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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 311 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr

Victor Sierra : financement participatif pour leur 5ème album
 par   - 374 lectures  - Aucun commentaire

Victor Sierra est un groupe français de musique steampunk.

Jje les suis depuis plusieurs années et nous sommes devenu amis.
Ils lancent un financement participatif pour leur cinquième album sur indiegogo :
Victor Sierra's 5th album

Ils chantent dans plusieurs langues : français, anglais, un peu d'espagnol et de yiddish dans certains titres.

Vous pouvez écouter des morceaux et voir des vidéos sur leur sites https://victorsierra.net/ ainsi que sur youtube, itunes, spotify...

 

La ligue des mangoustes recherche de nouveaux héros
 par   - 1879 lectures  - 1 commentaire [30 mai 2020 à 12:42:02]

Fan de manga et/ou de comics et écrivain dans l'âme, cette annonce s'adresse à vous !


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D'espairsRay

Too fast to live too young to died
[Histoire Terminée]
Auteurs :
[Groupe: transfert]
hiera
Vue: 3123
[Publiée le: 2012-01-01]    [Mise à Jour: 2016-01-16]
13+  Signaler Action-Aventure/Yaoi (HxH)/Amitié Commentaires : 10
Description:
Après avoir séché ses cours de l’après-midi, Miyawaki, un adolescent un peu rebelle, à la vie difficile, fait une curieuse rencontre sur internet. Sans aucune précaution et avec toute sa témérité, Miyawaki accepte de passer une soirée avec ces inconnus pour partager l’espace d’un soir leur fantastique quotidien qui l’emmènera jusqu’au bout de la nuit.
Crédits:
Fic de Hiera, je suis juste sa gestionnaire.
Pour toute réclamation me demander.

Vous pouvez retrouver la communauté des Fics de Hiera Ramuk sur facebook
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Chapitre 9

[4915 mots]
Publié le: 2015-09-19Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Auteur : Hiera Ramuk

Titre : Too fast to live, too young to died

Genre : U.A., romance ? En tout cas, j'en sais pas plus >.>

Personnages : Miyawaki, Hakuei, Hyde, Toshiya, Gackt, Tora, miyavi, Uruha, Zero, Kaoru, Aoi, Ken ( l'arc en ciel ), Bou, Saga, Shinya, Kyo, Satsuki ( huhuhu ça fait beaucoup quand même XD )

Pairing : Aoi X Saga; Zero X Miyawaki; Satsuki X Uruha ; Hakuei X Aoi ?





Chapitre 9 :





Zero n'y croyait toujours pas. Il était pourtant à l'hôpital mais il n'y croyait pas encore. C'était impossible et si ce n'était pas Hakuei qui lui avait téléphoné, jamais il ne se serait déplacé. Satsuki avoir un accident de voiture ? C'était impossible ! Jamais il ne pourrait en avoir un. C'était le meilleur pilote de tout le pays. Alors non, il ne pouvait pas avoir un accident de voiture. Pourtant Hakuei le lui avait lui-même dit au téléphone et il n'était pas le genre à plaisanter avec ce genre de chose.


Zero prit une profonde inspiration puis entra dans le grand édifice blanc. Il chercha du regard ses amis tout en s'enfonçant dans l'allée principale, dépassant ainsi l'accueil et arrivant dans la salle d'attente. Là, le premier visage qu'il aperçut fut celui de Miyawaki. L'adolescent paraissait bouleversé. L'estomac de Zero se noua et il se précipita vers son jeune amant pour le prendre dans ses bras. Miyawaki se laissa mollement faire et posa sa tête contre l'épaule du brun qui lui demanda s'il allait bien. Le blond lui fit un oui de la tête mais ne put répondre de vive voix à sa question. Il ne pouvait même pas parler. Il était bien trop sous le choc pour ça. Il fallait dire qu'il était présent lorsque les pompiers avaient sorti le corps sanguinolent de Satsuki de la carcasse de sa voiture. Miyawaki avait vu les plaies ouvertes du pilote ainsi que sa chair brûlée. Mais surtout, il y avait tout ce sang qui s'échappait du corps encore en vie et qui se répandait sur le sol. C'étaient des images terribles qu'il n'arrivait pas à se sortir de l'esprit. Et l'étreinte de Zero le réconfortait à peine. Son aîné le savait mais il ne savait pas comment rassurer Miyawaki et l'empêcher de trembler ainsi.

« T'en a mis du temps à arriver Zero. »

Le brun se raidit et lâcha son amant pour se retourner comme une furie vers Hyde tout en lui saisissant le haut de sa chemise.

« Je peux savoir où t'étais ? Hurla Zero.

- J'étais parti chercher du café, balbutia Hyde qui se faisait littéralement étrangler par sa chemise. Zero... je vais te renverser du café dessus, attention.

- Zero, tu es enfin là, déclara Hakuei en arrivant à son tour dans la salle d'attente des urgences. »

Zero lâcha aussitôt Hyde qui poussa un soupir de soulagement avant de s'asseoir à côté de Miyawaki tout en lui tendant un des deux gobelets qu'il tenait. Zero pour sa part se planta devant Hakuei et lui demanda d'une voix étranglée :

« C'est une blague, hein ?

- Non, Satsuki est au bloc. Il vient de faire son deuxième arrêt cardiaque. Ils sont en train de tenter de le réanimer, déclara Hakuei d'une voix neutre.

- Pourquoi tu dis ça aussi froidement, murmura Zero dont les yeux étaient brillants de larme.

- Parce qu'on ne peut rien pour lui, répondit Hakuei en passant sa main derrière la nuque de son ami afin de l'attirer vers lui. »

Zero se laissa faire et appuya sa tête contre le torse d'Hakuei qui le serra dans ses bras. Le châtain connaissait les sentiments profonds que Zero éprouvait pour Satsuki. Jadis, ils avaient été amant, c'était à l'époque où Satsuki ne connaissait pas encore Uruha. Zero ferma douloureusement les yeux mais ne pleura pas. Il se reprit même très vite. Après tout, il y avait Miyawaki non loin de lui et l'adolescent avait besoin de lui.

« Tu as raison, on ne peut rien faire à part espérer, déclara Zero en se détachant d'Hakuei. Je vais ramener Miyawaki chez moi. Appelles-moi si jamais il y a du nouveau. »

Hakuei se contenta d'acquiescer et Zero s'essuya rapidement les yeux avant de se tourner vers son amant. Le lycéen buvait le café que Hyde lui avait apporté et écoutait sans rien dire les mots que son aîné lui murmurait. Zero n'arrivait pas à entendre ce que Hyde lui disait mais dans le fond, cela n'avait pas d'importance. Après tout, Hyde était peut-être bien placé pour réconforter Miyawaki puisqu'il était lui-même père d'un petit garçon, même s'il ne voyait que rarement son fils. Zero lâcha un léger soupir puis s'accroupit en face de Miyawaki. Hyde se leva alors et s'éloigna pour leur laisser un peu d'intimité. Il en profita d'ailleurs pour rejoindre Hakuei qui se tenait un peu plus loin.

« Miya-kun, commença Zero tout en lui caressant les visage du bout des doigts. On va rentrer à la maison, ok ? Ce soir, tu dors chez moi. »

L'adolescent lui fit un oui de la tête et Zero glissa sa main dans la sienne avant de se lever tout en l'entraînant hors de sa chaise. En passant devant Hyde et Hakuei, Zero les salua puis il emmena son amant hors de cet hôpital rempli de mauvaises ondes. Hakuei et Hyde les suivirent du regard en silence avant de regagner l'étage où se trouvait le bloc opératoire. Uruha y était encore et il y resterait le temps qu'il faudrait. Il voulait être là quand Satsuki sortirait de là. Gackt était avec lui. Puisque le blond ne travaillait pas aujourd'hui, il avait pu se déplacer rapidement jusqu'à l'hôpital. Actuellement, il soutenait Uruha devant la porte de la salle d'opération. De ce fait, Hyde et Hakuei avaient pu redescendre au rez-de-chaussée avec Miyawaki.

« Et les autres ? Demanda Hakuei alors qu'ils montaient dans l'ascenseur.

- Tora arrivera dès qu'il pourra. Miyavi est coincé au resto de ses parents. Quant à Toshiya, il a dit qu'il viendrait après la sortie des écoles. »

Hakuei ne fit aucune remarque et lorsque les portes de l'ascenseur s'ouvrirent, il sortit le premier. Comme il s'y était attendu, Uruha était toujours en larme et ne semblait pas prêt à se calmer, malgré les paroles réconfortantes que Gackt lui adressait tout en le serrant dans ses bras. Mais son état était compréhensible. Quelque part, il se sentait coupable car c'était pour lui que Satsuki avait fait cette course, pour donner une bonne leçon à cet homme roux qui avait osé reluquer d'un peu trop près Uruha.



OoOoO



La porte de la salle de bain s'ouvrit sur Shinya qui était vêtu d'une robe de chambre de satin rouge. Une couleur qui lui allait à merveille et que Die affectionnait tout particulièrement. Les yeux du roux se posèrent tout d'abord sur ses jambes qui se dénudaient à chacun de ses pas et qui le faisait déjà fantasmer sur ce qu'il portait en dessous : rien. Du moins il espérait que son amant soit complètement nu sous ce voile rouge. Mais quelque chose lui disait qu'il ne tarderait pas à le savoir. Le châtain posa les deux coupes de champagne qu'il tenait dans la main, sur une petite table posées près du jacuzzi où Die se prélassait. Shinya posa ensuite une jambe sur le rebord du bassin d'eau et déboucha la bouteille de champagne. L'alcool mousseux tomba le long de sa jambe dénudée et Die se redressa pour en lécher le liquide sous le sourire amusé du châtain. Ce dernier s'empara des coupes et les remplit avant d'en tendre une à son amant.

« Levons nos verres à Aoi qui sera bientôt ruiné et à ce pauvre Satsuki qui n'est peut-être plus de ce monde, déclara Shinya avec un petit sourire diabolique. »

Les deux hommes trinquèrent et burent lentement leurs verres tout en se dévorant des yeux. Die s'empara peu après de la coupe de Shinya et la posa près de la sienne à côté de la bouteille. Il attira ensuite son amant dans l'eau tout en l'embrassant avec passion. Une fois dans l'eau les mains de Die défirent le nœud de la ceinture de la robe de chambre de Shinya et le roux put découvrir son corps complètement nu. Die le dévora littéralement des yeux avant de se décider à le déguster tout court et surtout en entier.


Shinya passa ses bras autour du cou de son amant et s'installa sur les cuisses de Die avant d'onduler contre son entrejambe déjà bien éveillé. Ce constat fit sourire Shinya durant l'un de leur sulfureux baiser où leurs langues s'enroulaient l'une à l'autre, se caressant de manière obscène et se chuchotant silencieusement tout ce qu'ils comptaient faire. Tout en continuant de presser ses lèvres contre celles de Shinya, Die tendit sa main vers la bouteille de Champagne. Il en but une grande gorger avant d'en reverser sur le torse de Shiya qui frissonna à ce contacte froid mais délicieux. D'ailleurs, la langue de Die ne tarda pas à venir lécher l'alcool qui lui collait à la peau, n'oubliant pas de tourmenter au passage les boutons de chair durci d'un Shinya gémissant.

« J'ai envie de toi Shin-chan...

- Et bien prends-moi, gémit le châtain alors que Die lui caressait du bout des doigts son érection pressée contre celle du roux. »

Die ne se fit pas prier et souleva le châtain qui était aussi léger qu'un plume. Lentement, il empala Shinya sur sa colonne de chair érigée et le châtain crispa ses doigts sur les puissantes épaules de son amant tout en se mordant la lèvre inférieure jusqu'au sang pour retenir ses cris de jouissances. Et c'était un tel plaisir de sentir Die en lui ! Ces frottements de muscle, cette pression contre sa prostate... toutes ces sensations étaient tellement jouissantes ! Et c'était sans compter sur la vigueur de Die qui lui fit rapidement atteindre le septième ciel dans ses bras.



OoOoO



Un vase vola dans la pièce et se fracassa contre un mur. Du moins, c'est ce que Ken en conclut au bruit qui lui parvenait du bureau de son patron. Toute fois, il ne comptait pas quitter son post pour allait voir quel diable se déchainait dans le bureau de la direction. De toute façon, il n'était pas suicidaire et ce n'était pas son boulot de réconforter les âmes en peine. Lui il était barman et pas psy. Il pouvait tout juste prêter une oreille attentive aux clients un peu trop bavards. C'était un peu comme regardait le journal TV. Cela lui permettait de se tenir au courant des nouvelles du jour. D'ailleurs il ne doutait pas que tôt ou tard Aoi viendrait se lamentait sur le comptoir. Cela ne serait pas la première fois. Ces derniers temps Aoi le faisait souvent. Peut-être trop souvent pour que cela soit normal. Ken lui avait pourtant dit de faire attention avec qui il faisait affaire. Mais Aoi ne l'avait pas écouté. De toute façon Ken n'avait pas la prétention d'être un conseillé financier. Il n'était que barman et peut-être comptable à ses heures perdues. Après tout, il fallait bien qu'il fasse les comptes après la fermeture.


Des cris suivis d'un sanglot. Ça c'était Aoi qui venait de s'énerver contre Bou. De toute façon le petit blond avait coutume de servir de souffre douleur au patron quand il était de trop mauvaise humeur. C'était quelque chose auquel Saga échappait quoi que lui recevait les foudres d’Aoi lorsqu'ils baisaient, ce qui n'était guère mieux. Du moins c'était l'avis de Ken qui venait d'allumer une cigarette et qui regardait Bou traverser la salle vide de la Jet 7. Il était trop tôt pour ouvrir la boîte. Une chance compte tenu de la sombre humeur d’Aoi. Ce dernier était arrivé quelques heures plus tôt. Il était très pâle. Il avait demandé un double whisky à Ken qui l'avait servi sans rien dire. Le patron l'avait bu d'un trait puis avait rejoint son bureau d'un pas furieux. Il n'avait fait aucune remarque à Ken. Mais peut-être parce que le barman ne lui avait pas posé de question ? De toute façon Ken n'en posait jamais. Il se contentait de donner son avis lorsqu'on en avait besoin. Autrement, il ne se mêlait jamais des affaires des autres. C'était entre autre pour cette qualité qu'Aoi l'avait engagé. Et depuis que Ken était à son service, il n'avait jamais eu de problème avec son patron. Seulement ce dernier semblait vivre des heures bien sombres et le barman se demandait s'il ne serait pas temps pour lui de commencer à lire les petites annonces, histoire d'avoir trouvé un nouveau boulot pour le jour où on retrouverait Aoi avec une balle dans la tête dans son bureau. À moins qu'il ne finisse pas s'y pendre...


Saga poussa un soupir las et rempli d'exaspération avant de rejoindre le comptoir d'un pas rapide. Il revenait du bureau d'Aoi. Apparemment, il s'était lui aussi pris une engueulade gratuite. Il fallait dire que Bou avait su fuir au bon moment et Saga s'était retrouvé là au mauvais instant. Seulement c'était rare qu'Aoi s'en prenne à lui. Cela démontrait au barman que les heures qu'ils vivaient été grave. Du moins suffisamment pour qu'il puisse se permette de boire lui aussi un verre.


Ken lui servit une vodka avant de se prendre un whisky glace ce qui étonna Saga qui le voyait boire pour la première fois. Devant l'air surpris de son vis à vis, Ken leva son verre et déclara :

« Buvons à notre prochain travail.

- Et ben t'es optimiste comme toujours toi, soupira Saga en trinquant avec lui avant de boir cul sec son petite verre blanc. »



OoOoO



Le trajet jusqu'à l'appartement de Zero fut très silencieux. Aucun d'eux ne parla. Il était bien trop bouleversé mais pour des raisons différentes. Miyawaki parce qu'il avait vu le corps sanguinolent de Satsuki. Zero parce qu'il se rendait compte qu'il éprouvait encore quelque chose de fort pour son ancien amant. Pourtant, cela faisait bien longtemps qu'ils n'étaient plus ensemble et leur histoire d'amour s'apparentait à un amour de lycée. Mais on ne peut oublier le premier amour. D'ailleurs malgré leur séparation, Satsuki s'était toujours montré tendre envers Zero qui au finale était resté son meilleur ami.


En sortant de voiture, Zero aperçut Kyo qui sortait de son garage. Le petit blond s'avança vers lui d'un pas plutôt pressé. Ses cheveux étaient en bataille, le haut de sa combinaison était ouverte et trainait autour de ses reins. Du cambouis lui tachait les mains et certain endroit bien placé de son torse, lui donnant une allure générale plutôt sexy. Mais Kyo ne semblait pas de très bon humeur et son visage ne fit que s'assombrir lorsqu'il aperçut celui bouleversé de Zero. Ce dernier le salua simplement avant de se dépêcher de rejoindre Miyawaki qui se tenait près de sa portière close. Zero l'entoura tendrement de ses bras protecteurs et l'adolescent se blottit contre lui tout en serrant dans ses doigts le t-shirt de son amant. Kyo le regarda un moment avant de se décider à les interrompre.

« Alors c'est vrai ? Demanda le mécanicien.

- J'aimerais te dire que non, répondit Zero d'une voix étranglée.

- Je ne peux pas le croire, lâcha Kyo avant de lui tourner le dos. »

Zero le regarda prendre la direction de son garage et lorsque le blond disparut, il lâcha un léger soupir. Kyo était aussi un ami de lycée de Satsuki. Ensemble, ils avaient partagé la même passion pour les voitures. C'était d'ailleurs Satsuki qui avait trouvé ce garage pour Kyo. Alors Zero comprenait que Kyo n'accepte pas l'idée que leur plus grand pilote ait pu avoir un banal accident. Et Satsuki était encore entre la vie et la mort. Il y avait de grande chance pour qu'il y reste mais Zero ne voulait pas y penser.


Zero entraina Miyawaki jusqu'à son appartement. L'adolescent était toujours aussi silencieux et semblait perdu dans son monde. Un univers que Zero aurait bien aimé frôler du bout des doigts. Et puis, il y avait aussi ces blessures qui marquaient le visage du lycéen et Zero en ignorait toujours les origines. Mais Miyawaki n'était vraiment pas en état d'en parler. Et puis il y avait sa fierté. Celle qui l'avait poussé à se confier à Hyde plutôt qu'à lui. Y pensait faisait un peu mal à Zero même s'il comprenait son jeune amant.

« Viens, on va prendre un bain. »

Miyawaki acquiesça d'un signe de la tête à cette proposition de Zero qui l'emmena dans la salle de bain. L'aîné défit ses vêtements et aida son cadet à se mettre nu, puis ils entrèrent dans l'eau chaude que Zero avait fait couler. Une fois dans la baignoire, Zero attira Miyawaki contre lui et l'adolescent colla son visage contre le torse de son amant tout en fermant les yeux. Il n'écouta que les battements de cœur du brun. C'était un rythme rassurant qui lui murmurait qu'il n'était pas tout seul, chose que le blond avait toujours cru.



OoOoO



« Warumono-chan ! S'écria miyavi en se précipitant vers Kyo tout en lui ouvrant les bras en grand comme pour lui faire un câlin. »

Le mécanicien repoussa sans ménagement miyavi et continua à marcher tout droit en direction d'Hakuei et Hyde. Ce dernier recula d'un pas et tenta de se cacher derrière le châtain, mais Kyo écarta délicatement Hakuei de son chemin avant de se saisir de la chemise de Hyde pour le plaquer contre un mur.

« Pourquoi c'est toujours moi qui ramasse ! Lâcha Hyde dans une longue plainte alors que son dos percutait violemment le mur.

- Parce que c'est toi qui m'a téléphoné, grommela Kyo. Alors maintenant tu vas me dire ce qui s'est passé.

- Tout est de ma faute, sanglota Uruha qui pleurait toujours dans les bras de Gackt. »

Kyo lui lança un regard au dessus de son épaule mais ne lâcha pas pour autant le souffre douleur du groupe. De toute façon, Hyde était habitué à ramasser les pots cassés pour les autres.

« Satsuki à fait une course contre un type à la crinière rouge, déclara Hakuei qui se tenait près d'un Hyde encore sous les griffes du warumono en colère. Apparemment ce rouquin l'aurait provoqué en reluquant d'un peu trop près Uruha. Tout s'est passé très vite. Satsuki était en tête, il a prit un mauvais virage, il s'est planté dans le décor.

- Foutaise, grogna Kyô en serrant ses doigts sur la chemise de Hyde. Si c'était au champ de course d'Aoi, Satsuki n'aurait jamais prit le décor. Il le connait par cœur.

- Nous on te dit ce qu'on a vu, soupira Hakuei. »

Kyo lâcha un grognement de mécontentement avant de relâcher la pression contre Hyde qui soupira de soulagement. Cela dit, il n'eut guère de temps de se réjouir car Kyo lui empoigna le bras en déclarant : « Toi, tu viens avec moi ». Hyde eut à peine le temps de pousser un cri de surprise qu'il était entrainé vers l'ascenseur par le mécanicien. Ce dernier attrapa le bras de miyavi au passage tout en lâchant un : « Toi aussi, tu viens avec moi ». Devant cette scène étrange et sans sens, Gackt se contenta d'arquer un sourcil avant de demander :

« Il nous fait quoi là ?

- Qui c'est ce que peut faire un warumono en colère, répondit Hakuei en haussant les épaules. »

Alors que Kyo, Hyde et miyavi disparaissaient derrière les portes métalliques d'un des deux ascenseurs de l'hôpital, Toshiya apparut derrière celles du deuxième. Bien évidement, il avait une cigarette au bec, ce qui était interdit mais devant son regard charmeur, l'infirmière de l'accueil n'avait pu lui faire la moindre réflexion et s'était contenté de répondre à son sourire tout en rougissant.


La première chose que Toshiya aperçut dans le couloir, fut Uruha en larme dans le bras d'un Gackt pas très bon pour le réconforter. Il fallait dire que le blond avait plus l'habitude de faire pleurer les jeunes filles que de les consoler et mis à part du réconfort sous la couette, Gackt n'en connaissait pas d'autre. Aussi était-il plutôt impuissant face à la crise de larme et de désespoir d'Uruha qui semblait verser toutes les larmes de son corps. Le tableau attrista assez Toshiya qui ne put s'empêcher d'avoir un léger pincement au cœur. Il détestait voir Uruha dans cet état. Il ne l'avait vu qu'une fois pleuré. C'était après le départ de Satsuki, lorsqu'Uruha avait pleuré dans le bras de Hyde. Toshiya était arrivé à cet instant dans la pièce mais sur un signe de la tête de Hyde, il avait fait discrètement demi-tour afin de ne pas froisser l'orgueil de leur cher petit Ruwa-chan.


Une fois arrivé à leur hauteur, Toshiya retira ses lunettes de soleil et écrasa sa cigarette sur le sol. Il posa ensuite les mains sur les épaules d'Uruha pour le détacher du blond et l'attirer vers lui. Gackt le laissa lui prendre Uruha et lorsque ce dernier se rendit compte que c'était Toshiya qui le serrait contre lui, Uruha lui sauta au cou. Ses pleures se firent plus bruyant mais en quelques mots, Toshiya réussit à le calmer un peu, tout en lui caressant la nuque du bout des doigts.

« T'arrive plus tôt que prévu Totchi, déclara Hakuei.

- J'ai pu laisser mes élèves avec la stagiaire, répondit Toshiya. J'ai expliqué au directeur de l'école que c'était une urgence familiale alors il n'a rien dit. De toute façon, je suis fonctionnaire alors il en faut plus pour me virer. Sans parler que les gosses m'adorent.

- Leurs mères aussi, ajouta Gackt en riant doucement. »

Toshiya retint un rire puis reporta son attention sur le châtain blottit contre lui. Uruha était toujours secoué de sanglot mais ses larmes se faisaient moins abondantes. Toshiya resserra ses bras autour de lui et déposa un baiser sur son front avant de lui murmurer : « Mais tu sais Ruwa. Il faut voir le bon côté des choses. Si Satsuki meurt, je serais là pour te consoler et ça sera l'occasion de donner un nouveau départ à notre couple ! »

Uruha se crispa dans ses bras avant de s'en détacher et de le fusiller du regard.

« T'es vraiment un connard Totchi, cracha-t-il finalement avant de refondre en larme.

- Mais non mon cœur. Allé viens, répliqua Toshiya en le reprenant dans ses bras. Au pire des cas, on ferra ménage à trois, ajouta le brun en riant doucement. »

Gackt se contenta de sourire alors qu'Hakuei soupirer d'exaspération. Comment Toshiya pouvait-il faire de l'humour dans un moment pareil ?

« Bon, moi je vous laisse. Si y'a du nouveau, prévenez moi, déclara Hakuei en s'éloignant. »

Toshiya et Gackt lui firent un signe de la main et le châtain se dirigea vers l'ascenseur. Il avait pas mal de chose à faire encore et puis Uruha était entre de bonnes mains à présent, même si c'était entre les mains de Toshiya.



OoOoO



Lorsqu'Hakuei arriva devant la Jet 7, il fut surprit de trouver Ken en train de fumer dehors. Le châtain s'adossa contre le mur à côté de lui et alluma une cigarette. Un court silence s'installa avant qu'Hakuei ne lui dise tout en riant nerveusement : « C'est la première fois que je te vois hors de la Jet 7. J'avais fini par oublier que tu pouvais en sortir ».

Le brun ne lui répondit que par un sourire mais ne le regarda pas pour autant, ce qui obligea Hakuei à retrouver son sérieux.

« Je suppose qu'on t'a raconté, reprit le châtain.

- C'est les risques du métier, se contenta de lui répondre le barman. On savait de toute façon qu'on finirait par tous pointer au chômage un jour ou l'autre. »

Hakuei l'interrogea du regard mais Ken n'explicita pas sa phrase. Il se contenta d'écraser sa cigarette sur le sol avant d'engouffrer ses mains dans les poches de son manteau et de lui dire :

« Je vais profiter de ma journée de libre pour voir si je ne peux pas me trouver un autre boulot au cas où... »

Hakuei pâlit et son estomac se noua alors qu'il le regardait s'éloigner. Lorsqu'il eut disparu, le châtain posa son regard sur la porte de la discothèque et hésita avant d'y entrer. Il redoutait déjà ce qu'il allait y trouver mais rester dehors ne servait à rien. Après avoir prit une courte inspiration, Hakuei se décida à entrer. La boîte de nuit était vide compte tenu de l'heure. Après tout, ils étaient à peine en fin d'après-midi. Il n'y avait que Saga assis au bar et ces bruits étranges provenant de l'arrière salle. Hakuei s'avança vers Saga qui lui souriait de manière peu catholique. Une fois arrivé à hauteur du blond, Hakuei l'interrogea du regard. À cette question silencieuse, Saga se contenta de répondre :

« Il est de mauvaise humeur. Je te déconseille d'aller le voir. Même moi il m'a envoyé balader ».

Sur ces mots, Saga écrasa son mégot dans le cendrier posé sur le comptoir. Il vida son verre puis se leva et répliqua :

« Tente ta chance si tu veux, mais tu passeras une meilleure journée avec moi.

- Je vais tenter ma chance avec lui, répondit simplement Hakuei. »

Saga soupira de déception puis s'en alla, laissant Hakuei seul dans l'immense salle sombre. Le châtain resta quelques minutes là, à regarder le couloir menant au bureau du brun d'où provenaient toutes sortes de bruits, puis il se décida à aller le voir. À mesure qu'il se rapprochait de son bureau, des bruits de verre brisé et de feuille déchirée se firent plus nets et lorsqu'Hakuei ouvrit la porte, il trouva Aoi en train de dévaster son bureau. Le châtain resta un moment contre le chambranle à le regarda massacrer ses meubles sans retenu, avant de se décider à entrer. Lorsqu'Aoi le vit, il se figea et resserra ses poings sur les feuilles qu'il tenait dans ses mains. Tout en regardant Hakuei, il les déchira avant de lui tourner le dos et de continuer son œuvre. Le châtain lui attrapa alors et bras et lui répliqua froidement :

« Non mais tu te sens bien ?

- Lâche-moi, gémit Aoi tout en tentant de se défaire de son emprise.

- Non. Tu crois que tu n'as pas fait assez de dégât comme ça ?

- Si j'en ai fait beaucoup trop, répliqua Aoi dont les yeux brillaient de larmes. »

Hakuei se troubla légèrement mais se reprit très vite et lui dit :

« Maintenant, tu vas tout me raconter.

- De toute façon c'est trop tard, grommela le brun.

- Il n'est jamais trop tard.

- Hakuei, tu ne comprends pas. Sans Satsuki, je suis fini.

- Comment ça ?

- Ce type, ce Shinya..., je lui dois beaucoup d'argent. Pour éponger mes dettes j'ai parié avec lui tout le reste de mes biens et je vais perdre ce parie maintenant que j'ai plus de pilote.

- C’n’est pas ton genre de jeter l'éponge comme ça, répliqua froidement Hakuei.

- C'est vrai, mais c'est trop tard. Satsuki était mon unique espoir. La course aura lieu la semaine prochaine, et je ne sais même pas s'il est encore vivant. De toute façon il ne sera pas en mesure de la courir pour moi et je serais obligé de déclarer forfait. Alors tout ce que j'ai, ma maison, mes boites, tout sera à ce salaud. »

Aoi fut pris d'un petit rire nerveux et lorsqu'il se calma un peu il déclara :

« Mais c'est la vie. J'aurais dû écouter Ken quand il m'avait dit de ne pas faire affaire avec Shinya. Maintenant c'est trop tard. Tout ce que j'espère, c'est que Satsuki s'en sortira ».





À suivre...

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