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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 1965 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Twilight

Que sa vie est courte Auteur: cathy863 Vue: 2030
[Publiée le: 2009-03-25]    [Mise à Jour: 2009-04-28]
13+  Signaler Romance/Suspense/Surnaturel Commentaires : 15
Description:
Nicolas est un vampire, mais un vampire particulier. Ses rencontres avec Eden, une enfant humaine et avec les Cullen, des vampires bien différent de lui, vont boulversé sa vie. Lui et Carlisle vont tenter de comprendre les liens qui les unissent.
Crédits:
Les personnes (sauf quelques uns de mon cru)et le monde crée, appartiennent à Mme Meyer. Je les lui emprunte pour mon histoire
<< ( Préc )
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10 - L'heure de vérité

[4790 mots]
Publié le: 2009-04-28Format imprimable  
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10 – L’heure de vérité

PdV Nicolas :

Je suis tranquillement installé dans un fauteuil du salon, lisant un livre pas particulièrement intéressant, quand une petite fusée brune se précipite sur moi. Elle s’installe sans manière sur mes genoux, comme elle le fait depuis des années et commence à me faire un câlin

« Mon petit papounet adoré que j’aime et que j’adore » roucoule t’elle.

Tiens, mon petit ange a donc quelque chose à me demander. Je la regarde en souriant

« Est-ce que je peux aller en boite pour mes seize ans, c’est bientôt. S’il te plait, s’il te plait. Mon petit papa chéri » implore t’elle

« En boite de nuit… Même pas en rêve ma princesse » lui répondis-je avec un sourire

Sa lèvre se met à trembler et son regard se fait suppliant. Elle me sert très fort contre elle, elle sait parfaitement que lui dire non est un vrai calvaire pour moi. Mais je me fais violence

« Eden, j’ai dis non. Tu es bien trop jeune pour aller en discothèque, en plus c’est illégal. »

Elle quitte mes jambes, se dressant de son petit mètre quarante cinq devant moi, dardant sur moi un regard noir. Elle lève le menton, je me prépare à l’affrontement. Ils sont de plus en plus fréquents au fur et à mesure qu’elle grandit, heureusement, ni elle, ni moi ne sommes rancunier et nos colères passent vite.

« Je ne suis plus un bébé, je vais avoir seize ans. S.E.I.Z.E ans » m’épelle t’elle « Je suis une femme maintenant »

Je soupire, pourquoi ma petite chérie veut elle à ce point grandir si vite, ça me dépasse. Malgré sa grande déclaration, ses grands yeux verts s’emplissent de larmes. Je me mords les lèvres, je déteste la voir pleurer mais je ne peux décemment pas la laisser aller en boite de nuit à son âge. Il faut que je trouve une solution de rechange et vite.

« Et si… » J’ai conscience de l’énormité de ce que je vais dire, mais une fois de plus je ne peux la retenir « Et si on faisait ton anniversaire au château ? On pourrait utiliser la salle de réception, elle est assez grande. Je suis même d’accord pour faire venir un DJ et on fera appelle à un traiteur »

« Tu serais d’accord pour que tout mes copains viennent ici ? Mais… Enfin… ça craint d’avoir ses parents…»

« D’accord » soupirais-je « Si tu me promets d’être raisonnable et de suivre certaines règles, j’irais chez les Cullen ce soir là »

Elle me saute alors au cou, m’embrassant tout le visage pour me remercier. Je me dis que de toute façon, les ‘’enfants’’ Cullen seront surement invitées et pourront garder un œil sur tous les adolescents aux hormones bouillonnantes, Emmet étant presque aussi protecteur que moi envers Eden. Ma fille finit par me lâcher et pendant qu’elle énumère déjà qui elle va inviter, je vois une lueur triomphante dans ses beaux yeux.

« C’est exactement ce que tu avais prévu, n’est ce pas ? »

Eden tente de prendre un air contrit, mais elle est tellement heureuse qu’elle n’y arrive pas. Je me suis fais manipuler comme un bleu. Je secoue la tête, mille ans d’expérience et je viens de me faire blouser par un petit bout.

« Tu n’as pas changé d’avis ? » s’inquiète t’elle

« Mais non » lui répondis-je en la prenant dans mes bras « Mais j’aimerais bien savoir qui t’apprend à être aussi retorse » Elle me lance un petit regard en coin sans me répondre « Bon, question idiote, ça ne peut être qu’Alice ou Rosalie. Il va vraiment falloir que j’ai une sérieuse discussion avec ses deux là »

Elle se serre contre moi, enlaçant mon torse avec ses bras

« Je t’aime, papa » dit elle d’un ton sérieux « Et pas seulement parce que je vais avoir ma fête d’anniversaire »

J’éclate de rire et embrasse le sommet de sa tête.

« Je t’aime aussi, mon petit démon »

J’aperçois alors Amélie sur le pas de la porte qui nous observe avec tendresse.

« Tu t’es encore fais avoir » s’amuse t’elle

J’hausse les épaules, fataliste.

« Tu passes la soirée avec nous ? » s’informe Amélie

« Non, pas ce soir. Carlisle rentre d’un voyage de je ne sais ou, il m’a appelé tout à l’heure pour me demander de passer le voir. Ça avait l’air assez important »

« Je peux venir avec toi, pendant que vous discuterais, je commencerais à organiser ma soirée avec Alice et Rosie » s’enthousiasme Eden

« Non, pas ce soir ma belle. Carlisle veut me parler seul »

Amélie m’envoie un regard interrogateur auquel je ne peux répondre puisque j’ignore de quoi veut me parler le vampire.

« Bon tant pis, je verrais ça avec elles demain » conclut Eden

Elle est tellement sur un petit nuage que le fait de ne pas pouvoir venir avec moi ne la touche pas plus que ça.

Après avoir quitté les deux femmes de mon éternité, j’arrive chez les Cullen. Esmée m’annonce que l’avion de son époux a du retard et qu’il voudrait que je l’attende. Je m’installe donc dans un de leur canapé après avoir demander à Alice et Rosalie de me tenir compagnie. J’ai sérieusement l’impression de parler dans le vide quand je leur demande d’arrêter de transformer ma fille en manipulatrice. Elles me regardent en acquiesçant sagement, mais à leurs petits sourires, je comprends qu’elles n’en feront qu’à leurs têtes.

Je commence à croire que je suis entouré de trop de femme pour mon propre bien. Mais il semble qu’Edward ait eu pitié de moi et ait décidé de me sauver du machiavélisme de ses sœurs. A sa demande, je le suis dans sa chambre.

« Je ne sais pas trop comment… Enfin… ça ne me regarde pas mais… »

J’ignore ce qu’il cherche à me dire, mais il a l’air particulièrement gêné. J’attends patiemment qu’il se décide

« Voilà, Carlisle t’a raconté nos différentes histoires… Tu sais que Bella était humaine quand on s’est rencontré… Et… Moi aussi, j’hésitais beaucoup à avoir… Enfin… »

Je le regarde, complètement éberlué. Après m’être fait manipuler par une gamine, voilà qu’un gamin veut me donner des conseils sur ma vie sexuelle, ou plutôt sur son absence.

« Eh, je veux juste t’aider. Sur ce coup, j’ai plus d’expérience que toi. Tu ferais mieux d’en profiter plutôt que m’insulter » s’énerve t’il un peu.
Je comprends que sa tentative part d’un bon sentiment mais j’ai quand même du mal à accepter qu’il compare nos situations. Je respire un grand coup
« Ecoute Edward, c’est très gentil à toi de vouloir m’aider. Mais nos situations n’ont rien de comparable. Tu avais peur de tuer Bella en faisant l’amour avec elle, Amélie ne court aucun risque de ce genre avec moi. Bella savait ce que tu étais. Amélie, elle ignore que nous sommes des vampires »

« Je ne comprends pas pourquoi tu… »

« Parce que, chez moi, la libido et la soif vont de paire. Si je fais l’amour avec elle, je la mordrais au moment de mon orgasme. C’est irrésistible, impossible de faire autrement »

Je suis sur que s’il avait encore été humain, il aurait été aussi rouge qu’une tomate. Il peut être parfois tellement pudibond alors que je n’ai aucun mal à m’exprimer sur la sexualité. L’arrivé de Carlisle empêche la poursuite de cette conversation, pour notre plus grand bonheur à tout les deux.

Je redescends au rez de chaussée, le visage sérieux et contracté de mon ami m’inquiète dés que je l’aperçois.

« Carlisle, qu’est ce qui passe ? » m’inquiétais-je à mon tour

« Viens, allons nous installer avant de commencer. Ça ne te dérange pas si ma famille assiste à la discussion »

« Non, bien sur que non » lui indiquais-je, stressé. J’ai l’impression qu’il préfère avoir sa famille avec lui au cas où je m’énerverais. Je m’assois dans un fauteuil « Carlisle, si tu as encore une histoire du style de la dernière fois, je crois que je préfère ne pas le savoir. Inutile de prendre des risques »

« Malheureusement, il faut que tu le saches » me répondit il en s’installant en face de moi.

Sa famille, contaminée par notre échange pour le moins étrange s’installe autour de nous en silence. Il commence donc à me conter sa rencontre avec Nix

« Attends, une minute » l’interrompais-je « Tu es en train de me dire qu’il existe un autre vampire comme moi ? »

Cette nouvelle m’assomme, mais tout compte fait, c’est plutôt positif. Malheureusement la suite de l’histoire de mon ami me fait perdre le début de sourire que j’avais. Au vu de ce qu’il me raconte, je ne suis pas sur d’apprécier ce vampire, ni d’avoir envie de le rencontrer. A un moment Carlisle semble hésiter et sans que je comprenne pourquoi, je vois Edward faire un signe à ses frères pour qu’ils se placent entre le conteur et moi.

Je regarde mon ami, il prend une grande inspiration puis continu. Un craquement sonore se fait entendre quand Carlisle m’apprend que la vie d’Eden sera courte si elle n’est pas transformée. Dans un état second, je baise mon regard en direction du son. J’ai serré tellement fort le bras de mon fauteuil que celui-ci est complètement arraché. Je me lève d’un bond, déclenchant le regroupement de la famille Cullen et me met à hurler

« JAMAIS… JAMAIS… MA FILLE AURA UNE VIE NORMALE. UNE BELLE VIE. UN MARI. DES ENFANTS… »

Ma colère semble n’avoir aucune limite, les Cullen se sont paradoxalement détendus en voyant que je n’avais pas l’intention de les attaquer et attendent patiemment que je me calme. Prévenante, Esmée me tend toute sorte d’objet que je lui arrache des mains pour les balancer au travers de la pièce en continuant de m’égosiller. Parfois un de mes amis se baise pour éviter un projectile mais aucun ne dit un mot, devinant que cela ne servirait à rien.

Ce qui finit par me calmer, ce sont les larmes de Rosalie, de vraies larmes pourtant impossible chez elle, mais bel et bien là. Pour la première fois, je me rends compte du lien qu’eux aussi partage avec ma fille. Je finis par m’écrouler, roulé en boule par terre, anéanti par la triste nouvelle apporté par mon ami. Mon bébé, ma petite fille, mon ange. Non ce n’est pas possible, pas elle, tout mais pas elle. Donnez-moi un monstre à vaincre, une guerre à gagner mais pitié, laissez vivre ma princesse.

Alice et Emmet sont avec Rosalie, tentant de lui remonter le moral alors qu’ils partagent sans aucun doute sa peine. Esmée, Bella et Carlisle se sont penché sur moi, essayant de m’aider à me redresser, je me laisse faire, comme une poupée de chiffon. Je me sens vide, impuissant devant le sort qui attend ma fille. Je supplie Carlisle des yeux

« Dis-moi qu’il y a quelque chose à faire pour empêcher ça, je t’en prie »

Son regard triste m’apprend ce que je ne veux surtout pas admettre, ma fille est condamné, soit elle deviendra un vampire, soit elle mourra jeune.

« Et s’il avait menti, on ne le connait pas, il aurait pu… »

« Je suis désolé mon ami, je suis sur qu’il disait la vérité »

« Mais… Mais tu as dis toi-même qu’il était arrogant, hautain… S’il avait juste voulu…

Carlisle me coupe avant que je ne prenne mes espoirs pour la réalité

« Non Nicolas, il a le même sentiment que toi pour elle. Elle descend de sa sœur, il l’aime aussi même s’il a voulu me le cacher »

Comme un automate, je me lève et les quitte, aucun d’eux ne tente de me retenir. J’ai besoin de chasser, je ne prends pas de gants, ne prenant pas le temps de séduire ma proie et seule la vision du regard aimant de ma Eden m’empêche de tuer ma proie. Pour la première fois de mon existence vampire, j’ai faillit tuer un humain lors de mon repas.

Les jours passent, Carlisle vient me voir souvent. Amélie et Eden sont de plus en plus inquiètes à mon sujet et ne cesse de me demander ce qui ne va pas. La femme que j’aime finit par venir me débusquer dans mon antre alors qu’elle n’a jamais mis les pieds dans ma chambre.

« Nicolas, maintenant ça suffit. Soit tu nous dis ce qu’il t’arrive, soit tu prends sur toi » S’énerve t’elle

« Pas maintenant Amélie, s’il te plait. Pas maintenant »

« Non, maintenant Nicolas. On est morte d’inquiétude pour toi. Eden n’en dort presque plus. Elle devrait être surexcitée par son anniversaire, mais non, elle se demande ce que tu as. Tu ne lui parle même plus. Tu ne nous parles même plus. Eden croit que tu ne l’aimes plus »

« Quoi, mais si… »

J’entends le soupire de lassitude d’Amélie, elle vient s’assoir sur le lit à coté de moi.

« Est-ce que c’est à cause de moi ? A cause des sentiments que j’ai pour toi ? Ils te mettent mal à l’aise, c’est pour ça que tu nous évites ? »

Je me redresse d’un bond. Comment peut-elle croire que c’est de sa faute. Oui notre situation n’est pas facile, mais jamais au grand jamais je ne lui en voudrais pour ça. Je la prends dans mes bras, l’allongeant à mes cotés

« Non, bien sur que non. C’est… autre chose »

« L’autre chose dont tu ne veux pas parler ? » me demande t’elle

« Oui, oui, ça en fait parti »

Je l’entends soupirer tandis qu’elle se blottit contre moi. Jamais nous ne nous étions permis une telle proximité, j’embrasse ses cheveux et elle relève la tête pour plonger son regard dans le mien.

« Tu ne crois pas qu’il serait temps de partager tes soucis avec nous en nous disant la vérité. Tu as été là pour nous, laisses nous être là pour toi »

Elle a raison, Carlisle qui ne cessent de me dire de leur raconter la vérité a raison. J’ai peur, peur de leur réaction. Je suis un vampire et si elles ne l’acceptaient pas. Et ma Eden, ma belle petite fille, comment lui dire que jamais elle ne pourra être comme les autres.

« Tu as raison Amélie, il est temps. Mais après son anniversaire, laissons là s’amuser et en profiter »

« Si tu veux, mais va la voir, parle-lui. Elle est si triste parce que tu es triste »

« Je vais y aller, promis »

Nous restons encore un moment l’un contre l’autre avant qu’elle ne me pousse pour que j’aille voir ma fille. A peine entré dans sa chambre, elle me saute au cou en pleurant. Je m’en veux de l’avoir laissé s’inquiéter, j’aurais du faire comme si rien n’était arrivé pour ne pas lui faire peur. Je lui explique que j’ai appris une nouvelle qui m’a bouleversé, que bientôt je lui raconterais mais que pour le moment, je préfère le garder pour moi

« Mais tu m’aimes encore » demande t’elle d’une petite voix

« Bien sur que oui, pour toujours et à jamais, tu le sais bien mon petit ange »

Je la serre contre moi, essayant de ne pas penser au fait que sa vie va être écourtée pour ne pas sombrer à nouveau dans la mélancolie.

« Bon. Et ta soirée ? Comment ça se présente ? »

Elle m’observe attentivement, pour vérifier que je vais bien, je lui fais un grand sourire qui la rassure puisqu’elle se met à trépigner en me racontant ce qu’elle a prévu. Je sens la patte des Cullen femelles dans la préparation, heureusement que je suis riche, sinon cette ‘’petite’’ sauterie m’aurait ruiné.
L’excitation et la présence des Cullen augmentent de façon exponentielle tandis que la date de la fête approche. Le jour J, Les filles s’enferment dans la chambre de ma princesse pour la préparer. Je me souviens de la première boum de ma fille et que ce que les préparatifs des filles Cullen avaient attiré : Mathieu. Heureusement, le garçon en question ne fait plus parti du tableau, malheureusement, la beauté et la gentillesse de ma fille en avait attiré bien d’autres. Je fais les cents pas dans le hall, me demandant si je vais vraiment aller chez Carlisle ce soir, je ferais peut être mieux de rester pour servir de chaperon. Amélie me regarde en riant, semblant parfaitement saisir mes pensées.

« Tu as promis Nicolas. Et puis, les enfants du docteur seront là »

« Mouais » maugréais-je « Je ne suis pas sur que ça me rassure, Alice et Rosalie ont tendance à l’encourager plus qu’à la surveiller »

« Ce n’est pas faux, mais dis-toi qu’il y aura aussi Emmet et Jasper, je suis sur qu’ils grogneront si un des garçons essaye d’aller trop loin. Et puis fait confiance à Eden, elle sait qu’elle n’est pas prête pour aller plus loin qu’un flirt innocent »

Je la regarde, interrogateur

« Qu’est ce que tu crois » Rit elle « Que je n’ai pas pris le soin de discuter avec ma fille de ce qu’attendent les garçons de son âge. Me crois-tu si irresponsable » finit elle, faussement menaçante.

J’éclate de rire en la prenant dans mes bras

« Tu es parfaite »

Elle rougit. C’est ainsi que nous trouve Alice qui vient nous annoncer que ma fille est prête et qu’elle va descendre. J’en ai le souffle coupé dés que je l’aperçois, je bénis le fait de ne plus avoir besoin d’air, car je serais mort asphyxier.

Mon petit ange est tout simplement parfait, elle descend doucement les escaliers, aérienne et légère. Ses longs cheveux noirs sont remontés en un chignon lâche laissant quelques mèches bouclés autour de son visage. Ses grands yeux verts sont délicatement soulignés d’un fin trait noir qui rehausse son regard. Le bustier de sa robe blanche fait ressortir sa taille de guêpe et fait bomber sa poitrine, un peu trop à mon gout d’ailleurs, le bas de sa robe s’évase de plus en plus pour finir sa vie sur ses chevilles. Arrivé en bas de l’escalier, elle tourne sur elle-même, faisant danser sa robe et nous demande anxieuse

« Alors, comment vous me trouvez ? »

Je reste silencieux, incapable de parler devant cette enfant, mon enfant qui devient réellement une femme, pendant que sa mère la complimente.

« Tu n’aimes pas, papa ? » demande t’elle d’une voix timide

« Tu es magnifique ma chérie »

Elle sourit, rassurée et pendant qu’elle me serre contre elle, j’envois un regard d’avertissement à Emmet et Jasper qui vienne d’arriver. Ils me répondent d’un signe de tête, parfaitement conscient de ma demande. Ma fille surprend cet échange

« Pff, pas besoin de chaperon, tu sais. Tu pourrais me faire confiance » s’indigne-t-elle

« Oh mais j’ai confiance en toi, ma princesse. Mais beaucoup moins en cette horde de male en rut qui n’attendent que de te dévorer. Dis-toi qu’ils ne sont pas des chaperons, mais des gardes du corps »

Elle glousse à l’idée qu’elle est assez belle pour avoir besoin de garde du corps.

« Allez » me tire Amélie « Il faut y aller, les premiers invités ne vont pas tarder à arriver et Carlisle et Esmée nous attendent. Je suis sur qu’une soirée sans enfants nous fera le plus grand bien à nous aussi »

PdV Eden :

Ça y ait, les parents sont partis, enfin. Papa est adorable, mais il se fait trop de soucis, il parait que c’est le rôle des parents. J’ai bien discuté avec maman, et si j’aime bien flirter, je ne suis pas prête pour le sexe, j’attends mon prince charmant. Un homme comme papa qui soit gentil, prévenant, qui m’aimera comme un fou et que j’aimerais tout autant. Je suis sur qu’il existe quelque part alors je l’attendrais aussi longtemps qu’il faudra. Je ne suis pas pressée, je suis jeune, j’ai tout le temps devant moi. Mine de rien, je suis bien contente de la présence de mes ‘’gardes du corps’’, outre le fait que je les adore, je sais aussi que les garçons peuvent être pressant, voir carrément désagréable et qu’Emmet et Jasper ne les laisseront pas me faire du mal si l’un d’eux veut aller trop loin, ça me rassure dans un sens.

Je ne suis pas aussi naïve que papa aime à le croire et je sais que la vie peut être dure. Grâce à lui, à sa patience et à son amour, la mienne a été douce jusqu’à maintenant, mais j’ai beaucoup d’amis pour qui ça n’a pas été le cas. Je mesure ma chance.

Mes invités commencent à arriver, tous sont ébahis devant la décoration, le DJ… Les serveurs en livrés les impressionnent beaucoup, moi aussi je dois dire. Alice fait vraiment les choses en grand. Je lui souris pour la remercier. En me tournant, je capte le regard triste de Rosie, je lui ais demandé plusieurs fois pourquoi elle me regardait parfois de cette façon, elle n’a pas voulu me répondre mais ça a commencé quand papa nous a fait sa déprime. Je chasse ses pensées d’un mouvement de tête, une fois de plus tout le monde veut me protéger, je le sens mais je ne peux rien faire pour le moment. Je décide donc d’oublier tout ça pour profiter de mon anniversaire, on n’a pas tout les jours seize ans. Je le saurais bien assez tôt.

PdV Nicolas :

Une semaine qu’Eden ne parle plus que de sa soirée, me racontant en long, en large et en travers tout ce qui s’est passé. Ça me fait sourire et ça m’arrange aussi, tant qu’elle est dans cet état d’excitation, je peux reculer le moment de leur parler à elle et à sa mère. Malheureusement, Amélie, elle n’oublie rien et ne manque pas de me le rappeler, ça fait plus de dix ans qu’elle patiente et qu’elle me fait confiance, elle a plus que mériter de savoir la vérité.
Une fois de plus, mon vieil ami vient à ma rescousse et propose d’être présent pour me soutenir. Nous nous réunissons donc tous un soir dans le salon. Eden s’installe après nous avoir embrassé tout les deux

« Alors ça y ait, c’est l’heure de vérité » sourit elle, pas inquiète pour deux sous

Amélie semble un peu plus anxieuse, elle s’assoit en silence. Je cherche un instant mes mots, comment leur dire la vérité, il y a-t-il une manière douce de le dire ?

« Je… Je suis un vampire » annonçais-je brutalement, n’ayant pas trouvé d’autre façon de le dire

« Mais oui, Nicolas, ce n’est pas drôle. Je pensais que tu allais enfin être honnête avec nous » s’énerve Amélie

Je ne m’attendais pas à cette réaction. De la peur, du dégout… Mais pas à ce qu’elle ne me croit pas.

« C’est pourtant vrai Amélie » soutiens Carlisle, venant à ma rescousse « Nicolas est bien un vampire. Moi… et ma famille aussi »

Deuxième source d’étonnement, je ne m’attendais pas à ce que Carlisle se dévoile en même temps que moi. Le regard d’Amélie passe de mon ami à moi puis elle se tourne vers sa fille. Cette dernière hausse les épaules

« Ne me regarde pas comme ça, moi je croyais que c’était des extra-terrestres. J’avais éliminé le vampirisme depuis pas mal de temps »

Nos trois regards se braquent sur elle.

« Ben quoi, vous n’êtes pas humains, il ne faut pas être sorti de Saint Cyr pour s’en rendre compte. Je vous rappelle que je vis avec papa et que la moitié des Cullen passe leur temps ici »

Carlisle et moi échangeons un nouveau regard. Nous avons été bien naïfs de penser qu’elle se contentait de tout accepter sans même se poser de questions, au moins à elle-même. Ou alors nous n’avons vus que ce que nous voulions voir. Je me tourne vers sa mère, l’idée que nous sommes réellement des vampires semble faire son chemin dans son cerveau. Le mouvement de recul qu’elle a lorsqu’elle admet la réalité me fait mal

PdV Amélie :

Des vampires, oh mon dieu ! Comment cela est il possible. Je pensais que Nicolas avait une maladie dont il n’aimait pas parler, qu’il avait un régime particulier… Comment ais je pu être aussi aveugle. Je lis la peine dans ses yeux alors que mon premier reflexe est de m’éloigner de lui. Oh mon dieu ! Mais les vampires se nourrissent de sang humain, il faut que je prenne ma fille et que je l’emmène loin d’ici, le plus loin possible d’eux. Mon cerveau semble se diviser en deux.
Une partie me dit que les hommes assis en face de moi sont dangereux, que je dois les fuir au plus vite. Que Nicolas en veut à ma fille, faire d’elle l’un des leurs, qu’il attendait juste qu’elle soit assez âgée pour ça. Je me souviens que dans les vieux films de vampire, Dracula est particulièrement séduisant.
L’autre me dit que je suis folle, que c’est Nicolas que j’ai en face de moi. L’homme prévenant qui m’ouvre la porte, celui qui m’a aidé et consolé quand j’allais mal, celui qui a élevé ma fille comme si c’était la sienne. Celui qui m’aime même s’il ne me l’a jamais avoué à haute voix.

Je sens la petite main de ma fille se poser sur mon bras, elle m’adresse un sourire rassurant. Elle, elle ne doute pas, elle a toujours autant confiance en son père. Je tente de me reconnecter sur la discussion qui se déroule devant moi. J’écoute afin de savoir ce que je dois faire, Nicolas parle avec eux, mais rassuré sur la réaction de ma fille, son regard ne me quitte pas, suppliant.

« Pourquoi as-tu éliminé le vampirisme ? » Demande Carlisle à ma fille

« En fait, c’est la première chose à laquelle j’ai pensé. Mais parfois papa passé la journée avec moi, il n’était pas très en forme, mais il était là. Et dans les films, les vampires dorment, puis je vous ais rencontré et vu le nombre de journée que j’ai passé dans les boutiques avec Alice. J’ai complètement oublié cette théorie. Et puis, je ne voyais pas trop papa ou toi, penché sur un humain pour boire son sang. Après avoir écartés d’autres hypothèses, j’en suis resté aux petits bonhommes verts.

La mention de leur mode de nourriture fait me tendre comme un arc, ma réaction n’échappe pas à Nicolas qui baisse la tête, l’air coupable.

« Tu tues des humains » l’accusais-je

« Non, non, jamais » s’écrit-il « Je te jure Amélie, je n’ai jamais tué personne, crois moi je t’en prie. Je ne nie pas mon mode… d’alimentation. Mais je te jures que je ne suis pas un assassin »

Nicolas est tombé à genou devant moi, me suppliant de le croire. Mais je ne sais plus si je dois lui faire confiance. Ma fille vient s’installer sur mes genoux, autant pour me rassurer que pour m’empêcher de fuir.

« Ne t’inquiète pas maman, je suis sur qu’il dit la vérité. C’est papa Nicolas »

Il lui adresse un sourire reconnaissant alors que moi, je ne sais encore que croire.

« Je crois qu’il faudrait leur expliquer Nicolas, elles comprendront mieux » intervient Carlisle

Nicolas nous raconte donc sa vie mortelle, puis sa transformation, sa vie de vampire, sa solitude avant qu’il nous rencontre Eden et moi, sa joie et son amour pour nous. Pour nous, pas seulement pour ma fille, pour nous. Il parle longtemps, décidé à tout nous dire. Puis Carlisle prend la relève, nous contant sa vie, les différences entre lui et Nicolas, sa famille.

Il y a beaucoup trop d’information d’un coup, je me sens complètement perdue. Soulevant ma fille, je me lève

« Je… J’ai besoin de… »

Je ne sais plus quoi dire, en sortant de la pièce, j’entends ma fille

« Ne t’inquiète pas papa, elle s’y fera. Il lui faut juste du temps »

Oui, du temps, j’ai besoin de temps. De faire le tri dans ce qu’ils m’ont dis

PdV Nicolas :

Je suis un monstre, pour elle, je suis un monstre. Et encore, je ne leur ais pas dit qu’Eden devra devenir comme moi avant ses trente ans, comment réagira t’elle. Ma fille vient se blottir contre moi, tentant de me rassurer. Une sur deux, ça devrait au moins me faire plaisir, mais je n’arrive pas à oublier le regard d’Amélie, de la peur et pire encore du dégout. Carlisle vient poser une main sur mon épaule.

Rien n’y fait, je suis abattu par ce regard.

« Je vais aller lui parler » me dit ma fille,

Je l’entends à peine quitter la pièce. Carlisle finit par partir lui aussi, voyant qu’il ne peut rien faire pour me sortir de ma peine. Je ne sais pas combien de temps s’écoule ainsi, Eden fait la navette entre sa mère et moi, essayant de nous secouer.

Puis je me lève d’un coup, décidé à montrer à la femme que j’aime que je ne suis pas un monstre, que je l’aime. Je serais l’homme le plus prévenant, le plus doux, le plus gentil qu’elle n’aura jamais rencontré. Maintenant qu’elle sait, nous pouvons être ensemble, nous pouvons partager le temps qu’il lui reste. Je sais qu’elle m’aime, ou tout au moins qu’elle m’aimait, donc qu’elle peut m’aimer à nouveau. Je ne laisserais pas des préjugés nous séparer.





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