se met donc à ranger son livre favori et s’empare de son cappuccino, trempant ses lèvres au bord du gobelet. Il se lève du banc et part à son tour vers le bâtiment B, réservé aux étudiants en littérature classique.

Il jette tout de même un dernier regard derrière lui pour observer le visage souriant de Junmyeon, le cœur soudainement encore plus léger.



. . .



"Tu as encore espionné ce beau brun aujourd’hui ? "

"Je ne l’espionne pas…" Yixing se réinstalle correctement contre la tête de son lit, le téléphone dans une main, un verre d’Ice Tea dans l’autre.

"Non… Absolument pas ! Tu vas me ressortir le même discours à chaque fois ou tu comptes un peu innover ?" La voix de Baekhyun résonne un peu plus fortement dans le combiné.

"Ça me fait juste plaisir de le regarder vivre heureux, il a un si beau sourire en plus…" Le timide a un regard rêveur en revoyant dans son esprit l’adorable visage que Junmyeon possède quand il sourit.

"Je sais, je le sais trop bien… Tu ressembles a un amoureux transi à chaque fois que tu parles de lui, on dirait presque qu’il est la huitième merveille du monde ! "

"N’importe quoi…"

"Tu craques totalement pour lui arrête de te voiler la face…"

Les joues de Yixing se colorent car il sait bien au fond de lui que son meilleur ami n’a pas tort. Il a totalement raison même.

"Peut-être mais… je préfère ne pas y penser, et continuer de me dire que regarder Junmyeon me rend simplement heureux. C’est mieux pour moi… "

"Xing, je sais que tu es allergique à toute relation sociale mais merde t’as vingt ans.. tu crois pas qu’il serait temps de revoir tes priorités ? "

Il boit une gorgée de sa boisson, le cœur serré face aux paroles de Baekhyun. Ce dernier tombe toujours juste, mais malheureusement ses conseils sont beaucoup plus faciles à dire qu’à appliquer.

"Je ne veux pas qu’il me voit… Je ne veux pas me ridiculiser devant lui avec mes rougissements et mes bégayements… Tu sais que j’ai honte de ce que je suis, j’aimerai bien être diffèrent, mais c’est comme ça… "

"Toi par contre tu sais parfaitement que j’ai jamais compris ton dégout pour toi-même ! C’est pas si dramatique d’être timide, je t’ai toujours trouvé trop mignon, j’suis sûr que ce Junmyeon penserait la même chose que moi. "

"Stop Baek, tu ne me feras pas changer d’avis. "

"Mais c’est trop dommage ! Le mec sur qui tu craques depuis des mois ne sait même pas que tu existes, tu ne trouves pas ça affreusement triste ? "

"Je m’y suis fait…" Yixing soupire.

"Au pire… J’ai une idée. "

Il s’attend au pire venant de Baekhyun.

"Une idée ? "

"Vu que tu es en littérature classique tu pourrais lui écrire des lettres, ou non tient juste des petits mots ! Comme ça tu te montres pas mais au moins tu peux communiquer avec lui, et de son côté il va savoir que tu ‘existes’ même s’il saura pas que c’est toi… Oh mon dieu oui c’est génial ! "

"…Mais c’est trop ringard ce truc. "

"Bah ouais, comme toi quoi. "

Baekhyun éclate de rire à sa propre blague, ce qui a le don d’exaspérer encore plus Yixing. Son meilleur ami est vraiment un imbécile.

"Je ne suis pas une midinette de quinze ans.. "

"Mais avoue que mon idée est absolument géniale pour un cas désespéré comme le tien. Tu perds rien d’essayer de toute façon. "

Là, Baekhyun marque un point, Yixing est obligé de le reconnaitre.

Peut-être que le temps est enfin arrivé pour lui de faire un pas vers ce monde effrayant, de sortir de l’obscurité. Pour essayer d’entrevoir la lumière que peut émaner celui qui fait battre follement son cœur.



"Bon je… je… je pourrais peut être le faire une fois alors ? "







. . .



Yixing avance d’un pas de loup dans le couloir désert du Bâtiment A. Ses yeux louchent à droite, à gauche. Personne.

Parfait.

Il accélère quelques peu ses foulées, un petit morceau de papier collé à sa poitrine. L’étudiant a l’impression de faire une mission commando, tous ses sens sont en alerte.

Il n’est que sept heures vingt du matin, en soit la probabilité de rencontrer un semblable à cette heure-ci est quasi nulle mais on n’est jamais trop prudent.

Son corps se dirige tel un fantôme vers le casier mille un où un petit écriteau est visible.

« Kim Junmyeon ».

Arrivé à destination, il reste immobile un moment afin de calmer son cœur un peu trop bruyant.

Boom boom. Boom boom.

Le stress lui provoque des tremblements et des rougeurs, bon sang mais dans quoi est-ce qu’il s’est embarqué ?

Tout à coup, il n’est plus sûr de rien. Est-ce vraiment une bonne idée ? Peut-être que Junmyeon va se moquer de lui, montrer ce petit mot à ses amis et cette histoire deviendra une anecdote drôle à raconter en soirée durant les dix prochaines années.

Ou pire encore, il pourrait jeter le papier d’un air dégoûté.

Yixing est en train de sautiller sur place pour calmer ses nerfs et son cerveau en ébullition.

Glisser le papier dans le casier sans réfléchir. Garder son calme et partir sereinement.

Yixing se le répète encore et encore, Junmyeon est quelqu’un de bien, il ne ferait sûrement pas ce genre de choses méchantes.

N’est-ce pas ?

Il ferme les yeux et insère d’une vitesse sans nom le petit mot dans la fente du casier.

Ouvrir les yeux. Réaliser. Flipper. S’en vouloir. S’enfuir comme un lâche.

Yixing court dans le sens inverse où il est arrivé, la honte et l’embarras le submergeant déjà.

Que Byun Baekhyun et ses idées farfelues périssent en enfer lui crie son esprit. Ses joues écarlates, elles, ne lui demande que de l’eau glacée. Et aussi de s’éloigner le plus possible de cet endroit.







. . .



Yixing se demande encore comment il a eu le courage de revenir cette après-midi auprès de ces casiers pour observer la réaction de Junmyeon. Le corps bien caché derrière un des murs du couloir, les joues du jeune étudiant sont en ébullition quand il voit son amoureux transi arriver avec ses amis.

Ils rient ensemble, ne semblant pas prêter attention à ce qu’il peut se passer autour d’eux. Comme un petit être fragile qui les espionne, les doigts tremblants contre l’argile froide d’un des murs miteux de leur université par exemple.

Junmyeon finit par ouvrir son casier pour s’emparer de sa tenue de baseball (il est le capitaine de l’équipe du campus) mais s’arrête un instant sur un petit papier volant.

C’est bien un sourire que Yixing voit sur la jolie face de l’étudiant en lettre moderne quand ce dernier lit avec attention ce qu’il lui a avoué. Et ça, c’est une chose qui le chamboule totalement.

Il y a également la façon dont il semble gêné, ou alors la délicatesse avec laquelle il glisse ce petit morceau de papier dans son portefeuille tandis que ses amis lui tapotent l’épaule en lui rétorquant qu’il a sûrement une « touche avec la petite intello du coin ».

Par contre, il y a de la honte et de l’embarras qui envahit Yixing quand il entend les amis de Junmyeon se moquer –un peu– de son petit mot, depuis quand est-ce qu’il ressemble à une petite intello ?

Il choisit alors de s’éclipser, parce que dans tous les cas, il a pu voir le sourire de Junmyeon provoqué par une chose que lui, lui, a créé, et ça, personne ne pourra le lui enlever.

C’est le cœur un peu plus léger qu’il redescend les escaliers en béton de sa fac, les écouteurs comme à son habitude bien ancrés dans ses oreilles avec cette fois-ci une vieille chanson des Stones, et bifurquant avec aisance dans les rues de la capitale. Yixing est encore plus heureux que d’habitude, alors pour fêter ça, il décide de se rendre dans un de ses endroits préférés : la vieille boutique de musique ‘Mamamoo’, que le nom original a toujours fait vibrer le jeune chinois, pour une raison qu’il ignore. Ce havre de paix est un des seuls endroits où il peut être lui-même, où il peut se ressourcer en toute tranquillité.

La patronne Hwasa avec ses beaux cheveux blond et sa bonne humeur communicative salue le jeune étudiant tout en continuant d’arranger le rayon ‘Jazz et blues’ de quelques CD. Il lui fait un petit signe de la main, les fossettes creusées et le corps flottant agréablement pour se diriger vers l’arrière-boutique, là il y a des guitares et toutes sortes d’instruments qu’il voudrait continuer éternellement d’apprendre à jouer.

Du piano à la contrebasse, tout objet ayant le pouvoir de jouer une mélodie, quelle qu’elle soit, a le don de passionner Yixing. La musique est le remède à tous les maux après tout. Elle permet au plus muet des hommes de s’exprimer, de laisser libre court à ses émotions.

C’est d’ailleurs le sourire de Junmyeon qui inspire une mélodie à Yixing tandis qu’il gratte de ses doigts une guitare sèche rouge bordeaux.

Aujourd’hui est une belle journée pour chanter l’amour.



. . .



"Qu’est-ce que tu lui as écris alors ? ‘Je t’aime à la folie’ ? ‘Tu me fais tourner la tête depuis des mois ?’ Aller dis-moi ! "

"Rien de tout ça Baek.. "

Yixing fourre sa main dans un paquet de chips à la crevette, les yeux rivés sur la télévision du salon qui diffuse un programme de divertissement ridicule où des idoles jouent à faire rouler une pomme contre leurs corps, et son portable au creux de l’oreille où son meilleur ami ne cesse de parler.

"Alors quoi ?! Arrête de faire ton petit cachotier de mes deux et balance tout ! N’oublie pas que c’est mon idée espèce d’ingrat ! "

"Bon, bon. Ok je te le dis. " Il mâchouille ses chips et se réinstalle correctement sur la canapé où il était auparavant affalé comme une larve.

"Je lui ai marqué ‘Je trouve que tu as beaucoup d’humour, continue de rire, j’aime beaucoup ça.’ "

Durant quelques secondes, on ne peut percevoir que les voix ridicules des deux présentateurs de l’émission dans le salon, puis, c’est au tour de Baekhyun d’éclater de rire en explosant les oreilles de Yixing.

"Putain t’es sérieux ?! Mec j’suis en train de rouler de rire dans ma couette, t’es magique. "

"Qu’est-ce que j’ai fait encore ? " Son idée lui paraissait bien pourtant, et c’est réellement ce qu’il pense. Junmyeon est quelqu’un de très drôle.

"C’est pire que niais j’suis mort, l’idée des lettres c’était juste parfait pour un cas désespéré comme le tien, je me sens tellement puissant là tu peux pas savoir. "

"Mais… va te faire foutre ! Il a aimé ce que j’ai écris ok ! " Le jeune chinois boude en remplissant sa bouche de chips, comme si ça allait le soulager.

"Alors vous êtes fait pour être ensemble. Le couple de niais fragiles, c’est beau non ? "

"J’espère qu’un jour tu t’étrangleras en bouffant des nouilles Baek, meilleur ami en carton, je rêve. "

"Je rigole chéri, j’suis content pour vous. Maintenant va falloir continuer sur cette voie ok ? Donc tu vas mettre tes couilles sur la table et continuer tes p’tits mots c’est compris ? "

"Toujours aussi classe…"

"Tu m’aimes aussi pour ça, je le sais. Ah et fais lui des petits cadeaux aussi, ça peut être cool. "

"… Des cadeaux ? Comme quoi… ? "

"Des petits gâteaux roses en forme de cœur avec écris dessus en coulis de chocolat « i love you junnie pouing pouing ». "

"Connard. J’suis choqué et déçu. "

"Ouuh petit Xing se rebelle. Je t’aime fort tu sais. "

Un rire commun envahit les deux amis de longue date, qui ne soucient pas le moins du monde de déranger leurs voisins respectifs vu l’heure à laquelle ils sont encore au téléphone.

Ce soir-là le sourire de Yixing n’a pas fané de la soirée, et ses rêves ont été remplis de cappuccino, de Chesterfield et de sourires un peu trop mignons d’un certain Junmyeon.



. . .



Un jour c’est juste une autre confession, et le lendemain c’est un mot d’encouragement. Une autre fois c’est une tablette de chocolat ou un jus de fruit. Yixing ne manque pas d’imagination, et bon sang, c’est si plaisant de voir les yeux de Junmyeon s’illuminer à chaque fois qu’il ouvre la porte de son casier.

C’est si motivant de se dire que l’on est une des raisons pour lesquelles la personne que l’on aime est heureuse. C’est si motivant pour Yixing d’exister pour Junmyeon à travers toutes ces petites attentions. Et durant des semaines, c’est une nouvelle routine qui s’installe ponctuée de regards furtifs au détour du couloir et de rougeur sur les joues.

Yixing n’aurait jamais pensé qu’un jour tout cela puisse un jour s’arrêter.

Et pourtant.

Ce matin de Mai n’est pas différent des autres matins où Yixing sautille dans le couloir du bâtiment A avec un petit paquet de gâteaux et un post-it collé dessus.

La seule chose qui a changé ce matin est qu’au lieu d’être seul dans ce couloir, une silhouette est déjà présente devant le casier mille un. Adossée contre celui-ci, les doigts se triturant et le regard posé sur le sol. Et cette silhouette n’est autre que Junmyeon.

Le corps de Yixing se fige totalement au milieu du couloir quand il s’en rend compte. Il n’ose pas bouger le petit doigt, ni même respirer. C’est comme si tout son monde venait de s’écrouler d’un coup, brutalement.

Et c’est un dernier coup de poignard horriblement douloureux quand il voit Junmyeon relever la tête et posé son regard sur lui. Sur lui.

Ne me regarde pas.

Des sueurs froides lui remontent le long du dos, croiser les yeux de Junmyeon ne faisait pas parti de ses plans, il ne peut le supporter une seconde de plus. Sentir ses joues chauffer et devenir rouge comme jamais est une torture.

Je ne veux pas que tu me vois comme ça.

C’est avec les larmes menaçant de dévaler ses joues que Yixing s’enfuit dans la direction par laquelle il était arrivé, ses mains lâchant le petit paquet de gâteau destiné au bel étudiant en lettres modernes.

Mais si Yixing s’était retourné une fois, une seule fois, il aurait vu Junmyeon tenté de prononcer quelque chose et lever la main vers lui. Il l’aurait également vu regarder d’un air triste le sol, et lire ce qu’il y avait d’inscrit sur le post-it.



« J’espère que ton sourire brillera toute la journée, Junmyeon. Comme une belle petite étoile dans le ciel noir de la nuit. Cela réchauffe toujours mon cœur. »



. . .



"Et donc tu t’es enfui comme une tapette ? "

"…Oui. "

Yixing fait les cents pas dans sa chambre, toujours au téléphone avec son meilleur ami, et habillé d’un pyjama à têtes de licornes multicolores – très ridicule.

"Mais t’es con ou quoi ? C’était une super occasion de parler avec lui et toi tu cours comme un lapin, t’es désespérant Xing tu sais ? "

"Je supportais pas qu’il me regarde. En plus je rougissais, je voulais mourir…"

"Bordel si tu étais pas aussi timide, j’suis sûr que tu ferais un malheur. Tu ne te rends même pas compte de ton potentiel d’attractivité sexuelle. "

Yixing se stoppe un instant au milieu de sa chambre, face à son miroir. Attractivité sexuelle lui ? Il observe ses traits, se demandant bien ce qui pouvait être attirant chez lui.

"…Tu dis ça à cause de mes abdos ? " Il pose cette question de façon innocente en soulevant son t-shirt à licorne, dévoilant un ventre musclé tout en finesse.

"Hum…non. Enfin si, mais c’est pas le plus important. T’es une bombe sexuelle mec, et tu ne le vois même pas, c’est triste quand même. "

"Tu… Tu penses que je devrais plus montrer mes abdos ? "

"… Tu penses que tu t’appelais Simplet dans une vie antérieure ? "

"Va te faire foutre ? "

"Sale tapette. Va chouiner tout seul sur ce Jun et ses cappuccinos des enfers là. "



. . .



Yixing n’a jamais autant rasé les murs de sa vie, et encore, le mot est faible. Lui, qui auparavant faisait absolument tout pour croiser ne serait-ce que quelques minutes le beau Junmyeon, fait désormais tout son possible pour ne pas tomber sur lui. Oh que non, il a encore trop honte, bien trop honte.

Mais malheureusement, le karma ne semble pas jouer en sa faveur.

C’est comme si l’étudiant aux Chesterfield et aux cappuccinos bouillant, apparaissait comme par magie dans les couloirs que Yixing devait emprunter. Le hasard, dira-t-on.

Mais quand les mêmes situations se reproduisent, inlassablement, chaque jour, sans faute, même le plus naïf des hommes – pour ne pas dire Yixing, se rendrait bien compte que le hasard n’avait plus rien à voir là-dedans.

Aujourd’hui en est encore la preuve. A la sortie de son amphithéâtre, alors que le jeune étudiant aux écouteurs qui jouent une violente chanson d’ACDC croise pour la quatrième fois de la journée les yeux, et le sourire – oui le sourire, de Junmyeon, il commence à se dire que rien dans sa vie n’a jamais été plus gênant que ça.

Et donc que s’enfuir est la meilleure option possible.

Se diriger presque au pas de course jusqu’à la bibliothèque universitaire lui semble être une bonne idée au départ, pour être seul, au calme, à l’abri du regard des autres.

Yixing décide même de s’installer tout au fond du bâtiment, pour encore plus d’invisibilité. L’Etranger de Camus dans les mains, et avec déjà plus d’une trentaine de pages lues – dévorées même, il vient à se dire que finalement, il devrait venir plus souvent ici. Qu’ici, personne ne viendra le déranger, et encore moins Junmyeon.

Grossière erreur.

Alors que Yixing est sur le point de tourner la quarante septième page de son livre, une présence se fait sentir juste devant lui. Et c’est le grincement d’une chaise que l’on tire vers l’arrière qui le sort de ses pensées.

Quelle n’est pas sa surprise quand il se retrouve nez à nez avec le visage de Junmyeon, au moment où il pose son livre sur la table.

Les mots ne seraient pas assez forts pour décrire l’état de l’angoisse de Yixing à cet instant-là. De voir Junmyeon croiser l’air de rien ses bras sur la table, puis poser sa tête dessus, en lui souriant.

Il est prêt à d’enfuir encore une fois. Son corps ne réclame que la fuite, ses membres moites et engourdis, son cœur au bord de l’implosion, son cerveau en standby et ses joues en ébullition, le supplie de prendre ses jambes à son cou le plus vite possible.

Mais cette fois-ci, Junmyeon est plus rapide.

"Attend…Ne bouge pas. Laisse-moi te regarder à mon tour. "

Yixing ne s’attendait pas à ce que la voix de Junmyeon, de si près, soit si douce, si… percutante. Et pourtant elle l’est, voire un peu trop, puisqu’elle provoque un hoquet de surprise à ce pauvre Yixing.

Il est tout rouge, il le sait, et le fait que Junmyeon puisse le voir d’aussi près le terrorise, l’embarrasse au plus haut point. Pourquoi est-ce qu’il reste ici ?

Pourquoi est-ce que tu continues de sourire comme ça ?

Junmyeon ne le quitte pas du regard, il voit ses yeux bouger de secondes en secondes, comme s’il inspectait minutieusement chaque partie de son visage.

Yixing ne s’est jamais senti aussi mal de sa vie.

Et ça ne s’arrange pas en voyant Junmyeon se mordre la lèvre inférieure à seulement quelques centimètres de lui, ses yeux inspectant vraisemblablement sa bouche – ce qui est plus que gênant.

Yixing aimerait lui demander pourquoi il fait ça, pourquoi il se comporte de cette manière avec lui mais… il n’en a pas le courage. Il ne fait que s’arracher les doigts sous la table, comme une façon de soulager ses nerfs d’une possible rupture.

Mais au bout d’un moment, Junmyeon arrête subitement de se mordre les lèvres et prend un air sérieux, comme s’il avait compris. Comme s’il avait lu dans les yeux de Yixing son combat intérieur.

"J’ai envie de t’embrasser", lui chuchote-t-il, alors que les yeux de Yixing semblent sortir de leurs orbites tellement il est sous le choc.

Est-ce un rêve ?

"Mais je ne le ferais pas. Parce que je sais que tu es encore trop timide pour ça. "

Pour être parfaitement clair, Yixing est sur le point de s’évanouir. Il ne pense même plus à ses joues si brûlantes que l’on pourrait y faire cuire un œuf. Il n’a que les mots de Junmyeon en tête, qui se répète, se répète encore et encore.

"Et…Je ne peux pas t’en vouloir pour ça. Tu es si adorable…"

Ce sont les derniers mots que prononcent Junmyeon avant qu’il ne se lève délicatement de sa chaise, et ne reparte aussi furtivement qu’il était venu, laissant un Yixing pantelant, rouge de gêne et d’amour.

Mais surtout rouge de Junmyeon.



. . .



Au fil des jours, Yixing commence à s’habituer à ces petits regards et sourires furtifs de l’élu de son cœur. Il a même commencé à parfois y répondre, quoique très timidement, mais à y répondre quand même.

Il ne sait toujours pas pourquoi il a le droit – l’honneur même, d’avoir ce genre d’attention de la part de Junmyeon, mais bon sang, ça lui réchauffe tellement le cœur.

Il n’est pas encore prêt à lui adresser la parole, évidemment, mais soutenir ses regards et ses sourires, est pour lui un énorme pas en avant. Il ne souhaite pas se précipiter d’ailleurs, malgré les remarques incessantes et poussives de Baekhyun du genre « mais saute lui dessus et roule lui la pelle de sa vie bordel ! » ou bien « choppe le dans les couloirs et crie lui que tu l’aimes espèce d’idiot ! ».

Non évidemment, il allait se passer des conseils (très douteux) de son meilleur ami.

Mais alors que Yixing traverse la cour, ayant terminé tous ses cours de la journée, il aperçoit Junmyeon se faire bruyamment pousser sous le hall juste devant lui.

Dans sa direction.

Ne ressentant qu’un énorme élan de panique, Yixing se dépêche de traverser l’étendue d’herbe pour se diriger vers les escaliers en béton, en soit la liberté, mais c’était sans compter la force des amis de Junmyeon qui ont réussi à le trimballer juste devant ses yeux en un temps record.

Cher karma, que t’ai-je fais ?

Yixing est d’autant plus déstabilisé que pour la première fois, c’est Junmyeon qui a l’air le plus mal à l’aise.

"Je…Salut Yixing…Hum, rah c’est gênant…"

Le jeune étudiant en littérature rougit comme à son habitude, et surtout, il sent son estomac se retourner quand il se rend compte que Junmyeon connait son prénom.

"Je…Je sais pour les mots. Que c’était toi. Depuis très longtemps en fait…"

C’est comme si un raz de marée venait de s’écraser brutalement sur Yixing et d’emporter avec lui toute sorte de conscience.

Son cœur, lui, joue une cacophonie sans interruption.



« Je trouve que tu as beaucoup d’humour, continue de rire, j’aime beaucoup ça. »

C’était un des plus beaux compliments qu’on ne lui avait jamais fait. Il avait délicatement inséré ce morceau de papier dans son portefeuille, le cœur un peu chamboulé, il fallait l’avouer.

Et au moment où il referma son casier, il vit la silhouette d’un jeune homme s’enfuir à la hâte, un sourire rempli de joie et de fossettes au visage.

Troublé, c’était le mot. Kim Junmyeon venait d’être troublé. Naturellement, voir s’éloigner inexorablement cette magnifique créature – qu’il espérait secrètement être l’auteur du petit mot, ne lui plaisait pas. N’ayant donc qu’ un peu moins d’une heure de pause avant de commencer l’entraînement de baseball, Junmyeon avait choisi d’abandonner ses amis (pantelants face à cette soudaine impulsivité) et de suivre discrètement Yixing, dont il ne connaissait pas le nom.

Il ne connaissait rien de lui d’ailleurs, à part son visage souriant.

Il l’avait pourtant suivi durant de nombreuses minutes, excité de cette petite aventure, le faisant sortir de sa routine quotidienne et ennuyeuse.

Il fut contraint de s’arrêter quand le bel étudiant aux fossettes creusées était rentré dans cette boutique de musique au nom loufoque – Mamama, Mamamoo ?

Il ne s’était alors contenté que d’observer furtivement Yixing de l’extérieur déambuler dans les rayons pour se rendre au fond du magasin et prendre une guitare sèche.

Par contre, quand il se rendit compte que Yixing chantait en grattant gracieusement les cordes de cette guitare, Junmyeon ne put se résigner à seulement le regarder.

Il avait alors poussé la porte, un peu maladroitement, et avança lentement parmi les rayons. La gérante du magasin le salua du même sourire chaleureux qu’elle avait fait à Yixing, et il fut tétanisé sur place par une voix.

Et quelle voix. Douce, enivrante, accompagnée majestueusement par la mélodie d’une guitare. Le cœur de Junmyeon se serra fort, comme s’il était oppressé par un étrange sentiment, un petit quelque chose exaltant. Ce garçon aux fossettes chantait si bien, s’en était irréel.

Il aurait pu rester l’écouter des heures si son portable ne s’était pas mis à sonner subitement, le coupant dans sa transe, et le ramenant brutalement à la réalité.

Il avait alors précipitamment quitté les lieux, son meilleur ami Jongdae lui criant à l’autre bout du fil « que putain Jun l’entraînement commence dans cinq minutes ! »

Le souvenir de Yixing ne le quitta cependant pas de la journée, ni le lendemain, ou le surlendemain.

Et cet étrange sentiment qu’il ressentait, se confirma quand il découvrit que le bel étudiant aux fossettes s’appelait Yixing et que, comme un coup du sort ou du destin, il était bien la personne qui aimait son sourire.

Junmyeon avait compris à ce moment-là qu’il lui avait volé son cœur.



"Je suis retourné beaucoup de fois chez Mamamoo, j’aime bien cette boutique et surtout… j’ai à chaque fois l’espoir de t’y croiser. "

Yixing sent son corps se liquéfier sur place, il n’a plus sens de rien, rien du tout. Les mots de Junmyeon l’ensorcèlent.

"Et hum tu sais… Je comprends pas comment une personne aussi adorable que toi a pu s’intéresser à moi…" Il rit et cela empire l’état mental de Yixing, au bord du suicide.

"Je crois que tu es le premier à me dire qu’il me trouve drôle c’est pour dire…"

Yixing aimerait tellement dire quelque chose, lui répondre, mais il n’y arrive pas, les mots lui restent coincé au fond de la gorge.

Je t’aime.

"Yixing… Moi, je trouve le rouge de tes joues très joli. Continue de rougir pour moi, j’aime beaucoup ça. "

Son esprit est comme un trou noir, emportant et détruisant tout ce qu’il passe devant lui, et pourtant, enfin, Yixing trouve la force de prononcer quelque chose. Quatre mots lourds de sens.

"Tu me rends dingue…"

Junmyeon esquisse un sourire gêné en entendant pour la première fois la voix de Yixing d’aussi près, et n’y tenant plus, se rapproche de lui.

Ses mains viennent caresser, lentement, sa nuque tandis que son visage se place face à celui, irrésistiblement rougissant de Yixing.

Quand leurs lèvres se frôlent enfin, c’est un frisson commun qui les submerge tout entier. Le baiser est doux, en surface, mais remplis d’énormément de non-dits et de sentiments encore inavoués, révélés au grand jour à travers cette marque de tendresse.

Et au moment où Junmyeon enlace fortement l’étudiant aux fossettes creusées, et que sa bouche commence à en demander beaucoup plus, ce dernier n’a, pour la première fois de sa vie, absolument pas honte du rouge qui envahit ses joues.





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