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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 1965 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Twilight

Carlisle's fascination Auteur: Hanaelle Vue: 12442
[Publiée le: 2009-01-15]    [Mise à Jour: 2011-04-17]
G  Signaler Romance/Action-Aventure Commentaires : 43
Description:
"Fascination" du point de vue de Carlisle.
Attention, je suis les grandes lignes de Midnight Sun (et Fascination pour la suite)
Le mieux est d'avoir lu les quatre tomes et Midnight Sun afin de minimiser les spoilers car j'utilise toutes mes connaissances du monde de Stephenie Meyer.
IL Y A DES CITATIONS DE MIDNIGHT SUN VUES PAR CARLISLE ATENTION !
Crédits:
Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
Les collègues de Carlisle sont de mon invention, ainsi que les patients.
!LA FANFICTION EST D'HANAELLE. MERCI DE NE PAS PLAGIER!
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[2902 mots]
Publié le: 2009-06-11
Mis à Jour: 2009-06-11
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13.

 

La pluie battait de plein fouet les fenêtres de la grande salle de consultation. La soirée était calme. J’étais assis au grand bureau d’accueil, surveillant du coin de l’œil mon patient le plus critique. Il devait être minuit passé quand deux ambulanciers passèrent les portes battantes de l’hôpital, dégoulinant de gouttes d’eau et poussant un brancard devant eux.

Ne les voyant pas se dépêcher, je pris le temps de finir mon compte rendu avant de lever les yeux sur eux.

 

-         Première suicidée de la nouvelle lune… On l’a trouvé en bas d’une des falaises de Chequamegon Bay

 

Je me levais, fis le tour du comptoir et ouvris le sac. Une jeune femme d’une vingtaine d’année, pâle, semblait presque dormir.

 

-         Bien, je l’emmène…

-         Bon, et bien… Bonne nuit…

 

Je les entendis me plaindre de rester parmi tout ces malades et ces morts toutes les nuits… Je souris faiblement… S’ils savaient…

Je m’engouffrais avec ma « patiente » dans l’ascenseur et appuyais sur le bouton pour descendre à l’étage de la morgue, le sous sol.

Ce fut là, dans cet espace restreint et parfaitement silencieux qu’il me parvint.

Oui… Un battement de cœur… Et un autre… Encore un… Si faible… Comme une respiration étouffée. Comme si elle ne voulait pas qu’on la découvre…

Je me concentrais sur mon audition. J’étais sûr de ne pas avoir rêvé…

 

Boum… Ta………………………………………… Boum.. Ta………………………

 

Intrigué, je me penchais sur elle et examinait ses pupilles. Pas de réaction. Enfin, pas de réaction pour elle.

Moi, je me reculais d’un pas, surpris. Je connaissais cette femme. Elle était là, dansant dans les tréfonds de ma mémoire.

Une adolescente à l’époque… Elle avait grandit, mûrit et était devenue magnifique…

Ses pupilles verts émeraude, jamais je n’avais pu les oublier…

 

Oui je l’avais déjà vu…Nous nous étions rencontrés pour la première fois, en 1911, alors qu’elle avait seize ans. Je travaillais dans ce petit hôpital de Columbus dans l’Ohio.

Elle était venu de la campagne car son médecin était en vacances et qu’il lui avait pris l’envie de monter en haut du chêne familial. Malheureusement, elle avait glissé et avait fait une chute de quelques mètres qui l’avait sonné et meurtri à la jambe.

Elle avait repris conscience bien vite, mais ses parents voulaient que sa jambe soit correctement soignée et avaient préféré prendre leur Cadillac T pour se rendre à l’hôpital dans la ville la plus proche.

Je l’avais pris en charge rapidement car il y avait peu de monde. Elle me faisait rire parce qu’elle n’osait pas me regarder contrairement à toutes les autres femmes qui me dévisageaient sans cesse, ne s’habituant pas à ma beauté vampirique.

Elle, cependant, gardait les yeux rivés sur sa jambe blessée. Cela attisa ma curiosité et j’engageais rapidement la conversation avec elle.

Il s’avéra que ce n’était que de la timidité, mais lorsqu’elle leva enfin son regard sur moi, je n’y vis pas l’admiration béate habituelle.

Je lui parlais donc de manière plus détendue. Elle, se confiait à moi si facilement, me racontant les seize premières années de sa vie comme si nous nous connaissions depuis longtemps.

Je la soignais, trop vite à mon goût et elle était sortie de l’hôpital quelques heures après son arrivée. J’étais persuadé ne jamais la revoir.

 

Comme le monde était petit. J’avais pensé à elle pendant longtemps. J’imaginais ce qu’elle faisait. Je me demandais si elle avait réussi à gérer sa vie comme elle le souhaitait.

 

En revoyant ce visage, je me souvenais combien elle m’avait touché. Nous nous ressemblions tellement sur certains point.

A l’époque, elle n’avait que seize ans mais son âme semblait bien plus vieille. Elle n’avait pas les inquiétudes des adolescentes de son âge. Tout comme moi, elle se débattait dans une vie qui n’était pas la sienne. Une vie dictée par son père.

Jusqu’à ma transformation, mon propre paternel avait tout décidé. Il me donnait des ordres que je devais suivre à la lettre. Et c’était une de ces missions qui avait causé ma perte. Quel homme je serais devenu si je n'avais pas été mordu, je ne le saurais jamais... Mais probablement loin de celui que j'étais aujourd'hui.

Cette adolescente, cette femme devant moi à présent, avait souhaité changer les choses avant que ce ne soit trop tard. Heureusement, nous n’étions plus au dix septième siècle et j’avais espéré qu’elle y arriverait.

 

Apparemment, c’était en vain.

 

Même morte ou si proche de l’être, elle restait magnifique. Ses cheveux caramel bouclaient joliment sur son visage, et ses lèvres, entrouvertes me rappelaient combien elle était bavarde. Sa peau prenait à mesure que les minutes passaient, une pâleur mortelle, mais cela ne la rendait que plus belle. Sous les paupières, je devinais les yeux aux reflets sublimes qui rendaient son visage pétillant. Je me demandais si elle avait encore ce regard si doux.

Elle avait voulu mettre fin à ses jours… Et en sautant d’une falaise de surcroît…

Je souris faiblement et me penchais sur elle pour chuchoter à son oreille :

 

-         Nous avons plus de choses en commun que vous ne l’imaginez, mademoiselle Platt.

 

Pris d’une pulsion soudaine, je la pris dans mes bras dès que nous sortîmes de l’ascenseur et emportait son corps loin de ce lieu de mort.

Elle vivait, certes, mais ne pourrait être sauvée. Pas par des méthodes humaines en tout cas. Et je voulais qu’elle vive ! Je voulais entendre sa voix à nouveau ! Je voulais que sa peau devienne aussi pâle que la mienne et qu’elle reste figée dans une beauté éternelle. Je la voulais…

Je disparus sur les toits parmi les volutes de fumées blanches sortant des cheminées. Je la gardais contre moi, ne ressentant qu’à peine le poids inerte de son corps dans mes bras. J’essayais de la protéger de la pluie avec un pan de ma blouse, mais j’allais trop vite pour que celui-ci reste en place. J’accélérais donc afin de rejoindre mon domicile au plus vite. J’avais peur qu’elle ne meure dans mes bras…

 

Son pouls faiblissait de minute en minute et je n’avais pas le temps d’attendre le retour d’Edward pour mettre mon idée à exécution. Il était parti chasser, et je ne voulais pas le déranger alors qu’il était assoiffé.

De plus, j’étais certain de pouvoir le faire, ayant déjà expérimenté le goût du sang humain avec Edward. Je savais à présent à quoi m’attendre lorsque le sang toucherait mes lèvres et enivrerait mes sens. Je saurais m’arrêter.

Trois ans après sa transformation, Edward était devenu un magnifique vampire vivant au jour le jour et contrôlant de mieux en mieux sa soif.

Nous avions eu des débuts difficiles car la perte de ses parents avait laissé un grand vide en lui. Mais la légère perte de mémoire consécutive au changement de perception avait fait en sorte qu’il ne les pleure pas trop longtemps.

Nous nous étions installé à Ashland dans le Wisconsin où j’avais trouvé un emploi dans un hôpital qui cherchait un médecin de garde la nuit. Edward, lui, entamait sa première année de faculté de médecine, par correspondance… Et cela ne faisait que cinq mois…

 

Je verrouillais la porte et retournais auprès d’elle. Je l’avais allongé sur la table de la salle à manger, mais me ravisais et allait plutôt l’installer dans le canapé. Autant lui donner le plus de confort possible durant cette douloureuse épreuve.

Me concentrant sur les pulsations faiblardes de son cœur, je m'abîmais dans sa contemplation.

Elle semblait si paisible à cet instant que je me demandais de quel droit je pouvais transformer ce sommeil en enfer.

Je restais plusieurs minutes à la regarder mais un raté de son cœur me fit plonger en avant et mordre sans que j’en aie pris réellement conscience.

Aussitôt, le liquide épais et chaud envahit ma bouche. Aussitôt, mes mains se resserrèrent sur son corps, l’emprisonnant dans une étreinte mortelle. Je bus quatre gorgées avant que les hurlements de ma conscience ne me parviennent. Quatre secondes d’extase où le monstre en moi rugit de plaisir. Quatre secondes pendant lesquelles j’oubliais jusqu’à mon nom. Je sentais le breuvage parcourir mon corps en milliers de picotements. Plus que tout autre ce sang nous redonnait de la force. Je sentais presque mon corps se réchauffer instantanément.

Et pourtant, je devais chercher la force d’arrêter. Et cette force je la trouvais dans la raison pour laquelle je la mordais. Je faisais de cette morsure, un acte d’amour.

Je ne voulais pas la tuer… Je la voulais pour l’éternité…

 

Je me reculais soudainement, ne pouvant m’empêcher de mordre mon poing pour me retenir d’y retourner. Je courus dans la cuisine pour calmer le monstre en moi. J’ouvris la fenêtre pour sentir de l’air frais sur mon visage et calmer le feu ardent qui me brûlait. Juste quatre gorgée et je me sentais puissant… Infaillible.  

 

Au bout de quelques minutes, je pus revenir près d’elle et je sus alors que j’avais réussis. Son cœur avait repris un rythme faible mais parfaitement régulier. Dans son cou, ma morsure semblait déjà presque cicatrisée. Ainsi, le venin restait dans son corps, changeant chaque molécule de son être.

Je vis ses paupières bouger, puis son corps se mit à convulser. Pas de ces convulsions nerveuses et rapides, mais plutôt des soubresauts de douleur, espacés de quelques secondes les uns des autres. Elle gémit et changea de position pour se recroqueviller sur elle-même, comme un fœtus. 

Je déposais une couverture sur elle –sûrement inutilement…- et m’assis pour la surveiller.

 

Edward rentra deux heures après. J’avais déjà appelé l’hôpital pour prétexter que j’avais la grippe et que je serais absent quelques jours. Je ne voulais pas la quitter. Je n’avais malheureusement aucun moyen de l’aider mais je pouvais au moins rester près d’elle. Bientôt elle se mettrait à crier… Il fallait que quelqu’un soit là…

Je levais les yeux vers mon ami. Son visage était entre l’étonnement et la désapprobation.

 

-         Carlisle…

 

Il ne dit rien cependant, lisant dans mon esprit les explications que j’aurais certainement mit plusieurs minutes à lui fournir.

 

-         Je vois…

 

Il posa son regard sur Esmée, et je jurerais l’avoir vu frémir en se rappelant la douleur de la transformation. Je m’en souvenais aussi –comment oublier un passage en enfer ? – mais c’était diffus, presque recouvert par mes autres souvenirs. Pour Edward, cela était encore tout récent.

 

La transformation d’Esmée dura trois jours et demi. Elle fut lente et pénible pour nous trois. Edward ne comprenait pas mon choix. Il prétextait qu’Esmée, ayant tentée de mettre fin à ses jours, n’avait plus la volonté de vivre… Et donc encore moins une volonté d’éternité.

De mon côté, j’osais croire qu’elle me reconnaîtrait, même si la mémoire humaine était peu performante. Cependant, j’avais peur de sa réaction lorsqu’elle apprendrait ce qu’elle était devenue.

Son cœur s’arrêta au matin du troisième jour et elle se réveilla dans l’après midi.

Ses pupilles, à présent d’un rouge profond n’avaient rien à voir avec les deux émeraudes qu’elle arborait auparavant. Ils ne reflétaient plus que la soif et l’envie de tuer. Cependant, durant ces quelques jours, je m’étais préparé à lui expliquer ce qu’elle était et à l’aider.

Dès qu’elle fut réveillée, elle grogna et bondit loin d’Edward et moi dans un mouvement instinctif. Elle était totalement perdue, cherchant des ses yeux paniqués, un moyen de s’enfuir.

Je la laissais se calmer quelques instants tandis qu’Edward lisait ses pensées.

 

-         Elle cherche une sortie…

-         Quoi de plus normal. Laissons la se calmer un peu...

 

Une minute passa, puis deux. Elle m’avait vu et nous regardions comme si nous étions deux chiens de faïence se jaugeant l’un l’autre.

 

-         Elle t’a reconnu. Mais elle n’est pas sûre…

 

Je ne pus m’empêcher de sourire. Elle ne m’avait pas oublié. Quel étrange sentiment de se savoir reconnu même après dix ans de séparation. 

 

-         Miss Platt… Voici Edward Masen et je suis le docteur Cullen… Vous souvenez vous ?

-         Qu’est ce qu’il m’arrive ?!

-         Je…

 

Comment dire à une personne qui ne voulait plus de la vie, qu’elle vivra éternellement ? Comment lui dire ce qu’elle était à présent ? Comment l’annoncer à une humaine qui vivait dans la croyance certaine que nous n’étions qu’un mythe ?

Je décidais d’aller droit au but.

 

-         Vous êtes une vampire à présent.

 

Elle se figea sous la surprise et je pus la détailler. J’en tombais définitivement amoureux. Elle était plus belle que ce que j’avais imaginé.

Sa peau semblait être fait de la plus pure des soies. Elle était d’une pâleur extrême mais cela ne faisait qu’accentuer les reflets roux de sa chevelure. Tout en elle, n’était plus que beauté.

Son visage en forme de cœur laissait présager l’amour intense qui l’habitait.   

Même en position de défense, la grâce qui l’habitait transparaissait aisément. Elle  portait toujours les vêtements de sa mort et soudain je voulus la voir dans quelque chose de plus raffiné.

Heureusement, j’avais déjà été acheté ce qu’il lui fallait. Je ne connaissais pas vraiment ses goûts en matière de mode mais j’espérais que la robe que j’avais choisie lui plairait.

Et puis, changer de toilette, lui permettrait de s’habituer à toutes ses nouvelles sensations.

 

Avec maintes précautions pour ne pas la surprendre, j’allais chercher le paquet et le déposais devant elle. Elle hésita puis sorti du sac, une longue robe bleu nuit. Je vis avec un plaisir non feint, ses yeux s’écarquiller. Elle me regarda avec insistance et je me retournais en silence. Edward fit de même alors que nous l’entendîmes se changer.

Au bout de quelques minutes, n’y tenant plus - et j’avais peur qu’elle ne soit partie même si je l’aurais entendu – je me remis face à elle.

Postée devant le miroir, elle se dévisageait. La robe aurait pu être faite pour elle.

Le décolleté sur le devant tombait parfaitement. Il était maintenu par une fine ceinture faite d’anneaux dorés.

La jupe, coupée à mi mollet était créée de plusieurs pans de tissu mis les uns sur les autres et épousant la forme de son corps.

Profitant de son trouble, je lui fis glisser une autre boite. Elle en sortit, presque tremblante, une paire de soulier de jour. De couleur noire, elles se fermaient par un ruban de satin de soie à pendeloques de métal argenté.

Enfin puisque nous allions sortir, je m’approchais d’elle doucement pour déposer sur sa tête un chapeau bleu, décoré de voilage noir.

 

Je me reculais pour mieux la voir. Là, elle était sublime. Si cela avait été possible, mon cœur se serait remit à battre de nouveau.

Elle se tourna vers nous. Il n’y avait plus traces d’animosité dans son regard. Juste une faim dévorante dans ses prunelles noires.

 

-         Et vous êtes…

-         Un vampire aussi oui.. Je…

 

Je m’approchais à nouveau et pris ses mains dans les miennes. Je fus heureux de constater qu’elles étaient tièdes pour moi à présent. Je fus heureux de la toucher sans ressentir la peur de la briser. Je fus si heureux de l’avoir près de moi en cet instant que je l’inondais de sourire.

 

-         Je n’ai pas pu m’empêcher de vous sauver… Esmée…

 

Elle baissa les yeux sur nos mains entrelacées et je la lâchais aussitôt. Il était malvenu de toucher ainsi une femme que l’on connaissait à peine. Cependant, ignorant mon geste, elle porta ses mains à sa gorge.

 

-         J’ai mal…

-         Vous avez soif.

-         Et… Je dois boire du…

-         Suivez-moi, je vais vous montrer.

 

Quand j’y repense aujourd’hui, elle n’a jamais été mécontente d’avoir été transformée. Quelques mois après ces événements, je la demandais en mariage après qu’elle m’eut avoué qu’elle n’avait cessé de penser à moi depuis notre première rencontre.

Je crois que c’est à cette époque que j’ai accroché la vieille croix de mon père au mur.

Ma foi en Dieu venait d’atteindre son paroxysme car je ne voyais en Esmée qu’un ange envoyée par le Seigneur pour me soutenir et me protéger. C’était un cadeau sur la voie de la  rédemption que j’empruntais depuis plusieurs années. C’était aussi un signe que ma rancœur envers mon père commençait à s’atténuer. Toutes les souffrances et les doutes que j’avais endurés depuis deux siècles étaient un prix dérisoire pour pouvoir passer l’éternité à ses côtés. J’envisageais tout d’un coup, ma vie sous un autre angle. Tout avait été calculé, dirigé, pour qu’aujourd’hui, je sois près d’elle… Et j’en remercierais Dieu chaque jour qu’il daignerait nous donner encore.

 

Je sursautais quand quelqu’un frappa sur la vitre de la Mercedes. Je levais les yeux et vis Esmée, souriante, ouvrir la porte de la voiture.

 

-         Depuis quand tu rêvasses ?

 

Je regardais autour de moi. Mon corps était rentré de lui-même à la maison, alors que mon esprit était parti loin dans le passé. Le retour à la réalité était quelque peu… déstabilisant. J’attirais ma femme à moi. Même après cent ans, mon amour était resté plus qu’intact. Mieux, il grandissait chaque jour.

 

-         Je pensais à toi…

-         En bien j’espère ?

-         Je te demandais en mariage…

 

Elle éclata de rire. Je ne savais pas ce qui m’avait fait sombrer dans mes souvenirs.

Peut être était-ce ce couple qui était sorti de l’hôpital, main dans la main.  Ou bien les événements qui étaient en train de se produire entre Edward et Bella.

Quoiqu’il en soit, ces souvenirs me rappelèrent que moi-même, j’avais fait des choses sans réfléchir aux conséquences de mes actes. C’était au tour d’Edward maintenant, et je devais être là pour le soutenir. Pas pour le juger.

 

© Hanaelle. Reproduction interdite.

 

 

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