Ne pas suivre ce lien !

Fanfic Fr

Publiez et gérez vos fanfics en ligne

 Créer un compte | S'identifier.

Sommaire

Version mobile



Accueil


FANFICTIONS


Lecture


Entre Vous


Édition


Internet & Liens



Derniers Blogs Modifiés


Derniers liens


Articles

(Consulter tous les articles)

Travail scientifique: L´auteur fanfiction
 par   - 2877 lectures  - 5 commentaires [08 mai 2022 à 23:21:27]

Karl Helbig, un étudiant allemand, entreprend un travail scientific sur la fanfiction francaise comme genre litteraire. Quels sont vos opinions sur ses questions?


Lire la suite...

Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Coup de cœur Hasard...

Musique

 > 

EXO

Le coeur dans la neige Auteur: Blackpearl88 Vue: 1966
[Publiée le: 2017-04-10]    [Mise à Jour: 2020-04-30]
13+  Signaler Romance/Drame/Yaoi (HxH)/Amitié/Tranche de vie/Jeunesse Commentaires : 9
Description:
Baekhyun se demandait si l'on pouvait être puni d'avoir trop aimé. Appelé hypersensible par l'homme avec lequel il avait longtemps partagé sa vie, il se demandait à présent si l'amour et les émotions étaient quelque chose qu'on ne gardait que pour soi. Et puis, il avait rencontré Chanyeol et sa chienne Méli, lors d'un coucher de soleil un peu triste.
Et il s'était dit qu'au final, être hypersensible n'était peut-être pas une si mauvaise chose.

"- Ton coeur est peut-être brisé, Baekhyun, mais tout ce que tu gardes dedans n'en a pas perdu sa valeur."
Crédits:
Les membres d'EXO ne m'appartiennent pas. Mais l'histoire ainsi que tout autre personnage me sont réservés.
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>
  Commenter ce chapitre 

Hypersensible

[1757 mots]
Publié le: 2017-04-11Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Coucou tout le monde, j'espère que vous profitez bien de vos vacances!
Pendant que j'écrivais pour mon prochain projet d'écriture, j'ai soudainement eu envie d'écrire une fiction simple, sans prise de tête, un peu plus joyeuse pour me changer les idées, et de me challenger à écrire un chapitre par jour. Cette histoire me servira de distraction, en quelque sorte. Et je me disais que ce serait bien d'écrire quelque chose d'un peu fluff, avec tout ce qui se passe autour de nous dans le monde. Donc si vous cherchez une histoire comme ça, vous êtes probablement au bon endroit, j'espère. Mais pour ceux qui sont plus thriller et angoisse, on se retrouve très bientôt au premier chapitre d'une histoire que je prépare depuis un bon moment.

Bonne détente!

(J'ai été inspiré par la chanson Smother de Daughter pour commencer cette idée qui me trottinait dans la tête.)

 

Chapitre 1.

« Hypersensible »

 

 

Il faisait beau, le soleil se couchait, de ses rayons chauds, déposant sur sa peau une flagrance d’été. Il profitait du chant des oiseaux, de cette période de la journée qu’il appréciait le plus, se rechargeait avec cette quiétude d’un début de soirée au mois d’août. Assis sur le banc, seul, face à une vue qui donnait sur la campagne, sur les arbres et les kilomètres carré de champs, il se laissait aller à cette paix de plus en plus rare ces derniers temps. Il lui semblait parfois qu’il avait le cœur dans les mains et que ce cœur était lourd, de plus en plus lourd. Souvent, tout le dépassait, tout le submergeait. Ses émotions, celles des autres, le nombre de vie autour de lui, celles des animaux, celles de n’importe quel être vivant. On le lui avait souvent reproché, à Baekhyun, reproché de trop ressentir, de trop réfléchir, de laisser les choses prendre trop de place dans sa vie. Hypersensible, lui avait dit celui qu’il avait sincèrement aimé, pendant près de deux ans, d’un ton plein de mauvaises choses, avant de le quitter, le matin même. Il n’avait pas vraiment compris, était resté les mains serrées autour du bouquet qu’il tenait, puis avait baissé la tête, laissant les mots résonner encore et encore dans ses pensées.

 

La cloche de l’église sonna au loin. Un hâle doux et coloré s’immisçait dans le paysage. Hypersensible. Ce jour-là, malgré l’été, malgré la brise douce, malgré ses mains fixes, il avait l’impression d’avoir le cœur dans la neige. C’était vrai qu’il ressentait tout plus que les autres. Il l’avait remarqué, au fil du temps. Il n’avait simplement jamais su que c’était une mauvaise chose. Il leva le regard vers l’horizon, vers ce spectacle qu’il appréciait et qui lui au moins, le lui rendait bien. Il soupira. Souvent, il songeait à ce qu’il avait bien pu faire de mal. Qu’il se préoccupait de beaucoup des choses, c’était certain, mais pourquoi était-ce une mauvaise chose si cette préoccupation était destinée à ceux qu’il chérissait ? Peut-être que son amour n’était pas le bienvenu. Peut-être qu’il était de trop. Cela ne le dérangeait pas. Si les autres étaient heureux sans lui, il n’allait pas se plaindre.

 

Il joignit les mains, sur ses jambes, fixa le bout de ses chaussures. Puis il inspira profondément, perdu dans ses réflexions. Quittait-on quelqu’un parce qu’il avait trop aimé ? Décidément, il ne comprenait pas. Il n’avait rien trouvé à redire à ces deux années passées avec lui. Il avait été heureux. A présent il questionnait son bonheur. Hypersensible. Qu’est-ce que cela voulait dire, en plus, dans sa bouche, de cette manière ? Il n’était plus un enfant, et pourtant, il se sentait incompris. Le monde des adultes interdisait-il les émotions sincères ? Non, vraiment, il avait du mal à comprendre. L’incompréhension se transformait en peine et il sentit son cœur peser. Autour de lui, le paysage était toujours aussi beau, et lui il pleurait silencieusement parce qu’il avait peur d’avoir trop aimé.

 

Il renifla, sa silhouette frêle sur le banc prise de petites secousses. Pourquoi est-ce qu’il avait l’impression de ressentir les choses avec beaucoup plus d’intensité ? Parfois cela était arrivé que celui qu’il avait aimé taquine un peu trop un ami et qu’il se sente mal à sa place, comme si la peine et les maux des autres se transmettaient à lui. Cela faisait beaucoup à porter, pour ses fines épaules.

Un oiseau se posa à sa droite sur le dos du banc et il leva le regard vers lui. Parfois, il lui semblait que seul les animaux le comprenaient. Cela, il l’avait dit une fois à cet être cher, et il avait seulement un peu ri, amèrement, sans répondre. Maintenant qu’il y repensait, il se demandait si la moindre personne dans sa vie l’avait un jour pris au sérieux.

 

Le vent fit bouger la pointe des arbres, les rayons du soleil se firent plus intensément oranges. Au loin la petite chapelle de l’église paraissait presqu’accueillante. Il sortit son appareil photo, un modèle récent, pour lequel il avait dépensé la moitié de ses économies, et prit une photo de la toile qui se présentait à lui. Cet appareil, il l’avait toujours caché, mis à l’abri des yeux des autres, de peur d’autres remarques, de pics auxquels il ne voulait pas faire face. Il était désolé s’il avait été suffoquant, s’il avait trop aimé, si son cœur prenait trop de place, là entre ses mains, le rendant un peu gauche, un peu maladroit. Il aurait bien voulu s’excuser, mais il n’avait pas eu le temps de le faire.

 

Le bouquet avait fané entretemps, déposé à côté de lui, sur le banc en bois. Des pétales s’envolèrent et il les regarda s’en aller, virevolter vers le ciel. Les larmes coulaient encore, il les frotta du dos de sa main, discrètement, comme si on l’eut observé. Parfois il se demandait aussi si le monde n’était peut-être pas mieux sans lui. Il pourrait s’en aller, vivre seul, vivre de cet amour qu’il ne savait qu’offrir aux autres, vivre parmi les arbres ou parmi les étoiles. Peut-être que c’était simplement cela, la solution. Peut-être qu’il attendait trop des autres. Peut-être qu’il devrait s’en aller silencieusement, comme la pétale d’une fleur fanée. Parfois aussi, il se disait qu’il aurait préféré rester dans le ventre de sa mère, à l’abri, pour ne jamais sortir. Au moins, il n’aurait embêté personne avec sa présence.

 

Alors qu’il allait fermer à nouveau les yeux, il entendit un aboiement, au loin. Ses joues avaient rougi à cause des pleurs. Il baissa la tête en apercevant un maître et son chien, sans laisse, sur le chemin qui croisait son banc. Il serra son appareil photo contre son torse, par réflexe peut-être, il ne savait pas. Le chien accourut soudainement vers lui, la queue battante et haletant, le surprenant dans sa gêne. Il releva aussitôt la tête, pris à dépourvu par une truffe humide contre ses genoux. Il ne sut trop quoi faire alors il passa simplement une main délicate sur le front du chien, qui le regardait avec ses grands yeux contents, la langue pendante, tandis que son maître se dépêchait de le rattraper. Baekhyun regarda l’animal lécher le dos de ses mains, avec lesquels il avait sécher ses larmes et n’osa pas lever le regard vers son propriétaire, parce qu’il avait peur d’embêter, peur d’être de trop.

 

- Excusez-le, parla l’inconnu tout sourire, mais essoufflé. Il aime les gens alors c’est plus fort que lui.

 

Baekhyun secoua la tête, toujours en caressant le pelage caramel de l’animal. C’était doux.

 

- Ce n’est rien.

 

Il leva enfin la tête, gêné d’avoir été surpris lors de pensées sombres. L’inconnu lui sourit, la laisse dans une main, mais sans la rattacher au collier du chien.

 

- Vous venez souvent ici ? demanda-t-il. C’est la première fois que je viens alors je découvre.

 

Baekhyun rougissait, embarrassé car il ne savait pas quoi répondre. Le chien avait désormais posé la tête sur ses jambes, sans le quitter de ses grands yeux brillants, heureux d’avoir trouvé quelqu’un acceptant son attention. Il avait remarqué son cœur lourd, qu’il retenait vainement.

 

- Oui, enfin… je viens quand j’en ressens le besoin. Je prends des photos, en fait.

 

La dernière phrase glissa hors de sa bouche sans qu’il ne puisse s’en empêcher. Il mordit l’intérieur de sa joue. Le jeune homme le regarda lui, puis le chien.

 

- Avec un paysage pareil, je vous comprends. On dirait bien qu’il vous apprécie.

 

Puis il hésita, plissa les lèvres, toucha le bout en métal de la laisse.

 

- Vous…allez bien ? Enfin, sans paraître indiscret, je vous observe depuis tout à l’heure et j’ai lâché mon chien parce que ça me faisait de la peine de vous voir pleurer.

 

Il se racla la gorge. Baekhyun le regarda, surpris.

 

- Je ne veux vraiment pas vous faire peur ou quoique ce soit, continua rapidement le jeune homme. C’est juste que je ne peux pas m’empêcher d’être triste quand quelqu’un a du chagrin.

 

Il rit, embarrassé, le visage illuminé par les rayons chauds du soleil couchant. Il haussa les épaules.

 

- Désolé, ça doit vous paraître très étrange… Je ne veux pas vous déranger plus longtemps.

 

Baekhyun ouvrit la bouche, incapable de répondre, alors que l’homme tournait déjà les talons en appelant son chien.

 

- A-Attendez… ! dit-il soudainement.

 

Le jeune homme s’immobilisa, étonné, avec ce magnifique sourire peint sur le visage.

 

- C’est faux, répondit Baekhyun, en baissant timidement la tête. Vous ne me dérangez pas… Et ne vous excusez surtout pas. Ne vous excusez pas pour les bonnes choses que vous entreprenez.

 

Il se redressa, frotta son pantalon. Son cœur tomba.

 

- Vous venez d’emménager… ? demanda-t-il doucement. Moi c’est Baekhyun.

 

Il lui tendit la main, maladroitement, mais le jeune homme s’empressa de la serrer gentiment.

 

- Ah, oui, oui, c’est vrai… comment le savez-vous ? Et moi c’est Chanyeol. Park Chanyeol. Ravi de vous rencontrer, j’imagine.

 

Ils sourirent tous les deux.

 

- Disons que je connais à peu près tous les chiens du quartier et que lui, je ne l’ai jamais vu, répondit-il, souriant mais toujours hésitant à regarder son interlocuteur dans les yeux.

 

- Je vois, rit Chanyeol de plus belle. Elle s’appelle Méli. Elle a seulement deux ans alors elle a encore du mal à m’obéir.

 

Baekhyun souriait sincèrement à présent. Il s’était agenouillé pour caresser la chienne, tout en regardant son maître.

 

- C’est rare de rencontrer des gens qui ne veulent pas la chasser, plaisanta Chanyeol. D’habitude l’accueil est moins chaleureux.

 

Baekhyun se leva afin de faire face à Chanyeol.

 

- Les animaux nous veulent rarement du mal, répondit-il doucement. Généralement, c’est plutôt l’inverse…

 

Chanyeol acquiesça, avant de remettre la laisse à Méli. Le soleil disparaissait dangereusement. La lumière était sublime.

 

- C’est vrai, lui accorda-t-il. Eh bien, Méli vous remercie des caresses, mais on est attendu donc on ferait mieux de se dépêcher tous les deux. A bientôt, j’espère !

 

Il lui fit un clin d’œil avant de reprendre le chemin, le pas rapide et l’animal trottant à ses côtés. Maintenant que Baekhyun y repensait, être hypersensible n’avait pas que des mauvais côtés. Il regarda la silhouette longiligne de Chanyeol s’en aller au loin, incapable de réellement dire s’il ressentait plus ou moins que d’habitude. Ce dont il était sur, c’était qu’entretemps, il avait fait tombé son cœur, non pas dans la neige, mais au milieu d’un champ d’été.

Entre ses mains, le cliquetis de son appareil photo retentit.

.

 

.

 

.

Commentaire de l'auteur N'hésitez pas à me laisser vos avis! À bientôt.
  Commenter ce chapitre 
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>



© Fanfic Fr 2003 - 2022